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Jurassic World Renaissance a ouvert ses portes le 28/09/2016
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Une semaine haute en couleurs. ft. Roan

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Mer 21 Mar - 21:23


Une semaine haute en couleurs
Roanna
Cette journée sonnait avec des airs, comme si elle était quasiment terminée. Et pourtant pas encore ! Si nous ne nous attardions pas trop, avec un peu de chance nous attendez encore une petite heure d’escalade en plein centre-ville.  Et si gouter à la neige et aux plaisirs de la glisse m’avait manqué. Ce n’était rien à côté de pouvoir me confronter à un véritable mur d’escalade. J’espérais sincèrement que Chris serait toujours là, fidèle à son poste depuis toutes ces années. Et j’espérais aussi que depuis le temps, il aurait un nouveau mur à me proposer. Je me souviens qu’à l’époque, il le changeait tous les deux ou trois ans. Cela pouvait paraitre peu, mais c’était plus que certains clubs d’escalade ! Cette journée était décidément une accumulation d’une tonne d’émotion diverses et variées. Comme à cet instant où Roan me répond simplement que la prochaine fois serait où je voulais et quand je le voudrais. Un énorme sourire vient se planter sur mes lèvres à l’idée de pouvoir parcourir le monde avec lui. Partir à la chasse, courir après de nouvelles aventures ! L’idée est plus que plaisante et si d’autres vacances devaient être comme les quelques jours que nous venons de passer ensemble. Je signe tout de suite ! Je n’avais encore jamais rencontré quelqu’un comme lui avant, que ce soit homme ou femme. Mais qui avait cette même soif que moi de voir le monde. De faire des choses, d’en faire vraiment et pas simplement rester quelque part et se contenter de regarder la vue depuis une fenêtre ou sur un poster géant. Il était fait du même bois que moi ! Il avait ce besoin de chausser ses chaussures de rando pour affronter lui-même le paysage. D’enfiler son maillot de bain pour sauter du haut d’une falaise. De partir de bon matin juste pour louer une planche de snow et passer la journée à gouter à de la pondeuse toute fraiche et d’enchainer en se changeant sur un parking pour aller affronter un mur d’escalade parce que ce n’était pas encore assez. Oui, chaque fois que j’y réfléchissais, il était l’homme parfait. Peut-être pas pour tout le monde, mais pour moi il l’était. Il était en de nombreux point, tout ce que je recherchais chez un homme. Et cela me faisait d’autant plus mal. Car même si nous nous correspondions dans ses nombreux points. J’étais loin d’être le type de femme qui faisait changer un homme. Je n’étais de cette trempe de femme qui rendait un homme fidèle juste par amour. Et pour cela, il aurait déjà fallu qu’il m’aime de cette façon.  Ce type d’amour qui semblait ne pas l’intéresser le moins du monde.

Ce n’était pas la première fois qu’il me prenait dans ses bras alors qu’il ne portait pas de haut. Mais c’était bien la première fois que j’avais ce sentiment, de cet interdit. Depuis la découverte de mes véritable sentiments pour lui, de leur évolution surtout. J’avais l’impression de ne plus avoir le droit de le toucher. D’être près de lui. Même si c’était quelque chose que nous avions toujours fait. Comme quoi, mes sentiments n’apportaient rien de bon… mise à part une merde sans nom dans notre amitié, parce que cela commençait comme ça et me connaissant, j’allais finir part éprouver de la gêne face à cela et j’allais me résoudre à m’interdire sa présence et m’éloigner de lui. Mais c’était bien évidement une chose totalement impossible sans qu’il ne remarque rien, sans qu’il ne se pose des questions… Une merde sans nom, sans nul doute ! L’étreinte est brève, mais chaque fois qu’il pose ses lèvres dans mon cou, je ne peux m’empêcher d’adorer cela. J’aimerais le retenir contre moi pour qu’il continue. Mais il s’échappe et enfile son t-shirt. Je reprends mon habillage également, enfilant mon débardeur par-dessus ma brassière avant de retirer mes chaussures puis mon pantalon de ski. La fraicheur de la soirée me saisit dès que je n’ai plus la couche protectrice de mon vêtement de ski. Je frissonne en serrant les dents et enfilant le plus rapidement possible mon jogging. Bien que j’aurais peut-être dû prendre quelque chose de plus long… mais la taille pantacourt et la meilleure à mon sens pour l’escalade. Ou alors il fait un legging moulant, chose que je n’avais pas en réserve.  Je m’assois contre le bord du coffre pour pouvoir changer de chaussettes et de chaussures, m’y attelant tout en regardant Roan lorsqu’il parle. « J’espère surtout qu’il y ai un nouveau mur, sinon ça va clairement pas être drôle à grimper. » Bien que regarder Roan le serait peut-être ?

J’étais passée derrière le volant lorsque nous avions terminé de nous changer et j’avais aussitôt mis le chauffage pour me réchauffer. J’avais l’impression d’être devenue un glaçon en si peu de temps. Je n’aurais pas fait long feu encore longtemps sur cette montagne sans rajouté encore mon haut et ma veste de ski ! C’était ça qui était dommage ici, même si nous avions de belle journée, les nuits pouvaient être beaucoup plus froide. L’été cela rendait la chaleur plus tolérable, c’était déjà ça. Pendant que je conduisais, je repensais à ce midi au haut de la montagne. Pendant notre pause déjeuner et ce moment où je l’avais presque embrassé. La sensation n’avait été qu’imaginaire et pourtant elle me fait frissonner. Si j’avais été frustrée par son baiser, le mien m’avait encore plus frustrée…   Je regardais Roan du coin de l’œil et j’avais cette envie, plus puissante que jamais, de tout stopper pour me jeter sur lui et enfin, réellement l’embrasser. Heureusement j’étais encore dotée de ma raison. C’était elle qui m’en empêchait. Elle et ma peur. A part égale ! L’une soufflant souvent à l’autre qu’il ne fallait pas, jamais… Et je ne cherchais même pas à les faire taire. Pour la toute première fois de ma vie, j’étais réellement lâche, préférant rester dans mon mal être plutôt qu’affronter les choses. C’était difficile d’affronter les choses lorsqu’il était question de Roan…

