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A calm sea has never made a good sailor - ft. Julian Blake

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Mer 18 Avr - 10:16

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
A calm sea has never made a good sailor
Julian Blake & Ingrid Powell

------------

Une fois n'était pas coutume, la chaleur était de mise encore aujourd'hui sur Isla Nublar. L'île ne connaissait que très rarement des intempéries, ou alors elle étaient très fugaces. Du moins c'était ainsi depuis mon arrivée. Nul doute que, lorsque le parc serait achevé et sécurisé, il sera agréable pour le public de faire escale ici.
Pour l'heure, je profitais également de cette opportunité, confortablement installée à la terrasse du restaurant. Dalia Ayoun s'était encore une fois surpassée, égayant cette pause déjeuner. J'&tendais mes jambes sous la table, buvant une gorgée d'eau. C'était un sacrilège de ne pas accompagner un plat pareil d'un bon riesling français mais, je savais que chaleur et alcool ne faisaient pas bon ménage. Et je ne pouvais risquer d'entamer l'astreinte ne serait-ce que légèrement éméchée.
Je m'attelais à finir mon assiette, en prenant le temps. Pour une fois que j'en avais un peu devant moi. Nous n'étions pas censés quitter le parc aujourd'hui et c'était une bonne nouvelle. Certes, cela voulait dire rester enfermés, mais également ne pas sauter le repas du midi, enchevêtrés dans des lianes étrangleuses ou des choses de la sorte en pleine forêt.

C'était sans compter sur mon talkie-walkie qui se mit à grésiller et depuis mon sac, je cris distinguer mon nom dans le message. Je laissais tomber mes couverts dans mon assiette avec un tintement inutile. Je soupirais : ce bon temps était trop beau pour être vrai. Je regardais ma montre en prenant connaissance du message : 12h17 ...mince quoi, n'avais-je même pas droit à un petit quart d'heure de répit ? Apparemment un problème était survenu du côté de l’arène du Mosasaure.

• "Ici Powell, j'arrive." fis-je en réponse au centre de contrôle.

Je regardais d'un air triste mon plat à moitié entamé et soupirais avant d'aller prévenir Dalia de mon départ, et de la complimenter tout de même, bien que mon assiette ne soit pas achevée. Par faute de temps, lui précisais-je comme une excuse. Après un rapide brossage dans la salle d'eau, je finissais l'eau d'un trait avant de monter à bord de ma Jeep.

Il ne me fallu guère plus de quelques minutes pour arriver à l'endroit indiqué et je passais du soleil pesant à la pénombre réfrigérée de "l'enclos". Celui-ci avait été l'un des premier remis à neuf dans le parc, si bien que je n'avais jamais eu à m'en préoccuper avant et que c'était la première fois que j'y mettais les pieds. Le monstre avait été déplacé dans la partie attenante à la grande arène, car malgré le chaos qui avait pu s'abattre sur l'île, il avait trouvé le moyen de survivre et de patienter jusqu'à la prise en charge des équipes. Un frisson me parcouru : je ne savais pas si je devais m'en réjouir.
J’espérais ne pas avoir à le rencontrer aujourd'hui.
Uniquement éclairée par les lumières bleuâtres, destinées à donner une illusion de fond marin, j'avançais dans l'étroit couloir qui longeais l'enclos vide. Je me sentais un peu oppressée mais plus vite j'allais trouver l’origine de la défaillance, et plus vite je serai sortie d'ici.

En premier lieu, j'avais décidé de vérifier le système de verrouillage de la porte sous-marine qui était censée relier l'arène à l'enclos. Mieux valait garder le terrible dinosaure enfermé à tout prix ! J'entendis alors des pas dans mon dos...

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Sam 21 Avr - 21:41
Julian s'était depuis longtemps habitué à la chaleur oppressante de Isla Nublar. Ce climat tropical avait été une vraie plaie, lorsque le parc avait connu sa destruction l'année précédente. On crevait de chaud et on cuisait dans son propre jus en portant les tenues d'agent, encore plus avec les gilets pare-balles et tout le toutim.
Heureusement, depuis le départ d'InGen, on était moins sur la défensive. Parce que équipé ou non, un dinosaure peut vous trancher en deux et puis, parce qu'il vaut mieux ne pas être trop chargé pour courir.

Installé dans son petit paradis, son coin tranquille et surtout secret, Julian profitait de sa pause repas pour s'envoyer un sandwich et boire une bière. A l'ombre de la végétation, assis à même le sol, il contemplait la mer qui en contrebas se jetait sur les rochers.
Ici, personne ne venait jamais l'emmerder. Ici, il pouvait réfléchir à l'année passée et aussi à celle à venir.
Le travail qu'il restait à effectuer ici était titanesque, mais tout le monde semblait motivé.
Jambe pliées, avant bras en appui sur ses genoux, il sirotait sa bière et avala sa dernière bouchée de sandwich. Le vent était doux ce jour-ci et l'horizon plutôt clair. Une journée sans problème en somme, ce soir il irait se baigner.

C'était sans compter les petits aléas du parc qui au quotidien, rythmaient ses journées. Celle-ci ne fit pas exception. Alors qu'il venait tout juste de s'allonger dans l'herbe pour profiter d'une petite sieste, son talkie crachota et on lui demanda de se rendre dans l'enclos du Mosasaure. Julian aimait bien les monstres marins, il espérait vivement que une fois les travaux de rénovations achevés, le parc se doterait d'un petit mégalodon.
Poussant un soupir, il se redressa et activa le bouton pour répondre.

- Blake. J'arrive.

Putain. Jamais tranquille !
Il regarda sa montre, récupéra sa veste qui devait lui fournir un oreiller et se releva. Là, il vérifia la sécurité de chacune de ses armes, puis regagna le sentier qui menait à sa jeep.
Le trajet jusqu'à l'enclos se déroula sans encombre, même si le jeune homme restait aux aguets.7
Evidemment, une autre jeep était déjà garée. Il aurait pu jurer qu'il s'agissait de Powell. Depuis qu'elle était arrivée, elle se sentait l'obligation d'être partout.
Il haussa un sourcil et soupira avant de regagner l'obscurité de l'intérieur de l'enclos.
Après avoir rajusté son fusil en bandoulière, il descendit les marches au petit trot. Une fois dans la coursive, son regard se perdit tout du long sur l'arène immense et semblant sans fin. Bien qu'il sache que le Mosasaure n'était pas présent, il ne pouvait s'empêcher de frissonner devant les millions de litres d'eau qui formaient l'habitat spectaculaire du monstre marin. Le voir arriver nez à nez contre la vitre lui aurait probablement fait faire une attaque. Après tout, l'animal n'avait fait qu'une bouchée de l'assistante de Dearing.
Loin devant lui, une silhouette se découpait. D'un naturel observateur, Julian reconnut l'allure de Powell. Il força le pas et s'avança jusqu'à elle prenant soin de ne camoufler en rien ses pas.
Dès qu'il fut à portée, il lui lança d'un air faussement surpris :

- Powell, ça alors...vous ici !


Il se força à sourire comme s'il était ravi de la voir là. En réalité, il savait déjà qu'elle allait l'emmerder et lui laisser se taper le rapport.
Cependant, le boulot restait le boulot, et qu'elle soit présente ou non, depuis plus de un an, son boulot il l'adorait.
Vérifiant l'état de son talkie, il grimaça en le découvrant HS. Evidemment avec la profondeur et l'épaisseur des vitres, les ondes ne passaient plus. Parfait, ils étaient seuls de toute évidence et devraient se démerder.
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Jeu 26 Avr - 23:47

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
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Julian Blake & Ingrid Powell

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Les pas résonnaient dans la galerie et leur cadence s'accéléra jusqu'à s'arrêter net juste derrière moi. Toujours occupée à examiner le boîtier mécanique avec attention, je ne me retournais pas. A la démarche, pesante au premier abord et surtout sonore, j'en déduisais qu'il s'agissait là d'un homme et j'éliminais rapidement Claire ou même Cassidy de mes hypothèses silencieuses.
Alors on s'adressa à moi et je reconnu la voix de mon "coéquipier" Julian. Il était par ailleurs, l'un des seuls à m'appeler ainsi, sans y apposer mon prénom. Je ne m'en offusquais pas car j'aimais assez que l'on garde cette distance entre nous. D'emblée, cela avait été compliqué et je ne m’attendais pas particulièrement à ce que les choses changent. Ni lui, ni moi ne faisions d'effort dans ce sens.

