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Une semaine haute en couleurs. ft. Roan

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Ven 2 Mar - 12:39



Sentir Johanna tout contre moi ne me laissait pas indifférent. Faut dire, j’avais tenté le diable en passant mes bras ainsi autour de sa taille, contre sa poitrine… Mais comme bien souvent avec elle, mes gestes étaient instinctifs, je ne réfléchissais pas trop en les réalisant. Parce que, clairement, si j’avais attendu une simple petite minute pour me donner le mal de faire travailler mes méninges, j’aurais alors eu comme diagnostique vital de ne surtout pas effectuer ces gestes sans quoi, je risquerais de ne plus pouvoir me contrôler. Je suis un homme, il ne faut pas l’oublier et parfois il suffit d’un simple petit contact physique pour éveiller un désir ardent d’aller plus loin, beaucoup plus loin. Sentir sa peau douce sous ma main, sa chaleur contre moi, imaginer l’endroit que frôle mon bras et sentir les battements de son cœur juste en dessous. Aaah ce qu’il serait si facile de céder à la tentation. D’oublier notre serment d’amitié et de passer le cap. Tellement si facile. Alors que ma tête se rapproche de sa chevelure, mais d’abord, je dévie doucement vers le creux de son cou où je ne peux m’empêcher de vouloir y poser mes lèvres. Mais je sens mon cœur se serrer et ça fait comme un tilt dans ma tête, où j’ouvre brusquement les yeux, comme pour réaliser que je ne rêvais pas et que j’allais commettre une terrible erreur à laquelle il me serait impossible de revenir en arrière. Alors je renonce à ce doux contact et je me mords la lèvre pour me contenir tout en basculant doucement ma tête pour sentir ses cheveux à l’odeur de pomme. *Mince, j’ai failli déraper là, bordel retiens-toi mec* Quant tout d’un coup BAM, Johanna me percute le nez avec son crâne. « Aaah »  laissais-je échapper, plus comme un cri de surprise que de douleur. J’aurais dû le prévoir ce geste. Mais finalement, c’était pas si mal de voir son visage confus. J’ai même eu le droit à un petit baiser sur la joue. « Merci ça va beaucoup mieux » répondis-je alors qu’elle reprenait sa place dans mes bras. J’avais frissonné au contact de ses mains gelées.. ou peut-être était-ce autre chose.

Elle me parle ensuite des constellations. Je l’écoute, regardant ce qu’elle me montrait avant de me laisser tomber en arrière par la demoiselle. Quoi, était-elle si éblouie par la beauté de la nuit ou bien par mes yeux pour vouloir ainsi m’allonger et se serrer contre moi. Hmm intéressante position. Voilà qu’elle avait à présent la tête au niveau de mon…. torse. Ok, finalement, je lève ma tête et fait mine de regarder ce ciel étoilé. Il vaudrait mieux pour moi me concentrer sur la Grande Ourse oui voilà, la casserole. Et quoi cette fois-ci, Cassiopée en forme de W.. okai je regarde là-haut, je serais prêt à regarder toutes les étoiles tant que je ne craque pas… d’accord mais mon amie ne me facilite pas la tâche. Elle semblait si proche de moi à présent, me passant même son bras sous ma tête et venant m’embrasser à nouveau sur le cou. Aah comment rester concentrer après ça. Mais heureusement elle reprend la parole. « C’que j’te propose demain, on se lève tôt, on file sur les pentes et on part à l’escalade avant l’heure de fermeture. Mais bon si on fait une petite heure sur un mur ce sera déjà bien». D’accord, penser au ski puis à l’escalade c’était déjà mieux. Beaucoup mieux. On allait s’amuser. « ça marche». elle avait finalement réfléchi à ma proposition de faire les deux activités alors qu’elle ne pensait pas que ce soit jouable. C’est qu’elle voulait me faire plaisir cette petite. Je lui souriais grandement avant de la basculer sur son dos. Oui, je préférais être dessus. J’espère qu’elles étaient solides ces tuiles à force de se trémousser dessus, il ne manquerait plus qu’elles cèdent. J’en profitais à présent pour prendre ses mains froides dans les miennes et les réchauffer un peu, les posant au-dessus de sa tête. Ça me fait sourire, ressentant comme un déjà-vu. Et puis plus je la regardais et plus j’avais envie de l’embrasser. Et me voilà qui replonge à nouveau droit dedans. La tentation est si forte. J’en ai envie. Vraiment envie. Et puis, ce n’était pas juste une attirance physique. Cette journée semblait nous avoir rapprochés davantage, nous unissant plus que jamais, l’un dans la vie de l’autre. Cette intimité avait de quoi me faire poser quelques questions dans ma petite tête. Si bien que ce rapprochement mental lié à cette attraction physique et ce contact… tout me poussait à passer le pas… Mais non, rapprochant mes lèvres de son oreille, je lui chuchotait doucement « Bon, on a encore une douche à prendre, et si on veut se lever tôt, on devrait y aller ».

Hop, je la relâche et rebascule sur mon propre dos, me relevant doucement avant de tendre une main à Joh pour qu’elle se lève à son tour. Je ne cèderait pas. Je ne comprends pas pourtant, après cette forte envie que j’avais ressenti il y a deux semaines avec notre escalade du mur de fer, j’avais été me plonger dans les bras d’une de mes copines de circonstances, me laissant aller à exprimer mes pulsions les plus animales pour enfin me sentir libéré de cette attraction. Mais non, je réalise à présent que ma petite période d’exaltation passée, assouvant ma quête de plaisir sur l’instant, cette envie refaisait finalement surface. Il faudrait que je songe à tout cela, mais plus tard, pas maintenant. Et puis comme on dit, la nuit porte conseil, alors je verrais bien. Doucement, j’attrape la couverture et laisse Johanna guider mes pas pour la descente. Si la montée avait été plus ou moins facile, la redescente avec les jambes légèrement engourdies, je préférais ne pas tenter de faux pas. On arrive très vite à sa fenêtre, qu’elle rouvre habilement, je la regarde la franchir puis c’est à mon tour. Je lui passe d’abord la couette et escalade à mon tour. Aaah quelle sensation agréable cette chaleur dans sa chambre. Limite, j’avais trop chaud maintenant. Je referme derrière moi et je regarde la tête de mon amie, les joues toutes rouges. Je pose mes mains dessus, tapotant légèrement en grimaçant. « Bon, je te laisse te doucher la première hmm, à moins que tu ne veuilles qu’on la prenne ensemble  » je lui tire la langue et lui retire son pull. « Hop, file pour que ce soit vite mon tour, je sens encore le produit visqueux dans  mes cheveux ! ». J’avais passé ma main dans ma chevelure, grimaçant, heureusement que sa mère ne m’avait pas vu avec cette tête.



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Dim 4 Mar - 3:09
ROANNA
Une semaine haute en couleurs
Le temps était comme suspendue. J’avais l’impression que plus rien n’avançait autour de nous. Qu’il n’y avait plus que lui et moi sous ce ciel plein d’étoiles. Seules spectatrices de notre excursion nocturne. Seules témoins de ce bout de vie, rien qu’à nous. Plus encore, j’avais presque le sentiment que de là-haut, elles étaient capables de pouvoir mettre mon cœur à jour. De sentir cette chose si palpable, qui grandit en moi. Je n’arrivais pas à savoir, si j’étais jugé pour mes sentiments, où encouragée. Bien que c’était la culpabilité qui inondait mon cœur, le plus souvent. Il fallait que je prenne du recul, que j’y réfléchisse à tête reposée. Mais c’était une chose difficile, surtout que je savais parfaitement au fond de moi, que je ne voulais pas passer un seul instant de cette semaine ici, loin de lui. Je ne voulais pas l’éviter, prendre de la distance. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que de la distance, il n’y en a plus lorsque je le force à s’allonger et que je me retourne à moitié sur lui, pour lui montrer les constellations au-dessus de nos têtes. Je sens mon cœur battre jusque dans mes tempes. J’aime tellement être si près de lui. Allongée là contre lui, mon avant-bras qui lui sert d’oreiller et ma bouche si proche de son cou qu’il suffit de peu, si peu pour que mes lèvres viennent toucher sa peau. Je ferme les yeux, humant l’odeur de sa peau. L’odeur de la pomme du produit vaisselle qui vient bousculer mes souvenirs olfactifs. Le mouvement m’avais surprise. Maintenant que j’étais sur le dos alors qu’il se maintenant au-dessus de moi en me regardant. J’aurais juré qu’il regardait mes lèvres si je n’avais pas été aussi chambouler de le savoir si résolu. Pourquoi le savoir dominant de cette façon avec moi avait la capacité d’éveiller cette douce chaleur dans mon bas ventre. D’accéléré même d’une façon insignifiante, mon rythme cardiaque… L’action qu’il a sur moi qui me faits un drôle d’effet pour la seconde fois. Un arrière-gout de déjà vu, qui pourtant me laisse frustrée. Ma bouche devient sèche lorsque son visage approche du mien. Suis-je folle au point de croire qu’il se passe réellement quelque chose ? Que son regard sur moi n’est plus celui d’avant ? Plus totalement. Je me surprends à avancer un peu le menton dans le but de tendre mon visage vers le sien, la déception que ses lèvres rejoignent finalement mon oreille pour articuler quelques mots pour mettre fin à tout cela. Je ferme les yeux tout en inspirant profondément pour calmer mon corps qui s’est éveillé de cet état d’hibernation. Mon corps fort de cette verve. Nouvelle et surtout inconnue.