Me concentrer sur ma conduite m’avais permis de chasser cette idée de mon esprit, surtout lorsqu’il avait fallu que je cherche une place de parking en plein centre-ville à l’heure où tout le monde était rentré chez eux. Mais au bout du troisième passage dans la rue, j’étais l’heureuse chanceuse de trouver une place en créneaux ! Encore heureux que je n’avais jamais eu de soucis avec cela, surtout que l’emplacement était plutôt serrée. Mais nous y étions enfin et d’un pas assuré j’avais fini par pénétrer dans l’espace réservé à l’escalade, suivis de Roan qui découvrait pour la toute première fois la salle. « Et voilà ma véritable maison. » Avais-je dit en levant les bras face aux murs d’escalade qui s’étendaient devant nous de gauche à droite. Je cherchais du regard la silhouette familière de Chris, m’avançant un peu plus. J’allais même jusqu’au bureau pour voir s’il n’y était pas. « Ne me dite pas que c’est Miss Dearing que je vois-là ! » Chris qui était en train de discuter avec quelqu’un avait posé le regard sur moi, avait stoppé sa conversation pour s’avancer vers moi, m’ouvrant ses bras en grand. « Et si, c’est bien moi. J’suis venue voir si t’étais toujours vivant ! » Avais-je dis, m’avance vers lui et l’imitant pour venir le serrer dans mes bras. Avec mes années d’études je n’avais plus vu Chris comme avant et pourtant cela ne changeait rien à l’affection que j’avais pour lui. Même après une année passée sur une île au milieu des dinosaures. Chris se détache de moi et pose alors son regard sur Roan toujours derrière moi. « Tu m’emmène une nouvelle recrue ? Aussi talentueuse que toi j’espère ! Chris. » Dit-il en tendant sa main pour que Roan la lui sert. « J’sais pas ça sera à toi d’me dire s’il est aussi bon que moi. » Je laisse le brun se présenter après avoir fait un clin d’œil à mon ancien prof. « J’finis avec monsieur et je suis tout à vous après, d’accords ? » Il pose sa main sur mon épaule et d’un hochement de tête, je m’éloigne de lui, entrainant le brun avec moi pour aller voir les nouveaux murs. « Ce mec c’est celui qui m’a appris à grimper. Et j’ai clairement plus d’estime pour lui que pour mon propre père. Même si ce n’est pas bien difficile… » Petit rire ironique. J’attrapais le poignet de mon ami et je passais machinalement son bras autour de mes épaules, gardant sa main dans la mienne. « Il a changé les murs, c’est génial ! Celui-là à l’air dément ! » Dis-je en pointant du doigt celui de gauche. J’avais l’impression d’être une gosse qui découvrait ses cadeaux au matin de noël.


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Jeu 22 Mar - 11:51
 



J’aimais cette proximité entre nous, jusque-là j’étais satisfait de notre relation. Nous étions des amis, toujours l’un avec l’autre, des confidents à passer des nuits entière à discuter de tout et de rien, des camarades de jeu, toujours à se chamailler, blaguer, déconner. Elle avait su répondre à mon besoin de contact, ce n’était pas tout le monde qui appréciait les gens tactiles comme moi, j’ai toujours ressenti ce besoin de toucher la personne avec qui j’étais, d’autant plus quand je l’appréciais. Et plus on apprenait à se connaître, plus le contact se faisait plus régulier, plus intense surtout. Et pendant plusieurs mois, cela m’avait suffi. Je ne ressentais nullement le besoin d’échanger un baiser avec elle, encore moins de lui faire l’amour… non, j’étais satisfait de l’intimité que nous partagions. Mais désormais, quelque chose se passait à l’intérieur de moi, difficile à décrire, moi-même j’ai eu du mal à le comprendre au début. Mais ces dernières semaines, cette émotion mystérieuse, profonde et persistante, semblait tenace et faisait surface à chaque fois que je touchais Johanna. J’ai essayé de m’en débarrasser, d’aller assouvir mes désirs dans la chair d’une autre fille, mais non, rien ne disparaissait. Alors il serait facile de me dire de ne pas résister, de céder et passer le cap avec Joh. Mais ce serait renoncer à cette confiance mutuelle qu’il y avait entre nous, rompre notre contrat, ne plus respecter l’amitié si particulière qui nous liait. Jusqu’alors, je faisais toujours confiance à mon intuition, je ne jouais pas sur la bordure de ces limites. Mais je crois que la peur de tout perdre me paralyse. Ce qui me semblait juste, pourtant si facile d’obtenir, d’aller plus loin avec elle, me faisait aussi penser à une erreur irréparable qu’il m’était impossible de commettre.

Alors j’ai pris la fuite. Je ne suis qu’un lâche. Je n’ose pas affronter mes peurs ni même faire face à mes sentiments. Si je réalise pourtant que ce n’est pas un sentiment qui finira par s’effacer, que je suis vraiment en train de tomber amoureux d’elle, alors je devrais me lancer. Je devrais prendre le risque tout perdre…. Non je suis trop faible pour ne serait-ce imaginer une vie sans elle. Elle a pris une place trop importante auprès de moi pour que je puisse jouer à la roulette russe. Je ne suis pas prêt. Pas encore. Du moins, à l’heure actuelle je doute même que je le serais un jour. Alors je fais semblant d’aller bien. Je cache mes envies, je tente d’étouffer cette voix qui me pousse à franchir le pas. Je lutte encore et encore pour lui résister. Je ne sais pas si c’est dû à mes entrainements avec Ingrid, mais de voir à quel point j’ai su me retenir me rendait quelque fier. Il faut bien que je trouve un moyen de me contenter, alors je vais apprécier mes petites victoires et on verra quels autres défis je devrais affronter par la suite, mais ça, je n’y pense pas, on verra au fur et à mesure. Alors je la regarde enfiler son pantacourt, je lui souris quand elle me parle de son nouveau mur et je la suis dans la voiture, silencieux. Faut que je persévère dans ma lancée, je vais bien, tout va bien, je vais résister et rester l’ami qu’elle a besoin que je sois. Dans la voiture, je fuyais son regard, je faisais mine d’admirer le paysage, et en soit c’était aussi vrai, je voulais connaître le coin où elle avait grandi. De temps en temps quelques blagues, notamment sur le créneau qui n’était pas en phase avec certaines conductrices. C’était bon enfant et ça m’avait permis de me détendre.

