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Jurassic World Renaissance a ouvert ses portes le 28/09/2016
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Il était une fois, une Princesse qui voulait devenir guerrière • Julian & Laura

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Sam 17 Mar - 23:22


Princess will be a Warrior

Un fardeau. Ainsi se voyait Laura Masrani. Un poids accroché à la cheville d’un de ses employés. Un boulet. Clairement, elle détonnait avec le milieu environnant de l’île tropicale. Poupée fragile plongée sur un no man’s land, voilà ce à quoi elle ressemblait davantage. Pourtant, elle n’en démordait pas. Malgré la blessure qu’elle s’était faite lors d’un simple travail sur un enclos, elle avait choisi de se montrer plus entreprenante dans ce qu’il se passait dans le parc, Claire ayant donné son accord pour qu’elle le fasse. A l’image de son père, Simon, elle prenait les commandes, bien que les siennes ne soient guère celles d’un hélicoptère. Elle essaierait déjà de se prendre en main afin d’éviter à quelqu’un d’autre de finir mal en point à cause d’elle. Et cela passait par un entraînement, une formation nécessaire.

Aussi, elle avait entrepris de courir un peu tous les jours, améliorant son endurance, se créant une capacité à gérer son souffle. Mais concrètement, à part fuir la situation, cela ne lui serait pas de grande utilité. Laura souhaitait apprendre à être capable de se défendre, ce face à n’importe quelle situation. Que ce soit un homme qui l’agresse ou un dinosaure affamé qui la charge, elle voulait savoir quoi faire, que dire, comment réagir. Et pour cela, elle devait faire confiance aux experts dans ce domaine. C’est pourquoi elle avait contacté la responsable de la sécurité du parc, Ingrid Powell. Avec la bénédiction de Claire, la femme ne put trouver quoi que ce soit à redire et avait fini par donner son accord à cet enseignement très spécial, assurant malgré tout qu’elle ne pourrait le faire elle-même. Par manque de temps, ou d’envie ? Les deux raisons étaient possibles mais Laura préféra mettre cela sur le temps car elle avait pleinement confiance en la responsable.

C’est ainsi que la jeune Masrani s’était aventurée jusqu’à la salle de sport du complexe Sécurité du parc. Un endroit où tous se donnaient à fond pour rester au meilleur de leur forme. Une sorte de camp de base militaire privé, en quelques sorte. Ayant quitté l’hôtel de bon matin, elle avait rendez-vous à 8h avec celui qui serait son instructeur du moment. Elle n’avait eu aucun nom, mais elle n’en avait pas besoin. Tant que l’on accédait à sa demande, elle n’avait nulle raison de demander qui que ce soit. Vêtue d’un débardeur noir et d’un leggin assorti, elle se dirigea vers le vestiaire afin d’y laisser des vêtements propres. Elle aurait pu rentrer se doucher chez elle, dans sa suite, mais rien ne pouvait prévoir l’éventualité d’un appel d’urgence l’empêchant d’agir de la sorte. Appelez ça une garantie Bonne odeur, si vous voulez. Et ça, c’était important pour la jeune indienne. Sortant gourde et serviette de son sac, elle attacha ses longs cheveux noirs dans un chignon rapide. Finalement, elle se rendit dans la salle que lui avait indiqué Ingrid par SMS. Personne n’était encore là. Observant avec une curiosité certaine les différentes machines, elle finit par poser son regard sur la baie vitrée. De là, le panorama était dégagé, offrant une vue imprenable sur le parc en reconstruction. Evidemment, les zones situées plus au Nord étaient loin d’être sûres, mais un jour, tout ceci serait sous un contrôle certain et redeviendrait la huitième merveille de ce monde. Perdue dans ses pensées autant que dans sa contemplation, elle en oublia où elle se trouvait et ce pourquoi elle était là.


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Dim 18 Mar - 10:31
Comme à son habitude, Julian s'était levé tôt. Tous les matins ou presque, ses journées commençaient par une heure d'entrainement intensif dans la salle de sport réservée au personnel.
Une manière d'entretenir son physique qui complétait les rondes organisées avec ses équipes ainsi que son mental, parce que taper dans un sac de frappe permettait d'exorciser sa culpabilité parfois, celle qui ne le lâchait jamais, celle qui le rongeait.
Le sport comme le combat lui apportait cette sérénité d'esprit et de corps qu'il recherchait en permanence, dopamine, endorphine et adrénaline se mêlaient, lui donnant le sentiment d'être capable de déplacer des Montagnes. Et des Montagnes sur Isla Nublar, il y en avait. Beaucoup.

Ce matin là pourtant, la routine allait faire un petit crochet par la nouveauté. Ingrid lui avait annoncé qu'il aurait à charge une nouvelle recrue. Elle ne s'était pas étalée en description et lui n'avait rien demandé. Un soldat était un soldat et si ce dernier comptait tirer au flan, il était mal tombé.
Encore légèrement ensommeillé, sac de sport balancé par dessus son épaule, il pénétra dans la selle de sport immense, aux baies vitrées donnant sur le parc. La vue était imprenable, surtout avec la lumière de l'aube. A travers les feuilles de la végétation luxuriante, le mordoré des rayons du soleil éclatait de mille feux.
Une silhouette se détachait, absorbée par la contemplation du spectacle qu'offrait la nature. A contre-jour, il ne reconnut pas immédiatement celle qui patientait. Une femme vraisemblablement s'il se basait sur les courbes généreuse qui la composaient.
Peu concerné cependant, il s'avança jusqu'à son banc habituel y déposa son sac et s'y installa à son tour.
Il retira sa veste, le laissant en t-shirt près du corps et en pantalon de sport, baskets aux pieds. La fermeture éclair glissa sur le sac sombre et il récupéra ses gants de frappe puis son lecteur mp3.

Lorsqu'il se redressa il achevait de mettre en place ses gants sur ses poignets. La jeune femme se retourna et alors il reconnut Laura Masrani.
La surprise se lut immédiatement sur ses traits. Sa seule présence en ces lieux était relativement inhabituelle, il ne l'avait jamais vu. Mais la jeune femme était un ancien modèle n'est-ce pas ? Elle devait tout autant entretenir sa ligne, qu'elle avait fort joli d’ailleurs. Même s'ils ne s'étaient jamais croisés, cela ne signifiait pas qu'elle ne venait jamais.
Il hocha simplement la tête à son égard, agrémenté d'un sobre :

- Mademoiselle Masrani.


Elle ignorait certainement qui il était. Les responsabilités devaient l'écraser alors pourquoi se soucier de l'identité d'un simple agent d'intervention ? Un soldat au service de son parc, au service du projet de sa vie. Il ne lui en tiendrait pas rigueur, lui aussi n'en aurait certainement rien eu à foutre dans sa situation. En dehors de ses propres devoirs et responsabilité, peu de choses lui importaient. La vie était trop courte, mieux valait en profiter. Depuis l'incident de l'année passée, il en était plus que persuadé.
Depuis il oscillait entre boulot et à l'occasion, baise sans lendemain. La vie n'était pas faite pour créer des liens, les liens toujours se rompaient d'une manière ou d'une autre. Alors à quoi bon ?