Je me redresse tentant de faire comme si de rien n’était, sans grande conviction. Je me fais l’effet soudain d’une adolescente qui découvre qu’elle possède des hormones et qu’ils entrent en ébullition dès l’instant où elle se laisse toucher par son crush du moment. Seulement Roan n’est pas un crush du moment, il est mon meilleur ami et c’est loin d’être la première fois qu’il me touche. Alors pourquoi maintenant ? Pourquoi tout cours ! Est-ce qu’après trois ans d’inactivité, d’aucun désir ou plaisir charnel, il s’activait à nouveau ? Est-ce le signale qu’il était peut-être temps que je passe à autre chose ? Que je rencontre quelqu’un ? Dans le fond, plus que dans la forme. C’était surement logique. Mais l’idée avait quelque chose qui me dérangeait. Un arrière-gout dégueulasse. La sensation de le tromper, d’une certaine façon. Cette même sensation chaque fois que je le savais avec une autre. Pourquoi fallait-il que je me voile de moins en moins la face… Je me redressais, frissonnant et resserrant mes bras autour de mon ventre maintenant que je n’étais plus couverte par la couverture. Motivée à l’idée d’aller prendre une douche chaude est réconfortante. De laisser mes interrogations du soir, s’échapper avec l’eau de la douche jusqu’à l’évacuation.

De retour dans la chambre, il attend le bon moment pour me rendre la couverture et une fois devant l'armoire, je l’a replis comme je peux avant de la remettre à sa place. Je me tourne vers Roan lorsqu’il ferme enfin la fenêtre et il vient poser ses mains sur mes joues. Elles semblent tellement plus chaudes que mes joues. Sa déclaration me fait l’effet d’une claque. L’idée s’incruste dans ma tête alors que la scène s’impose à moi. Lui et moi sous le jet d’eau chaude, dans une embrassade langoureuse tandis que l’eau coulerait sur nos corps coller l’un à l’autre. A la fois plongée dans cette image et pointoise, je ne réagis pas lorsqu’il me retire mon pull. Je lève juste les bras pour n’opposer aucune résistance. Il faut que je me ressaisisse. Je me racle la gorge, donnant l’impression d’avoir pris un peu trop froid et d’avoir une quinte de toux. Lui tournant le dos j’allais chercher un tee-shirt et un short pour la nuit, filant sans un mot jusqu’à la salle de bain à l’autre bout du couloir. Fermant doucement la porte derrière moi, ne fermant pas le verrou. Cette infime partie de moi qui se dit, peut-être que… Peut-être que quoi ? Qu’il va venir mettre ses mots à exécution ? Est-ce que j’en suis vraiment là ? A vouloir qu’il me rejoigne sous la douche ! J’allume aussitôt le jet d’eau en secouant la tête et en soupirant. Je me trouve pathétique. Roan est mon meilleur ami, bien sûr qu’il ne viendra pas. Rapidement je me déshabille et passe sous l’eau brulante, ma peau qui rougit aussitôt. Je ferme les yeux et reste sous le jet qui fait perler en abondance l’eau sur mon épiderme. Il faut que je me calme, l’eau froide serait surement plus adaptée pour cela. Mais je n’arrive à m'y résoudre… me convainquant simplement, que cela passera après une bonne nuit de sommeil.

Je me sèche et m’habille rapidement avant de traverser le couloir sur la pointe des pieds. Ayant pensé à sortir une serviette pour Roan avant de quitter la salle de bain. « Suivant. » Avais-je simplement dit en fonçant vers mon lit pour m’y réfugier. Pour y retrouver un peu de chaleur, alors que je trouvais l’air frais après cette douche brulante. Il s’éclipsait à son tour et voilà que j’étais seule. Bien que pas pour longtemps, il allait revenir. Il allait même dormir dans le même lit que moi ! Assise dans le lit, je stoppais le mouvement de ma main pour mettre les draps sur mes jambes en regardant ma table de nuit. Je me demandais si elle contenait d’autre petit sachant hermétique. Pire encore, je me demandais pourquoi cela semblait si important tout à coup. « Bon dieu, tu délires complètement ma pauvre fille… » Je me mettais quelques claques sur les joues avant de m’allonger sous les couettes, sur le côté, de sorte à être de dos à Roan lorsqu’il viendrait me rejoindre et j’éteignais la lumière de mon côté. Fermant les yeux et ayant dans l’idée de faire semblant de dormir, pour éviter un moment qui allait peut-être me sembler gênant. Dans mon imagination, il l’était en tout cas. Ainsi, il se coucherait et s’endormirait sans plus de cérémonie. Parce qu’on fond de moi, je n’étais pas sûre, de pouvoir résister une nouvelle fois à l’assaut de ses bras, ou pire… de ses lèvres.

     
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Dim 4 Mar - 14:20


Bon sang mais qu’est-ce qui m’a pris de lui dire ça. Se doucher ensemble sérieusement Roan… j’en avais pourtant dis des bêtises avec elle, pour rigoler de tout, de rien, de nous, mais pas de cette façon. Il y avait toujours cette limite entre nous. Bien entendu, cela nous arrivait de parler de sexualité, de déconner sur le sujet surtout, parce qu’au final, je ne pouvais jamais rester sérieux très longtemps. Et puis parler de mes expériences ce n’était pas mon genre et là encore, si la conversation partait sur les sentiments, je coupais en plaisantant. Je n’ai pas eu de vraies petites amies, même s’il m’était arrivé autrefois de rester plusieurs mois avec la même fille, mais je n’en étais pas amoureux. Ces trucs-là, ce n’est pas pour moi, je ne saurais pas garder une fille aussi longtemps à présent. En général ça tourne autour de l’attirance physique et puis après soit on reste amis, soit on se revoit uniquement pour coucher ensemble. Voilà, c’était simple, pas de complication, pas de besoin d’exprimer ce qu’on ressentais. Bref tout ça pour dire, que ma proposition indécente n’avait rien d’une blague dans ma tête, je le sentais au fond de moi, que j’en avais envie. Mais je ne pouvais pas céder à la tentation, pas celle-là, pas avec elle. Il n’y aurait pas moyen de tout effacer et revenir comme avant. Non, j’essayais de me persuader que j’étais l’acteur de mes propres choix et que je ne me laisserais pas manipuler par mes envies irrationnelles. Je les ferais taire, ne les laissant plus envahir mon esprit. Je me déchargerais de toutes ces tentations…

Enfin c’est plus facile à dire qu’à faire et au fond de moi, je puise dans mes souvenirs pour me rappeler des cours de maîtrise de soi que j’avais appris avec Ingrid. Sur la respiration, la pensée positive tout ça. Mais pourtant, je lui avais retirer son pull, genre normal, comme si de rien. Comme si je pouvais aller plus loin… non plutôt comme je le prouve à cet instant où je la laisse filer hors de la chambre. Oui, je suis fort et j’y arriverais. Je la regarde partir sans un mot et lorsque la porte se referme et que je me retrouve seul dans cette chambre, dans sa chambre, je sers les poings de rage. Oui je suis énervé, agacé d’être si con, de risquer le pire. Peut-être même que j’en avais d’ailleurs trop fait, dépassant cette limite qu’il y avait entre nous. Elle était partie sans un mot et cela m’avait quelque peu troublé. J’essaye de ne plus trop y penser, fermant les yeux un instant et me concentrant sur ma respiration. C’est bon, à présent je vais à mon sac, sortant un boxer et… et puis merde, je regarde le lit et je me dis qu’on va dormir ensemble. Bon, ça nous étais déjà arrivé, de s’endormir à force d’avoir trop parlé, et trop épuisé pour aller jusqu’au canapé, mais le lit double de l’hôtel est genre ultra-large. Je soupire pour finalement prendre un pantalon léger de jogging, le gris que j’aime bien, ça fera l’affaire. Je pose tout sur le dessus du sac et puis je me relève, explorant encore une fois la chambre, les affiches, les trophées, la table nuit… Je m’en approche, touchant le tiroir du bout des doigts et me mords la lèvre. Non non non, j’étais peut-être sans limite de ce côté-là sur l’île, mais ici, ça semblait si personnel… enfin la vraie raison c’est que ma curiosité n’était pas aussi saine qu’à l’accoutumée… là ce qui me démangeait c’était de savoir si elle en avait encore… Hors de question de franchir ce cap-là, je m’éloigne et vais plutôt à la fenêtre, l’ouvrant légèrement pour passer ma tête et me refroidir l’esprit…