En sortant de la voiture, je me suis étiré quelque peu, le contre-coup d’avoir chauffé mes muscles durant nos rides et de les avoir refroidis en restant assis dans la voiture. Mais ça allait et je suivais rapidement ma jolie brune qui semblait avoir les yeux qui pétillent lorsque nous étions entrés dans la salle. Mes yeux étaient sur elle, sur son air joyeux, je lui souris lorsqu’elle me dit se trouver dans sa véritable maison et finalement je laisse mon regard s’enfuir autour de nous pour contempler son chez-elle. J’ai trouvé ça plutôt impressionnant, ces murs ornés d’accroches de toutes couleurs, de toutes formes, y’en avait partout, c’était difficile de poser mon regard, d’autant que Johanna se faufilait déjà vers un bureau. Alors je la suivais, regardant ses retrouvailles avec un membre du club, le responsable peut-être, vu son âge. J’étais resté en retrait jusqu’à ce qu’il s’approche vers moi, se présentant en me tendant la main. Je lui serre la poignée, un sourire aux lèvres et me présente à mon tour. « Enchanté, Roan… » Johanna réplique de sorte à piquer son intérêt sur moi, mais je réponds à mon tour, d’un air amusé. « Oh non, je ne parierais pas sur mes talents de grimpeur si j’étais vous ! » Puis il nous demande de l’attendre et je me laisse emporter par mon amie vers la salle. Je comprends alors ce que ce Chris représente pour elle quand elle m’en parle, osant la comparaison avec son paternel. Je la comprends et lui souris, Quand elle m’attrape le bras pour l’enrouler sur ses épaules, je lui fais un petit bisou sur le front. Nous revoilà main dans la main, j’ai pris cette habitude d’entrelacer mes doigts dans les siens. Puis je regarde le mur qu’elle me montre et je dois dire que je suis plutôt impressionné, surtout par l’inclinaison qu’il avait et je ne m’imagine pas capable de prouesses vertigineuses alors je ris jaune « Hey, tu m’as pris pour un lézard, je vais pas devoir franchir ce truc rassures-moi ! » J’en plaisante, toujours taquin, mais c’était surtout pour appuyer sur l’impressionnante qualité de ces murs. Parce que bon, les défis, je saurais les relever, c’était plus facile que d’affronter mes sentiments, alors j’y arriverais ! Je regarde ensuite les quelques participants qui s’exercent et en regardant un petit groupe de jeunes sur les tapis de réception, certains assis d’autres allongés, j’imagine ma petite Johanna parmi eux. C’est qu’elle avait dû y passer de nombreuses heures dans cette salle, seule ou à plusieurs. Bizarre de me retrouver là avec elle…



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Ven 23 Mar - 0:06


Une semaine haute en couleurs
Roanna
Je me laissais aller un peu à mes pensées tout en conduisant à travers cette ville dont je n’avais visiblement rien oublié. Chaque feu, chaque rue. Tout était exactement pareil alors que j’avais l’impression de ne plus être cette fille qui avait quitté la ville un an plus tôt. J’avais le sentiment d’être quelqu’un d’autre. D’être Johanna, mais sa version évoluée. Sa version plus adulte, mais aussi une version véritablement heureuse. J’étais une variante qui n’avait plus les soucis de son paternel sur le dos, même si à l’idée de le revoir le lendemain me tendait déjà un peu. Néanmoins, ce qui m’ennuyais le plus. C’est ce que j’éprouvais pour Roan depuis quelques temps. Mes sentiments pour lui avaient changé sans que je ne sache pourquoi. Pourquoi maintenant ? Et j’avais beau refaire le match en parcourant mes souvenirs, j’étais persuadée que cela n’était jamais arrivé avant.  Mes intentions envers lui n’avaient toujours été qu’amical. Même si notre amitié avait été forte dès le début et surtout rapidement. Jamais je n’avais éprouvé ce besoin d’avoir encore plus de lui. Je n’avais jamais eu autant envie de me retrouver dans la chaleur de ses bras. Ni de sentir l’odeur de sa peau, cette odeur que je connaissais par cœur et qui n’appartient qu’à lui. Pire encore, chaque fois que je me remémorais notre arrivée. Lorsque nous avions été dans ma chambre et qu’il s’était tenue au-dessus de moi en me maintenant les mains. Je me rappelais la chaleur qui avait grandi dans le bas de mon ventre pour venir jusqu’entre mes cuisses. La faiblesse de mes membres qui, s’il avait été plus loin n’auraient pas eu la force d’objecter. Ma respiration qui s’accélérer chaque fois que je pensais pouvoir gouter à ses lèvres. Et mon rêve. Je ne pouvais me défaire de l’envie et la frustration que j’avais ressentie de n’avoir pu en voir plus. Oui, je le savais parfaitement et ce, jusqu’au plus profond de mon être. Je voulais plus de lui. Lui appartenir toute entière et autant qu’il m’était possible de la faire. Mais plus encore, je voulais son amour, un amour qui serait miroir au mien. Et ça… c’était une véritable utopie ! Roan n’était pas ce type d’homme.

Pénétrer dans le bâtiment du club d’escalade me fait un bien fou et pas seulement parce que je peux enfin penser à autre chose que mes sentiments pour le brun. Mais parce que j’ai passé tellement de temps ici, entre ses murs que c’est belle est bien ici ma maison. La vrai, la seule et l’unique. Je me demande si les amis que j’ai côtoyés entre ses murs à l’époque, viennent toujours pour grimper ou si chacun à poursuivis sa vie, oubliant ce qui avait été la base de nos constructions d’adulte. Je cherchais Chris du regard, bien que vu l’heure il serait surement au bureau. Et c’était bingo. Avant même que je ne puisse lui dire quoi que ce soit il avait interrompu sa conversation pour venir me serrer dans ses bras avant de se présenter à Roan. Je plisse un peu le nez en écoutant la réponse du brun pour mon ancien professeur de grimpe. Ne pouvant perdre se sourire qui s’était emparé de mes lèvres, me faisant presque mal aux zygomatiques. « L’écoute pas, il fait son modeste. » Je lève un peu les épaules, mon regard planté sur Chris. Parce que Roan ne m’a jamais déçue, alors pourquoi n’y arriverait-il pas aujourd’hui ? C’était bien grâce à lui que nous étions surement encore en vie aujourd’hui suite à notre petite cession d’escalade sur sa clôture de la dernière fois. Alors sur un mur qui n’était pas électrifié et avec les risques qu’un dinosaure vienne nous bouffer, c’était tout bénef’ ! Je hoche la tête et j’entraine mon meilleur ami avec moi pour aller voir d’un peu plus près les nouveaux murs du club. Poussé par mon envie constante d’être toujours près de lui et de le sentir contre moi, j’attrape le poignet de Roan pour passer son bras autour de mes épaules. Ses doigts qui s’entrelacent aussitôt aux miens. J’aime cette vision. Cette image que nous laissons, mais si lorsque l’on creuse un peu on s’aperçoit facilement qu’elle est fausse. Mais l’idée qu’aux yeux des autres nous pourrions être un couple. Si l’idée me paraissait ridicule il y a encore quelques mois lorsque nos proches nous le disaient sur l’île, aujourd’hui cela avait plutôt le don de réveiller cette sensation dans le bas de mon ventre et à faire battre mon cœur un peu plus fort. De la même façon que chaque fois que je posais mes yeux sur lui pour pourvoir imprégner ma rétine de la photographie mentale qu’elle prenait. Et chaque fois, mon cœur m’envoyai le même message : il était la plus belle chose que pouvait porter cette terre à mes yeux.

