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Jurassic World Renaissance a ouvert ses portes le 28/09/2016
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A calm sea has never made a good sailor - ft. Julian Blake

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Mer 8 Aoû - 10:47
Allongé sur la plateforme de métal, Julian tenait toujours le poignet de Ingrid. Étalé de tout son long, son poids les empêcherait de basculer tout deux dans les eaux mortelles. En revanche, son épaule lui faisait mal à force de maintenir un corps ainsi suspendu dans le vide, mais il ne céderait pas. Il serra les dents et croisa le regard de l'agent d'intervention dont la vie dépendait de leurs dernières forces à tous les deux.
Unis dans cette ultime épreuve, il perçut dans ce regard azur l'espoir qu'elle plaçait sur lui et aussi, une forme de confiance absolue.
Elle savait qu'il ne la lâcherait pas.

Comme ravivé par ce sentiment, il renforça encore un peu sa prise tandis qu'elle se balançait dans le vide afin de prendre de l'élan pour remonter. La bordure métallique de la plateforme pénétrait la chair de Julian au niveau de son aisselle à chaque mouvement de balancier de Powell et à nouveau, sa machoire se contracta pour soutenir la douleur.

Il entendit son murmure, étrange mélange d'ordre et de supplique qui attira suffisamment son attention pour faire abstraction des désagréments de la situation. Elle pouvait se rassurer, il ne faiblirait pas. L'adrénaline courrait comme un nouveau carburant dans ses veines, décuplant la force de ses actions.
Pour autant, il était toujours incapable de la hisser vers lui. Il le tenta toutefois, en vain.
Heureusement, Powell avait de la ressource ou peut-être la peur lui donnait-elle des ailes ?
Quoiqu'il en fut, elle parvint enfin à s'extraire de cette situation et remonta sur la plateforme.

Elle roula sur le côté et il sentit son bras la suivre. Elle ne l'avait pas lâché. Toujours à plat ventre, il tourna son visage vers elle, l'observant quelques secondes reprendre son souffle et ses esprits. Elle lui sembla si vulnérable subitement qu'il ne sut pas vraiment comment réagir.
L'eau en contrebas s'agita, comme pour le ramener dans la réalité. Il se redressa alors et se remit sur pied, tout en tirant Powell vers le haut pour la faire se relever.

- Allez, souffla-t-il. C'est pas fini.

Une fois debout, il relâcha l'étreinte de ses doigts et remarqua la large marque rouge qui courait sur la peau de la brune. Une espèce de gêne s'imposa à lui et il détourna le regard.
Il préféra observer les eaux, le Mosasaure demeurait en surface certainement dans l'attente d'une autre source de nourriture. Il fallait savoir ce que le centre de contrôle avait voulu leur transmettre.
Avant que la créature ne recommence ses caprices, il fallait aussi se mettre à l'abris.
Le pas un peu lourd, encore sonné par l'action précédente, Julian s'avança vers son fusil qu'il récupéra avant de le remettre en place dans son dos. Il savait Ingrid sur ses talons et se dirigea vers la porte. Inutile de rester ici plus longtemps, il n'y avait plus personne, ni plus rien qui requérait leur attention.

- Que dit le centre de contrôle ? demanda-t-il finalement à quelques pas de la porte.
Parce qu'il valait mieux se concentrer sur le pragmatique plutôt que sur ce qu'il venait de se passer. Il n'attendait ni remerciement, ni rien en ce sens, car il n'avait fait que son boulot. Protéger un collègue, sauver une vie même si Powell y avait largement participé.
Il ferma les yeux le temps d'un battement de cils un peu appuyé, se replongeant dans cette nuit où tout avait basculé. Cette nuit où l'Indominus avait allègrement pris des vies, cette nuit où il avait été incapable de sauver ses amis, ses collègues et même des civils.
Aujourd'hui, il avait le vague sentiment que sa culpabilité s'estompait...et il ne voulait surtout pas en parler.
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Mer 8 Aoû - 18:29

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
A calm sea has never made a good sailor
Julian Blake & Ingrid Powell