La porte s’ouvre, je me retourne, referme la fenêtre et je la vois rentrer rapidement pour se faufiler toute aussi vite dans son lit. Là encore, cette réaction me frustrait. Pas de câlin, pas de sourire, j’ai même pas eu droit à une petite blague sur le fait qu’elle avait utilisé toute l’eau chaude, non. Juste un ‘suivant’ me poussant alors à aller vers mon sac, lâchant un simple « ok merci », avant d’attraper les affaires que j’y avais préparé et sortir à mon tour de la pièce. Une fois dans le couloir je portais ma main sur ma poitrine, sentant mon cœur battre la chamade. Ce n’est rien. Il se fait juste très tard et elle est épuisée. Un trop plein d’émotions pour son retour chez elle et puis contrairement à moi, elle n’avait pas fait de sieste, elle. Oui c’était surement ça. Alors j’avance discrètement dans le couloir et rejoins la salle de bain. Je referme la porte derrière moi et pose mes affaires avant d’attendre un moment, les bras sur la taille, à rien faire… ou juste penser. Une multitude d’images revenaient hanter mon esprit. Parmi elles, ce moment où j’étais au-dessus de Joh ses mains dans les miennes au-dessus de sa tête, ses lèvres à ma portée ; je revoyais aussi cet instant où je lui retirais son pull, pouvant la serrer contre moi et la porter jusqu’ici… c’était si facile… et elle aurait été là avec moi… Et merde. Je venais de réveiller mon envie. Pas juste par la pensée cette fois-ci, mais bel et bien physique, mon pantalon prenant de l’ampleur. Je retire toutes mes affaires les laissant tomber sur le sol et m’empresse de glisser sous la douche, ouvrant vite les robinets d’eau froide. Au contact de cette eau glacée sur ma peau chaude, je frissonne et ouvre encore plus les vannes car mon entrejambe ne cessait de durcir. Bordel, je n’avais aucune envie de me caresser sous la douche, pas ici, pas sous la maison familiale de Jo’ bordel. Masi voilà que d’imaginer la jolie brune quelques minutes auparavant, à ce même emplacement avait aggravé les choses. Me mordant la lèvre, je pose mon bras gauche sur le carrelage glacé, repose ma tête dessus, laissant l’eau couler sur ma nuque et descendre sur mon dos. Puis fermant les yeux, je laisse ma main droite descendre, m’abandonnant à satisfaire ce désir pour vite en finir…

J’avais ensuite pris ma douche tranquillement, non sans frotter ma chevelure assidûment afin de lui faire retrouver sa douceur et légèreté. J’avais ensuite éteint l’eau, attrapé la serviette qu’elle m’avait préparé puis rincé une dernière fois derrière moi avant d’enfin en sortir. Après m’être essuyé le corps, je porte la serviette à mes cheveux pour les sécher davantage après quoi je pouvais enfin enfiler mon boxer et pantalon. Je ramasse mes affaires sur le sol et avec la serviette, je les mets machinalement dans le bac à linge sale avant de le refermer et d’hésiter un instant. Devais-je peut-être les mettre ailleurs, ne pas les mélanger ? Masi d’un côté je serais là pour une semaine alors je devrais faire une machine moi aussi… Oh et puis tant pis, j’en toucherais un mot à Joh plus tard. Je me recoiffe et me regarde dans le miroir un instant. Je me sens légèrement honteux mais je n’y pouvais rien, si je n’avais rien fait, il m’aurait été impossible de dormir à ses côtés. D’ailleurs, j’avais tardé il fallait que je la rejoigne au plus vite. J’ouvre la porte et frissonne par le changement de température dans le couloir. J’aurais peut-être dû mettre un t-shirt mais je n’aimais pas dormir avec. J’arrive enfin dans la chambre, refermant doucement la porte derrière moi. Johanna était allongée, la pièce était sombre, seule une petite lampe de l’autre côté était restée allumée pour moi. J’avance doucement et me glisse donc à mon tour sous les couvertures. J’ai l’impression qu’elle dort alors j’évite de trop bouger. J’éteins ensuite la lumière et m’allonge totalement. Je regarde alors le plafond avec les étoiles luminescentes qui me rappellent notre petite soirée sur le toit. C’était sympa de voir ça, de savoir qu’elle aimait cette vue-là. Je me tourne suite sur le côté, regardant le dos de Jo. Il faisait si chaud, c’était agréable. Je ne sais pas pourquoi, de la voir si distante, de ne pas avoir pu lui dire bonne nuit, je ne sais pas, je n’aimais pas ça. Alors je m’en rapprochais, la frôlant, mon bras ose son contact pour l’enlacer, ma jambe résiste à ne pas lui passer dessus, s’arrêtant juste aux contacts des siennes, ma tête s’engouffrant dans le creux de son cou. J’y dépose un baiser et même si elle dort, lui souhaite une « douce nuit ». Fermant les yeux je réalise que cette journée avait été riche en émotions et que demain, des activités bien physiques nous attendaient et me permettrait de retrouver mon amie dans une ambiance moins ambigüe… tout serait comme d’habitude.. je souris à cette pensée et finit par m’endormir…


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Dim 4 Mar - 20:42
ROANNA
Une semaine haute en couleurs
Je répétais inlassablement ce mouvement lent de ma poitrine. Tentant de respirer profondément pour clamer les battements de mon cœur alors que j’avais toutes ses images qui tournaient en boucles sous mes yeux. Le fruit de mon imagination ne me laissant aucun répit. Je m’en voulais. J’en voulais à mon cœur d’éprouver cela. Pourquoi fallait-il que les choses les plus simples, ce complique à un moment donné ? Je me recroqueville, pour me faire un peu plus petite encore dans ce lit. Peut-être qu’ainsi, nos corps arriverons à ne pas se toucher pendant la nuit. Sur l’île s’était possible avec les grands lits que nous avions dans chaque chambre. Mais ce lit n’avait pas été mis dans cette chambre, avec comme but d’y dormir à deux un jour. Avais-je vraiment eu raison de le faire dormir ici ? J’étais pleine de doutes. Est-ce que je regrettais ? J’avais du mal à le déterminer. Même si j’avais tendance à me dire que non. Le film repasse dans ma tête, en boucle comme une vidéo qui ne cesse jamais. J’entends encore la voix de Roan me dire ‘ok merci’. Et moi juste avant avec mon ‘suivant’. Sans même un regard pour lui, bien trop plongée dans ma propre tête pour me dire que, peut-être mon détachement soudain a mis un froid. Je me fais la promesse que s’il met le sujet sur le tapis le lendemain, je lui répondrais que j’étais simplement fatiguée. Mais pas ce soir… il faut que j’arrête. Pour mon propre bien !

Je cesse de respirer, lorsque j’entends la porte de la chambre s’ouvrir. Forçant sur mes paupières pour les garder close. Avant de finalement relâcher la pression et de tenter de garder un mouvement d’expiration lent. Mon corps bouge sous le mouvement du matelas lorsqu’il se glisse à son tour, en silence dans le lit. La lumière s’éteint et seul le bruit de nos respirations brise le calme de la pièce. J’ouvre les yeux quelques secondes, regardant simplement le noir. Du coin de l’œil je perçois mon ciel d’étoiles phosphorescentes. Si je devais faire une seule chose dans ma chambre d’hôtel sur l’île pour personnaliser ma chambre. Ça serait sans nul doute ça. Coller de nouveau un ciel étoilé sur mon plafond juste au-dessus de mon lit. Le lit bouge à nouveau sous les mouvements de Roan et je ferme à nouveau les yeux instinctivement. J’enfonce mon bras sous mon oreiller, ma main qui rejoint l’autre et je serre mon étreinte autour de celui-ci. Mon cœur se gonfle en même temps que mon épiderme se couvre de milliers de petits boutons lorsque la chaleur de son bras ce repend autour de ma taille. Puis s’est tout mon dos qui se couvre de chair de poule lorsque je sens la chaleur qui émane de sa poitrine qui s’est rapprochée de moi. Son baiser dans mon cou a au moins le mérite de me donner envie de sourire et de m’apaiser un peu. Mais alors qu’il pense que je dors, il n’a pas idée de l’énergie que je mets en œuvre pour ne pas me retourner. Pour ne pas mêler mon corps au sien. Pour ne pas fusionner mes lèvres aux siennes dans ce brasier qui s’anime en moi. Il n’a pas idée de la douleur que je ressens à essayer d’ignorer ce qu’il me fait ressentir. Je ne sais combien de temps nous restons ainsi. Je n’arrive pas à m’endormir. Alors que lui à sa respiration, je comprends qu’il y est arrivé sans grande difficulté. J’essaie de me bercé au son de son souffle contre ma peau. Mais rien n’y fait… je reste là, éveillée.