Je rigolais à la réplique du grand brun levant les yeux sur lui pour admirer le dessin parfait de l’arrête de sa mâchoire, l’ombre de ses pommettes, l’éclat du bleu de ses yeux. « Non pour toi y a le mur des enfants juste-là. » Dis-je en désignant d’un pouce pointé sur ma gauche pour désigner le plus petit mur de la salle. « Ça va, tu t’en sens capable de celui-ci ? » Je jouais l’inquiétude comme pour me rassurer que ce ne serait pas trop haut pour lui. Moquerie pure et dure. « Nan, j’déconne ! » Dis-je en secouant un peu sa main nouée à la mienne alors que de la libre je viens tapoté contre son ventre, y laissant ma main une fois fini alors que je me déplace un peu pour être un peu plus face à lui. Je regarde le long de son épaule pour voir où en est Chris, mais il semble de nouveau absorber par sa conversation avec l’autre type. « HEY CHRIS ! » Criais-je pour attirer son attention. « On peut… ? » Lui demandais-je en lui désignant le mur derrière moi. Et lorsqu’il me fait un oui de la tête et un geste de la main, c’était le signal que nous avions le champ libre. « Viens ! Ça va être fun. » D’une nouvelle tape sur son abdomen, je sautillais sur place avant de frapper comme une gamine dans mes mains. J’observais les murs à la recherche d’une partie relativement simple. « Là ! » Dis-je en désignant un mur en le pointant du doigt. C’était droit, vertical et pas très haut. Très bien pour de l’initiation. « Bon alors, regard ça et réfléchit au chemin que tu vas emprunter avant de grimper. Il n’y a pas de mauvaise combinaison, juste des limites à la souplesse de ton corps qui pourrait te bloquer dans certaine situation. Mais le travail de repérage est très important. » Je regarde le brun en souriant. « Tu préfères peut-être que je te montre une première fois avant de te lancer ? » Je regardais mes doigts pianoter tout en remontant sur son torse, avant de lever mes pupilles émeraudes sur lui.


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Sam 31 Mar - 13:45
 



Ça me faisait bizarre de me retrouver dans son petit monde à elle. Mais attention, ce n’était pas bizarre, genre gênant ou déplaisant, bien au contraire, je trouvais ces moments-là agréables. D’ailleurs, ça l’était depuis que j’avais mis les pieds chez elle, que j’avais pénétré au sein de son foyer familial. Parce que le bateau, l’avion, tout ça, c’était une sorte d’ardeur commune, comme deux gamins qui faisaient le mur, parce que sortir de l’île nous donnait cette impression de franchir l’interdit. Mais une fois chez elle, à rencontrer sa mère, voir sa chambre, découvrir ses petites habitudes d’avant Jurassic World, d’avant moi, ça c’était l’inconnu, me laissant saisir d’une sensation d’excitation tintée de pure satisfaction. Je crois que ce petit séjour me fait ressentir un trop plein d’émotions, je ne sais pas comment elle fait, mais Johanna semble être devenue quelqu’un d’autre ou du moins, à mes yeux. Oui, je la percevais d’une manière plus… romantique. Aaah c’est tellement étrange de me dire que j’ai osé franchir ce cap-là. Mais est-ce que ça voulait vraiment signifier que je me voyais aller plus loin avec elle… Ralala je ne sais pas, je me dis que ne peux pas me permettre d’avoir ce genre de pensées envers elle. J’ai comme une impression de honte, comme si je faisais une bêtise en ressentant la moindre envie d’elle… Et pourtant ce n’est pas comme si je le faisais exprès, comme si je me mettais soudain à l’imaginer de façon érotique ou autre, non ça commence toujours par un contact qui chamboule tout à l’intérieur de moi qu’il s’agisse de sa main dans la mienne, d’une étreinte un peu trop prolongée ou trop serrée… Une chose autrefois si banale qui aujourd’hui semble tout remettre en question. Pourrais-je réussir à ne pas partir dans mes délires sexuels la prochaine fois qu’elle me toucherait… comme là, à cet instant où elle passe mon bras sur ses épaules où mes doigts se faufilent naturellement dans les siens. Je me retiens, du moins j’essaie, en blaguant sur ce fameux nouveau mur aux inclinaisons à faire pâlir n’importe quel novice. Mais de la sentir si proche de moi, tout contre moi, j’ai envie de plus, toujours plus… je ne tourne pas ma tête vers elle, nos visages seraient trop proches l’un de l’autre alors à sa réplique des plus taquines sur le ‘bébé-mur’, je rigole mais ce sera de courte durée. Là voilà qui tapote sur mon ventre… Voyons Joh… tu ne devrais pas me tenter là… je suis qu’un petit de gamin sensible à chaque contact de ta part ma jolie et encore plus quand c’est à ce niveau-là… Je respire. Tranquillement. Calmement. Innocemment. Elle interpelle Chris pour lui demander l’autorisation de se lancer. Ça me laisse un petit délai pour me ressaisir. Tant mieux. Bon, je redeviens sérieux parce que là, elle semble vachement l’être… *Contrôle-toi Roan, fais pas l’con*