------------

Les yeux grands ouverts, allongée sur le dos, je fixais le ciel caniculaire. Les secondes passées ainsi semblaient s'étirer en longueur maintenant qu'elles n'étaient plus comptées. Je ne parvenais pas encore tout à fait à réaliser ce qui venait de se produire et à y bien penser, je préférais remettre cette étude à plus tard. Seule. C'était une sensation bien particulière et pour le moins étrange : comme si j'étais incapable d'effectuer les choses les plus simple. Absente.
J'entendis Blake bouger à mes côtés et lorsqu'il se releva, je sentis une nouvelle tension sur mon bras. Non, je ne voulais pas...mais il le fallait.
Il m'encouragea et m'aida à me redresser. Chancelante, je suivis l'agent de sécurité d'un pas incertain en essayant de ne pas regarder le monstre qui attendait en bas, toujours à l'affût. Pour le moment, il restait en position d'attente et j'en vins à me demander comment avait-il pu rester ainsi pendant cette longue période d'inactivité du parc. Nous récupérâmes nos affaires respectives, lui son fusil et moi mon épave cellulaire. Finalement, toutes ces précautions n'avaient servi à rien. J'observais l'écran explosé et le clapet cassé qui faisait du téléphone, une pièce détachée.

• "Je n'en ai aucune idée."répondis-je d'une voix neutre, en lui mettant le mobile fracassé dans la main lorsque qu'il me questionna à ce sujet.
Ces paroles eurent pour effet de me remettre un peu de plomb dans la tête et de reprendre contenance car je vivais la situation comme un échec. L'une des choses qui me mettaient hors de moi c'était bien d'être dans l'ignorance ! Surtout quand c'était le résultat d'une honteuse bavure et d'un incontestable manque de professionnalisme. Je sentais monter en moi une fièvre qui n'était sans doute pas étrangère à l'épreuve que nous venions de vivre, et je tournais soudainement le dos à Blake pour aller frapper le mur de la sortie de mon poing. S'en suivit une brève exclamation de douleur, qui me fit immédiatement regretter mon geste. Connerie de plateforme ! Serrant la main meurtrie contre moi sans pour autant m'apitoyer, je vis soudainement rouge et passais à grandes enjambées devant Blake pour redescendre dans le S.A.S sombre où je pourrais effectuer une connexion avec la ligne de sécurité.

Je patientais quelques secondes que mes yeux s'accoutument à la pénombre soudaine et me dirigeais droit vers la console. Je pianotais rapidement pour établir la liaison, indifférente aux traces de sang que je répandais sur le clavier.

• "Centre de contrôle : Une légère pause. Powell. Passez-moi votre responsable, immédiatement." fis-je d'un ton qui n'engageait rien de bon. Je patientais, en luttant pour ne pas que mes mots dépassent ma pensée. Puis, la douce voix du standard me répondit que leur supérieur était indisponible car il avait pris un congé de quelques jours, mais qu'il était tout disposé à prendre un nouveau message de ma part, étant donné que je n'avais pas daigné décrocher à son appel. Ce fut le mot de trop, incontestablement et sans pouvoir me retenir, j'ouvris les vannes : "Décrocher ? DÉCROCHER ?! J'espère que c'est une plaisanterie ! Votre appel a failli nous coûter la vie et me reprochez d'avoir eu mieux à faire ? En vingt-cinq ans de carrière, je n'ai jamais vu autant de laisser-aller, de négligence et de désinvolture !! Pour votre gouverne, deux agents sont probablement morts en tombant dans le bassin de nourrissage du Mosasaure et à mon sens, il n'était pas nécessaire d'attendre trois jours pour s'en rendre compte ! Punaise, mais à quoi vous servez tous autant que vous êtes ?! On vous paie à quoi faire, derrière vos écrans de contrôle ? A regarder des séries ?! Alors maintenant, vous vous démerdez les gars, vous appelez McNeal qu'il soit aux Bahamas ou peu importe et vous me le passez à la seconde même où il décroche ! Et soyez sûrs que je ferai remonter tout ça!!" Hurlais-je d'une traite sans reprendre mon souffle, avant de raccrocher brusquement.