L'usage de la politesse établit, il se détourna pour glisser un regard vers sa montre. L'heure était passée et sa nouvelle recrue était en retard. Peut-être même ne viendrait-elle pas ? L'idée que Ingrid ait pu lui monter un plan pareil lui effleura l'esprit avant de se dissoudre dans la raison. Ingrid Powell ne blaguait pas. Jamais, cette femme était une machine. Lui aussi dans une certaine mesure.
Il osa un regard vers la jeune femme puis entreprit de régler la musique sur son lecteur en ne plaçant qu'un seul écouteur, son autre pouce glissant sur l'écran tactile.

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Sam 31 Mar - 1:02


Princess will be a Warrior

Perdue dans la contemplation de ce paysage atypique, elle n’avait pas entendu les premiers pas du jeune homme dans la salle et ce fut en sursautant qu’elle se détourna de la fenêtre pour lui faire face. Ce n’était guère le bruit du sac, mais le son irritant de la fermeture éclair qui avait attiré son attention. L’observant, le dévisageant tandis qu’il mettait ses gants, elle haussa les sourcils, essayant de remettre un nom sur ce visage qu’elle ne voyait pour l’heure pas entièrement. Evidemment, il lui était familier. Pourtant, il était difficile pour elle de remettre un nom correct sur tous les employés déjà en mission sur le parc. Elle faisait de son mieux, bien sûr, souhaitant se montrer comme PDG de Jurassic World accessible et proche de ceux qui mettaient la main à la pâte entre ces murs, mais la liste était si vaste qu’il nécessitait bien du temps et un trombinoscope permanent accroché à son mur, dans son bureau, pour ne pas commettre d’erreur.

Finalement, elle croisa son regard et y lut une certaine surprise. Le sourire de l’Indienne de naissance se fit timide et ses joues s’empourprèrent doucement, intimidée par cette rencontre. Mais au moins, elle eut la capacité de pouvoir croiser son regard. Feuilletant dans ce qu’elle avait imprimé de son répertoire d’employés, elle retrouva rapidement le nom de Julian Blake. Non pas parce que son visage l’avait marqué, mais parce qu’il faisait partie de ceux qui avaient connu son père et ce que fut Jurassic World par le passé. Son sourire s’élargit plus largement tandis qu’il la saluait sobrement, ne faisait que mentionner son nom. « Bonjour, monsieur Blake. » A sa mine stupéfaite, elle sut qu’elle avait tapé dans le mille et, mentalement, elle sautillait de joie d’avoir encore surpris un de ses employés dans cet exercice. Bon, elle était loin du vingt sur vingt dans le domaine, mais faisait cela de mieux en mieux.

Ce fut au regard qu’il lança à sa montre qu’elle se dit que quelque chose clochait. Il semblait attendre quelqu’un, guettant une arrivée qui ne se faisait pas. De son côté, elle avait réussi à replacer Julian dans la section qui était rattachée à la sécurité du parc. A + B = … ? Il ne fallait pas avoir fait des études supérieures en mathématiques pour comprendre qu’il s’agissait là de celui qui allait s’occuper d’elle… Et qu’il n’en avait visiblement que peu conscience, espérant peut-être quelqu’un de mieux bâti qu’elle. Il lui adressa un autre regard de travers, la mettant un peu plus mal à l’aise devant cette situation qu’elle semblait seule à comprendre. Visiblement, celle qui était chargée de la section sécurité du parc s’était bien gardée d’avertir le professeur de l’identité de son élève. Pourtant, loin de se laisser entièrement démonter par cet exemple de machisme, elle toussota légèrement, attirant de nouveau l’attention de l’employé sur elle. « Madame Powell… Ingrid, m’a dit que quelqu’un serait là pour ma formation… Dois-je comprendre que c’est de vous, qu’il s’agit ? » Sa gorge s’était serrée, sa voix s’éteignant peu à peu dans sa gorge, franchement dévorée par la situation et le malaise qu’elle semblait mettre en place. Mais il fallait se montrer plus forte, aller au-delà de ça, et prouver à Julian Blake qu’elle était prête à en découdre.


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Mar 3 Avr - 11:30
A son tour, elle le salua par son nom. Il resta stupéfait à la regarder. Elle connaissait son nom? Et comme son sourire s'élargissait sous ses joues roses, il détourna le regard, perplexe. Jamais il n'aurait pensé qu'elle savait qui il était. N'avait-elle pas autre chose à faire que de connaître le nom de tous ses employés ? Il se demanda si c'était bien le cas ou s'il bénéficiait d'un traitement de faveur.
A nouveau, il osa un regard en biais. Merde, elle aussi le regardait.
Son lecteur mp3 se rappela à son bon souvenir et il ne fut que trop heureux de se plonger dans la lecture de sa playlist. Pourtant, un sourire incrédule s'était dessiné sur ses lèvres. Cette situation n'avait aucun sens et il effaça rapidement cette manifestation sur sa bouche.

L'heure tournait, son élève manquait toujours à l'appel. A un moment, l'idée saugrenue que Laura Masrani puisse être là pour le cours qu'il devrait donner lui traversa l'esprit. Il rit silencieusement dans son coin, face à l’absurdité de cette idée. On parlait de la PDG du parc là, pas de Barbie commando. Même si la jeune femme en possédait tous les attributs.
Soudain, elle toussota comme si elle cherchait son attention. Il se tourna à nouveau vers elle tandis qu'elle s’avançait dans sa direction. Sa voix était peu assurée, voire quasiment inaudible mesure que les paroles étaient prononcés. Il comprit globalement ce qu'elle lui annonçait, mais une part de lui, le refusait.

- Vous vous foutez de moi ? lâcha-t-il en retenant un éclat de rire nerveux.

Pure rhétorique, il savait déjà que c'était bien la réalité. Powell l'avait branché sur une formation de soldat, self defense, armes à feu, survie, et il se retrouvait en nounou pour gosse de riche.
Se rendant compte de sa grossièreté, il ouvrit la bouche une seconde fois, mais rien ne sortit. Ses sourcils se froncèrent, il cherchait ses mots et à la place, retira son écouteur en place.

- Pardon, finit-il par ajouter d'une voix rauque. Ce n'est pas ce que je voulais dire... Mademoiselle Masrani.

Le nom par politesse arrivait un peu tard mais au moins était-il présent ? A quoi jouait Powell bordel ? Il fut tenté de lui envoyer un sms sur le champ, mais cela aurait été tout aussi grossier que ce qu'il venait de démontrer. Il se retint donc et se borna à sourire, un peu gêné d'être confronté de la sorte à sa patronne. Inutile de dire qu'il ne s'attendait pas à ça. Toute personne un peu finaude s'en serait aisément rendu compte et il doutait fortement que Laura soit une idiote sans cervelle.

- D'accord...hum. Bien. Euh..


Il secoua la tête, les yeux légèrement plissé, l’incompréhension s'affichant sur ses traits.

- Pardonnez mon indiscrétion mais...pourquoi faites-vous ça ?

Après tout elle était assez riche pour se payer tous les gardes du corps de la terre. Alors pourquoi vouloir jouer au petit soldat ? Elle n'en avait ni la carrure, ni...il observa son physique parfaitement moulé dans sa tenue de sport. Son corps était parfait, il ne pouvait l'ignorer, parfait pour des robes de soirées, des bikinis osés mais pas pour un putain de costume complet militaire.
Sa place n'était pas ici et si elle s'ennuyait, il y avait plein de choses à faire dans la parc, autre que venir demander des cours militaires au type le moins aimable qu'elle pouvait trouver.
Mais c'était un ordre et s'il elle le voulait, il ne pourrait de toute manière pas désobéir. L'avantage de la hiérarchie lui offrait les services d'un militaire aguerri.