Au début, je l’écoutais sérieusement quand elle m’expliquait qu’il fallait que je visualise le chemin avant de me lancer mais à sa remarque sur la souplesse de mon corps je ne pouvais me retenir d’avoir une pensée coquine. « Oh ne t’inquiètes pas, il m’arrive d’être très souple quand je le veux » avais-je répliqué en souriant tout en me retenant de poursuivre sur la réelle image que j’avais en tête. Car oui, sur le coup, c’était son corps à elle que j’imaginais souple et j’avais l’intention d’en blaguer, lui demandant à quel point elle pouvait l’être, elle ; mais j’ai eu comme un nœud dans la gorge m’alertant de ne surtout pas aller sur ce terrain-là. Moi qui voulait me résoudre à rester concentrer, je me rends compte que le naturel revenait très vite et qu’à tout instant je pouvais commettre une bourde. Du coup, quand elle me demande si je veux la voir d’abord elle grimper, je repense tout de suite à cette image et je secoue la tête négativement. « Non j’ai envie d’essayer pour voir» Ouais je me sauve en donnant cette réponse histoire de cacher le fait que là tout de suite, je n’étais pas vraiment prêt à la voir à quelques mètres en hauteur, moi là regardant par-dessous, elle étirant ses jambes pour grimper, moi fixant son fessier… aah non p’tain je dois pas partir là-dedans. Je fais mine alors d’observer les prises afin d’imaginer un petit tracé d’où mes mains et jambes pourraient se faufiler jusqu’au sommet. Sauf que je ne suis pas vraiment concentré. J’ai chaud et j’ai peur qu’elle remarque que je suis un peu bizarre à son égard… surtout parce que j’ai cette sensation de ses doigts qui me chatouillent le torse… ça me rend fou… Je sens son regard sur moi et je me demande si je ne suis pas en train de venir pourpre tout d’un coup. Alors je retire mon pull pour rester en débardeur et pour feindre qu’il fasse chaud dans la salle. Ça va faire mine que si je suis rouge c’est parce qu’il fait chaud, et en plus, ça permet de rompre tout contact avec elle. Hors de question que je ne déconne. Et surtout pas ici. Alors mon pull, je le mets en boule et je le lance près des tapis de réception puis je pose enfin les yeux sur elle. « Bon tu rigoles pas si je me plante hein » petit clin d’œil et je m’avance vers le mur. C’est trop tard, je suis lancé, on verra ce que ça donne. Je vois de la poudre blanche dans un petit sac sur le tapis, je me dis que ça pourrait faire ‘pro’ alors je m’en mets sur les mains et je me tourne vers Joh’ pour lui montrer mes doigts tout blancs, tirant la langue. A vrai dire c’était exactement ce qu’il me fallait pour avoir une meilleure adhérence parce que là, je commençais à ressentir la moiteur avec la chaleur ambiante et j’ai pas envie de tomber dès le premier ‘pas’. J’approche le mur, posant mes paumes dessus et relevant la tête pour me dire qu’il fallait me lancer. Je lève la main droite, saisi la première prise, mes doigts s’y plantent bien, ça va, je poursuis avec mon pied droit, sur la pointe, qui me soulève et permet à ma main gauche d’attraper une prise un peu plus haut. Ça y’est je ne suis plus sur le sol mais bel et bien en train de tenter l’escalade de ce mur. Ça me plait. Mes yeux se baissent pour que mon pied gauche ne reste pas dans le vide. Je continue mon avancée, petit à petit, c’est facile au début. Puis après, je me retrouve face à un dilemme et réalise que je n’avais peut-être pas pris la bonne voie -en même temps, je n’ai pas vraiment réfléchi à ça malgré le conseil de Johanna- et du coup, il me semble que c’est plus pour les athlètes. Tant pis. Je décolle un peu mon buste trop près de la paroi afin d’observer un peu mieux la trajectoire que je dois prendre sur cette prise un peu trop éloignée pour moi à mon goût. J’imagine que mon ami elle, aurait pu d’un geste dynamique, s’envoler sans aucun problème mais moi pas tant que ça. Je relâche ma main gauche et vient la croiser sous mon bras droit pour échanger la prise, laissant mes doigts de la main droite tout doucement se retirer pour laisser la place à l’autre main. Une fois fait, j’essaie de prendre un mouvement d’élan pour attraper cette fameuse haute prise éloignée et… non je n’y arrive pas, et sous le poids de cette lancée je sens que mes doigts vont lâcher et… bam… dans un petit fracas je me retrouve fesses contre sol. Alors j’éclate de rire avant de me laisser tomber en arrière sur les matelas, allongé bras et jambes écartés et redresse ma tête en arrière pour entrevoir le visage de Johanna…



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Jeu 5 Avr - 16:09


Une semaine haute en couleurs
Roanna
C’était marrant ce petit jeu face à Roan. De lui désigner le mur pour enfant en feintant l’inquiétude qu’il y arrive vraiment. Je le connaissais et me doutais que cela le piquerait. Il était beaucoup trop compétitif pour ne pas tomber dans ce genre de piège. Et même s’il ne dit rien, son rire en dit beaucoup. Pour moi en tous les cas ! Et s’est suffisant pour m’arracher un sourire. Me pousser à la suite et interpeller Chris pour savoir si nous pouvons prendre possession du mur d’escalade librement. Il me fait un simple geste de la main pour me dire d’y aller, ce qui fait monter en moi l’excitation. Le manque accumulé de ses nombreux jours sans avoir grimpé un mur ! Je commence à lui expliquer, surement d’une façon pas très pédagogique, ma vision de la grimpe. Le brun en va d’une réplique avec un gros -voir très gros- sous-entendu sur sa souplesse. L’image qui traverse aussitôt mon esprit me fait rougir. Mes pensées qui imaginent soudain, effectivement la souple du jeune homme dans des positions très clairement révélatrice de l’activité exploitée. Tout cela avec moi… Je n’arrive pas à savoir si l’idée est uniquement gênante. Puisque je sens en même temps cette envie dans mon bas ventre qui s’éveille soudain comme un brasier dans l’âtre d’une cheminée. Les flammes qui lécheraient la surface de la brique en parfait parallèle avec cette sensation qui s’éveille sous mon bas-ventre. Mon dieu mais qu’est-ce que je suis en train de faire là… il faut que je me ressaisie et que je stoppe ce genre de pensée avec lui ! C’est malsain en plus d’être dangereux. Je souriais tout en ne répliquant pas pour passer à autre chose, faisant mine que cela avait glissé sur moi comme la plupart du temps. Je hoche la tête lorsqu’il me dit qu’il a envie d’essayer. Il retire sous pull tout en continuant de braquer son regard sur le mur. Mon regard est aussitôt attiré par ses bras. Fort, musclé, incroyablement bien dessiné. Lorsqu’il s’avance mes yeux remontent jusqu’à ses épaules et l’ébauche de son dos qui se dessine entre les arrondis du tissu de son débardeur. Je n’ai pas besoin de fouiller loin dans ma mémoire pour me souvenir de l’apparence exacte de son dos aussi musclé que le reste. Cela me met en émoi et j’ai de nouveau cette irrémédiable envie de caresser sa peau. De pouvoir sentir ses muscles sous la chair de mes doigts. De ressentir à travers mes mains la chaleur de son corps se fondre au mien. Non Joh’… tu recommences ! Déconne pas sérieux… J’inspire profondément, me tournant pour rompre le contact visuel, curieuse de voir ou en était Chris. Il discutait toujours, bien que je pouvais voir ses yeux posés sur Roan qui s’était avancé vers le mur. Je regarde le brun qui me demande de ne pas rire s’il se trompe et je lève les mains innocemment, un sourire sur les lèvres. « Promis ! » Avais-je simplement soufflé.