• "On dirait que cela continue toujours de vous surprendre, Blake..." Fis-je, toujours sans daigner me retourner.
Je prenais à malin plaisir à avoir une longueur d'avance sur lui, à chaque fois que l'occasion se présentait. C'était de bonne guerre, car il ne manquait pas de me rendre la pareille. Il ne me croyait pas capable, je le savais, mais je n'y accordais que peu d'importance : les choses étaient ainsi faites. Et il ne pourrait rien y changer.

Je fronçais les sourcils, devant le message d'erreur qui s'affichait sur le cadran du boîtier de sécurité. Incertaine, je refis la combinaison pour aboutir au même rejet. C'était étrange.
Alors, je lui fis face. Juste à temps pour voir un sourire -sans doute faux, puisqu'il m'était adressé- avant que mon regard ne se pose sur le fusil qu'il arborait fièrement en bandoulière. C'était ridicule.
Que comptait-il en faire ici ? Chasser le calmar préhistorique ? Partir à l'abordage ? Nous n'étions que tous les deux...
Je me retint à grande-peine de lever les yeux au ciel et désignais le dispositif derrière moi :

• "Visiblement, le système est défaillant et il n'est plus possible de l’actionner de l'extérieur. Nous allons devoir nous assurer que la barrière qui sépare l'enclos de l’arène est toujours bien enclenchée et qu'elle n'a pas subi de permutation." Je regardais brièvement l'eau sombre, sans aucun remous, immobile. Puis j’enchaînais : "Cela tombe bien que vous soyez venu, c'est une manœuvre qui s’effectue à deux."

Je lançais un dernier coup d’œil vers le message clignotant, resté inchangé et bifurquais vers la petite porte adjacente qui portait l'encart "Security pass" . Je fis coulisser ma carte dans l’interstice, et la reconnaissance du code déclencha le mécanisme qui nous fit entrer.

Il faisait tout de suite plus humide ici et la température avait légèrement chuté, sans doute de quelques degrés. En soit, pas grand-chose. Et puis j'avais comme à l'accoutumée boutonné l'uniforme réglementaire jusqu'en haut. Je mettais un point d'honneur à ce que rien ne détonne et ce, quelque soient les conditions dans lesquelles je devais travailler. Parfois, c'était difficilement tolérable, mais c'est l'une des nombreuses choses que je m'imposais au quotidien. Je tenais la porte à Blake avant de la laisser se refermer derrière nous.
Je baissais l'interrupteur, ce qui eut pour effet d'éclairer faiblement -d'une lueur blanche et froide- le couloir sinueux qui contournait le bassin par l'arrière.

• "Nous devons espérer que la haie ne se soit pas relevée : j'ai cru comprendre que la porte seule ne suffirait pas à retenir le Mosasaure dans son bassin provisoire. Et qui sait les dégâts qu'il a déjà pu faire par le passé..."

On m'avait raconté comment il avait englouti le carnivore, lorsque le parc avait fermé. Et toutes les victimes antécédentes. Si certains voyaient sa survie comme une aubaine, je n'étais pas certaine de partager leur avis. Ces trucs-là, ça devrait pas vivre comme ça au contact des autres! J'étais inquiète, car je n'étais pas forcément prête à m'en rapprocher ainsi.

D'après les plans, lorsque nous atteindrons le bout du corridor, une porte à double-ouverture nous séparera du fameux SAS. Nous devrons alors actionner les deux poignées simultanément pour que le processus se mette en marche. Question de sécurité...

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Dim 6 Mai - 23:14
"On dirait que cela continue toujours de vous surprendre, Blake..."

Mais quelle emmerdeuse...
Il leva les yeux au ciel, étouffant un soupir d'ennui en profitant du fait qu'elle lui tournait le dos. En silence, il l'imita en grimaçant, mimant sa bouche dans un playback parfait.
Ce n'était pas très mature, il devait bien l'avouer, mais son caractère emporté le faisait souvent réagir comme un gamin. En dehors des relations sociales, ce comportement lui convenait très bien. En dehors de Ingrid Powell, ses équipes le vivaient très bien.
Enfin elle se tourna et le regarda avant que ses pupilles ne se fixent sur son fusil. A son attitude, il devinait aisément que la présence de son arme était jugée comme inutile. Il s'en moquait bien, ses armes étaient comme ses chaussettes ou son boxer, des éléments indispensables à sa tenue quotidienne.
Et puis, on ne savait jamais sur quoi on pouvait tomber.
Parfois, courir ne suffisait pas, il en avait fait les frais l'année d'avant.

Elle lui fit un résumé de la situation, étant première arrivée sur les lieux cela lui sembla presque normal. Mais dans son esprit revanchard, il imaginait plutôt qu'il était son responsable et qu'elle lui faisait son rapport. Un sourire en coin étira doucement ses lèvres.
Ainsi le système était défaillant. Bien qu'elle lui eut tout expliqué, il ne put s'empêcher de vérifier le message d'erreur que lui donnait le système. Il tapota légèrement sur le boitier plastique, réfléchissant à la suite des évenements.
Ils n'auraient donc pas le choix, comme Ingrid le disait et comme il le savait bien pour avoir déjà œuvré dans cet enclos,il fallait réarmer le système en actionnant deux manettes en même temps. Il hocha la tête pour lui signifier qu'elle était déjà au courant et qu'il la suivrait, c'était évident.

Elle ouvrit la petite porte d'accès des membres du personnel de la sécurité et il lui emboîta le pas avant de refermer la porte derrière eux.
L'ambiance ici était différente, plus humide et plus froide, on sentait l'atmosphère d'un aquarium géant, mais contrairement à ceux dont la plupart des gens étaient habitués, ici l'animal en question pouvait vous gober en une seule fois.
Ensemble, ils se mirent en marche jusqu'au premier système, tout au fond du couloir.

- L'autre manette se trouve là-bas, j'en profiterais pour vérifier l'état de la haie.


L'évidence qu'il proposait était simplement que ce soit lui qui aille du côté de la herse. Il possédait l'expérience, l'ancienneté et prendrait cette responsabilité.
Et pendant qu'il parlait, il vérifia à nouveau son talkie. Les son résonnaient ici, donnant une sensation de profondeur supplémentaire. L'appareil grésilla et il changea la fréquence.

- Bon, on essaye la 3B mais je pense que les ondes ne passeront pas.

Après un nouveau soupir, il releva son poignet et observa sa montre. D'un regard il incita Ingrid à faire de même, afin de vérifier leur synchronisation. Mentalement, il élaborait le plan du bâtiment tout entier pour s'assurer du temps qui lui serait nécessaire afin de se rendre sur place et pour amorcer le système.
- Au cas où, définissons une heure d'action. Il est 13h11. Je propose d'actionner les manettes à 36. Cela me laisse 25 minutes pour me rendre sur place, réarmer le système et actionner la manette.

Les 25 minutes les plus longues de sa vie probablement. La haie séparait le monstre de son bassin. Si elle cédait, le mosasaure pouvait rejoindre l'arène et s'en donner à coeur joie avec lui sur son passage.
Son regard dévia sur la double porte qu'il s'apprêtait à franchir. Il prit une profonde inspiration et actionna l'ouverture avec sa carte d'accès.
La porte s'ouvrit dans un souffle métallique, il fit quelques pas dans ce nouveau couloir qui s'alluma à son entrée et se retourna vers Ingrid au moment ou la porte se refermait sur lui.
A nouveau seul, il reprit son cheminement d'un pas soutenu.
L'adrénaline commençait à se diffuser dans ses veines bien qu'en réalité, il ne risquait pas grand chose. Le Mosasaure était dans son bassin de quarantaine, attendant que tout sois en ordre pour retrouver l'arène. Quelles étaient les probabilités que la haie soit défectueuse ? Faibles, pourtant un petit frisson parcourut son échine. Ses lèvres s'étirèrent définitivement en un large sourire. Putain, qu'il aimait son métier.
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Ven 1 Juin - 1:22

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
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Nous traversâmes le couloir austère sans échanger une seule parole. Non pas que je veuille particulièrement engager une quelconque discussion avec Blake, mais je m'étais dit qu'il aurait pu avoir des interrogations sur la suite ou (ce qui était le plus susceptible d'arriver), des remarques désobligeants ou des commentaires à mon égard. S'en était même étrange, car la première chose qu'il avait fait, c'était de repasser derrière moi pour vérifier par lui-même l'état du boîtier. Le bon toutou. Je n'avais pas fait de remarque car, même si cela signifiait clairement son manque de confiance en moi et la remise en question de la hiérarchie, il faisait son travail je j'avais décidé de voir ça comme une espèce de conscience professionnelle. Un bien grand mot que je n'aurais sans doute pas associé à Blake dans d'autres circonstances...