Las, je passais ma main valide sur mon visage, me rendant compte à quel point j'étais fatiguée et accablée par la situation. Je n'aurai pas dû m'emporter ainsi, je le savais mais le cumul de tout ça avait finalement eu raison de moi. Peut-être qu'on me le reprochera, peut-être pas : personne ne pouvait le dire. Mais je ne comptais pas m'excuser. J'étais trop dans le vrai. Comme le calme après la tempête, je sentais toutes les tensions se relâcher peu à peu et je n'avais qu'une envie : que cette affaire soit réglée au plus vite.
Je n'avais même pas entendu Blake entrer, et je ne savais pas s'il avait entendu tout ceci. Ce la m'était égal. Je sentais sa présence dans mon dos et sans doute devait-il se demander si j'allais aussi porter atteinte à ses tympans. Sans me retourner, toujours appuyée sur la console de commandes, j'entamais hésitante :

• "Je n'ai pas pris le temps....vous savez....pour tout à l'heure..."

Ah, comme cet exercice n'était pas facile.
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Mer 8 Aoû - 21:08
Powell semblait encore déboussolée. A présent que le calme était revenu, même si ce n'était que de courte durée, chacun se remettait à sa façon de ses émotions. Julian était lui même plongé dans d'affreuses pensées et lorsqu'il parvint à s'en extirper, il osa un regard en direction de la brune.
Elle aussi paraissait en proie à quelques émotions diverses et surtout variées. Il ne parvenait pas à la lire, hésitant entre le choc de la rencontre avec le prédateur ou la colère qui en avait découlé.

A sa question, elle glissa un objet dans sa main. Dans sa paume, il observa le téléphone en morceaux tandis que ses paroles faisaient leur chemin dans son esprit encore baigné par les hormones de la peur.
Il commençait cependant à ressentir la lassitude de ses muscles, son épaule le faisait légèrement souffrir. Rien de grave toutefois, d'ici quelques jours il n'y paraîtrait plus. Absorbé dans son analyse du mobile, il entendit un bruit sourd subitement, accompagné d'une exclamation de douleur. Stupéfait, il releva la tête et observa un moment Powell qui se tenait la main en grimaçant avant de passer devant lui vitesse grand V.
Se pouvait-il qu'elle vienne juste de cogner dans le mur ? De colère ou de frustration, peu lui importait. Un léger sourire en coin étira ses lèvres. Powell gérait mal la pression, à moins qu'il ne s'agisse de ses émotions. Quoiqu'il en fut, il descendit les marches pour retourner à l'intérieur après avoir jeté un dernier coup d'oeil aux eaux sous la grille.
Quelle journée...Ils n'étaient là que depuis quelques heures et il avait le sentiment que cela faisait déjà une éternité.
Lorsqu'il acheva de descendre les marches, Powell était déjà appuyée sur la console. Il prit place contre le mur non loin, s'y adossa avant de croiser les bras sur son torse et une jambe devant l'autre.
A l’affût, il tacha de se concentrer sur la discussion qui allait suivre et ne fut pas déçu du voyage.
A nouveau, Powell perdit pied et sa colère, bien que justifiée résonna longtemps dans la pièce métallique.

Elle hurlait sur l'intéressée qui ne trouva au final plus grand chose à dire pour calmer la fougue de la femme. A peine raccroché, Julian sentit la tension s'apaiser.
Quelqu'un avait merdé, plusieurs personnes même c'était évident et des hommes étaient morts. Deux très certainement et on aurait pu rajouter deux noms sur la liste ce jour même.
Eux aussi avaient pris des risques, mais ils étaient payé pour le faire. Leur rôle c'était de prendre des risques, leur mission c'était d'affronter ce que les autres ne pouvait pas combattre.
Depuis des années, Julian s'était fait à cette idée. Cela lui convenait très bien, s'il devait mourir, il ne manquerait à personne puisque personne ne l'attendait nulle part.
En vingt-cinq ans de métier, Ingrid n'avait jamais vu ça. Sur le coup, il se demanda d'où elle sortait son expérience. Isla Nublar était identique à nulle autre. Tout ici était à refaire, on repartait de zéro alors oui, parfois, il y avait des erreurs car les personnes qui travaillaient ici étaient toutes humaines.

De dos, il remarqua qu'elle s'était raidit. Avait-elle sentit sa présence ? C'est pourtant toujours le dos tourné qu'elle commença à bredouiller des paroles pour le moins intrigantes. Il comprit qu'elle tenait à le remercier et son sourire reprit sa place sur son visage, plus large que jamais.
Il s'avança dans sa direction et s'accouda sur la console en se penchant en avant afin d'être certain de croiser son regard.
Lorsqu'elle le regarda de biais, il arborait l'expression espiègle d'un gamin qu'on allait féliciter malgré ses traits fatigués.