Il se poudre les mains avant de se tourner vers moi pour me montrer. J’ai à présent les bras croisés sous ma poitrine et je hoche simplement la tête pour lui confirmer que c’est bien. Cela me paraissait tellement évident, que j’avais oublié de lui parler de cela. Mais visiblement, lui avait compris à quoi cela servait. Et voilà qu’il était lancé. Il regarde vers le haut et ce saisi de sa première prise. Et le voir choisir ses prises de cette façon me faisais un petit quelque chose que je n’arrivais pas vraiment à définir. J’aimais l’idée de cette immersion dans mon monde. Comme si cela allait nous rapprocher un peu plus encore. Alors qu’en y regardant bien, c’était difficilement possible. Nous étions déjà tellement proches qu’en tant qu’ami, nous avions surement atteint la limite du possible. Je le regarde monter et évoluer en silence. Je pourrais lui donner des indications pour avoir une meilleure évolution, car je vois en un clin d’œil où il veut en venir et je ne suis pas sûre qu’il y arrivera, mais je veux qu’il fasse l’expérience par lui-même. Car sur des murs de ce type, c’est de cette façon que l’on voit ce qui est possible ou non. Et c’est de cette façon qu’on évolue. « C’est toi qui a fait son parcours, ou tu le laisse faire comme un grand ? » J’avais sursauté n’ayant pas entendu Chris s’approcher de moi. Il avait la même position que moi, les pieds écartés pour lui fournir de bon appuies et les bras croisé sur son ventre, le nez tendu vers le dos de Roan. « Je lui ai juste dis que bien faire son parcours avant de monter, mais comme tu peux voir, il n’y a pas assez réfléchis. » Avais-je dis sur le même ton bas que le quadragénaire. Et je ne pouvais lui en vouloir, dans le fond son parcours était bon, mais il avait surestimé ses capacités physiques à pouvoir attraper certaines prises. Il avait alors un air satisfait sur le visage, secouant un peu sa tête de haut en bas. « Il est pas mauvais le p’tit là, tu l’as trouvé où ? » Je fixe toujours Chris, souriant un peu et il finit par tourner le visage sur moi attendant ma réponse. « Isla Nublar. Il bosse sur l’île comme moi. » Il secoue encore une fois la tête et le bruit d’une chose qui s’écrase au sol contre les tapis de sécurité nous fait tourner la tête d’un même mouvement, le rire de Roan qui s’élève entre les murs du club, couvrant un peu les diverses discutions autour de nous. Je regarde le brun étendu en étoile de mer sur les tapis, avant de lever les yeux sur Chris. « Alors qu’est-ce que t’en pense chef ? » Demandais-je un petit sourire sur les lèvres. « J’en pense que tu m’en ramène des comme lui a chacun de tes retours. » Il me regarde et me fait un clin d’œil. « Le seul soucis, c’est que si j’te les ramène et que tu les gardes, j’fais comment moi après ? » Dis-je en fronçant les sourcils, mes lèvres toujours souriantes. « Dans ce cas-là, je le garde et tu restes avec, ça m’semble équitable. » Je me mets à rire avec lui, lui donnant une tape affectueuse sur l’épaule, me tournant vers Roan qui s’était rapproché de nous, je levais ma main la plus proche de lui, jusqu’à son bras. « C’était bien, avec un peu d’entraînement tu ferais un bon grimpeur. » Je faisais un clin d’œil à mon meilleur ami. « T’enchaînes ? » Je regarde Chris et d’un signe de tête il me désigne  le mur que Roan ne voulait surtout pas essayer. Des étoiles étaient apparues dans mon regard. « Avec grand plaisir ! » Bien qu’un mur pareil ne m’aurait jamais fait peur il y a un an, n’ayant plus grimpé depuis un bye, j’étais sûre de ne pas m’en sortir aussi bien. Je m’avançais vers le mur, me retournant vers les deux hommes qui s’étaient rapproché et je marchais à reculons, pointant Chris du doigt. « Soit gentil avec lui, j’y tiens à celui-là. » Le quadragénaire avait levé les mains innocemment, ne rigolant qu’une fois que j’avais de nouveau tourné le dos. Je n’avais jamais emmené l’un de mes ex à partager l’une de mes passions, mais je savais parfaitement comment il pouvait se comporter. Surtout qu’il avait un comportement des plus paternel avec moi et ce depuis des années. C’était même la chose la plus triste de ma vie. Un autre que mon père assumait mille fois mieux ce rôle… Je me penchais pour me talquer les mains, en prenant une bonne dose pour que mes mains soient plus blanches que de leur couleur naturelle. Tout en me frottant les mains, je réfléchissais au chemin à empreinter. Réfléchissant au placement de mes pieds sur le passage le plus difficile. Je commençais à placer mes mains en les écartant sur les deux prises à ma hauteur. Levant le pied gauche sur une prise légèrement en dessous afin de prendre l’impulsion nécessaire pour aller encerclé de mes pieds la plus grosse des prises cylindriques se trouvant sur l’angle. Assurant ma stabilité, tête en bas, je tendais le bras pour me redresser, glissant mes jambes sur la fameuse prise, remplaçant mes pieds par mes genoux le temps de saisir une autre prise toujours plus haute. Mes muscles se bandant sous l’effort qui pourtant était bref.

« Et toi, tu fais quoi sur cette île ? » Demandais Chris à Roan, lorsqu’il avait recroisé ses bras sous sa poitrine, ne le regardant que quelques instants, concentrer sur l’avancée de Johanna. Surtout pour voir si elle avait perdu ou non.

Pour ma part, je n’écoutais même pas leur conversation, bien trop occupé à mon mur d’escalade. Comme souvent lorsque je m’étais retrouvée ici, j’étais comme dans une bulle, me permettant d’éviter les erreurs bêtes.