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Jeu 12 Avr - 15:11


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Si son assurance était déjà bien cachée en elle, elle toucha le fond. Si elle s’était attendue à bien des réactions de la part du jeune homme, la vulgarité de son propos, lui fit faire un mouvement de recul. Etait-ce surprenant à ce point qu’il ne s’agisse d’elle, cette jeune femme à entraîner pour être plus robuste, plus tenace dans la jungle ? Visiblement, oui. Rendue muette par la stupeur, Laura finit par se mordre la lèvre inférieure, ne sachant franchement pas comment réagir devant tant d’aplomb. Il était là, le vrai visage de la propriétaire de Jurassic World. Fragile, peu sûre d’elle, ayant cette peur bleue de l’échec et de l’erreur. Elle était attendue à bien des tournants, ne sachant même pas si elle devait s’engager dans certaines voies ou se contenter de rester dans les clous tracés par le conseil d’administration de l’entreprise. Julian Blake, lui, avait manqué de rire, lui demandant si elle ne se foutait pas de lui. Avait-elle le droit et l’envie de faire de telles blagues ? l’envie de lui faire remarquer qu’il n’était pas très motivant de réagir de la sorte lui titilla la langue mais, toujours, la timidité et le manque de confiance dans la situation lui fit préférer le silence.

Finalement, se reprenant, le jeune homme s’excusa, essayant de reprendre contenance dans des propos qui trahissaient pourtant ses véritables pensées. « Je crois, au contraire, que c’est exactement ce que vous vouliez dire… » Elle baissa le regard, retenant un soupir, ressentant cette terrible impuissance, cette sensation désagréable qui lui laissait bien souvent penser qu’elle n’était pas capable de tenir les objectifs qu’elle se fixait, qu’on lui fixait. Instinctivement, elle croisa ses bras sur sa poitrine, comme pour se donner du courage, une étreinte qu’elle se faisait à elle-même, essayant de puise sa force au plus profond de son être pour prouver que les apparences étaient faussées, qu’elle méritait qu’on lui donne sa chance. Mais la réaction de Julian avait été trop brusque et avait brisé l’élan de désir, d’envie de se surpasser pour ne pas rester cette jeune femme à l’apparence fragile mais être capable de survivre sur cette île sans dépendre de quelqu’un.

Elle avait déduit seule le fait que le jeune homme n’avait nullement été prévenu de son identité. Peut-être qu’Ingrid Powell espérait que cela ne changerait rien, qu’elle serait traitée comme n’importe qui sans l’identité au préalable. Qui sait, peut être que s’il l’avait su, Julian serait arrivé avec des manières qui n’étaient pas les siennes ? Là, au moins, on pouvait dire qu’elle venait d’en apprendre un peu sur le personnage avec seulement quelques mots. Il était brut, sans pincettes, et c’était d’autant mieux. Il ne tordrait pas la vérité à essayer de lui plaire mais risquait de se montrer exigeant, intransigeant et l’entrainement qu’elle avait demandé promettait de ne pas être un simple parcours de santé. Elle retint un sourire, à cette pensée, tandis que Julian Blake remettait ses pensées en ordre, visiblement plus chamboulée qu’elle de ce qu’il venait de se passer, de cette prise de conscience… Elle pinça légèrement les lèvres, son regard noir se relevant sur lui pour l’affronter, pour essayer de lui montrer qu’elle n’était pas que l’enfant gâtée, princesse au compte en banque assuré pour le reste de sa vie.

Il lui posa alors une question. Une question qu’elle trouva intéressante et qui lui permettait alors de cadrer les objectifs qu’elle s’était fixé. Elle eut un léger sourire, sa mine s’adoucissant, éloignant la honte et l’anxiété de ce qui venait de se passer. « Eh bien… Pour tout vous dire, je comprends votre réaction même si je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit si… Franche. » Elle déglutit avec difficulté, regardant ses doigts qui s’entrelaçaient avec insistance devant elle, se mordillant légèrement la lèvre inférieure avant de reprendre. « Beaucoup de gens auraient pensé comme vous mais… Je crois qu’il est nécessaire pour tout le monde d’être capable de se débrouiller sur cette île. Et malheureusement, elle n’est pas composée que de Spa, de podiums et d’ateliers de photographie… Ce milieu est… Hostile. Pire que n’importe qu’elle autre endroit de la planète et je me retrouve ici parce que j’ai choisi de reprendre cette entreprise… Pourtant, ça ne veut pas dire que je dois être la responsabilité d’autres personnes. » Elle refit le pas en avant qu’elle avait fait en arrière quelques instant plus tôt, relevant le menton, affirmant sa position. « Je souhaite apprendre les bases pour être capable de me débrouiller un minimum seule dans tout ceci. Je ne souhaite être le boulet de personne… Enfin… Visiblement, je serais le vôtre pendant quelques temps… Si vous avez le moindre problème avec ça, je comprendrais et je pourrais demander à madame Powell de nommer quelqu’un d’autre… »


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Jeu 12 Avr - 22:56
Et merde. Non seulement elle venait de lui reprocher sa franchise mais en plus il semblait l'avoir vexée. L'espace d'un instant, il regretta presque ses propos. La voir ainsi, bras croisés comme pour se protéger, tête baissée, impuissante, lui fit bizarrement quelque chose. Restait à savoir quoi. Blesser Laura Masrani n'était pas dans ses projets, l’entraîner non plus ceci-dit. Si elle souhaitait son avis il ne se ferait pas prier. Pourtant, tout dans l'attitude de la jeune femme démontrait un manque cruel de confiance en soi. Cette fille était à la tête d'un putain d'empire et elle se vexait devant un soldat qui se comportait de manière un peu...un peu crue.
Cette sensation étrange le mettait mal à l'aise. Elle avait donc demandé de l'aide et on lui avait refourgué, certes un des meilleurs, mais aussi un de plus désagréables. Julian détestait s'encombrer de poids inutiles.
Masrani en serait un, c'était certain ! Il aurait pu jurer qu'elle n'avait jamais tenu une arme, jamais même mis  un coup de poing à quelqu'un ! La seule chose qu'elle avait du frapper devait être son oreiller pour le regonfler un coup.
Il soupira, attendant la réponse de la jeune femme à sa question. A quoi bon jouer les GI Jane ? Elle avait forcément un but et il était curieux de le connaitre.
Oserait-elle seulement le lui expliquer alors qu'il s'était foutu d'elle ? Rien n'était moins sûr. Pourtant, elle venait de sourire, avec douceur.
Cette expression illumina ses traits et sur le coup, il la trouva vraiment jolie. Pouvait-elle être suffisamment forte pour un entrainement aussi intensif ? A première vue elle semblait si fragile avec ses petits bras tout minces et ses seins assez gros pour être encombrants. Aucune chance qu'elle puisse cogner même une pinata avec ça.

Avec honnêteté, elle lui avoua comprendre sa réaction mais aussi être surprise par sa franchise. Il ne put retenir un sourire. Si elle appréciait la franchise, elle allait être servie.
Et puis, il se souvint de son air contrit et de sa posture défensive. S'il devait s'occuper d'elle, alors il devrait faire des efforts. Enfin, un peu. En valait-elle la peine ?
A la voir tortiller ses mains devant elle, comme si elle cherchait ses mots, il en doutait fortement. A la moindre difficulté, elle partirait en courant, voire en pleurant.
Pourtant, elle le surprit à nouveau en reprenant la parole. Sa voix reprenait de l'assurance au fur et à mesure qu'elle déroulait ses propos.
Il retint un éclat de rire à son jugement de lieu "hostile".
Sans dec ? Une île avec des dinosaures en liberté prêts à vous sauter sur la couenne dans une ambiance tropicale. Le Clubmed revu et corrigé par Masrani and co.