- Ouiiii??? l'encouragea-t-il avec une humilité feinte.

Il toussota légèrement en jetant un rapide coup d'oeil à l'écran de contrôle et passa sa langue sur ses lèvres, amusé. C'est alors qu'il remarqua le sang qui couvrait la main meurtrie de Powell. Mur 1 - Powell 0.
Une erreur de débutante.

- Vous saignez, dit-il dans un soupir, coupant court à sa facétie avant de se redresser tout à fait.

De la poche intérieure de sa veste, il tira la petite trousse de premiers soins. Un horrible spray désinfectant qui piquait et un bout de gaze stérile.

- Ça vous apprendra à taper contre les murs....
ricana-t-il en débouchant le spray.



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Jeu 9 Aoû - 1:15

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
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Julian Blake & Ingrid Powell

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Il y avait plusieurs choses dans lesquelles je n’excellais pas : le réconfort, les excuses et les remerciements. Parce qu'ils étaient particulièrement difficiles à formuler et parce que, dans le cas présent, j'en avais honte. C'est certain, j'aurai fait la même chose pour Blake si les rôles eurent été inversés là n'est pas le problème. Le problème, c'est que je venais de lui montrer que je n'étais pas capable de me débrouiller seule -ce qui est faux- et qu'il allait sans doute croire qu'il est indispensable à tout bon déroulement d'une intervention. Qu'il devait me chaperonner. Que je ne méritais pas la position que j'avais obtenu et qu'elle aurait dû lui revenir, à lui. Oh, comme il était compliqué de dire merci.

Alors que je cherchais mes mots, je vis l'imposant faciès de mon collègue émerger en-dessous du mien, le visage étiré par une mimique puérile. Il me taquina, essayant de me déstabiliser davantage et de me sortir les mots de la bouche. Je pris la mouche, vexée qu'il s'en amuse et qu'il prenne mes paroles -à l'origine sincères- à la rigolade.

• "Ça suffit, cessez-vos enfantillages !"fis-je en plissant les yeux et en affichant une moue boudeuse. Je levais le menton en l'air pour ne plus voir son vilain sourire moqueur. L'avantage étant que, de ce fait, je n'avais pas à finir ma phrase. Ainsi moquée, je ne lui ferait pas ce plaisir : il pouvait s'asseoir dessus !

Puis il soupira et je suivis son regard qui s'était attardé sur le clavier maculé de sang et sur ma main blessée. "Vous saignez" me fit-il remarquer, avec la perspicacité d'un aveugle. "Comme tout le monde..." répliquais-je, circonspecte.
C'était là une suite d'entailles plus ou moins profondes, souvenirs et empreintes du treillage de la plateforme à laquelle j'étais restée accrochée, et d'une égratignure que je devais à mon caractère emporté dirigé contre le bâtiment.
Je m'étais dit que la priorité allait au succès de l'intervention et à la résolution de ce foutoir. Aussi, j'avais résolument choisi de serrer les mâchoires et d'examiner les lésions plus tard, lorsque Blake aurait le dos tourné. Car je n'aimais pas qu'il me voit ainsi. Ce dernier sorti, tel un Mary Poppins au masculin, une petite trousse de soin de sa poche intérieure. Il choisit de prendre désinfectant et quelques morceaux de gaze hermétiques. Avec tout ce matériel de petit infirmier parfait, il ne pu s’empêcher de me servir une légère pique au passage, à laquelle je répondis du tac-au-tac :

• "Méfiez-vous que je ne change pas de cible."
Comme il attendait, le spray levé, je posais à contre-cœur ma main dans la sienne, paume ouverte. Si celle-ci faisait bien une phalange de moins que celle de Blake, je ne doutais pas qu'il allait l'asperger consciencieusement...