La frontière entre le réel et le sommeil se trouve enfin là, devant moi et je profite de ne plus sentir Roan contre moi pour me tourner sur le dos. J’ouvre les yeux en s’entend un mouvement et je me retrouve nez à nez avec lui. Il est là au-dessus de moi en appuie sur ses avant-bras pour ne pas m’écraser et il me regarde. Dans la chambre, la lumière des réverbères filtre à travers les interstices du volet de bois. Mes yeux se posent sur le sourire qu’il affiche soudain. Doucement je lève la paume de ma main jusqu’à venir caresser sa joue, mon pouce qui joue lentement sur le contour de ses lèvres. Elles sont aussi douces que dans mon imagination. Puis soudain, je tends le cou pour remplacer mon doigt par mes lèvres. D’abords doucement, chastement. Nos langues qui s’effleurent, se testent doucement de sa propre initiative avant que la barrière ne tombe. J’accroche mes bras à son cou, le forçant à descendre un peu plus sur ses bras pour que son torse se colle à ma poitrine. Mes hanches qui se lèvent instinctivement pour venir à la rencontre de son bassin. Sa main qui saisit la chair de ma cuisse pour que je la relève le long de lui. Je laisse glisser mes mains sur lui, ses muscles roulant sous le bout de mes doigts, nos respirations s’unissant à chaque rencontre de nos lèvres à présent impétueuses. Il passe sur un bras et d’une main aventureuse, il passe sous mon t-shirt. Alors que j’attends le contact de sa paume sur mon sein, je me redresse dans un sursaut. Mes yeux percutent le noir de la pièce et je regarde autour de moi pour chercher où je suis avant de comprendre que je suis dans ma chambre à Toronto. D’une main au-dessus de ma poitrine comme pour me tenir le cœur je tourne la tête en direction de celui qui dort à point fermé à mes côtés. Nos jambes entrelacées et son bras repose à présent sur le haut de mes cuisses, mais je devine qu’il m’enlaçait surement avant que je ne me réveille. Il me faut plusieurs secondes avant de retrouver une respiration calme. Même si mon corps reste moite sou l’effet de ce rêve. Je porte ma paume de main jusqu’à mon front. Ça va vite devenir intenable si je fais ce genre de rêve toutes les nuits… Je lève les yeux sur mon plafond étoilé et la faiblesse de leur lueur m’indique, par habitude, qu’il ne doit pas être loin du petit matin. Doucement je repousse son bras pour pouvoir me lever et descendre à la cuisine prendre un verre d’eau, afin de rincer cette gorge sèche qui me tiraille. La fraicheur de la cuisine et surtout le fait de mettre retirer à la chaleur du lit fait frissonner ma peau. Je bois mon verre d’un trait tout en regardant l’horloge de la cuisine. Cinq heures du matin. Je soupire et tout aussi silencieuse, je retourne mon coucher. Les bras de Roan qui s’agrippent à moi dès l’instant où je suis revenue auprès de lui. Ses ronflements qui me laissent comprendre que c’est simplement le réflexe de son corps, puisqu’il dort encore.

19 février

Tournevis dans la main, je suis déjà en tenue d’hiver, chaussures de snow aux pieds. Je lève les yeux vers le brun alors qu’il revient une planche fraichement louée entre les mains. « Ça y est, t’es équiper ! » Je le regarde de haut en bas. Avec ma mère nous avions du fouiller dans les affaires de ski de mon père pour lui trouver un pantalon et une veste pour la matinée. Fort heureusement le tout était quasi neuf et je n’avais jamais vu mon paternel dans ses vêtements. Ça n’était donc pas tellement bizarre pour moi. Ça les rendait moins en appartenance à mon géniteur ! « J’finis ça et on est go ! » Dis-je en prenant la dernière vis que je tenais entre mes lèvres pour finir d’ajuster mes fixes sur ma planche. Après mon rêve de cette nuit, j’avais fini par me rendormir. Et délassée de ce point qui m’avait assaillis toute la soirée et une bonne partie de la nuit. Cette tension dans mon corps avait disparu et ce n’était pas pour me déplaire. C’était beaucoup plus facile pour moi, d’être dans mon état normal. Je me levais pour mettre plus de force sur mon tournevis, le reposant à son emplacement testant la solidité de l’ensemble d’une main. « Let’s go boy ! » Avais-je alors dit en plissant le nez, tirant la langue et levant mon bras qui ne tenait pas ma planche sautillant comme un gosse pour sortir du magasin de location de matériel. Nous marchions jusqu’au pied du télésiège censé nous emmener plus haut sur les montagnes. Je lâche ma planche par terre sur la neige pour fixer un pied dessus afin de pouvoir le prendre. « On commence doucement où on va direct en haut ? » Demandais-je en lui laissant le choix de la difficulté. Ne connaissant pas du tout son niveau en sport de glisse. Il valait peut-être mieux ne pas commencer trop fort. Surtout que j’allais peut-être être un peu rouillée aussi. Tout en étant assis sur le télésiège qui nous faisait monter cette montagne. Assise contre Roan je lui montrais ce que nous voyons de la ville. Lui parlant du lieu où j’avais vu le jour et grandit. Et de ses montagnes que j’avais commencé à descendre relativement jeune. Évoquant même certaine de mes anecdotes, notant ce jour où la famille avait traîné Claire en haut de cette montagne alors que ce n’était pas du tout à son gout. J’avais ris et j’en riais encore aujourd’hui en repensant au fait qu’elle avait descendu la pente plus souvent sur les fesses que sur ses skis.

A l’arrivée du télésiège, Nous avions faillis avoir un accident avec Roan qui n’avais pas réussi à dégager le passage suffisamment vite pour laisser passer les deux autres personnes à côté de nous. Mais après quelques excuses et des éclats de rire de notre part, l’incident été clos et j’avançais sur le haut de la piste à l’aide de mon unique pied libre avant de me laissait tombé le cul dans la neige de sorte à pouvoir fixer le deuxième pied sur ma planche.  Je regarder Roan pour voir s’il était près, d’un doigt je remontais mes lunettes de soleil sur mon nez fouillant ensuite ma poche à la recherche de mon baume à lèvres. L’accessoire indispensable par ces températures surtout en haut d’une montagne. « T’as pensé à en prendre un rassure moi ? » Dis-je alors que je tournais le cul du stick pour en ranger le tube dans son étui. Mais à l’expression de son visage, je comprenais que non. Je levais les yeux au ciel en le lui tendant. « Il s’appelle revient ! » D’une impulsion sur mes bras et par la contraction de mes muscles je me dressais sur ma planche, courbant mon corps de sorts à ce que celle-ci ne soit pas à plat pour ne pas commencer à descendre la piste et pouvoir juger de la population qui empreinte cette route. Entendant du bruit derrière nous, je vois un groupe de skieur en approche. « On ferait mieux d’y aller maintenant, lève ton cul d’la. Il goûtera suffisamment à la neige lorsque tu planteras l’carre. » Je rigole en lui tendant une main pour l’aider à se mettre debout, devant serrer les abdos pour ne pas retomber en avant alors que clairement il a cherché à me faire tomber avant même d’avoir commencé. Le groupe de skieurs s’approchant, je laissais aller ma planche sur la neige dans le sens de la piste, faisant un S un peu plus bas en profitant pour jeter un œil à Roan voir comment il se débrouillait. Le doux son du métal râpant sur la neige me donnait le sourire. La sensation de la glisse et la satisfaction, le plaisir d’être là sur ma planche. Ça m’avait manqué plus que je ne l’aurais cru. J’étais pourtant plus accro à l’escalade, mais il fallait avouer que la sensation de glisser était tout aussi addictive ! Je prenais un peu de vitesse pour distancer le grand brun, profitant d’un virage serrer pour tendre la main et attrapé de la neige dans le creux de mes gants. Je stoppais mon snow regardant en arrière afin de voir Roan arrivé. Pour une petite pause improviser et lorsqu’il s’était arrêter juste devant moi dans un nuage de neige, j’avais abattu ma main pleine de neige sur sa joue tout en gloussant de rire. Le laissant sur l’effet de surprise pour repartir, mon rire raisonnant dans l’accalmie  de skieurs et snowboardeurs.

     
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Mer 7 Mar - 20:53


19 février


Lorsque j’ouvre les yeux, je m’étire dans mon lit et contemple le plafond. Tiens ces étoiles… mais oui, je ne suis pas dans mon lit, mais bien dans celui de Johanna. Nous sommes dans sa chambre sur le continent. Je frotte mes yeux et m’empresse de me tourner. Je la regarde dormir un instant. Elle est sur le côté, recroquevillée sur elle-même, ses cheveux mi-longs étalés sur l’oreiller. Je me redresse doucement parce que je veux voir son visage. Elle semble si paisible. Ça y est, tout me revient, notre arrivée, notre bataille d’eau, le toit, la douche… Je me mords la lèvre et porte mes mains sur mon visage, comme honteux au rappel de ce souvenir. Mais finalement je souris et soulève la couverture pour constater que mon matin ne serait pas gênant Fort heureusement, hier soir m’aurai apaisé et me permet de ne point être gêné ce matin, à vouloir vite sortir du lit pour me cacher. Alors comme tout va bien du côté physique, j’en profite pour me blottir contre elle, agrippant mes bras autour d’elle, portant une jambe sur sa taille. Puis, tout en resserrant l’étreinte, je la sens se mouvoir, alors je lui murmure de se réveiller «allééé la petite marmotte… il est temps de se leverrrr»  . Je sens que ça ne va pas lui plaire mais je serais paré pour une bataille d’oreiller matinale. Mais alors qu’elle semble murmurer quelque chose, ou plutôt grogner, elle remonte la couverture jusqu’au menton et garde les yeux bien fermés. J’abandonne vite, déposant un bisou sur son front avant de me décoller d’elle et sortir du lit. Je repense à la veille, où sa mère avait tout fait tout de seule, et ce matin je ne veux pas la laisser reproduire la même chose. Je file donc rapidement dans la salle de bain, me lave le visage et me dépêche de descendre, je ma raserais plus tard. Je descends à la cuisine et maman-rose est là, s’apprêtant tout juste à faire le café. Je la salue d’un bisou sur la joue, lui sort quelques compliments et lui demande les quelques ingrédients nécessaires pour effectuer des pancakes. Elle me laisse faire, non sans me raconter quelques histoires sur les plats ratés de sa fille et on en rigole. Je prépare les assiettes histoire de les rendre plus attractives, et Canada oblige, j’arrose les pancakes de sirop d’érables, j’ajoute quelques myrtilles et framboises tout autour, même si Joh’ n’en prendra peut-être pas, mais avec maman-rose, on s’amuse à en grignoter quelques-unes, surtout les framboises. Lorsque la brune descend enfin, on peut s’attabler et prendre le petit déjeuner tous les trois…