Je m'arrêtais devais le dispositif qui semblait ne jamais avoir servi et qui était cependant rouillé par endroits à cause de l'humidité des lieux. C'est là que Blake m'exposa sa vision des choses quant à la suite des événements. Il se proposait d'aller lui-même de l'autre côté et j'approuvais sa décision. Parce qu'il connaissais les locaux mieux que moi, étant arrivé sur l'île le premier. Mais aussi parce qu'il ne semblait pas s'inquiéter du fait de se rapprocher du dinosaure endormi sous l'eau. Non pas que j'avais peur, mais déjà à New-York, je n'étais pas une grande admiratrice des créatures aquatiques alors maintenant qu'elles ont des dents de la taille de ma main...
Et puis pour une fois, je ne voulais pas priver Blake de cette opportunité de se sentir important et de pouvoir faire quelque chose d'utile.

• "Très bien, procédons ainsi. Je vais m'occuper de ce boitier-là en attendant votre retour." Fis-je, avec un léger hochement de tête.

Je le vis ensuite sortir son talkie-walkie et essayer de trouver une fréquence potable. Je ne pris pas la peine de l'imiter car je savais sa tentative vaine, et je le laissais tenter plusieurs fois, les mains dans les poches sans daigner l'aider. Je ponctuais sa réplique d'un simple "En effet..." accompagné d'un haussement de sourcil, comme un constat sans surprise. En revanche, cet incident serait sans doute à faire remonter : qu'il n'y ait pas de fréquence dans la dense végétation de la jungle passons, mais dans l'enceinte même du parc voilà qui soulevait bien des problématiques !

Alors, nous le ferons "à l'ancienne". Il saisit sa montre et je fis de même, dévoilant le fin bracelet en or rose que j'avais au poignet. Peut-être cela détonnait avec l'uniforme, mais je n'avais tout bonnement pas pu me résoudre à m’accommoder de celle que l'on m'avait proposé pour le service. D'une part parce qu'elle était lourde et passablement horrible et ensuite, parce que malgré tous mes efforts pour rajouter des trous supplémentaires dans le caoutchouc, elle demeurait bien trop grande pour moi. J'observais la grande aiguille en écoutant sa proposition. C'était un beau projet, auquel j'adhérais totalement. Je l'aurai sans doute validé sans tarder mais puisque c'était Blake, je ne pouvais lui faire ce plaisir. Cela aurait été un bien trop grand compliment à son égard. Alors, je m'exclamais d'un ton narquois :

• "Je vous aurai cru plus impatient d'en finir que ça. Vingt-cinq minutes pour simplement passer un couloir et lever une manette, c'est du jamais vu. Enfin soit...prenez touut le temps qu'il vous faudra. J'activerai cette zone à treize heure trente-six pour qu'enfin, nous puissions disposer de notre journée autrement."

Blake s'approcha alors de la double-porte qui nous faisait face et actionna son propre pass pour l'ouvrir. Le couloir s'alluma à son passage et il se retourna une dernière fois vers moi avant de disparaître dans ce nouveau corridor aquatique. J'avais fait tout mon possible pour ne pas lui montrer, mais j'admirais son sang-froid. Je ne lui dirai jamais, mais à sa place je n'aurai pas eu cet air assuré qu'il avait en s'engageant dans cette galerie. Il serait trop heureux de l'entendre et ça m'écorcherait la langue de lui avouer.
Je me retournais vers mon propre levier et je m'asseyais au sol pour attendre patiemment l'heure convenue.

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Sam 2 Juin - 22:41
Pendant qu'il arpentait le couloir, Julian repensait aux paroles de Powell. Bien qu'elle se soit allègrement moquée des vingt-cinq minutes qu'il avait instauré pour passer à l'action, il avait préféré économiser sa salive. D'une part parce que il s'était rapidement rendu compte que la joute verbale était meilleure lorsqu'elle était la plus courte avec sa supérieure, d'autre part parce qu'elle avait raison : vingt-cinq minutes c'était très long.
Cependant, il ne s'était pas accordé ces précieuses longues minutes pour se tourner les pouces et regarder le levier. Il avait envisagé un "on ne sait jamais" dans son plan. Ce que Powell ne faisait pas encore, mais qu'après un certain temps et plusieurs expériences sur Isla Nublar, elle envisagerait à son tour.
Il ne lui en voulait pas, l'ignorance pouvait être comblée, pas la bêtise.
Le couloir étroit puait l'humidité et certains spots lumineux grésillèrent sur son passage, clignotant rapidement comme s'ils étaient sur le point de s'éteindre. Julian leva un regard inquiet vers la lumière salvatrice, soucieux de se retrouver subitement dans la pénombre, juste à côté d'un des plus grands prédateurs marins que la Terre ait jamais connu. Tandis que ses pas résonnaient sur le sol métallique, il réfléchissait aux circonstances possibles qui avaient pu mener à ce dysfonctionnement de la haie. Mais il avait beau tourner et retourner l'étrange phénomène dans sa tête, en dehors d'un problème électrique, lié à l'humidité peut-être, il n'avait aucune idée de pourquoi, ni même du comment.
Enfin, il passa un nouveau sas, celui qui menait au contrôle de la haie et qui se poursuivait vers la plateforme de nourrissage du Mosasaure.
Le système était bien ficelé. La plateforme surplombait une petite partie du bassin de quarantaine, juste de quoi y faire glisser les animaux morts destinés à nourrir la créature marine et de quoi l'observer afin de s'assurer qu'il allait bien.

Clairement, Julian ignorait tout du métier de soigneur de mosasaure, sauf qu'il fallait avoir une sacrée paire de couilles pour venir s'occuper quotidiennement du monstre, sans être hanté par son souvenir la nuit. Alimenté par l'adrénaline, son souffle s'était légèrement accéléré en s'approchant du boitier de contrôle. Le levier était là, mais le bouton indiquant un problème clignotait rouge comme un battement de coeur entêtant, impossible à ignorer.
L'agent d'intervention déposa son fusil contre le mur et pianota quelques codes après avoir fait glisser sa carte dans la fente du boitier réservé aux membres.
A plusieurs reprises, il essaya de forcer une identification mais le problème ne semblait pas venir de là. Il regarda l'heure qu'indiquait sa montre et fut rassuré de voir qu'il lui restait encore quinze bonnes minutes. Machinalement, il regarda aussi son talkie, mais ce dernier restait H.S.
D'après les signaux qui persistaient à biper de manière désagréable, le système semblait bugué, comme si quelque chose coinçait.
C'est à ce moment là qu'un coup sourd de la puissance d'un grondement de foudre résonna tout autour de lui. Peut-être était-ce son imagination, mais il lui sembla que les murs tremblèrent légèrement.
Immobile, il retint son souffle un instant, observa les coins du plafond pour s'assurer qu'il n'allait pas être engloutit par les flots dans les secondes qui suivraient. Un nouveau coup le fit réagir. Il actionna quelques boutons et enregistra quelques commandes du bout des doigts en entrant plusieurs codes. L'écran devant lui s'alluma sur un brouillard sombre. Les yeux étrécis par le suspense, la gorge sèche, il observa l'écran. Rien ne semblait bouger, au plus prêt, il pouvait même apercevoir les grains de poussière qui flottaient dans le courant lent de l'eau. Le temps sembla s'étirer à l'infini, mettant en suspend le monde qui entourait Julian. Seul importait l'eau et son mouvement. Au loin, une immense masse sombre et informe lui rappela le dangereux prédateur et il ne voulait pas croire que ce qu'il voyait était bien la silhouette du Mosasaure. Julian joua avec la caméra, usant de zoom et de dézoom mais rien n'y fit. Il lui était impossible de s'assurer qu'il s'agissait bien de la créature. Un autre élément attira son attention dans un recoin de la haie. Malgré le manque de lumière, il dévia la vision de la caméra de quelques degrés sur la gauche et demeura stupéfait en reconnaissant une main. Entière, seulement arrachée après le poignet.