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Ven 10 Aoû - 14:55
L'attitude de Powell était réellement à mourir de rire et Julian se régalait. Jubiler aurait peut-être été un terme un peu fort, mais il n'en était pas loin. En réalité, il ne voulait pas des remerciements de Powell car il n'avait fait que son métier. Certes, il lui avait sauvé la vie, mais cela ne faisait-il pas parti de ses attributions ? Le sentiment de culpabilité qui le rongeait depuis des années reculait doucement et ce simple phénomène suffisait aux bien-être de l'agent. Ici, à Isla Nublar, il expiait ses fautes, petit à petit, jour après jour.
Cependant, assister à la réaction très gênée et guindée de Powell représentait un peu la cerise sur le gâteau et il s'en serait bien amusé encore un peu, si elle n'avait pas été blessée.
La brune goûtait fort peu la blague d’ailleurs et ne cessait d'esquiver son regard lui faisant remarquer son attitude puérile. Evidemment qu'elle l'était ! Cette attitude était parfaitement volontaire, ainsi elle n'avait pas à s'excuser et Julian savait qu'elle sauterait sur l'occasion. Pour cela en revanche, il aurait pu la remercier.
Il conserverait ce moment en mémoire longtemps.

La main en suspens, il attendit qu'elle se saisisse du spray désinfectant mais à sa grande surprise, elle posa simplement sa main dans la sienne résignée à se faire soigner après l'avoir menacé d'être la prochaine cible de ses poings.
Pour la première fois, il se permit de rire ouvertement devant Powell. Ce n'était encore jamais arrivé, elle était tout le temps sur la défensive, tout le temps à essayer d'avoir raison, à vouloir montrer que c'était elle la responsable et qu'il était sous ses ordres. S'il se moquait d'elle souvent, c'était bien la première fois qu'il se laissait aller à rire en sa présence.

- Je serais curieux de voir ça, répondit-il après que l'éclat se soit estompé.

Leur différence de carrure était plus que notable. Si Powell était plus rapide, un seul coup bien placé de la part de Julian était capable de l’assommer. Il encaissait plutôt bien, mais avait pour habitude de s’entraîner au combat avec Greg qu'il avait ainsi pu voir évoluer.
D'Ingrid, il ne savait pas grand chose si ce n'était qu'elle venait d'ailleurs. On lui avait refilé ce poste, ce même poste qu'il convoitait après ces années de bons et loyaux services. Il lui en avait voulu pour ça, il l'avait même haïe. Aujourd'hui, il se rendait compte cependant que sa place était sur le terrain, pas auprès des têtes pensantes à prendre des responsabilités difficilement contrôlables.
Au final, il avait le bon rôle, tout du moins, celui qui lui convenait.
Avec un plaisir malsain, il enfonça la tête du spray et la brume cicatrisante traversa l'air avec le bruit chuintant significatif. Il balaya toute la main, recto comme verso jusqu'à ce que des gouttes du produit mêlé au sang goutte à terre.
Alors, tamponna légèrement toutes les égratignures avec deux larges gazes stériles, qu'il jeta ensuite dans la poubelle la plus proche. Ce soir, il devrait penser à remettre le nécessaire dans sa petite trousse pour le prochain au cas où.

La douleur dans son épaule s'estompait déjà bien qu'il sente la gêne sous son aisselle. Peut-être que la peau avait été légèrement entaillée, il s'en occuperait ce soir, chez lui.
Le bouton du clavier de contrôle se mit à clignoter et machinalement, Julian appuya dessus.

- Blake j'écoute.
- Ici centre de contrôle, l'agent Powell est-elle présente ?
Julian tourna son visage vers elle et la regarda.
- Affirmatif, répondit-il sans la quitter des yeux.
- Je vous passe McNeal en communication.

Il y eut une sorte de grésillement sinistre et enfin la voix du dénommé McNeal résonna dans les locaux, comme si elle venait de loin.

- Mais enfin qu'est-ce que c'est que ce merdier ?
Silence.
- Powell ? je vous parle !

Un sourire mauvais étira les lèvres de Julian avant qu'elles ne s'agitent sans émettre un son pour mimer lentement syllabe après syllabe "pas touche aux murs". Alors il s'appuya sur la console, croisa les bras et attendit que le spectacle commence.
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Sam 11 Aoû - 0:38

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
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Julian Blake & Ingrid Powell

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A peine avais-je fermé la bouche que Blake lança une exclamation -je le compris la seconde suivante- de rire. Interdite et muette, je clignais plusieurs fois des yeux, en le regardant s'esclaffer. Si j'avais lancé ma menace d'un ton sérieux, il n'en croyait visiblement pas un traître mot et c'est pourquoi il s'en amusait. Je restais de marbre mais lorsqu'il me dit qu'il était intéressé pour me voir à l'oeuvre, je consentis lentement à détendre petit à petit les commissures de mes lèvres pour lui rétorquer :  

• "Dois-je comprendre que vous me mettez au défi ?" J'offrais alors l'un de mes rares sourires, sans doute crispé et minime, mais pas moins amusé. Il faut dire que le mouvement n'était pas habituel, j'avais l'impression de devoir rééduquer ces zygomatiques qui restaient d'ordinaire résolument figés.