Subitement forte de ses responsabilités et surtout d'une volonté nouvelle, affirmée, elle releva le menton dans une attitude altière presque audacieuse. Julian l'observa, intrigué et légèrement charmé : Cette fille, il pouvait en faire quelque chose.
A ses dernières paroles, il ne la quitta pas du regard, inclina légèrement la tête sur le côté, un sourire amusé flottant sur les lèvres. Si elle devait être le boulet, alors il serait la chaîne qui la maintiendrait.
Convaincu, il s'avança vers elle, réduisant la distance qui les séparaient à une trentaine de centimètre.
Subitement, le fait qu'elle soit la patronne du parc ne l'impressionnait plus vraiment car avec cet entrainement, il aurait un pouvoir sur elle. Elle se fierait à lui, elle lui ferait confiance mais savait-elle vraiment dans quoi elle s'engageait ?

Face à elle, il la jaugea une fois encore. Sans difficulté, il  la dépassait d'une bonne demi-tête et possédait presque deux fois sa carrure.

- C'est d'accord,
finit-il par lui dire en lui souriant. Vous serez mon boulet.

Puisqu'elle aimait cette métaphore autant s'en servir. Sa mine se fit plus grave et plus sérieuse, son sourire pourtant ne s'effaça pas.

- En revanche, vous devez savoir que je suis très exigeant, avec les autres comme avec moi-même. Je ne vous ferais pas de cadeau, je ne serais pas doux ou gentil et je ne retiendrais pas mes coups. Je vous demande d'en faire de même. Ce milieu est hostile et il faudra vous endurcir. Je vous y aiderais, mais que ce soit clair Mademoiselle Masrani, je ne vous ferais aucune faveur sous prétexte que vous êtes ma boss.


Il se pencha un peu plus, plaçant son visage à seulement quelques centimètres du sien et lorsqu'il croisa  ses yeux sombres ajouta :

- La franchise c'est la base de la confiance.


Une promesse masquée sous des propos dignes d'un tableau de motivation personnelle et qui lui soufflait clairement qu'il lui dirait ce qu'il pensait, tel quel, sans filtre. Si elle était nulle, elle le saurait. La base de la progression, la base de la confiance en soi, c'était de connaître ses forces et surtout ses faiblesses.
Il serait là pour les lui pointer.
Satisfait, il se redressa et lui lança en tendant sa main vers elle.

- Toujours partante ? Je comprendrais que vous refusiez.

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Lun 16 Avr - 0:00


Princess will be a Warrior

Vous serez mon boulet. La formulation n’avait rien de conventionnel et, pire encore, bien des gens auraient certainement pris la mouche devant pareils mots. Mais Laura, elle, sourit largement. Il avait réduit la distance entre eux, entrant dans la bulle privée de la jeune femme, mais son humour et la manière qu’il eut de reprendre les mots qu’elle avait prononcé avait quelque chose de rassurant. La jeune Masrani devait être la personne la plus fière au monde de se faire traiter de boulet, à cet instant. Peu de gens auraient accepté sa demande et pourtant, lui, semblait être prêt à devoir jongler avec cette fille aux allures de princesse pour en faire un semblant de guerrière. Elle lâcha un léger rire, comme enchantée de voir que, pour une fois, on ne la jugeait pas incapable et on lui laissait une chance de prouver ce qu’elle avait dans le ventre.

La mine de Julian Blake se renfrogna un peu alors qu’il commençait à lui expliquer son mode de fonctionnement. Et il rendait Laura plus enthousiaste encore. Elle ne voulait pas être ménagée. Elle en avait plus qu’assez d’être « La fille de Simon Masrani » ou « La propriétaire des lieux ». Elle voulait vivre comme tous les autres employés de ce parc qui, certes, était à elle, mais qu’elle n’aurait jamais pu rebâtir seule. Le jeune homme était quelqu’un de direct, un véritable soldat. Pas de cadeaux. Pas de retenue. Elle serait comme n’importe quelle autre fille souhaitant rejoindre la sécurité du parc si ce n’était qu’elle partait de bien plus loin qu’eux tous réunis. Et qu’elle était bien plus enthousiaste que tous les membres de la sécurité réunis. Elle hochait la tête, acquiesçant à chacun de ses dires. Elle aurait le droit de lui rendre la pareille, de ne pas retenir ses poings, de tenter de lui prouver qu’elle n’était pas qu’une beauté sans muscles.

Elle retenait sa jubilation, l’intériorisant autant qu’elle le pouvait. Pourtant, quand le jeune homme se pencha vers elle, un profond malaise vint la secouer. Pourquoi agissait-il de la sorte ? L’espace qu’il laissa entre leurs visages était mince. Trop mince pour que les conventions sociales ne l’acceptent en temps normal. Mais, une fois encore, Laura ne se laissa pas intimider. Tenant la distance, elle se recroquevilla légèrement, laissant sa tête entrer entre ses épaules plutôt que de la porter fièrement. Son regard se déroba tandis qu’elle pinçait les lèvres, se demandant bien qu’elles étaient les raisons d’un tel geste. D’un ton plus calme, il lui expliqua alors. La confiance. Avait-elle déjà eu confiance en quelqu’un ? En Claire, certainement. Mais c’était là une exception. Quant à la franchise, la jeune femme d’origine indiennes n’avait jamais eu de problèmes avec cela mais avait toujours eu tendance à déguiser la vérité pour la rendre plus appréciable à entendre. Apparemment, il allait falloir laisser tout ça de côté. Elle hocha légèrement la tête, toujours autant intimidée par la présence si proche de Julian… Qui finit par reculer, la laissant reprendre son souffle.

Se redressant légèrement, elle passa une main sur sa tête, se grattant la nuque pour dissimuler au mieux sa gêne. Poussant un long soupir, elle observa le jeune homme lui tendre une main, désireux de voir si les propositions échangées tenaient toujours. Elle eut de nouveau ce large sourire qui fit apparaître ses dents blanches, plongeant sa main fine dans celle du soldat pour la serrer avec légèreté. « Toujours. Et j’espère bien que vous ne me ménagerez pas… » Elle prit alors une profonde inspiration, imaginant son père fier d’elle et de cette décision. Peut-être, un jour, expliquerait-elle à Julian qu’elle souhaitait se rendre dans une des zones les plus dangereuses du parc pour rendre hommage à son géniteur ? Pour l’heure, la franchise avait beau être le mot d’ordre, il n’était pas vital de le formuler. Récupérant sa main, jouant de ses doigts, elle finit par porter son regard autour d’elle avant de le plonger, nouveau, dans celui de son vis-à-vis. « Bon… Par quoi on commence ? »