Il déglutit et réprimât la nausée puis la bile qui lui brûla légèrement la gorge.
Comme si l'habitude prenait le relais, il observa sa montre. Ne restait que six minutes. Six minutes pour extraire cette main qui provoquait le système défaillant. Par quelle malchance s'était-elle fourrée là ? Il aurait bien voulu le savoir lorsqu'il jura entre ses dents.
Enhardit par l'adrénaline et le danger, il se mit à réfléchir à toutes les solutions qui pourraient sauver la situation.
Sans conviction, il tenta d'appeler Ingrid, mais le grésillement sur la ligne le fit rapidement abandonner.
Plonger ? Putain non, hors de question.
Ouvrir la haie suffisamment pour que le courant entre les deux bassins emporte le morceau ? Risqué, si le dinosaure s'en rendait compte, il pouvait foncer et tout défoncer.
Détourner l'attention du Mosasaure et espérer que ses mouvements dans l'eau créent suffisament de courant pour emporter la main ?
Risqué, mais pour sa gueule.
Cinq minutes.
Son regard se posa sur l'escalier métallique qui montait vers la plateforme puis sur l'écran qui affichait la forte diffuse. Elle semblait si loin..
Quatre minutes.
Merde. Il activa le panneau de contrôle pour prendre la main directement ici, dans le sas. Le centre de contrôle général n'allait certainement pas comprendre ce qu'il se passait, mais il rendrait des comptes plus tard.
Il enclencha l'ouverture de la haie à raison de deux pour cent alors que son regard se fixait sur la main.

- Allez....allez...l'encourageait-il à voix basse.

Trois minutes.
La forme au loin semblait s'obscurcir et prendre de plus en plus d'ampleur. Julian ne douta pas une seule seconde que le Mosasaure avait senti le changement de pression dans l'eau. Il se dirigeait par ici.
Deux minutes.
La sueur perlait sur son front, Julian avait oublié de respirer complètement absorbé par le déroulement de l'opération.
Une minute.
La main bougea enfin et se fit emporter par le courant. Aussitôt, Julian referma la haie et sans réfléchir plus, franchit la distance qui le séparait du levier qu'il enclencha.
Au même moment, un nouveau grondement sourd se fit entendre et les murs tremblèrent cette fois-ci pour de bon.

Il se laissa glisser au sol, adossé au mur et chercha à reprendre son souffle. Dans les minutes à venir, il s'attendait à voir débouler Powell et peut-être même des gars du centre de contrôle général. Il devait bien y avoir un moyen de communiquer directement depuis cette annexe et comme pour confirmer ses pensées, un bouton vert s'était mis à clignoter. Il ne le remarquait que maintenant mais peut-être que le signal silencieux cherchait son attention depuis un bon moment déjà.
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Jeu 28 Juin - 23:28

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
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Julian Blake & Ingrid Powell

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La porte s”était refermée sur la silhouette de Blake, et aussitôt le silence se fit. De nouveau seule, l”ancienne sensation d”oppression que j”avais ressenti à mon arrivée, revenait peu à peu. Désœuvrée, je n”avais désormais plus rien à entreprendre et je devais vouer une entière confiance à Blake. Ce qui, je dois l”avouer, ne m”enchantait guère.
La réussite de la mission ne dépendait maintenant plus que de lui, et sans doute s”arrangerait-il pour s”attirer tous les honneurs, une fois de retour à la surface. C”est vrai, je n”enviais pas sa place : Avec le recul, je préférais attendre là où je me trouvais actuellement et je l”imaginais alors face au terrible Mosasaure. Un frisson me parcouru à cette idée...
J”avançais de quelques pas en direction du levier, et me laissais glisser contre le mur pour m”asseoir au sol, les coudes sur les genoux. J”attendis quelques minutes, bercée par les sons marins que j”entendais de temps à autres, étouffés.
N”ayant rien de mieux à faire, j”observais ma montre d”un air las : seulement dix minutes s”étaient écoulées. J”essayais de m”imaginer où en était Blake. Sans doute était-il déjà arrivé sur les lieux, ce n”est pas comme si c”était à l”autre bout de l”île !
A ce moment, j”avais vraiment l”impression d”être payée à ne rien faire. Et ce n”était pas une sensation que j”appréciais. Je suis quelqu”un qui n”aime généralement pas attendre et qu”il faut toujours tenir occupée car je me lasse très vite. C”est pourquoi j”avais l”impression que cette attente durait déjà depuis bien trop longtemps. Je me relevais et fis les cent pas dans le petit local. Comme si ça allait faire passer le temps plus vite...
Quinze minutes à poireauter là, sous la lumière blafarde et artificielle. Peut-être Blake avait-il pu apercevoir le terrible Mosasaure ?

A intervalles réguliers, je pouvais entendre l”écho de quelques gouttelettes d”eau qui tombaient au sol à la manière d”un métronome naturel. Et bien que je savais mon talkie-walkie inutile, je ne pouvais m”empêcher de le tapoter nerveusement en espérant que Blake n”en souhaitait pas l”usage. Car il était seul sur le coup et bien que j”eus envie de le rejoindre pour m”assurer que tout aille pour le mieux (et surtout qu”il effectuerait un travail correct!), je ne pouvais me permettre de quitter mon poste. Je m”en rapprochais d”ailleurs, prête à actionner le levier. Il ne restait désormais plus que trois minutes avant de mettre notre accord en pratique et je me languissais déjà de retrouver l”extérieur, aussi chaud faisait-il.

Une énième fois, je regardais ma montre et posais la mains sur la manette rendue glissante par l”humidité et m”en saisis avec force. Mentalement, je fis le décompte en suivant des yeux le chemin de la plus grande des aiguilles. Plus qu”une poignée de secondes...
Enfin, d”un coup sec, je baissais le levier des deux mains dans un grincement inquiétant. Les murs tremblèrent un instant lorsque la lourde herse se baissa. Aux aguets, je surveillais le moindre bruit suspect, qui pourrait me signaler que quelque chose d”anormal venait de se produire.
Après quelques secondes, je considérais que tout était comme il devait être et rien de singulier ne semblait être en action. Alors, je poussais la porte par laquelle j”avais vu Blake disparaître et arpentais à mon tour le long corridor froid. Mes pas résonnaient à une cadence soutenue, non pas que j”étais spécialement pressée le retrouver mais j”étais curieuse de voir comment il s”était débrouillée. Peut-être était-il enfin parvenu à faire quelque chose de bien ?

Je tournais enfin et la première chose que je vis, ce fut son ridicule fusil posé contre le mur. Comme quoi, c”était bien inutile de l”avoir emporté avec soi.
Puis, je le découvris alors, avachi au sol avec l”expression de quelqu”un qui venait de côtoyer la mort. Je le regardais un instant, un sourcil levé :

• "Et bien que vous arrive-t-il, Blake ? Il m”est difficile de croire que le fait de pousser un levier vous ait été si insurmontable..."

Sans attendre sa réponse, je l”enjambais presque pour m”approcher de l”écran qui était derrière. Les bras croisés, je fixais la masse informe au loin sans un mot, en serrant les dents. Puis je remarquais le bouton sur ma droite qui clignotait en vert. C”était le jumeau de celui de la salle voisine où je me trouvais il y a de ça quelques minutes encore. Et ils ne clignotaient pas : J”en aurai mis ma main à couper !
Je détaillais le voyant une nouvelle fois et remarquais le petit haut-parleur incrusté dans le métal, juste à côté. Alors, je restais appuyée dessus et délivrais mon message à ce qui semblait être le centre de contrôle :

• "Centre de contrôle, ici Powell. Herse baissée dans le bassin du Mosasaure, nous attendons votre équipe pour le détail post-intervention. Terminé."  «Pour que ce genre de chose n”arrive plus» finis-je en pensée.

Enfin, je me tournais de nouveau vers mon "coéquipier" :
• "Alors ? Quel était la cause du dysfonctionnement, Blake ?". Je mis les mains dans mes poches en profitant du fait qu”il était toujours au sol pour le toiser allègrement depuis ma position sur-élevée. Pour une fois que je le pouvais, lui qui faisait presque une tête de plus que moi en temps normal.
Juste retour des choses.