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Dim 8 Avr - 18:25
 



Ok j'avais fait le con à me précipiter de la sorte sans même prendre le temps d’appliquer les conseils de Johanna. Mais attention, cela ne voulait pas dire que je manquais de respect aux professionnels et que je considérais la grimpe si facile qu’on pouvait foncer dans le tas sans aucune préparation préalable. Non pas du tout, c’est juste que j’avais la tête ailleurs…. C’est tout. Comme souvent ces derniers temps je le conçois. Cela m’avait donc valu de me retrouver sur le sol, étalé comme une crêpe, résultat fort prévisible surtout pour un débutant comme moi, mais ça m’avait bien fait rire. Je me disais que l’air de rien, il fallait en avoir de la force. On penserait que c'est facile en voyant quelques athlètes faire des figures acrobatiques avec une facilité sans nom, mais c'est beaucoup plus complexe que ça n'en a l'air. Je me rappelle que là-haut, sur le mur, j’avais trouvé difficile de bien doser la force pour la répartir comme il le fallait dans mon corps. Un coup, toutes mes forces étaient vers mes bras pour réussir à tenir mon bassin proche de la paroi tout en éloignant mon buste afin d’observer les prises. Puis à un autre moment, c’était vers mes jambes que je concentrais ma puissance pour maintenir l’équilibre mais aussi pour réussir à pousser et m’aider à prendre de l’élan vers une autre prise un peu plus éloignée. Ouais, difficile de jongler entre les deux. C’était quand même plutôt cool de se sentir pendre dans les airs j’aimais bien cette sensation. Et même la chute était plutôt jouissive, se laisser tomber en arrière n’avait pas fait baisser mon taux d’adrénaline bien au contraire. Alors j’avais donc basculé ma tête en arrière pour essayer de capter le regard de mon amie et je constatai qu’elle était en train de discuter avec le fameux Chris… ou plutôt de me juger ?

Aïe, ça commence mal pour moi. Je me redresse alors, en essayant de prendre une posture un peu moins ridicule, mais après ce qu’il venait de voir, je crois que ce n’était plus nécessaire pour moi de tenter de me refaire une image correcte, j’étais grillé ! Enfin je dis ça, mais je ne sais pas pourquoi je ressens un certain stress au fond de moi, comme si je devais faire en sorte d’être bien vu, d’être apprécié par ce type. Baaah… en même temps, maintenant que j’y pense, Johanna avait beaucoup de considération pour lui, lui donnant même l’étiquette du père qu’elle aurait voulu avoir et qu’il représentait en quelque sorte pour elle. Ok, voilà pourquoi je sentais cette pression monter en moi. C’est peut-être pour ça que j’hésite à les rejoindre, ralentissant mon allure de peur de les déranger. Et quand je m’en approche, j’entends le vieil homme plaisanter avec elle, sur le fait de garder quelque chose, mais je n’en saurais pas davantage. Voilà que la demoiselle tend sa main vers moi pour me féliciter de cette première grimpe officielle, clin d’œil à l’appui. Je lui souris alors, mais reste muet. Je ne sais pas si c’est dû à ses caresses sur mon bras ou à la présence plutôt imposante de Chris dont je voulais faire bonne impression. Allez savoir. Il incite ensuite Johanna à tester leur nouveau mur, et à ces paroles, il semblait s’être transformé en père noël tant les yeux de Joh étaient illuminés d’étoiles. Sans grande surprise, elle accepta aussitôt le défi. Puis, tout en se rendant vers le mur, elle se met à marcher à reculons, pointant Chris du doigt lui demandant d’être gentil avec moi, parce qu’elle tenait à moi. Sur le coup, j’ai eu l’image d’un avertissement à un père qui allait faire subir un interrogatoire au petit-copain du moment pour obtenir son approbation. Ça me fait sourire avant de me dire que, d’une, je ne rentrais pas dans la case de petit-ami, et de deux, que Chris avait donc dû avoir l’habitude de questionner ses copains… arf je chasse ces pensées de ma tête en entendant le rire de l’homme et regarde alors Johanna s’élancer sur le mur aux formes ahurissantes. Et dès le début, elle commençait avec des positions hors normes qui me gardait en haleine, j’étais bouche-bée…

Puis Chris coupa le silence, me faisant aussitôt refermer mon clapet, alors qu’il me demandait ce que je faisais sur l’île. Je déglutis un instant, me disant que j’étais en train de passer cette fameuse épreuve, sous les lumières des projecteurs et bien que son regard fixait vers Joh, je sentais néanmoins sa présence imposante avec ces bras croisés. Euuh donc l’île, oui, c’est vrai que j’oublierais presque le parc pourtant inoubliable, à force de vivre des expériences hautes en émotions avec mon amie. « Je suis électricien… je m’occupe de sécuriser les clôtures des dinosaures… ce genre de choses… » ok, j’aurais pu développer davantage si je ne sentais pas la pression de mon cœur taper fort dans mon oreille. Alors après avoir respirer un peu plus calmement je reprends la parole, espérant faire fuir ce stress pourtant inutile. « En fait, je touche un peu à tout, à croire que l’entièreté du parc est sous contrôle électrique… Mais ça me plaît et puis je suis bon à ça alors…» j’avais souris en parlant avant de me dire qu’au final, mes derniers mots pouvaient paraître prétentieux. « Enfin quand je dis que je suis bon, je veux dire, je suis doué c’est vrai, j’ai de l’expérience, oui beaucoup… beaucoup d’expérience dans le domaine, c’est juste que… enfin je dis ça, mais vous pourrez demander à Joh’ elle vous le confirmera… » J’arrête de parler mais j’ai envie de me reprendre, de me justifier. J’avais l’impression que ça ne sonnait toujours pas juste. Limite si je n’avais pas envie de lui sortir toutes mes références d’avant l’île, sans toutefois faire mention de mon père. Cependant il avait repris la parole alors instinctivement, je referme ma bouche, reposant mon regard vers les prouesses de la brune…