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Mar 17 Avr - 23:12
Soit Laura Masrani était dérangée mentalement, soit elle aimait le risque. Il opta pour la seconde option ou du moins, espéra que ce soit le cas. Jamais il n'aurait imaginé que ses propos puissent provoquer un tel sourire. Large, lumineux, puissant. Il lui aurait dit que le Père Noël existait, la réaction aurait été la même. Mais il n'était pas le Père Noël et malgré tous les efforts qu'il ferait pour la rendre...autonome, elle serait la seule capable d'accomplir le miracle qu'elle réclamait.
A nouveau il la regarda, un léger sourire en coin dessiné sur ses lèvres. Il ne lui donnait clairement pas cinq minutes sur le terrain, mais elle était mignonne à vouloir essayer. Lui ne pouvait clairement pas lui enlever ça.
Et puis, à l’entraîner ainsi, il porterait la responsabilité de sa vie si elle décidait de se balader aux abords des enclos et il ne pouvait clairement pas la suivre comme son ombre, ce serait trop glauque. Elle devait être suffisamment préparée, parée à réagir au pire qui pourrait lui arriver. Il devait faire d'elle une combattante aguerrie.
Tandis qu'elle lui serrait la main, son sourire s'élargit et pendant qu'il la regardait faire, qu'il analysait son comportement, il se dit qu'elle ne serait jamais rien d'autre qu'une princesse.
Sans vouloir remettre en cause sa volonté, elle portait sur elle une naïveté et une certaine forme d'innocence accompagné  d'une poignée de main de fillette.
Qu'attendait-il d'autre de la part d'un mannequin ? A une époque elle avait dû peser trente kilos peut-être.

Son mal être sembla se dissiper et elle observa la pièce avant de se tourner vers lui. Par quoi on commence ?
Un nouveau rire nerveux le secoua doucement.

- La base, annonça-t-il en haussant ses larges épaules. Cardio vingt minutes. Si vous survivez à ça, on passera directement à la suite.

Voilà qui allait calmer ses ardeurs. Le cardio, on avait pas inventé plus chiant à faire. Courir comme un con sur un tapis roulant avec vue sur la forêt tropicale.
Il lui indiqua les deux tapis côtes à côtes, la laissa grimper sur celui qu'elle préférerait. Dès qu'elle fut dessus, il lança la vitesse de croisière. Le mouvement lui allait bien. Ses jambes semblaient souples et galbées, ses seins rebondissaient joliment à chacun de ses pas. Peut-être que ces entraînements ne seraient pas si ennuyeux dans le fond. Au moins y gagnait-il une légère compensation.
Souriant comme un bien heureux, il s'installa sur le tapis à proximité et entama lui aussi sa course.
Son regard se fixa sur la canopée verte face à eux. Le soleil poursuivait sa course, inondant Isla Nublar de rayons mordorés scintillant. Dans un autre contexte, cette vision aurait été belle à pleurer. Mais en l'état actuel, l’île était aussi magnifique que dangereuse.
Durant sa course, il plaça ses écouteurs sur ses oreilles, préférant se couper du monde pour se concentrer sur ses pas. C'était peut-être malpoli, elle le prendrait peut-être terriblement mal, mais il n'y avait rien à écouter lorsque l'on effectuait un footing, parce que personne ne parlait.

Ajustant son souffle au fur et à mesure, il accéléra petit à petit ses foulées. Malgré la climatisation, la moiteur de la sueur commença à le gagner dans le dos, mouillant son t-shirt qui lui collait à la peau.
D'un regard de biais, il regarda Laura, se demandant si elle aussi subirait l'effet mouillé mais le tissu qu'elle portait ne laissait rien paraitre, il était parfaitement adapté à l'activité sportive. Cependant, il avait remarqué que sur ses tempes et sur sa nuque, de fines gouttelettes avaient perlé ça et là.
Légèrement contrarié par le manque de vue de l'effet t-shirt mouillé, il accéléra la vitesse du tapis de course de la jeune femme. Leurs regards se croisèrent et il ne put réprimer un sourire narquois en regardant à nouveau face à lui.
Dans ses écouteurs, la musique changea pour un air un peu plus folk qui lui rappela ses débuts dans le parc, là où il avait du faire ses preuves. Aujourd'hui c'était au tour de la jeune femme de montrer sa bravoure et son audace. Il ne la connaissait pas et comme pour la plupart des employés ici, Laura Masrani était une image, une personnalité inaccessible dont chacun possédait un avis bien tranché.
A ses yeux, ce n'était pas un caprice qu'elle avait réclamé ce matin là. Et si elle finissait réellement par être honnête, alors elle se rendrait compte qu'en sa présence, elle n'avait pas besoin de prétendre être une autre, de se cacher derrière cette apparence parfaite, ce rôle de PDG parfait. Il ne croyait pas à son petit discours précédent, on ne se réveillait pas un matin en se disant qu'il serait logique d'apprendre à se débrouiller seule dans un milieu hostile surtout lorsque l'on possédait des millions de dollars pour s'assurer de sa sécurité. Laura Masrani préparait quelque chose ou alors elle était stupide et inconsciente ce dont il doutait fort. Bien que sa curiosité soit piquée, il ne lui poserait pas la question et s'assurerait simplement de lui donner ce qu'elle réclamait ; une confiance en elle et la capacité de survivre.

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Jeu 3 Mai - 23:06


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De nouveau, alors qu’elle l’interrogeait sur les préliminaires de la séance, il eut un léger rire qu’elle sentait nerveux. Elle aurait eu quelqu’un avec qui parier, elle aurait misé sur le fait que le jeune homme ne pensait pas un seul instant qu’elle serait capable de quoi que ce soit. Cela se lisait sur son visage et il n’essayait pas vraiment de s’en cacher. Clairement, Julian Blake aurait pu, il aurait misé contre elle. Mais voilà, à partir de maintenant, il serait en partie responsable d’elle et c’était peut-être ça qui le dérangeait plus que de rigueur. Le fait de savoir que s’il arrivait quelque chose à son boulet, il se ferait très certainement renvoyer… C’était de ça que Laura avait eu peur quand elle avait demandé à Ingrid de lui trouver quelqu’un pour la mettre sur un pied d’égalité avec les autres. Etait-ce la raison pour laquelle la chef de la sécurité n’avait pas prévenu le jeune homme de son identité ? Peut-être…

Lui annonçant la couleur, elle fut presque surprise quand il lui annonça qu’ils commenceraient par courir sur les tapis pendant vingt petites minutes. Il me prend vraiment pour une bras-cassée. Elle aurait volontiers levé les yeux au ciel pour lui faire entendre que ça, c’était la routine mais se contenta de hocher la tête avec enthousiaste avant de sourire légèrement. Les tapis de course ? Faut-il vraiment rappeler l’ancien statut de mannequin de Laura Masrani pour comprendre que ça avait été son dada pendant de nombreuses années ? Mais elle choisit de ne pas relever, se contentant de se hisser sur le tapis de son choix. Programmant la machine, Julian lança la vitesse, d’abord de manière à ce que la jeune femme puisse se mettre dans le bain. Elle aurait su qu’il se mettrait à côté d’elle avec une paire d’écouteurs dans les oreilles, elle aurait très certainement pris les siens pour ne pas à avoir affaire au silence et au malaise de ne pas même pouvoir discuter tranquillement. Lâchant un léger soupir, son regard se porta alors sur la vision qu’offrait cette large baie vitrée. Comme ils avaient de la chance de se trouver là. Combien de personne tueraient pour que cela puisse leur arriver ? Evidemment, mieux valait oublier les dinosaures affamés de chair qui avaient tendance à se promener sans qu’aucune limite ne leur permettent d’être retenus loin des habitations et du complexe. Mais c’était aussi cela qui faisait le charme de toute l’aventure Jurassic World et Laura était convaincue que, bientôt, tout serait rentré dans l’ordre et ils pourraient tout simplement reprendre des postes plus convenables afin que le public ne se joigne à eux sur cette île.