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Dim 1 Juil - 21:54
Lorsque Powell apparut enfin, Julian posa sur elle un regard éteint. Son coeur battait à tout rompre encore en proie aux émotions de la situation. La herse n'était rien comparée à la proximité du mosasaure, de la main et de ce soigneur certainement bouffé par son protégé. Il déglutit et soutint pourtant l'oeil inquisiteur de sa supérieure alors qu'elle l'enjambait presque. Son mouvement brassa l'air humide et lui apporta des effluves de son parfum. Il grimaça, la mine renfrognée. La plaisanterie qu'elle lui lança de son petit air hautain le toucha dans le vif et sur le moment, il eut envie de lui dire d'aller de faire foutre. Heureusement, aucun son ne parvenait pour le moment à franchir ses lèvres desséchées par l'adrénaline. Tirer un levier, c'est tout justement ce qu'elle avait fait pas vrai ? Pendant que lui avait dû trouver une solution rapide pour éviter que le dinosaure marin ne défonce la grille qui le séparait du bassin. Avait-elle entendu les grondements ? Son écho résonnait encore aux oreilles de Julian qui bourdonnaient. C'est à peine s'il entendit les paroles échangées entre Powell et le centre de contrôle.
Et pendant qu'elle réglait les derniers détails, il réfléchissait au scénario qui avait pu se dérouler ici. Son regard balaya un instant la pièce jusqu'aux escalier en métal qui menaient sur la plateforme de nourrissage. Il devait aller voir, il devait en avoir le coeur net.

Alors le son de la voix de Powell le ramena au moment présent. Elle le toisait, bien plus grande que lui puisqu'il était encore assis sur le sol. Une dernière goutte de sueur glissa le long de sa nuque et il l'écrasa en y passant une main ferme, sa sérénité presque retrouvée. Il ne pouvait laisser Powell le surplomber ainsi, ni même lui laisser penser qu'il était faible et peu fiable.
Aussi, il se releva en prenant soin de ne pas la quitter des yeux, jusqu'à ce qu'il la dépasse à nouveau. Machinalement, il n'avait pu s'empêcher de se tenir très droit, comme pour se grandir ou peut-être faire ressortir sa carrure imposante. Instinct animal acquis par le cerveau reptilien ayant pour but d'impressionner son adversaire. Il relâcha une expiration appuyée et s'avança jusqu'au panneau de contrôle toujours sans dire un mot. Là, il pianota sur le clavier de l'ordinateur de contrôle à l'image et fit apparaître à l'écran la vidéo enregistrée de la haie avant qu'il ne la fasse se baisser.
La masse d'abord informe apparut à l'écran et rapidement, la lentille de la caméra fit le point et l'o pouvait aisément reconnaître la main qui bloquait le mécanisme.

- Est-ce que cela répond à votre question ?lança-t-il un sourcil levé. J'ai du actionner la herse pour qu'elle s'ouvre suffisamment afin de laisser passer la "cause du dysfonctionnement."

Ce qui impliquait que le mosasaure aurait pu s'échapper après avoir défoncer sa barrière de sécurité que représentait la haie, ce qui impliquait aussi que le temps avait été précieux et Julian avait pris des risques pour la sécurité du parc. Il lui laissa le temps de se faire une idée, le temps de comprendre qu'un homme s'était fait dévoré. Était-ce le soigneur ? L'intuition de Julian lui soufflait que oui, mais cela pouvait tout aussi bien être une autre personne.

- Hey oh?? Il y a quelqu'un, lança-t-il en direction de la plateforme.
Le silence qui lui répondit était éloquent.
Après un nouveau regard en direction de Powell, il ajouta :

- Bien, je pense que nous devrions aller voir par nous même où est le soigneur attitré du Mosasaure.
Sans attendre de réponse, il s'avança tout droit, récupéra son fusil qu'il plaça en bandoulière à son épaule et grimpa sur la première marche. Un nouveau grondement retentit, légèrement plus fort que les précédents sembla-t-il au jeune homme. Et puis un bruit sourd fit trembler les murs.
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Lun 9 Juil - 21:27

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Je regardais toujours Blake qui, pour ne savais quelles raisons, semblait pensif. Le détailler avec tant de hauteur était enivrant, et me donnait l'impression d'être en position de force. Ce décalage, il semblait l'avoir senti également car il ne tarda pas à se relever en me toisant du regard. Fier et raide comme la justice. De mon côté, je m'appliquais à soutenir son regard, bien que je doive maintenant lever le menton pour répondre à ce qui me semblait être du défi.
Au bout de quelques secondes, il soupira, visiblement contrarié, avant d'aller pianoter sur le cadran de contrôle que je venais de quitter. Je n'aimais pas son comportement vis à vis de moi, et si mon attention n'avait pas été attirée par l'écran, je lui aurait réitéré ma question pour le forcer à me répondre.

Je m'approchais de lui et croisais les mais derrière mon dos, observant les images que Blake ne pouvait visiblement pas me décrire oralement. Celles-ci se firent plus nettes et l'apercevais alors la herse qui était -comme nous l'avions deviné- ouverte. Je me rapprochais en fronçant les sourcils pour essayer de distinguer quelle était l'ombre informe qui bloquait la fermeture. Je penchais légèrement la tête avant de comprendre, avec dégoût, qu'il s'agissait d'une main. Une main humaine.
Comment était-ce possible ? Personne, à part l'équipe animalière en charge des spécimens aquatiques, ne pouvait accéder à cette zone. Le regard absent, je réfléchissais tout en regardant la manœuvre que mon collègue avait dû orchestrer pour pouvoir définitivement boucler le bassin. Ce dernier me fit d'ailleurs un bref résumé, par-dessus mon épaule, ce qui a le don de m'agacer :  

• "Je le vois bien, Blake." fis-je sèchement. Les félicitations seront pour plus tard. Enfin peut-être. Il avait fait son job, tout simplement, non ?
J'essayais mentalement de me souvenir du planning placardé dans nos quartiers mais sans succès. Alors, je repassais la vidéo une seconde fois et fit un arrêt sur la main en marmonnant, plus pour moi-même qu'autre chose : "Main masculine. Les articulations sont gonflées... mais, pas de nécrose ongulaire... deux jours, peut-être trois. Non pas plus...."

Je continuais de fixer l'écran intensément avant de finalement me retourner vers Blake, qui s'était avancé vers la plateforme. Il héla en direction de la surface mais, sans succès.
Alors, il me proposa de monter à ses côté, afin d'avoir le fin mot de cette affaire. Je hochais la tête, avec un son indéfinissable pour toute réponse. L'idée ne m'emballait pas spécialement mais nous n'avions pas vraiment le choix. Et de toute manière, c'est nous qui aurions été appelé pour faire la vérification si une autre équipe avait été sur le coup. Le voyant monter, le fusil en sac à main, le levais le bras de quelques centimètres pour lui demander de patienter.

• "Un instant." Je retournais sur mes pas et appuyais sur le bouton de communication vert du plat de la main. " Centre de contrôle, Powell encore. Je veux la liste des soigneurs, dresseurs et autre personnel animalier en poste dans le bassin du Mosasaure depuis les trois derniers jours. Faites-en une priorité, il me la faut immédiatement ! Transmettez sur mon portable lorsque ce sera fait. Terminé."

Maintenant que nous allons à la surface, le réseau serait normalement valide et nous n'aurions plus de problèmes de fréquence. Alléluia. Je regardais Blake, légèrement anxieuse et, gardant pour le moment mon sang froid, je le suivis pour monter l'escalier raide et glissant qui menait au monstre.
Un bruit sourd résonna et fit trembler les murs. Moi qui avais mis ça sur le compte de la herse tout à l'heure, je me rendais compte qu'il s'agissait de toute autre chose...J'inspirais profondément.


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Jeu 12 Juil - 21:04
Julian savait qu'il avait agacé Powell. A force il la connaissait presque par coeur et avait parfaitement noté qu'elle détestait qu'il la prenne de haut. Pourtant, elle ne se gênait pas pour le faire elle. Manque de chance, il mesurait bien une tête de plus, alors à celui qui toise le mieux, il avait un certain avantage.
Malgré la raideur de ses traits sous l'effet de son comportement précédent, il se demanda si elle avait peur. En réalité, il était bien incapable d'analyser l'étrange son qui s'était échappé de sa bouche lorsqu'il l'avait invité à monter sur la plateforme.
Aussi, avait-il pris ce signe comme un assentiment mais s'était bien gardé de demander une quelconque explication.
Tandis qu'il montait elle l’interpella, reprenant le rôle de la responsable soumise à une illumination. "Un instant" avait-elle lâché son petit bras frêle en l'air.
Il soupira discrètement et patienta sur la marche alors qu'elle rappelait le centre de contrôle en vue d'obtenir une liste détaillée du personnel présent depuis les trois derniers jours. Voilà qu'elle s'improvisait légiste maintenant, comme si la qualité de la bande vidéo lui suffisait à voir dans le détail les doigts du macchabée. Enfin...si cela pouvait lui donner le sentiment de se sentir utile...il n'allait pas l'en blâmer.