Quand je remonte pour m’habiller, je laisse les deux charmantes dames discuter en bas et file d’abord dans la chambre. Je sors de mon sac mes vêtements que je pose sur le rebord du lit, et sur la table de nuit, je vois le paquet de clope et ça m’attire. J’ouvre alors la fenêtre et j’allume une cigarette. La fraicheur me fait frissonner et je constate que je suis toujours torse nu. Mince j’ai carrément été trop à l’aise là, avec sa mère. Faudrait que je fasse attention, surtout à partir de demain, puisque le paternel sera de retour. Rah rien que d’y penser ça m’agace et je file dans la salle de bain. Je me regarde dans le miroir et je décide de me raser, si ce matin ça passait, là fallait que je me rase. J’arriver à le faire sans toucher le mégot que j’ai gardé au bec. Puis je me lave et éteins la cigarette sous l’eau. J’avais complètement zappé d’être à l’intérieur alors je secoue vivement les bras pour dégager toute odeur. J’ouvre la petite fenêtre et espère que ça fasse courant d’air avec celle de la chambre. Après quoi j’y retourne, m’habille et referme tout avant de voir arriver Jo’ à son tour qui me fait une réflexion sur le froid et l’odeur du tabac ! On parfume un peu et je suis sauvé, je n’aurais le droit qu’à une tapette et quelques brimades. Mais l’excitation monte en nous petit à petit. On va aller skier ce matin !! Elle m’avait filé un ensemble appartenant à son père, mais dont il ne s’était jamais servi. Ça ne m’étonnait pas, vu le personnage, je ne le voyais pas prendre du bon temps à skier en famille. Bref je l’enfile donc et nous sommes prêts. Sa mère s’était aussi levée tôt pour nous y amener, elle avait insisté, ne voulant pas nous laisser prendre le taxi. Après quoi, la brune et moi s’étions dirigé vers le magasin de location de matériel afin que je puisse me prendre une planche et des boots de snow adéquates. Etant un rider confirmé, j’en avais profité pour que le vendeur puisse me régler l’angle de fixation me convenant le mieux. J’étais du genre à avoir le pied gauche en avant et j’aimais bien avoir un intervalle entre mes pieds, un peu plus large que la normale. Il m’avait conseillé une planche plutôt souple parce qu’il se doutait que j’aurais envie de faire du hors-piste. J’avais ensuite rejoint mon amie qui, telle une pro, effectuait ses quelques réglages elle-même. Ça me faisait sourire et je la regardais terminer avant d’acquiescer à son signe de départ. Sur les télésièges, je l’écoutais me raconter ses anecdotes sur cette montagne, me rappelant les miens et me demandant ce que cela aurait donné de se mélanger, entre mes potes et les siens, si bien qu’à la descente, j’étais encore dans mes pensées quand il fallait vite s’en dégager, manquait presque de faire tomber le couple après nous. Mais plus de peur que de mal, tout s’est bien fini et ça nous a permis d’alléger davantage l’ambiance. Nous sommes encore de grands enfants, à se chamailler, rigoler pour un rien. J’en avais d’ailleurs même profité pour tenter de la faire tomber lorsqu’elle voulait m’aider à me relever. Mais la maligne s’était échappée et avait commencer sa course avant moi. Du coup, pour ma revanche, je décidai de rester en arrière, lui faisant croire qu’elle avait l’avantage et que je trainais par difficulté ou manque d’expérience, mais c’était reculer pour mieux sauter. Dès lors qu’elle s’était mise à faire une pause, je sentais qu’elle préparait quelque chose, et ça n’y manquait pas, elle me balance une boule de neige en pleine figure, avant de s’enfuir en s’esclaffant. Ni une, ni deux, je prends appui sur mon snowboard et commence à rider prenant petit à petit de la vitesse pour ainsi la rattraper. Cette sensation m’avait manqué, je me sentais libre sous cette vitesse de glisse et hors d’atteinte. Je la suivais et m’en rapprochait, glissant dans le sens inverse afin que l’on se croise en formant un huit. Je faisais attention à ne pas lui envoyer de la neige en tournant et j’attendais que l’on soit bien éloignés des autres pour ensuite me stopper net devant sa course, pour l’attraper sans qu’elle n’ait le temps de dévier et ainsi nous laisser tomber tous les deux dans la neige, entrainés par sa vitesse. Allongés sur le dos, on rigole et je me rapproche d’elle pour lui faire un petit bisou sur le nez. Elle était restée un moment immobile avant de sentir quelque chose… oui, j’avais au préalable rempli mes lèvres de son baume afin de lui en mettre sur le bout du nez. Mais encore, ce n’était rien comparé à son attaque en pleine face de tout à l’heure. Mais je suis trop plié de rires pour contre-attaquer comme il se doit…


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Jeu 8 Mar - 15:20
ROANNA
Une semaine haute en couleurs
Ce qui était vraiment cool avec le fait d’être à plusieurs mètres d’altitude. C’est que la plupart du temps, lors des belles journées le soleil était au rendez-vous et qu’au contraire des rumeurs populaires il ne faisait pas plus froid ici qu’en bas. Aujourd’hui c’était même le contraire. Le soleil donnait tellement que j’en avais presque déjà trop chaud avant même d’avoir commencé à rider. J’avais des souvenirs de certaines journées où il avait fait tellement bon en haut, que les hommes descendaient torse nu, tandis que les femmes, pour les plus audacieuses, étaient descendues soit en soutient gorge ou plus descendent en brassière. C’était fou ce que la simple sensation de glisse additionné à cette insouciance de ne pas avoir à être sur nos gardes en permanence était ressourçant ! Ne pas avoir peur pour sa vie à chaque instant de chaque minute. A se dire qu’il s’est encore passer quelque chose ou va encore se passer quelque chose lorsqu’une alarme raisonne dans le parc. Là, j’ai juste-la sensation de glisse, la liberté et la possibilité d’être une jeune femme à la veille de ses vingt-trois ans. Je m’arrêtais, attendant Roan avec une boule de neige dans la paume du gant. Regardant sa technique par la même occasion. Très clairement il n’était pas un débutant et c’était fort intéressant ! Ça faisait tilt dans ma tête, en me disant que nous pourrions peut-être m’être un peu de challenge dans cette sortie. Je reprends ma course en rigolant à gorge déployée après lui avoir mis la neige en pleine figure. Il me rattrape sans difficulté apparente ! J’aime ça, vraiment. Pouvoir descendre une montagne avec quelqu’un avec qui je me sens bien. S’il avait fallu lui apprendre, je l’aurais fait bien évidemment, mais cela aurait été différent, obligatoirement. Alors que là, nous pouvions profiter tous les deux sans ce soucis du fait que l’autre n’arriverait peut-être pas à suivre. Ce qui donne souvent un qui passe son temps à attendre, et l’autre qui s’épuise sur la piste pour ne pas être un boulet. Ce n’est agréable pour personne. Il faudrait que je lui demande où il a appris le snow et depuis combien de temps il en fait. C’est le genre de sujet que nous n’avons jamais abordé sur l’île. Il faut dire qu’il n’y a pas de neige au Costa Rica. Ceci expliquant cela !

Nous nous croisions à force de descendre en sens inverse dans des huit contrôlés autour des skieurs qui descendaient eux aussi. J’en avais entendu un ou deux râler que la piste n’était pas à nous et cela m’avais fait rire. Et cela avait été suffisant pour me déconcentrer. Lorsque j’avais regardé devant moi, Roan s’était arrêté juste sur ma course. « Oh shit … » Les mots étaient sortis de ma bouche sans que je ne les contrôles, mon cerveau bien trop occupé à faire que mes bras me protègent de l’impact imminent. La puissance de ma lancé et mon élan dans cette course nous faisait basculer tous les deux sur le bord de la piste, faisant voler la poudreuse autour de nous dans un nuage mélangé à nos éclats rires. « T’es dingue ! » Avais-je lâchais à l’intention du brun tout en continuant de rire. Nous aurions pu nous faire mal, avec la vitesse que j’avais même si instinctivement j’avais freiner le plus possible avant de le percuter puisqu’il m’était impossible que je l’évite sans tomber et surement me faire mal, justement à cause de la vitesse. « J’t’ai pas fait mal au moins ? » Demandais-je en me redressant un peu pour pouvoir le regarder. J’étais tombée sur lui après tout et nous avions encore nos boards aux pieds. Les deux pieds attachés à elles, pouvaient vite être dangereux en cas de chute. Je me laissais aller sur le dos et cette fois c’était lui que s’était redressé pour venir déposer un baiser sur le bout de mon nez. Je plissais le front, le nez et fermais les yeux, m’attendant à une connerie de sa part. Mais visiblement rien. Du moins… en apparence ! « Ahh nnoonnn traitre !!! » Avais-je crachais, mi sérieuse mi amusée. Du revers de la main je venais débarrasser mon nez de la graisse de baleine qu’il venait d’y mettre.  Je redresse rapidement le haut de mon corps pour venir détacher l’un de mes pieds de la planche. Je me redresse donc sur un genou, comme il m’est possible de le faire avec le snow toujours accroché à l’autre pied. Et c’est loin d’être chose facile ! Je me redresse donc que je commence a attrapant des petits poignées de neige que je lance sur Roan dans l’idée de le recouvrir. « Alors ça t’amuse toujours autant !? » C’était bon enfant, comme toujours. Il n’y avait aucune animosité. Il finit par réussir à attraper l’un de mes poignets pour me faire stopper, me déséquilibrant par la même occasion. Le poids de mon corps tombant vers l’avant et donc en plein milieu de son abdomen. De toute façon je ne pouvais faire autrement avec ma planche toujours accrochée à un pied, déjà que la position était loin d’être confortable. « C’est d’ta faute cette fois. » Avais-je dit en poussant sur mes avant-bras pour me redresser en le regardant alors qu’il reprenait son souffle. Mon poids ayant chassé l’air de ses poumons brutalement. Je ne changeais pourtant pas de position, en profitant même pour poser ma tête sur lui, doucement cette fois. Bougeant un peu le bas de mon corps pour être un peu plus à l’aise et surtout avoir moins l’impression d’être une contorsionniste. « Ça te tente un peu de hors-piste ? Vu qu’tu maitrises ton sujet, j’me dis que ça pourrait être cool de faire nos propres traces dans cette neige immaculé ! Pis y aura surement quelques bosses. Ça pourrait être fun. » Je ne prêtais même plus attention aux autres snowboardeurs ou skieurs qui passaient un peu plus loin et qui pouvaient nous voir en faisant bien attention. J’avais d’ailleurs simplement levé mon majeur, lorsqu’un petit groupe - composé d’uniquement de mecs aux voix - s’était mis à nous siffler. Je n’avais pas pris la peine de relever la tête, gardant mes yeux dans les yeux incroyablement bleus de Roan alors qu’il avait tout comme moi, relevé ses lunettes de soleil. Un constat ce faisait alors à moi. C’était fou, comme plus rien d’autre ne pouvais compter, lorsqu’il était près de moi.