Plongée dans ses pensées, elle n’en sortit que lorsque, d’une main, Julian entra dans l’espace de son tapis afin d’augmenter légèrement la vitesse de son pas. Elle haussa les sourcils, l’observant d’un air surpris, répondant à son sourire narquois par un léger pincement de lèvres. Mais elle ne se laissa pas faire. Replongeant dans l’exercice, elle poursuivit l’effort malgré la sueur qui commençait à glisser le long de sa tempe. C’était dur et facile à la fois tant elle avait l’habitude de faire cet exercice pénible. Mais, finalement, au bout des vingt minutes, le tapis ralentit de lui-même, lui offrant un léger temps de récupération en marche rapide avant de s’arrêter définitivement. Comme à chaque fois qu’elle courait sur ce genre de machine, elle eut une légère sensation de vertige, la faute à la perception du corps devant un effort qui est censé avancer mais qui demeure sur place. Descendant de là, elle s’empara de sa bouteille d’eau, buvant plusieurs gorgées en faisant quelques pas. Marcher favorisait la récupération physique après ce genre d’effort, elle le savait.

Une minute après, ce fut le timing de Julian qui signa la fin de sa séance de cardio. Elle eut alors un léger sourire en coin. « Vous n’avez pas osé remonter la vitesse plus que ça, de peur que je ne cours plus vite que vous, c’est ça ? » Une petite pique bien placée qu’il méritait après avoir eu les réactions qu’il avait eu plus tôt, non ?


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Lun 7 Mai - 22:19
Malgré l'accélération de la vitesse du tapis de course, Laura ne se défila pas. Elle ajusta son rythme sans sourciller, enfin presque. Il avait bien noté ses lèvres pincées et réprimat instantanément le rire qui montait dans sa gorge. Dans ses écouteurs, Belle Mt se lança, une chanson qu'il adorait et il se contenta de fermer les yeux un moment, oubliant la colère qui couvait sous les braises de ce guet-apens dans lequel Powell le plaçait. Pourquoi l'avait-elle choisi lui ? Pour le faire chier c'était évident. Peut-être qu'elle trouvait qu'il était plus feignant ces derniers temps. C'est vrai qu'il était dans une mauvaise passe, il s'ennuyait ferme. Ses amis étaient tous plus ou moins occupés ces temps-ci et le boulot était au point mort. Rien n'avançait.
Bientôt la course s'acheva dans un "bip" significatif le ramenant vivement dans le moment présent. Comme il retirait ses écouteurs en marchant pour reprendre son souffle, il entendit la remarque de Laura.

- C'est exactement ça, répondit-il, sarcastique en sautant au bas du tapis. J'avais trop peur-de-perdre-cette-course-sur-le-tapis.
Evidemment, il ne pouvait s'empêcher de se moquer de l'aspect ridicule des propos de la jeune femme. Ce n'était ni aimable, ni réfléchis. Entièrement gratuit, sans filtre, son caractère difficile prenait le dessus à nouveau. Il lui tourna le dos, ne s'intéressant pas à la réaction qu'elle pourrait avoir, il n'était pas la pour se faire une copine de toute manière. Elle voulait de l'entrainement, et bien toutes patronne qu'elle était elle allait en avoir. Attrapant sa bouteille d'eau, il en bu une grande lampée, puis épongea un peu son front avec sa serviette.

- Je voulais vous faire suer un peu
, reprit-il cependant en rangeant le tout plus son Ipod dans son sac. Mais pas non plus vous essouffler, ce n'était qu'un échauffement.

Pendant qu'il parlait, il fouillait parmi ses affaires à la recherche de ses bandes de tissu et de ses gants. Entre ses vêtements de rechange tout au fond, il trouva enfin les objets de ses recherches et les sortit, triomphant.

- Maintenant on va passer au plus fun. Donnez moi vos mains.

Elle n'avait pas le choix, cela faisant parti de son rituel quotidien. La bonne nouvelle c'était que le boulet allait pouvoir se défouler. Il ne voulait pas attendre, c'était dans l’adversité qu'elle se révélerait et quelque part, il avait hâte de voir ce qu'elle avait dans le bide.
Avec précision, il banda la première main, remarqua les doigts fins aux ongles parfaits. Sa peau était douce, légèrement moite du fait de l'activité précédente. Dès qu'il eut fini avec l'une, il se saisit de l'autre et y apposa la bande avec la même concentration. Lorsqu'il fut satisfait de la mise en place des bandes, il jaugea un instant son travail, puis enfila les gants par dessus. Il resserra alors le lien aux poignets. Le cuir flotterait un peu autour de ses mains plus fines que les siennes, mais il ne pouvait se résigner à la laisser frapper sans. Elle y perdrait ses ongles et peut-être même quelques phalanges. Cela aurait été contraignant pour signer ses chèques.


Lui montrant le sac de frappe, il le lui désigna avec une fausse révérence et un sourire comme une invitation exclusivement réservée à Laura Masrani.
Alors il se plaça derrière le sac pour le maintenir et attendit le premier coup.

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Sam 12 Mai - 10:16


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Reprenant son souffle, elle avait voulu essayer d’ouvrir le dialogue, d’entrer en communication avec l’homo sapiens qui lui tenait compagnie depuis son arrivée et qui devrait lui tenir compagnie encore durant bien des heures si elle souhaitait s’améliorer, gagner en confiance en elle et en ses capacités. Mais, visiblement, ses piques ne trouvèrent qu’un mur de sarcasme cynique. Evidemment, par course, elle entendait une vitesse moyenne supérieure à la sienne. Mais à la réflexion, l’emploi de ses mots avait été mauvais et devant la remarque accompagnée d’un sourire ouvertement moqueur du jeune homme, ses yeux se plissèrent avant de se détourner. Il était clair que Julian Blake n’était pas homme enjoué à s’épancher sur les états d’âme, mais pouvait-il au moins faire semblant pour essayer de faire en sorte qu’ils passent un bon moment ? Quoi que, réflexion faite, il n’était pas dit qu’il souhaitait faire de cet entrainement un bon moment non plus.

Buvant une gorgée d’eau de sa gourde, Laura chercha à apaiser son esprit, à ne pas se laisser envahir par la frustration qui risquerait de s’exprimer sous une forme bien peu souhaitable. Poussant un long soupir, elle se contenta d’éponger une dernière fois sa nuque tandis qu’il lui expliquait qu’il ne s’agissait que d’un échauffement, pas d’une épreuve physique durant laquelle ses capacités étaient réellement mises à l’épreuve. Se tournant vers lui, elle le vit farfouiller dans son sac, cherchant certainement quelque chose… Qu’il finit par trouver. Annonçant la couleur avec du fun à la clé, il s’approcha d’elle, lui demandant de lui confier ses mains. Observant les bandes de tissu qu’il détenait, elle haussa un sourcil curieux, se demandant l’espace d’un instant si elle n’était pas tombé sur Christian Grey en personne avant de simplement se laisser faire, lui offrant ses dix doigts en présent.