Elle le rejoignit enfin et dès qu'elle fut à ses côtés, il remarqua ses traits légèrement tendus, sa peau qui avait blêmi. Sa bouche ne traçait plus qu'une mince ligne dans le bas de son visage. Avait-elle peur ?
Surement, lui-même n'était pas vraiment rassuré. Cette émotion était bien normale, seuls les fous pouvaient se sentir à l'aise face à un mosasaure.
Il lui épargna un commentaire et se contenta de monter sur la plateforme. Les marches en métal étaient glissantes et tout en haut se trouvait une porte entrouverte comme si on avait oublié de la fermer ou plutôt, comme si on n'en avait pas eu le temps. L'humidité provenait de là. Sans aucune hésitation, Julian poussa la porte qui grinça de manière sinistre en s'ouvrant.
Devant eux, la plateforme s'étendait en surplombant le bassin de repos. Immense, presque infinie, elle se fondait à plusieurs dizaines de mètres vers l'horizon. Sur le côté extérieur, une sorte d'énorme monte-charge qui devait servir à apporter la nourriture pour le mosasaure ou tout autre équipement digantesque nécessaire aux soins de ce géant des eaux.

Julian baissa le regard jusqu'à ses pieds remarqua le métal ajouré. La plateforme n'était pas pleine, elle était comme une grille très épaisse qui permettait de voir à travers. Il ignorait la profondeur du bassin mais vu la taille du monstre, elle devait être suffisamment importante pour lui permettre de se mouvoir sans entrave.
Au dessus d'eux, se trouvait comme un auvent qui couvrait une partie de la plateforme des intempéries potentielles. Julian avança, lentement, explorant ce qui l'entourait d'un regard scrutateur et méticuleux. Près du rebord une cage de plusieurs mètres de hauts renversée et vide se tenait en appuie sur une seconde, dont une masse sombre semblait sortir, étalée sur le sol.
Plissant les yeux, intrigué par cette scène qui semblait tout droit sortir d'un remake contemporain des dents de la mer, il poursuivit son exploration. A une dizaine de mètre des cages, l'odeur de mort le frappa et il porta la main sur son nez en grimaçant. La masse sombre sur le sol n'était qu'un cadavre d'animal, on aurait dit un zébu ou une vache, la chaleur de l'île l'avait fait gonfler.

Dans son esprit, il commença à reconstituer la scène imaginant ce qui avait bien pu se passer à l'heure du nourrissage. Le mosasaure avait-il heurté la plateforme et fait basculé son soigneur ? C'était probable. Malgré les barrières de sécurité, la zone d'accès pour laisser passer la nourriture était large, très large.
Tout à ses interrogations, il n'avait pas remarqué que sous la plateforme, une ombre gigantesque se mouvait.

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Ven 3 Aoû - 0:47

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La porte s'ouvrit dans un grincement désagréable. On avait oublié de la refermer, aussi Blake n'avait eu qu'à la pousser légèrement. Simple négligence ?
Tenant fermement la rampe pour ne pas glisser, j'emboîtais son pas décidé et nous débouchâmes à l'air libre. Aussitôt, la chaleur me rattrapa mais je ne me défis pas d'un seul bouton de mon uniforme pour autant. Le changement de température était saisissant. Tout comme la scène qui s'étalait devant mes yeux : un bassin de plusieurs milliers de cubes d'eau se tenait là, parfaitement immobile. Aucun mouvement n'en faisait bouger la surface, comme un miroir qui reflétait le soleil à son zénith. Bien trop tranquille pour ce à quoi il était destiné...

• "Il faut être fou..." murmurais-je, plus pour moi-même qu'autre chose. Je n'osais imaginer la taille du monstre, ainsi enfermé dans un habitat de cette mesure.
Les pas de Blake résonnaient sur le grillage à nos pieds et, ne souhaitant pas me faire distancer, je le suivais en détaillant l'enclos de quarantaine. A ce moment, pour rien au monde je n'aurai souhaité être soigneur et je n’enviais pas leur situation sur l'île.

Lentement, en prenant soin de noter chaque détail, nous poursuivions notre exploration. Puis, une odeur pestilentielle me pris au nez, si bien que je dus reculer précipitamment afin d'éviter les hauts-le-cœur que je sentais menaçants. Grimaçant, je me couvris les narines de ma manche avant de rejoindre Julian qui lui, n'avait pas bougé. Comme si l'odeur ne le dérangeait pas. Elle était pourtant tenace et rance et je l'identifiait rapidement en posant mon regard sur le cadavre qui gisait là, gonflé d'eau et fermentant au soleil.
Je cessais de fixer les cages superposées et mon étude des lieux me ramena à la porte que nous venions de passer.

J'eus un frisson que je ne parvint pas à dissimuler, quand mes pensées se mirent en place pour me révéler une autre hypothèse qui n’annonçait rien qui vaille. Instinctivement, je pris le bras de mon collègue afin de le tirer de son observation silencieuse et désignais l'encadrement de l'autre main :
•"Où était donc l'autre...?" Je me tournais vers lui afin d'expliquer plus clairement ma pensée. "Où était donc l'autre soigneur, Blake ? Ils étaient forcément deux, pour pouvoir passer le dispositif à double-enclenchement, comme nous l'avons nous-même fait. Il n'y a pas d'autre moyen d'accéder à ce bassin." Il était impensable qu'il soit parti juste après l'ouverture de la porte, laissant le malheureux futur manchot seul face au Mosasaure. Ce n'était pas concevable, en tout cas moi, je ne pouvais raisonner de la sorte. Il avait forcément dû l'accompagner...mais dans ce cas : pourquoi ce silence de mort sur la plateforme ?

Les lèvres sèches, je sortis mon téléphone pour vérifier si les informations que j'avais demandé étaient arrivées, prête à pourrir le service une nouvelle fois. Alors que je baissais les yeux, mon attention fut attirée par un mouvement autre que celui de mon écran, et je restait ainsi figée. Une ombre colossale se déplaçait sous nos pieds et je le savais, celle-ci appartenait au monstre. Je déglutis avec difficulté, ne pouvant détacher le regard du la créature des profondeurs.

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Ven 3 Aoû - 11:04
Les deux agents observaient et analysaient les indices de la scène. On se serait cru dans un mauvais épisode des Experts, chacun dans son coin entrain d'imaginer les tenants et les aboutissants de la situation. Pas un bruit, ni un mouvement ne vint troubler l'examination des lieux. Julian était troublé, sa théorie sur le soigneur percuté ayant basculé dans le bassin tenait la route. Etait-il seul ? Ne devaient-ils pas être deux pour soigner un si grand animal ? Ou était passé le second ? L'avait-il poussé ?
Comme si Powell lisait dans ses pensées, elle lui saisit soudainement le bras et lui désigna l'encadrement en étayant ses théories par des propos tout à fait cohérents. Bien qu'il écoutât ce qu'elle lui disait, son regard avait du mal à se détacher de sa main sur son bras. C'était pourtant un contact tout à fait naturel qu'elle n'avait effectué que pour attirer son attention, mais la Powell qu'il connaissait l'aurait simplement hélé avec peu de considération, comme un appelle un taxi dans la rue. Se pouvait-il qu'elle ait besoin de se rassurer par une proximité ? Avait-elle peur ?