     
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Ven 9 Mar - 10:41



Je le sais oui, ce que j’ai fais était très dangereux et aurait pu très vite tourner au drame plutôt qu’à la plaisanterie. A cette allure, avec les gens autour de nous, les conséquences de mon acte aurait pu être désastreuse. Mais pourtant, je me disais qu’on ne risquerait rien. Ce n’est peut-être pas une bonne chose de penser ainsi, mais nous étions loin des dinosaures et à côté de ça, tout me paraissait si simple. J’avais aussi l’impression que parce que nous étions deux, parce que nous étions ensemble, rien de mal ne pourrait nous arriver. Parce que je serais là pour elle, alors elle serait sans danger. Très audacieux de ma part de penser ainsi, pourtant c’est ce que j’ai ressenti sur l’instant. Je me suis dis qu’elle tomberait dans mes bras, que quoi qu’il arrive je la réceptionnerait, qu’elle ne se ferait pas mal. Et parce que c’était elle, je n’aurais pas mal non plus. Voilà pourquoi nous nous étions retrouvés étalés sur la neige, au bord de la piste, à rire de ma bêtise. Elle s’était ensuite redressée pour me demander si elle ne m’avait pas fait mal. Si je n’étais pas encore en train de rire, je crois que j’aurais pu lui faire une blague un peu plus morbide, jouant sur le fait d’avoir une forte douleur aux côtes, mais non, impossible, alors en reprenant mon souffle je la rassurais rapidement « Non, c’était génial ! » Bah ouais, cette sensation de se faire jeter en arrière, j’avais l’impression d’être un punching-ball humain, mais avec un coup unique et qui embarquerait la boxeuse avec moi. Et alors que la jolie brune s’était étalée de nouveau sur la poudreuse, moi, j’en profitais pour me couvrir les lèvres de son lipstick -qui s’appelait revient- avant de lui faire un petit bisou, bien baveux, sur le nez. Elle était restée immobile, certainement surprise que je ne l’attaque pas, quand elle réalisa finalement « Ahh nnoonnn traitre !!! » j’étais mort de rire, non mais, la tête qu’elle avait tirée, c’était tordant ! Mais c’était sans compter son côté revanchard qui repris vite le dessus. Je la voyais détacher l’un de ses pieds, me demandant sur le coup si elle allait se mettre à me donner des coups de pieds… je veux bien être un punching-ball mais y’a des limites quand même ! Mais non, elle se redresse légèrement et m’attaque de boule de neige. « Alors ça t’amuse toujours autant !? » Raah c’est trop facile ça, je me cache le visage, mais elle ne s’arrête pas « mais c’est qu’elle vise bien en plus, la chipie » avais-je sorti avant d’attendre qu’elle relance un coup avant de lui saisir le bras. Voilà, là c’est plus amusant en effet ! Mais ce geste lui fit perdre l’équilibre et cela se retourna contre moi, puisqu’elle était tombée sur mon torse, coupant légèrement mon souffle dans sa chute. Okai, c’est de ma faute, cette comparaison avec un sac de frappe se retournait à présent contre moi, je l’avais cherché, elle-même m’en fit la remarque. Je reprenais finalement doucement mon souffle, d’abord avec de grandes inspirations et puis ensuite plus lentement. C’était mieux, je serais vivant, merci de demander. Elle pose sa tête sur moi… et je regarde le ciel éclairci. C’était bizarre, j’avais tellement chaud et pourtant j’étais allongé sur la neige froide sans pour autant réussir à en sentir la fraîcheur. Faut dire, le soleil tapait fort ce matin et à cette hauteur j’avais l’impression qu’il était encore plus proche de nous. Et puis ces vêtements me donnaient chaud… et ces bêtises qu’on fait nous réchauffait également… et puis Joh contre moi m’apportait encore plus de chaleur… Je me demande si c’est pas ce dernier point et qui est le plus difficile à supporter… *Non Roan déconne pas, arrête c’est ta meilleure amie p’tain*… Je soupire et me redresse pour la regarder me parler, soulevant mes lunettes sur la tête pour mieux capter son regard…

« Ça te tente un peu de hors-piste ? Vu qu’tu maitrises ton sujet, j’me dis que ça pourrait être cool de faire nos propres traces dans cette neige immaculé ! Pis y aura surement quelques bosses. Ça pourrait être fun. » Oh oui clairement cette proposition me plaisait bien. Je nous vois bien rider dans la poudre vierge, à coup sûr ce serait l’occasion pour nous de partager un plaisir ultime de douceur mais aussi de vitesse. « Oooh oui je le veux ! » lui avais-je répondu, tout sourire avant d’essayer tant bien que mal de me mettre en position assise tout en la laissant contre moi. Et j’avais alors retiré un gant, l’arrachant avec mes dents pour venir lui caresser le visage, ou plutôt lui retirer une mèche rebelle qui venait cacher son œil. Je sais, on dirait un vieux petit couple, et puis on était plus à ça près. On avait déjà eu droit à quelques spectateurs excités, nous sifflant dans leur passage, mais je m’en moquais, avec elle, on prenait clairement notre aise parce qu’on était bien et qu’on ne se prenait pas la tête sur ce que pouvait penser les autres. On faisait ce qu’on voulait, dès l’instant où on en ressentait l’envie. Du coup, ma main sur sa joue, c’était aussi pour reprendre un peu mon sérieux, pour ce que j’allais lui dire. Je tenais trop à elle pour que mon gout du risque et de la vitesse ne vienne tout gâcher. « Par contre, si on le fait, on reste sérieux ok ? » Oui, faire du hors-piste, c’était être vigilant à chaque instant. La neige risquerait d’être lourde et profonde, et pouvait recouvrir des rochers, qui si on se déconcentrait une petite seconde, pourrait nous être fatale si on ne contournait pas l’obstacle. Bref, en gros, je savais qu’elle connaissait très bien le sujet, sachant ce à quoi elle aurait à faire, mais je ne sais pas, il fallait que je lui dise. En gros, on hissait nos voiles blanches en signe de paix, faisant une petite trêve pour s’amuser sans risque. Je finis par lui sourire avant de retirer ma main de son visage pour ouvrir le haut de ma veste, rebaissant le col, mais surtout pour faire passer un peu d’air frais « Bon sang il fait chaud ! » Et comme je n’ai plus mon gant, je passe ma main sur la neige pour la sentir et je la porte ensuite à mon cou, histoire de me rafraichir. « Aaaah ça fait du bien ! » ouais sur l’instant, cette sensation me plaisait, bien qu’après, ça dégoulinait tant ma peau était chaude, mais tant pis, ça valait le coup. Je remets ma main dans la neige et hop une fois bien refroidie, je la pose ensuite sur le visage de Joh qui va s’en doute m’engueuler mais bon, son visage me semblait tout rouge, donc elle devait avoir chaud aussi ! Par contre fallait que je reste sur mes gardes, si on s’était mis d’accord pour être sérieux sur le hors-piste, là, on y était pas encore et si elle se redressait je devais être prêt à recevoir de la poudre blanche en pleine face…