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Dim 15 Avr - 0:45


Une semaine haute en couleurs
Roanna
Dès l’instant où mon pied avait décollé sur sol, c’était comme si ma tête avait occulté tout le reste. Même mes sentiments pour Roan n’étaient plus ! J’étais là pour ce mur, pour le grimpe et la seule chose qui remplissait mon crâne. C’était le parcours que je devais emprunter. Tête en bas et le pied coincé entre les plots jaunes, je bougeais de nouveau mes mains de sorte à pouvoir me redresser à l’horizontal afin de glisser mon genou à la place de mon pied et serrer le plot entre ceux-ci. Avec mes mains j’allais chercher l’un des trois plots le plus proche de moi. Je devais alors me tirer à la force de mes bras, l’effort m’arrachant un crie. Oui j’avais perdu, c’est à ce moment précis que je m’en rendais compte. La technique était toujours là, mais la souplesse et la forme physique n’était plus la même. Je me redressais à la verticale jusqu’à venir m’asseoir sur le plus gros des plots tendant le bras pour saisir la prise juste au-dessus. Profitant de la position pour secouer vigoureusement le bras sur lequel je venais de faire l’effort pour en détendre les muscles et ne pas avoir de douleurs par la suite. Je levais le regard pour voir les prises au-dessus de moi. Tendant à nouveau le bras pour glisser mes doigts contre la grosse jaune juste-là. Je basculais la tête de l’autre côté le temps de positionner mon pied contre la verte à la gauche du plot moyen afin de forcer sur ma cuisse pour gagner un étage de plus. Une fois debout que basculais mon corps vers la droite, remplaçant ma main gauche par la droite sur la prise. J’allais coincer mes pieds sur deux autres prises, me remettant dans une position des plus surprenantes. Je faisais une nouvelle pose le temps de regarder la prise rose juste au-dessus de ma tête. Elle était trop haute pour que je l’atteigne à bout de bras. Je devais donc tenter une impulsion pour tenter de l’attraper. Si je me loupais, c’était la chute assurée… Je le vivais donc comme un défi personnel ! Je respirais lentement, fixant cette prise rose du regard. Je commençais alors un décompte dans ma tête. 3..2..1.. t je tentais mon impulsion, un sourire se dessinant sur mes lèvres lorsque mes doigts c’étaient accrocher à l’emplacement désirer. Mais j’avais attrapé l’autre prise de l’autre main et voilà que je pendais dans le vide accroché que par mes mains, sans possibilité de pouvoir rattraper mes pieds. « Putain, fait chier.. » Avais-je alors pesté contre moi-même en sachant que s’était fini, il fallait que je lâche prise. Et c’est ce que je faisais me laissant tomber dans les tapis de sécurité. L’impact de mon dos contre les tapis bleus me coupant tout de même le souffle quelques instants. Je n’avais même pas besoin de regarder Chris pour savoir qu’il allait me faire la remarque sur mon manque de forme physique !

Il regardait sa petite protégée les bras croisés sous sa poitrine. Il y avait bien longtemps qu’il ne l’avait vu et il était heure de la voir jouer au petit singe sur ce mur qu’il avait fait installer il y avait peu de temps. Mais il n’avait pu s’empêcher de vouloir en savoir plus sur ce jeune homme. Déjà parce que c’était bien la première fois que Johanna venait au club avec quelqu’un d’autre que son père, mais le fait qu’elle lui avoue qu’elle tenait à lui avait piqué sa curiosité. Ce sentiment paternel qu’il avait toujours éprouvé pour elle s’était réveillée en une fraction de seconde et c’est ce qui l’avais poussé à poser cette question. Il voulait en savoir plus sur l’homme qui semblait partager la vie de la jeune femme. Il l’écoute parler, ou bégayer, Chris n’arrive pas trop à savoir avec exactitude le ton du grand brun. Il semble intimidé en tous les cas. Il tourne la tête vers le jeune homme lorsqu’il se reprend et avoue être un touche à tout. Petit haussement de sourcils. C’est de cette façon dont parle les jeunes de nos jours lorsqu’ils parlent de coucher ensemble ? A non … Il parle toujours d’électricité ! Chris se demande alors s’il a déjà rencontré le père de la demoiselle. Car s’il lui fait bonne impression, qu’il le trouve instinctivement bien pour sa protégée il est inévitable que Dearing père ne l’aimera pas. Chris oscille entre regarder la progression de Johanna et le jeune homme qui semble s’embrouiller dans son explication. « Détends toi p’tit, ce en quoi tu es bon et savoir que t’as de l’expérience ne me regarde pas. Par contre lorsque tu vas rencontrer son père, essaie d’éviter de laisser comprendre que vous couchez ensemble sinon je donne pas cher de ta peau. Tu m’as l’air d’un gars bien pour elle et le fait que tu sois ici le prouve ! T’es bien le premier que je vois. Mais généralement, papa Dearing et en total désaccord avec ce que j’approuve. Alors garde ton stresse pour lui. » La quadragénaire souris au jeune brun et lui donne une tape amicale dans le dos avant de tourner la tête précipitamment lorsqu’il entend le juron de Johanna. Il se met alors à rire en voyant la jeune femme pendre dans le vide avant de se laisser tomber dans les tapis. « Et bien, je t’ai connu des jours meilleurs ! T’as perdu en force dans les bras ! J’espère que tu n’as pas perdu en souplesse. »

Après m’être redressais sur mes pieds je m’avance vers les deux hommes en repositionnant correctement mon débardeur sur mes hanches, tapant mes mains l’une contre l’autre pour finir de me débarrasser de la poudre blanche. « J’ai plus les mêmes entraînements sur l’île et on a pas de mur d’escalade non plus… » Je fais la moue venant me planter devant eux, les mains sur les hanches. Mes yeux fixaient le visage de Roan qui semblait un peu chamboulé. Je me demandais ce que Chris avait bien pu lui dire pour le mettre dans cet état. Mais je n’eu pas le temps de demander quoi que ce soit qu’il enchaînait. « Il y a un moyen simple et rapide de vérifier ça. L’arbre ! » Je fixais à présent mon ancien coach. L’arbre n’était pas quelque chose qui me faisait peur, puisqu’à l’époque, j’étais l’une des rare de se club à réussir cet exercice un peu hors norme proposé par Chris. « Tu penses que t’as assez de force pour réussir à soutenir son poids sans vous faire tomber ? » Avait-il demandé à Roan en le fixant. Mon cœur s’était alors emballé en une fraction de seconde. Faire cet exercice n’avait rien de compliquer pour moi, mais le faire sur Roan, ça aller être une autre histoire… Surtout que j’imaginais déjà la phase du retour, ou j’allais devoir passer entre ses jambes et me retrouver nez à nez avec son… sa … Je déglutis en regardant le jeune homme qui de part sa réponse positive, ne semblait pas du tout savoir ce qu’était l’exercice de l’arbre. Bien que dans le fond, il n’y avait que moi qui aller être gênée, puisque c’est moi qui éprouvait des sentiments pour lui…


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