Il chassa ses pensées puis hocha la tête pour lui signifier qu'il était d'accord avec ce qu'elle disait et que comme elle, il trouvait la situation plutôt louche. A plus d'un sens d'ailleurs.
Elle retira sa main pour s'occuper de son téléphone. Julian poursuivit ses investigations d'observation. Il avait décidé d'aller voir de plus près les cages amoncelées plus loin. Sur le point de le dire à Powell, il se tourna vers elle et fronça les sourcils en la voyant figée, le regard rivé sur son téléphone.
Avait-elle pâli ? Il l'aurait juré. Une mauvaise nouvelle peut-être venait d'arriver. Le centre de contrôle ne possédait peut-être pas les réponses qu'elle attendait.
Il s'approcha d'elle, inclina la tête pour voir lui aussi l'écran et remarqua que le téléphone était encore verrouillé. Alors il haussa un sourcil dans la direction de sa collègue et remarqua son regard écarquillé. Il le suivit et comprit que ce n'était pas l'écran de téléphone qu'elle regardait. Sous leurs pieds, le Mosasaure s'approchait si l'on jugeait la taille de la masse qui grossissait à vue d'oeil.
A son tour, Julian déglutit peu rassuré par la plateforme ajourée qui était sensé les protéger. Il savait que le dinosaure pouvait sauter hors de l'eau, il le faisait pour le spectacle qui était donné avant que tout soit détruit.

Ce fut son tour de déglutir pour calmer la panique qui lentement se dessinait, prenant forme dans son esprit d'une image de leurs corps dévorés. Comme une barrière, il plaça son bras devant elle, la forçant à reculer lentement. D'un regard, il lui imposa l'ordre de le faire et surtout, le silence car il ignorait complètement ce que le Mosasaure entendait et s'il entendait même.
La créature approchait toujours dangereusement et la plateforme se mit à vibrer au rythme des battements de palmes du géant aquatique. Un mauvais pressentiment gagna l'agent d'intervention.

- Courrez...chuchota-t-il à Powell tandis que la gueule du dinosaure sortait dans eaux avec une lenteur effrayante.
- Courrez ! lança-t-il plus fort en la poussant pour qu'elle sorte de la tétanie dans laquelle elle semblait murée.

C'est alors que le choc survint, brutal et inattendu. Le bruit puissant du métal frappé par la large gueule résonna un moment avant de s'échapper vers le ciel. La cage qui surplombait l'autre tomba à côté du cadavre.
Durant une fraction de seconde, leurs pieds décollèrent du sol et sous l'effet, Julian roula à terre perdant le contact avec sa supérieure. Il se remit rapidement sur ses pieds, restant accroupis cependant pour diminuer son centre de gravité. Du regard il chercha Powell qui en avait fait de même non loin.

- Ça va ?
demanda-t-il avant de reporter son attention sur la plateforme.

Elle était conçue pour ce genre d'incident, elle tiendrait le choc n'est-ce pas ? Comme pour lui donner raison, le Mosasaure frappa une nouvelle fois, les déstabilisant de nouveau.
Se pouvait-il qu'il ait faim et qu'il cherche à faire basculer le cadavre gisant non loin du bord ? Depuis combien de temps n'avait-il pas mangé ? Et bordel, pourquoi cela n'avait pas été signalé ?




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Lun 6 Aoû - 20:19

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
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Malgré l'urgence de la situation, je ne parvenais pas à détacher mon regard de la masse informe qui remontait progressivement à la surface. A la fois décomposée et fascinée, je distinguais maintenant son envergure véritable et il m’apparaissait plus clairement. Jamais il ne m'avait été donné de voir un tel spectacle...
Remarquable. Mais je me sentais pâlir devant cette gueule hors-normes et ces puissantes mâchoires aiguisées. Blake, qui s'était approché, avança son bras à la manière d'un garde-fou en me barrant la poitrine et je tournais la tête dans sa direction. Obéissant à l'ordre muet, nous reculâmes de concert en essayant de faire le moins de bruit possible. Je savais les animaux marins sensibles à certaines fréquences et certaines vibrations : aussi, la résonance de nos pas devait en faire partie.

Se rapprochant, Blake me chuchota de courir mais j'étais littéralement hypnotisée par ce monstre des océans, si bien qu'il finit par me pousser sur le côté pour que nous puissions déguerpir au plus vite.
A peine avions nous commencé à se précipiter vers la porte qu'un choc fit trembler le grillage d'acier sous nos pieds et nous projeta à terre l'un comme l'autre. Cependant, j'eus le temps d’apercevoir les crocs de la taille de ma main s'élever vers le ciel hors de l'eau, avant de retomber. Si Blake avait roulé sur lui-même, j'étais tombée sur le flanc mais je me redressais bien vite et plissais les yeux, un genou à terre.

Prévenant, il s'enquit alors de mon état. Bien que mon cœur et ma respiration reprenaient lentement leur rythme normal, j'avais du offrir un bien piètre portrait. Je mis la mèche qui s'était échappé de mon chignon derrière mon oreille et hochait brièvement la tête, affirmativement. Ainsi, Blake était capable de penser à autre chose qu'à lui-même...voilà qui le faisait remonter dans mon estime.
Un nouveau coup du monstre fit osciller la passerelle et, pour éviter le déséquilibre, je passais mes doigts entre les perforations du quadrillage de fer pour m'y agripper. Il fallait que je me reprenne, il fallait que je garde mon sang-froid. Il fallait réfléchir, et vite. Il fallait trouver des réponses. Il fallait faire quelque chose. Bordel, Powell FAIS QUELQUE CHOSE !
Je fermais les yeux un bref instant, concentrée pour essayer d'établir la marche à suivre. Je sentais la présence de mon coéquipier qui semblait prêt à agir et je ne pouvais simplement pas inverser les rôles et me laisser donner des ordres.

Alors, une sonnerie que je ne connaissais que trop bien résonna contre les murs brillants, rompant le silence qui nous avait de nouveau enlacé. Celle-ci était accompagnée de vibrations régulières et sonores et je posais avec horreur, mon regard sur l'engin qui risquait de faire resurgir le monstre. Dans la surprise, j'avais lâché mon téléphone qui avait dégringolé sur la grille, au centre de la plateforme où nous nous tenions encore quelques minutes auparavant. Je pestais. Sans aucun doute, ce brouhaha allait ramener le Mosasaure vers nous et je me devais de le faire taire.

Déterminée, j'empoignais l'arme de Blake qui était tombée entre nous deux et, bénéficiant de son attention, je la lui lançais pour qu'il l'attrape au vol. Explicitement, je lui fis comprendre d'un mouvement de tête que je comptais bien arrêter cette cacophonie. Et vite. Je le vis ouvrir la bouche, sans doute pour m'en dissuader mais avant qu'il n'eut le temps d'émettre la poindre parole, je le coupais net, sans réplique :

• "Je suis plus rapide et plus légère que vous. Et si le besoin s'en fait sentir, je vous demanderai juste de ne pas vous rater."
Et sans attendre davantage que Verdi ne termine son chant, je m'élançais sur la plateforme, courant à toutes jambes. Ce ne pouvait être que le centre de contrôle et nous avions désespérément besoin de réponses. Hors de question de partir avant que le sort de ces deux malheureux n'ait été mis au clair !Pour ça, je suis butée et on pourra bien me le reprocher ! Lancée, j'atteignis le téléphone et me baissais une micro-seconde, bien choisie, et sans m'arrêter afin de le récupérer. Sans cesser de courir, j'appuyais sur le bouton "stop". J'espérais gagner les deux cages, à l'autre bout, pour m'y abriter quelques instants avant de pouvoir revenir...


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Mar 7 Aoû - 17:37
Powell semblait légèrement déboussolée, ce que Julian pouvait aisément comprendre. Lui même ne se sentait pas au mieux de sa forme, son coeur battait à tout rompre noyé sous l'adrénaline de la situation. Il transpirait mais savait pertinemment que cela n'était pas lié à l'humidité et à la température ambiante.
Il guetta sa réaction et après avoir replacé une mèche de cheveux derrière son oreille, elle lui signifia silencieusement que tout allait bien.