J’observais le flacon avec méfiance, mais je me tendis lorsque je sentis la première diffusion de désinfectant sur la paume de ma main. J'inspirai et retins ma respiration lors des pressions suivantes, afin de m'empêcher de jurer comme une charretière. Sans doute était-ce là une solution alcoolisée car j'avais l'impression de sentir les picotements jusqu'à l'os ! Ou alors était-ce simplement Blake qui s'en donnait à cœur joie ce qui n'était pas impossible en y réfléchissant bien. Au vu du sourire malfaisant qui illuminait son visage, je compris qu'il s’agissait effectivement de cela et je lui en voulais un peu. Il aurait eu le même effet en déversant directement le flacon sur mes blessures, plutôt que de faire durer 'le plaisir' en usant du vaporisateur consciencieusement comme il le faisait. Mais, à part le fusiller du regard, je ne disais rien et attendait qu'il ait fini son ouvrage en mettant les compresses dans la petite poubelle derrière lui. "Vous êtes bien aimable."Fis-je, entre mes dents.
Les plaies finiraient bien par cicatriser d'elles-même, dans quelques jours peut-être. Mais en attendant, elles n'offraient plus de risques d'infections et comme je fuyais les médecins comme la peste, cela tombait bien.

Pendant que j'inspectais les travaux finis de secourisme, nous remarquâmes le bouton de la console s'allumer. Blake étant le plus près, c'est lui qui partit décrocher. Honnêtement, qui à par le centre de contrôle pouvait bien communiquer ?
On me réclama et mon subalterne me laissa la place, s'adossant non loin pour écouter. C'est étrange comme on obtient soudainement et rapidement les choses quand on y met le ton qu'il faut !
McNeal m'apostropha de façon assez peu aimable et du coin de l’œil je vis mon collègue me faire comprendre que les murs devaient rester intacts. Ce à quoi je répondis par un discret mouvement du poignet, comme si je cherchais à éloigner un insecte.

• "C'est moi qui devrais vous retourner la question, McNeal. Pourquoi a-t-on droit à ce merdier aujourd'hui ? Non seulement je vous pose la question mais je vais aussi y répondre parce que tout ceci est entièrement votre faute ! Ce merdier, il vient de votre service car ce merdier c'est le résultat d'un laxisme éhonté. Pouvez-vous me dire pourquoi les yeux de vos agents ne sont-ils pas braqués  H24 sur les caméras des enclos ? Deux braves gars sont portés disparus parce que quoi, c'était la pause-déjeuner ? On a retrouvé une main -parfaitement, une MAIN- dans le système de fermeture de la herse et, à nous, il ne nous a fallu que quelques minutes près du moniteur pour nous en rendre compte.
Alors maintenant McNeal, je vais vous expliquer ce qu'il va se passer et après, vous pourrez parler de merdier. Parce que ça sera celui dans lequel vous vous êtes mis. Maintenant, ce que vais faire, c'est informer Mme Dearing que sa grosse baleine a le ventre sur les nageoires et que son dernier repas, c'était ses soigneurs. Puis, je vais lui expliquer qu'il ne faut pas qu'elle s'inquiète parce que ça s'est passé il y a plusieurs jours déjà mais qu'il y avait beaucoup trop de publicités sur vos écrans pour daigner la prévenir ! Enfin, je finirai par lui dire que pour vous joindre, elle devra patienter le temps que vous daignez prendre les communications depuis votre poste de vacances aux Caraïbes."

Cette fois, je ne criais pas mais je sentais pourtant mon esprit s'échauffer tant la situation me mettait hors de moi. Sans doute aurais-je gratifié McNeal d'une paire de claques s'il avait été en face de moi. J'observais le haut-parleur qui restait pour le moment, silencieux...pour combien de temps encore ?

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