Les mains du jeune homme placèrent les bandes de tissu avec soin, Laura admirant son travail béatement, demeurant silencieuse. Ses yeux étaient captivés par les mouvements du tissu autant qu’elle était étonnée du contact relativement doux des mains du soldat sur les siennes. Elle qui pensait n’avoir à faire qu’à un rustre de bas étage, c’était chose surprenante que de le voir aussi soigneux et appliqué. Quand il eut fini, il admira un instant son travail, s’assurant certainement de la perfection de celui-ci. Puis, se saisissant de gants, il en enfila un premier sur la main de la jeune femme, serrant le lien au niveau de son poignet. Alors qu’il passait à la seconde, Laura observa avec attention cette nouvelle main grossière qui recouvrait la sienne, soupesant le poids que cela représentait, cherchant à comprendre les sensations que tout ceci faisait. Elle en fit de même avec la seconde quand il eut terminé d’en faire de même. Puis, s’avançant vers ce qui ressemblait à un truc que l’on pouvait cogner, il mima une grossière révérence qui réveilla Laura pour de bon. Tu vas voir…

Ramenant ses bras devant elle à la manière des boxeurs que l’on pouvait voir à la télévision, elle s’avança tandis qu’il se plaçait derrière. Elle espérait bien lui faire mal. Utilisant son bras droit, celui qui était dominant, elle finit par le projeter en avant, comme dans les films, comme dans les arènes. Mais, étrangement, il ne suffit pas de regarder les autres pour savoir comment faire. La Masrani était une jeune femme délicate, raffinée qui, jamais, n’avait eu besoin d’utiliser ses poings ou ses pieds pour quelque raison que ce soit. Alors se montrer audacieuse et chercher à frapper comme une pro alors qu’elle n’était que capable d’asséner une pichenette à une fourmi ? Grossière erreur. Il n’y eut aucun craquement, mais le choc la lança immédiatement. Lâchant un cri de douleur, elle se plia en deux autour de son bras, secouant douloureusement son gant pour signaler la gêne. « Nom de… Ca fait mal ! » Clairement, la princesse sortie des podiums faisait bien pâle figure devant le sac de frappe. KO en 2 secondes… Avait-on déjà vu scène plus ridicule ?


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Lun 14 Mai - 9:48
Laura chercha à s'habituer aux gants dans un premier temps. A l'intérieur, la pression des bandes sur sa peau devait lui faire tout drôle ajoutée au poids de la matière des gants de frappe. Il l'observa un moment, agréablement surpris qu'elle prenne le cours au sérieux. Pour un boulet, il devait bien admettre qu'elle faisait des efforts.
A la manière des boxeurs, elle replia ses bras devant elle comme pour se protéger d'un éventuel agresseur ou bien d'un adversaire. Avait-elle vu cette posture dans un film ou lors d'un match ? Il s'interrogea quelques secondes sur les goûts de la jeune femme. Quel genre de film Laura Masrani pouvait-elle bien apprécier ? Certainement pas Rocky ou Million dollar baby...Non il la voyait plutôt regarder des conneries de films à l'eau de rose ou des films d'aventures dans lesquels elle pouvait peut-être s'identifier et se dire "moi aussi, un jour je le ferais".
Chassant ses pensées, il se concentra à nouveau sur le moment présent. Elle allait frapper et tandis qu'elle portait un premier coup, Julian analysait sa posture et ses erreurs. Le cri qu'elle lâcha suivit du juron le laissa stupéfait un bon moment. Trop longtemps en réalité.

Il cligna des yeux plusieurs fois alors que Laura se tordait de douleur. Toujours immobile et quelque peu incrédule face à la scène à laquelle il venait d'assister un sourire commença à se dessiner sur ses lèvres. Et puis, n'y tenant plus, il éclata d'un rire franc et fort.
A mesure qu'il revivait la scène mentalement, son éclat devint petit à petit incontrôlable et la crise de rire l'emporta. Depuis combien de temps n'avait-il pas ri de la sorte ? Avait-il seulement déjà ri ainsi ? Il n'en était même pas sûr.
Les larmes aux yeux, il fit un effort sur sa respiration pour se calmer et bredouilla un "pardon" qui se perdit dans une nouvelle vague d'hilarité. Il fut contraint de se retourner un instant pour essayer de s'apaiser. Lorsqu'il y parvint enfin, il lui fit face à nouveau et s'avança vers elle en lui tendant les mains.

- Faites moi voir, parvint-il à articuler sans réussir pour autant à éteindre entièrement la crise.

Si cela pouvait la consoler, ses zygomatiques le faisaient tout autant souffrir mais il se garda bien d'en faire la remarque. A ce moment précis, il oubliait presque qu'il s'agissait de Laura Masrani, la femme qui dirigeait tout le parc, la femme qui possédait son avenir entre ses mains, celle qui pouvait le faire virer d'un claquement de doigt. Même si, en l'état actuel elle aurait du mal à effectuer ce geste. Cette pensée le fit rire à nouveau et à travers ses yeux pétillants, il lui lança un regard d'excuse avant de le détourner de nouveau.
Préférant se concentrer sur le gant qu'elle lui tendait, il desserra le lien et retira très doucement la masse de cuir. Il glissa sa main sous la sienne, paume contre paume et l'incita à la retourner. Sur sa peau, la zone dans laquelle s'étaient enfoncés ses ongles lors du choc avait rougie. Un des ongles d’ailleurs s'était cassé net, mais à cause de la bande, il ne pouvait véritablement vérifier l'étendu des dégâts. On était probablement loin de la fracture, en revanche une foulure n'était pas à exclure.

Avec la même délicatesse que pour poser les bandes, il retira ces dernières en prenant soin de ne tirer sur aucun des doigts, sa main libre venant soutenir son poignet pour diminuer les efforts de la jeune femme à maintenir son bras en l'air.
Libérés de leur emprises, Julian observa les doigts sous toutes les coutures, se permit même de faire bouger les deux qu'il suspectait d'être douloureux. Il n'était pas médecin, mais suffisamment bagarreur pour reconnaître une phalange abîmée ou un doigt fourbu.

- Vous pouvez les bouger ?
demanda-t-il en la regardant de biais.

Face à l'expression de son visage, son rire disparut tout à fait. Malgré la douleur lisible sur les traits de son visage, elle restait cette femme magnifique qui avait défilé sur les podiums, une femme qui aujourd'hui se retrouvait à la tête d'un empire et qui derrière une façade de marbre, possédait certainement ses failles.

- Aller venez, on va passer tout ça sous l'eau froide, ça ne pourra pas vous faire de mal.

Et ça empêchera peut-être un peu votre main de gonfler....songea-t-il.

Tenant toujours son poignet, il la conduisit jusqu'aux vestiaires sans un mot. De toute façon il ne savait pas quoi lui dire et avait peur qu'une seule de ses paroles relance la crise de rire. Pitié, qu'elle n'essaie surtout pas de se justifier...
Arrivés devant les lavabos, il ouvrit le robinet et s'assura de la fraîcheur de l'eau avant de l'encourager à y plonger ses doigts.




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Sam 30 Juin - 16:59


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Elle sautillait sur place, sa main retenue contre son ventre, essayant d’évacuer la douleur sans finir en larmes. Elle aurait eu définitivement l’air fin, si les larmes s’étaient mises à couler, non ? De son autre main gantée, elle essayait de libérer ses doigts abimés, les bougeant malgré elle, réveillant la douleur qui allait jusqu’à irradier son avant-bras. Elle s’était cassé quelque chose, elle en était persuadée. Imaginant déjà l’horreur que devait renfermait ce gant, elle manqua de tourner de l’œil… Interrompue par un éclat de rire qui la laissa pantoise. Oubliant jusqu’à la douleur, son regard rond se porta sur le jeune homme qui riait à s’en rouler par terre. Puis, reprenant conscience de la situation, Laura lui adressa un regard noir, comme l’un de ces tigres en cage qui découvre qu’il n’aura qu’un rationnement de viande quotidien bien maigre comparé à ce qu’il pouvait chasser dans la nature. Elle eut envie de lui sortir une phrase bien foutue qui forcerait le jeune homme à foutre le camp mais, elle n’en eut pas le temps autant qu’elle se demanda comment elle ferait, si elle se retrouvait toute seule.