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Sam 10 Mar - 2:57
ROANNA
Une semaine haute en couleurs
C’était surement ce que j’aimais le plus avec lui. Cette simplicité que nous avions l’un avec l’autre. Du moins, si on oublier la vieille au soir qui m’avais totalement déstabilisé. Mais j’avais mis les paroles de Roan sur le coup de la fatigue tout comme le désire que j’avais pu ressentir. Bien que ce dernier était plus difficile à ignorer et oublier que les mots du brun. Parce que si des mots pouvaient s’échapper d’une bouche sans être réellement Contrôler. Ressentir ce genre de choses pour mon meilleur ami, il était plus difficile d’en douter ! Et voilà que nous étions reparties dans notre chamaillerie ! Lui me mettant du baume à lèvres sur le nez. Je ripostais aussitôt en lui balançant de la neige sur lui. Mon rire raisonnait dans l’atmosphère si unique de la montagne.  « Je mets un point d’honneur à m’appliquer pour te viser, merci de reconnaitre mes efforts ! »  J’aimais être là, sur lui. Les rayons du soleil réchauffant notre peau. Ça donné un air d’Isla Nublar à ma ville natale, l’humidité en moins. Le climat ici était beaucoup plus sec qu’au Costa Rica et dans le fond, c’était peut-être même plus agréable. La position sur le bas de mon corps est loin d’être agréable alors je bouge encore un peu pour remettre mon pied attaché à mon snow dans le bon sens et avoir le dos de nouveau dans la neige. Ma tête toujours installé sur Roan. Mes iris avaient quitté le bleu de ses yeux juste le temps de se poser sur le bleu du ciel. Plus clair encore que ses yeux, mais tout aussi beaux. Je posais à nouveau mon regard sur lui lorsque ses doigts avaient effleuré ma peau le temps de dégager mon visage d’une mèche de cheveux. Sa main restant sur ma joue. Ma peau réagissait à son contact. J’aimais cela. Beaucoup trop…

La question du hors-piste étant enfin sur le tapis, voilà qu’il se mettait à prendre un air très sérieux en précisant qu’il voulait que l’on reste sérieux là-bas. Je fronçais le nez aussitôt. « Évidement qu’on est sérieux ! Le hors-piste est déjà un risque en soit, on va éviter d’en rajouté en criant comme des malades aux risques de ce paumer ou pire … Bien que ce sera pas un dino cette fois... » J’avais connu cette montagne dès mon plus jeune âge et dès que j’avais pu venir sans mes parents j’avais testé le hors-piste avec mes amis. J’étais parfaitement consciente des risques que cela pouvait être, surtout pour avoir vu aux informations bonnes nombres d’accidents. Mais jusqu’à maintenant j’avais toujours eu de la chance et mon groupe n’avait jamais dû faire face à cela. Et il fallait l’avouer, si cela devait arriver aujourd’hui et que Roan devait être blessé, je m’en voudrais surement à vie ! Mais je préférais garder des pensées positives. Mes yeux suivaient le mouvement de ses mains qui venaient ouvrir sa veste, pendant qu’il râlait qu’il faisait chaud. Je rigolais en bougeant  un peu ma tête de gauche à droite. « C’est souvent le cas ici. C’est pas rare de voir des gens descendre juste avec leur pantalon de ski. Enfin, les femmes ne font pas du topless rassure toi ! » Avais-je rattrapé aussitôt, connaissant mon ami il allait surement déjà s’imaginer pouvoir croiser des femmes seins nus descendre les pistes. « Mais j’avoue qu’aujourd’hui, il fait particulièrement bon pour la saison ! » A son soulagement je tourne la tête vers lui et vois qu’il se met de la neige dans le cou. « Fallait le dire que tu voulais plus de neige ! » A tâtons je cherchais de la neige pour la lui lancer au visage. Il met sa main à nouveau dans la neige et cette fois je le vois qu’il l’approche de mon visage. Je lève aussitôt les mains pour le stopper mais c’est déjà trop tard et la neige fond déjà sur mes pommettes. « Ahhh naann Ro’ c’toi qu’à chaud pas moi ! » Je rouspète contre lui, mais ça le fait plus rire qu’autre chose. Je me redressais et d’un mouvement vers l’avant j’allais plaquer le haut de mon corps contre le sien pour le faire tomber dans la neige. Le poussant de sorte à lui rafraichir les idées en cherchant à rapprocher son visage du manteau blanc. Mais il se retenait avec ses bras, d’une main devant son visage je venais prendre une grosse poignée de neige pour lui étaler au visage comme si j’avais eu une tarte à la crème. Le temps qu’il était occupé à s’essuyer le visage de la main j’attrapais encore de la neige pour venir la mettre dans son dos. Tirant sur son col pour qu’elle descende plus bas. « C’est bon, t’es rafraichis cette fois ? » Demandais-je à travers mes nouveaux éclats de rires.

« C’que j’te propose, c’est que par là-bas. » Nous étions de nouveau debout en regardant l’étendue qui s’offrait à nous et là où nous allions passer les prochaine minutes. « Y a un restau’ qui offre une vue superbe sur la ville et si ça n’a pas changé depuis la dernière fois, on y mange bien en plus. » Je lui montre du doigt la zone en question même si d’ici nous ne voyons rien. Mais je connais cette montagne comme ma poche. « Donc ! On descend jusqu’en bas, on reprend ce télésiège là-bas et on redescend la piste jusqu’au restau. Ça te va ? » Je le regardais pour avoir sa réponse avant de sourire. J’ouvrais ma veste de ski ayant vraiment trop chaud à présent que le soleil était presque au zénith à présent. Je replaçais mes lunettes correctement sur mon nez, prenant une grande inspiration en regardant Roan. « J’connais le coin, donc laisse-moi devant, comme ça j’t’indique le chemin, t’auras ça en moins à gérer. » Comme ça il pourra se focaliser plus sur les obstacles naturels et la difficulté d’une poudreuse totalement vierge et non tassée. « Let’s go boy ! » Avais-je dis en m’élançant sur la pente interdite.

Le hors-piste nous avait pris plus de temps que je ne l’avais pensé. Mais tout c’était bien passé et la neige avait été divinement bonne ! Comme je l’avais dit, nous avions repris un télésiège et nous nous étions arrêtés à un peu plus de midi à ce fameux restaurant en pleine montagne. Au croisement de deux pistes. « Bon timing au final, y a plus grand monde à cette heure ! » Nous avions laissé nos snow de l’autre coté à l’emplacement prévu à cet effet pour manger tranquillement. Un serveur venait nous placer en terrasse. Je retirais ma veste aussitôt pour la faire pendre sur le dossier de ma chaise avant de m’y avachir d’aise. « Ça fait tellement longtemps que j’avais pas passé un moment comme celui-ci. » Dis-je en souriant à Roan. Ça ne voulait pas dire que sur l’île nous n’en passions pas. Mais là ce n’était que du pur loisir sans prise de tête. Mes lunettes toujours sur le nez, j’observais le paysage et les gens autour de nous. Je constatais que tous les hommes avaient fait tomber leur t-shirt et certaines en avaient fait de même. « Tu vois, qu’est-ce que j’te disais. C’est courant ici. » Dis-je en désignant du pouce le groupe derrière nous. « Surtout que là on arrive vraiment sur les heures chaudes et le soleil tape en plein sur nous, toi qui avait déjà chaud tout à l’heure tu vas mourir sous ta veste. » Je me mordais la lèvre inférieure en rigolant. Le pauvre. Enfin nous ne pouvions pas prévoir une journée aussi chaude vu le froid de cette nuit, j’avais presque oublié à quel point il pouvait faire bon lorsque le soleil venait réfléchir contre le manteau blanc des montagnes. « D’ailleurs ! » Je me redressais un peu et je tirais sur le haut de mon t-shirt, venant le placer au-dessus de ma veste dans mon dos. Je n’avais pas de criantes à avoir, avec le peu de poitrine que j’avais je n’allais pas attirer les regards et encore moins avec ma brassière de sport grise. « Ça va entretenir mon bronzage, c’est parfait ! » Dis-je en m’installant plus confortablement dans mon siège, me tournant un peu pour être face au soleil. C’était vraiment agréable. On aurait dit une douce journée d’été. Il faisant ni froid, ni trop chaud. C’était vraiment une journée parfaite. Je fermais les yeux derrières mes lunettes. « J’voulais te demandais, depuis combien de temps tu pratiques le snow ? Tu m’en a jamais parlé avant. » Demandais-je rouvrant les yeux pour le regarder à travers les carreaux teinté de mes lunettes.