Le Mosasaure frappa un nouveau coup, avec cette même lenteur à la puissance effrayante et le grincement sinistre de la plateforme inquiétait véritablement Julian. A nouveau, il assura son équilibre, toujours accroupi sur le sol pour ne pas chuter et il cherchait ce qu'ils pourraient bien faire.
Sa première idée, était de créer une diversion. Pousser le cadavre dans l'eau afin de donner à manger au monstre. Cela l'occuperait probablement le temps qu'ils puissent ressortir.
En parlant de diversion...de la musique classique s'éleva dans les airs, ainsi que des vibrations métalliques.
Horrifié, il remarqua alors le téléphone de Powell, gisant sur le sol et se déplaçant tout seul soumis au mode vibreur.
Pas sûr que le dinosaure apprécie Verdi.
Le jeune agent lança un regard vers sa supérieure. Elle aussi semblait effrayée pourtant, elle était entrain de s'agiter. Il l'observa un moment, avant que son regard ne se détache pour se porter de nouveau sur la forme sous la plateforme indiquant que le géant revenait.
Lorsqu'il se tourna vers Powell, elle avait prit son fusil et le lui lança dès qu'elle fut certaine de son attention.
Il voulut protester, lui dire que c'était ridicule, son fusil ne pouvait pas faire le poids face au Mosasaure. Sa bouche s'ouvrit lorsqu'elle lui fit signe en direction du téléphone, lorsqu'il comprit qu'elle allait s'élancer pour le récupérer.
Putain...elle ne pouvait pas être sérieuse...Plus rapide et plus légère, c'était un fait...plus folle aussi certainement...
Avant qu'il n'ait eu le temps de la mettre en garde ou de la dissuader, elle se redressa et couru jusqu'à son mobile. Elle l'attrapa sans s'arrêter et mis un terme à la sonnerie mais il était trop tard. Le Mosasaure s'énervait toujours et donna un nouveau coup, bien plus violent que les précédents. Malgré sa position, Julian bascula presque et lorsqu'il regagna son équilibre, il chercha machinalement Powell du regard, inquiet.

Elle s'était réfugiée dans une des cages à une vingtaine de mètre de lui. Avait-elle remarqué que cette prison se trouvait non loin du bord de la zone d'accès au nourrissage ?

- Et merde....jura-t-il pour lui-même en se relevant d'un bond.

Cependant, il s'arrêta net, les sourcils froncés et le visage plus pâle que jamais. La cage vide basculait dangereusement, comme un cube lancé par un gamin capricieux et elle vint frapper celle qui contenait Powell. Il jeta son fusil au sol, persuadé qu'il ne lui serait d'aucune aide. A la place, son dévolu se porta sur une sorte de large fourche. A son tour, il s'élança sur la plateforme, moins rapide et plus lourd que Powell, il plaça toute son énergie dans cette course tandis qu'il la voyait lentement disparaitre avec la chute de la cage dans le vide.
Le monstre surgit au même instant et il crut qu'il allait gober l'ensemble.

- POWELL!! hurla-t-il alors qu'il se rendait compte que la cage venait d'effectuer un plongeon en se cognant à plusieurs reprises contre le corps écailleux du Mosasaure.

A l’affût durant sa course, il chercha le moindre détail concernant l'agent d'intervention et aperçut enfin sa main qui la raccrochait sur le bord, son corps balançant dangereusement dans le vide.
Sans réfléchir plus, il planta la fourche sur le cadavre non loin et le poussa jusqu'à l'extrémité de la plateforme pour le faire basculer. Le poids mort était lourd, heureusement, il était à moitié rongé par la chaleur et la décomposition, sans compter que Julian possédait la force du désespoir. Il devait faire diversion.
Dans un hurlement de rage, il poussa une dernière fois et sentit enfin la masse bouger.
Lorsqu'elle tomba dans le vide, l'immense reptile était entrain de sortir de nouveau des eaux. Il interrompit son saut pour s’intéresser à la viande avariée qui venait de couler juste à côté leur laissant quelques précieuses minutes de répit.

Julian s'allongea sur la plateforme et saisit le poignet de Ingrid. A bout de forces, il parvint à simplement lui dire.

- Hissez vous...tandis que ses doigts s'enfonçaient dans la chair gracile de son avant bras.

Il ne la lâcherait pas mais n'était pas non plus en mesure de la remonter. Le temps leur était toujours compté, la créature ne tarderait pas à revenir et à eux-deux, ils offraient un charmant amuse-bouche.
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Mar 7 Aoû - 23:51

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
A calm sea has never made a good sailor
Julian Blake & Ingrid Powell

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Je courrais, les doigts crispés sur le téléphone et bien qu'éteinte, la sonnerie résonnait encore dans ma tête. La Forza del Destino -la Force du Destin- ne m'avait jamais paru tant appropriée qu'à ce moment-là. J'avais été voir cet opéra maintes fois mais c'est de cette représentation-là dont je me souviendrais le plus. Je ne pensais à rien d'autre qu'à courir, aveugle et sourde à ce qui m’entourait. A cet instant, mon but était d'atteindre l'extrême limite de la plateforme ou, au mieux, les deux cages juste avant. Il n'y avais pourtant que quelques mètres à parcourir mais jamais une destination ne m'eut paru si lointaine que celle-là.
Alors que je prenais appui pour la foulée suivante, la plateforme trembla. Plus fort que jamais. Perdant l'équilibre, je rencontrais l'acier du sol et le téléphone que j'avais encore dans ma main quelques secondes auparavant se brisa sous mon poids. Je ne pris pas le temps de constater les dégâts, rampant déjà vers les cages qui puaient la mort. Je faillis défaillir en passant à proximité de la vache en décomposition et dû me faire violence pour ne pas régurgiter mon déjeuner, pris seulement une petite heure avant chez Dalia.

Je me glissais dans l'une des cages, me pensant en sécurité. Du moins pour le moment, le temps d'analyser la situation. Car je savais bien que l'endroit n'était pas adéquat car j'étais exposée, aussi près du bord. Je n'avais pas choisi la bonne option mais quitte à ne pas terminer à l'eau, c'était mieux que rien. Recroquevillée sur moi-même, je soufflais, mon cœur s'emballant d'appréhension. Il tambourinait si fort qu'on aurait pu distinguer ses contractions à l’œil nu. Celui-ci tomba alors comme une pierre dans ma poitrine lorsque je vis avec horreur la seconde cage s'écraser sur celle que j'occupais !
Le choc fut rude et je laissais sortir un cri, tant de frayeur que de stupeur sous le coup. Impuissante, je sentis ma propre prison glisser sur le métal avec fracas, provoquant un crissement strident le temps d'une poignée de secondes.

Et, sans que je puisse rien y faire, je basculais dans le vide.

Dans sa chute, la cage vint frapper le monstre dans un bruit sourd. Mais celui-ci ne parvint pas à couvrir le hurlement de Blake, qui dut fendre l'air comme l'eau tant il était perçant. Quant à moi, je me tenais là, suspendue dans le vide, me raccrochant à la passerelle (et sans doute à la vie) d'une main. Par quel miracle avais-je réussi cette prouesse je n'en savais rien : réflexe, panique, ou simple chance...le fait était que j'avais succombé à mon instinct -pourtant vieux de plusieurs décennies- pour empêcher le naufrage.
J'entendais les pas de mon collègue, je sentais leurs impacts sans pour autant pourvoir le voir. Sous le choc, je ne pouvais articuler quoique ce soit et je fis l'erreur de regarder le spectacle qui s'animait sous moi. Les maxillaires Dantesques, qui s'écartaient lentement en divisant les eaux devant elles. Mais que faisait Blake ?
Ainsi agrippée au grillage, je sentais mes doigts se raidir au fur et à mesure que le métal me rentrait dans les chairs. Pourquoi ne venait-il pas ? Je l'appelais d'une voix enrouée, avant d'avoir la réponse à mon questionnement muet. Le cadavre puant de la vache tomba dans le bassin, une fourche plantée entre les côtes. L'instant suivant, je vis apparaître le visage de Blake au-dessus de moi, pendant que les rangées de dents en contrebas étudiaient ce spécimen comestible qui était entraîné vers le fond.

Il m'ordonna de me hisser et il étreignit mon bras avec force pour m'empêcher de lâcher prise. Pendant un bref moment, je croisais son regard et je sus que je pouvais lui faire confiance. Sans condition. Alors je lâchais la paroi qui était devenue semblable à une série de lames de rasoirs ensanglantées et me raccrochais au poignet de mon coéquipier.
• "Je vous interdit de faiblir, Blake"soufflais-je à mi-voix alors que je commençais à balancer mes jambes de gauche à droite. J'étais en mesure de le faire maintenant que ma prise ne me blessait plus. Au bout d'une série de répétitions, je parvins à agripper le rebord de mon autre main mais ne m'attardais pas, profitant de la trajectoire pour remonter à la force des épaules. Ainsi, je parvins à poser mon pied sur la plateforme puis finalement, à rouler jusqu'à ne plus être en inertie du tout.

A bout de souffle, je restais étendue là sans lâcher le poignet de Blake. Toute la raison du monde m'aurait poussé à bouger le plus loin possible de cet enfer, mais j'accusais le coup...Quel merdier.
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