Les larmes bordaient ses yeux, signal d’une douleur bien trop forte pour être supportable tandis que le regard humide du jeune homme, lui, était dû à cette crise de rire qu’il venait de montrer. Les excuses qui sortirent malgré tout furent accueillies par un nouveau regard incendiaire de la part de la jeune femme. Là, maintenant, tout de suite, elle le haïssait profondément. Mais, finalement, il finit par s’approcher d’elle, lui demandant de lui montrer cette patte blessée. Elle hésita un instant, manquant de lui dire d’aller voir plus loin si elle y était mais la souffrance était telle qu’elle souhaitait, elle aussi, voir les dégâts causés par une frappe mal réalisée. Elle lui offrit sa main emballée dans le gant qu’il commença à délacer. Quand vint le moment de l’enlever, évidemment, elle grimaça, sifflant entre ses dents comme un chat franchement agacé, sur la défensive. Mais les gestes de Julian n’étaient nullement en accord avec sa réaction et ce fut armé de mille précaution qu’il observa la main endolorie de la jeune femme. Une nouvelle grimace fit son apparition quand elle remarqua l’ongle qui s’était cassé nettement, la base de la matrice ayant aussi subi le choc. Peut être allaient-ils noircir avant de tomber ? Quel gâchis…

Doucement, il s’occupa de lui ôter la bande qui maintenant ses doigts en place, libérant chacun d’eux un à un. Rien de visible, pour le moment mais elle aurait mis sa main à couper – enfin, presque – que tous ses doigts vireraient très prochainement au bleu violacé à cause du choc. Son entraineur ne riait plus, se saisissant des deux doigts qui lui faisait le plus mal, commençant à les bouger et forçant un nouveau petit cri de douleur chez Laura. Il l’interrogea alors sur la mobilité de sa main, essayant de savoir s’il lui était encore permis de les bouger ou non. Doucement, fronçant les sourcils, hésitant un instant, elle commençant à les lever et les baisser avant d’essayer de les plier. « Ca va… C’est douloureux mais pas autant que ce que je pensais. » Visiblement, l’annonce de cette nouvelle venait de le calmer pour de bon car elle croisa furtivement son regard et plus aucune moquerie n’y était lisible. Prenant les choses en main, il se décida à l’emmener jusqu’aux vestiaire, lui expliquant qu’il valait mieux passer la main sous l’eau froide. Non, ça ne pourrait pas lui faire de mal, puisque le mal était déjà fait.

La trainant par le poignet, elle n’eut pas réellement matière à protester. Puis, lui ouvrant le robinet, il lui indiqua qu’elle pouvait y aller. La froideur de l’eau était d’abord douloureuse avant de soulager la douleur de la blessure. Elle resta ainsi de longues secondes avant de pousser un long soupir. « C’était peut être une mauvaise idée, après tout… » Pensée évoquée à voix haute, elle ne s’en rendit compte qu’après un court instant avant de relever le regard vers Julian, lui toisant d’un œil plissé. « Et là, c’est le moment où vous ricanez de plus belle en me disant que vous m’aviez prévenue, c’est ça ? »


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Mer 4 Juil - 11:23
Visiblement, il y avait plus de peur que de mal. Le calme était revenu dans l'attitude du jeune homme. Laura le regardait, l'oeil noir. Il n'aurait pas voulu être dans sa tête, elle devait copieusement l'insulter à ce moment précis. Il fallait dire qu'il s'était ouvertement moqué d'elle, mais bordel c'était tellement drôle, mieux qu'une bonne vieille comédie, on croyait complètement au gag.
Il ne s'était réellement rendu compte qu'après, des yeux bordés de larmes de douleur de la jeune femme, du fait qu'elle n'était pas taillée pour ce genre d'épreuve. Quand avait-elle réellement souffert physiquement dans sa vie ? Il n'en avait pas la moindre idée mais optait pour le"jamais".
Avec ses réflexions, vint la culpabilité aussi. C'était de sa faute à lui. Il l'avait entraîné dans cette activité, il avait pensé qu'une femme comme elle, bourrée de responsabilité et de destin tracé depuis son enfance, aurait eu besoin de se défouler contre un sac de frappe. Elle cherchait à apprendre à se défendre toute seule, mais, un sac de frappe n'était pas un dinosaure. Il s'était trompé et analysait à présent les conséquences.
Elle pourrait le virer ou bien faire simplement un rapport à Powell ou à Brown. Laura Masrani avait tous les pouvoirs et il n'en avait aucun. Pour autant, s'écraser platement et demander des excuses n'étaient pas son genre. Plutôt crever que de s'excuser. Ce qui ne signifiait pas non plus qu'il n'assumait pas ses erreurs.

L'ongle était cassé mais le froid du jet glacé empêcherait en partie un oedème de se former. Il la laissa un bon moment gérer sa main sous l'eau et s'adossa au mur à côté, bras croisés.
Que pouvait-il dire ? Il se doutait bien qu'elle s'attendait à ses excuses... et ça c'était hors de question.
Elle s'était fait mal toute seule, comme la grande aventurière qu'elle voulait être. Et pour quoi d'ailleurs ? Il suspectait une autre raison que celle qu'elle lui avait donné.
Tout à son observation, il capta la pensée qu'elle émit à voix haute. Pourquoi usait-elle de ce ton si désemparé ? Pourquoi ce regard si terne subitement...Cela aiguisa sa curiosité et conforta son idée qu'elle ne lui avait pas tout dit. Leurs regards se croisèrent à nouveau et elle le toisa un moment. Peut-être venait-elle de se rendre compte qu'elle avait pensé tout haut ?

- Ce serait très tentant, j'avoue
, répondit-il avec un sourire en coin.

Il se détacha du mur et son sourire s'effaça, ses traits devenant plus grave pour poursuivre d'un ton ferme :
- Je pourrais en effet vous dire que je vous avais prévenue; qu'avec votre fortune, vous pourriez embaucher 15 mecs comme moi pour s'occuper de votre sécurité et que tout ceci est une très mauvaise idée, que vous le saviez vous-même puisque vous avait émis l'idée d'être un boulet...
Après une courte pause, il reprit dans un vague sourire si léger qu'on ne savait pas trop s'il était réellement là :
- Mais je ne vous dirais pas ça et je ne ricanerais pas parce que c'est moi le responsable de votre blessure. Ce sac de frappe était une erreur de ma part et je suis...

Houlala non Julian, ferme la !

- Je suis stupide, voilà. J'ignore pourquoi j'ai pensé que vous défouler vous aurait fait du bien...

Il se tut, se rendant lui-même compte qu'il s'embrouillait tout seul. Il lui avait dit qu'il ne la ménagerait pas et il ne voulait pas la traiter différemment juste parce qu'elle était Laura Masrani, mais avait-il vraiment le choix ? S'il lui cassait un truc, les conséquences pouvaient être plus que catastrophiques, sans compter qu'elle pouvait aussi le virer pour harcèlement s'il était trop dur avec elle. Quelle idée à la con Powell avait eu de la lui coller dans les pattes...

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