     
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Sam 10 Mar - 16:02
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Sur mon avertissement pour garder notre sérieux, elle me répondit du tac-o-tac. «  Évidement qu’on est sérieux ! Le hors-piste est déjà un risque en soit, on va éviter d’en rajouter en criant comme des malades aux risques de se paumer ou pire … Bien que ce sera pas un dino cette fois...  » à sa remarque je souris. Elle marquait un point, mais je ne sais pas si je ne préférais pas plutôt faire face à l’animal préhistorique plutôt qu’à une avalanche incontrôlable et imprévisible. Mais sa réponse me rassura en quelque sorte. Je savais qu’elle était une experte en la matière, connaissant même ces pistes depuis de nombreuses années, mais c’était plus fort que moi, il fallait que je le dise à haute voix, que je nous mette en garde, que je me mette en garde de vouloir m’amuser avec elle, la provoquer, faire le beau en lui faisant des démonstrations entre sauts et vitesses… C’est alors que je commençais à avoir terriblement chaud, dézippant ma veste, avant d’ouvrir grand les yeux quand elle me parle de ces personnes qui appréciaient skier avec juste leur pantalon de ski. Finalement je me disais que ce n’était pas mal comme idée, et qui sait peut-être qu’on croiserait même des filles en topless… ah non, elle me chasse aussitôt mon image avant même qu’elle ne se dessine totalement dans mon esprit, c’est qu’elle commençait à bien me connaitre ! Du coup, j’hausse les épaules et je continue de me rafraîchir avec la neige bien froide, m’en mettant même sur le cou avant de plaquer ma main froide sur le visage de Jo’ qui se met aussitôt à râler. Et comme c’était à prévoir, elle allait se venger alors je me prépare à intercepter un de ces lancés mais non, elle me pousse en arrière, voulant certainement me faire goûter la glace en collant mon visage directement dessus, mais fort heureusement, j’ai réussi à me retenir de justesse avec l’aide de mes bras. Je me redresse fièrement, parce que je pensais avoir gagner, mais c’était sans compter sur son côté persévérant qui m’a valut d’en recevoir -encore- en pleine figure. Raaah je râle doucement, mais je peux difficilement ouvrir la bouche sans en avaler. Alors je m’essuie de ma main libre et je pense qu’elle en a terminé mais non, elle s’était rapprochée et m’avait recouvert de neige dans le dos… dans le dos !!! de la neige !!! Froide et glacée !!! Sur le contact des gouttes gelées coulant le long de mon échine brûlante, je me fige, portant le buste en avant comme si cela aurait pour effet de ralentir sa trajectoire, en vain. J’arrive de justesse à bloquer le bas de mon dos, avant qu’elle ne s’infiltre plus loin. Je déglutis et ne sait pas si je dois me réjouir de ce rafraîchissement soudain -mais ce serait lui donner raison- ou alors m’agacer contre cette petite folle pour lui faire payer cet acte assez perturbant ! Mais finalement je ne fis rien, elle se relève et m’aide à me relever à mon tour, c’est que j’avais toujours les pieds attachés à ma planche. Elle me parle ensuite du programme et je lui souris. « Oui ça me semble parfait ! » Une descente à sensation forte, une arrivée sur un bon resto avec une vue magnifique et tout ça, rien que pour nous deux… Encore quelques directives de la part de la brune. Je l’aimais bien la voir dans son élément, sure d’elle et un peu autoritaire aussi, ça me plaisait plutôt bien. « Chef, oui chef ! » Un petit clin d’œil, et on était parti !

Sur la zone hors-piste, nous avions vécu un moment de pure ivresse, à surfer sur cette vaste montagne hivernale et vierge. Nos traces guidées par les caprices de son manteau enneigé, à choisir la bonne pente ou le bon vallon pour effectuer un saut. Je suivais Johanna qui par son assurance et son habitude, connaissait la bonne trajectoire à emprunter, sans pour autant baisser sa vigilance, faisant une courbe fluide pour que je m’y glisse. Quant à moi, j’exploitais les diverses possibilités de ride sur cette poudreuse afin d’en profiter un max… Tout était parfait, les pentes un peu raide pour plus de vitesse et de sensation mais un chemin pas trop accidenté avec peu d’arbres ou de rochers, tout pour s’amuser en toute sécurité. Après quoi, on avait partagé nos émotions en se rendant au restaurant de la montagne pour y déjeuner, et comme d’habitude, c’était avec des rires ou des petites taquineries. Libéré de mon snowboard, je m’étais un peu étiré avant de suivre Joh et le serveur qui nous amenait tout droit en terrasse. La jeune fille retira sa veste avant de s’installer. Je m’installais à ses côtés, laissant basculer ma tête en arrière pour souffler un peu. Oui, on s’était bien amusé, je reconnais que c’était plutôt fun et qu’elle avait bien fait de nous programmer cette activité aujourd’hui. Je me redresse alors qu’elle me parle d’un petit groupe installés derrière nous, qui avaient pris leurs aises. « Tu vois, qu’est-ce que j’te disais. C’est courant ici. Surtout que là on arrive vraiment sur les heures chaudes et le soleil tape en plein sur nous, toi qui avait déjà chaud tout à l’heure tu vas mourir sous ta veste. » ma veste, comment ça ma veste. Et mince je l’avais encore sur le dos, voilà pourquoi j’avais l’impression de m’étouffer, n’arrivant pas à respirer tranquillement. Tirant la langue, je la retire enfin, la posant sur le siège libre à côté, puis, j’attrape le bout de mon t-shirt par le col que je secoue légèrement, et souris satisfait de l’air qui passait au travers. « D’ailleurs ! …Ça va entretenir mon bronzage, c’est parfait ! » elle a osé !! J’éclate de rire en la regardant se mettre à l’aise, me mordant la lèvre. Et finalement, j’en fais autant, retirant d’abord mes lunettes avant d’enlever mon haut et de tout poser à côté. S’il fallait bronzer, ce serait sans les marques sur le visage et tant pis si je devais plisser les yeux toutes les deux secondes. Elle reprend la parole et j’en profite pour faire un signe au serveur histoire qu’il ne traine pas de trop, j’avais soif. « J’voulais te demander, depuis combien de temps tu pratiques le snow ? Tu m’en a jamais parlé avant. » Oui c’est vrai qu’on avait déjà parlé du fait que j’aimais bien les sports extrêmes, à sauter d’une falaise en été ou bien des courses de voitures que je pratiquant, étant toujours le premier pour ressentir des sensations fortes, mais le ski, ça, ça m’était jamais venu à l’esprit. Mais en même temps, l’histoire de mes sauts, c’est cette fois ou nous avions improvisés une petite baignade sur une petite crique de l’île, pour les courses, c’était quand elle me charriait sur ma conduite en jeep ! « Ouais c’est vrai sous les tropiques je pensais pas trop à la neige ! Et bien… voyons voir je crois que j’avais commencé à apprécier au collège, quand on était parti en groupe scolaire. J’avais opté pour les ski à la base mais je me suis essayé au snow et j’ai tellement adoré la différence de sensation que depuis je ne fais que ça ! Après, avec quelques potes on repartait pratiquement tous les ans» Oui enfin sauf sur la fin, j’avais commencé à changer mes priorités, on s’était perdu de vue et le temps à fait que je ne m’occupais plus que de ma petite personne et en général ça tournait autour de l’alcool et des filles, histoire de ne plus songer à mes petits tracas du quotidien. Mais bon, ça m’avait rappelé de bon souvenir et c’était rare de pouvoir partager ça avec une fille. A vrai dire, je trouve qu’on avait pas mal de points communs avec Joh. Au-delà de bien s’entendre et de bien délirer ensemble, on avait les mêmes goûts pour l’aventure ou pour le sport tout court. C’est vrai qu’avec elle, je me voyais bien faire tout ce que j’avais envie, genre sauter en parachute, faire du canoë ou même juste faire une randonnée. Je serais qu’elle sera partante. Ouais, je commence à m’imaginer en train de partir en vacances avec elle.. finalement, loin de l’île, ça allait plutôt bien pour nous, on s’entendait toujours à merveille… Le serveur arrive et me fait sortir de mes songes. Il nous propose un petit rafraîchissement alcoolisé que je m’empresse d’accepter. Juste un verre ça devrait le faire. Je sais qu’on devra faire de l’escalade tout à l’heure, mais je ne compte pas en abuser alors ça ira. Je regarde Joh en lui lançant un petit clin d’œil histoire qu’elle accepte à son tour, après quoi, j'allumerais certainement une petite cigarette histoire de profiter de tous les plaisirs...



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Mar 13 Mar - 22:46
ROANNA
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C’était beaucoup mieux. Dès l’instant où je m’étais aussi débarrassée de mon t-shirt pour rester peau nue. Le soleil léchant avidement la surface de ma peau déjà halée par le soleil du Costa Rica qu’elle côtoyait depuis un an maintenant. Roan rigole à mon action et c’est à mon tour de le faire lorsqu’il m’imite en retirant à son tour son t-shirt. Caché derrière mes lunettes solaires, je me délecte intérieurement du spectacle qu’il m’offre.  Bien que ce ne soit pas la première fois qu’il se met torse nu devant moi. Et chaque fois j’ai le droit à cette réaction, ces petites bulles qui montent dans le creux de mon ventre. Plus communément appeler avoir des papillons… Sensation assez bizarre et déstabilisante, je dois l’avouer. Je ne sais pas ce qu’il fait, ou ce qu’il ne fait pas d’ailleurs. Mais j’ai l’impression que plus le temps passe. Et plus il devient beau… plus il devient séduisant. Mais c’est indéniable, la vue et superbe que ce soit en regardant la montagne, ou à côté de moi. Je détourne le regard quand je perçois un mouvement de la part du serveur. Celui-ci nous fait un hochement de tête, mais en le regardant servir l’autre tablée, je comprends que nous allons devoir attendre qu’il ait fini de leur servir toutes les assiettes.  Je soupire d’aise et fait la conversation avec le brun pour tenter de savoir d’où il sait rider.  Avide d’en savoir toujours plus sur lui, sur ce qu’il a fait dans sa vie avant moi. Du bout du pied je tire la chaise en face de moi, suffisamment pour la dégager de la table et pouvoir glisser mes deux pieds dessus afin de m’affaler un peu sur mon siège. Quitte a profité, autant le faire bien ! Je laisse pendant mes mains dans le vide, mes avant-bras reposant sur les accoudoirs. Ouais, j’étais vraiment bien. Je tourne un peu la tête vers Roan tout en l’écoutant parler. Hochant un peu la tête de temps en temps. Attendant qu’il termine pour pouvoir réagir. « Je crois qu’on a tous commencé par le ski avant de se rendre compte que le snow c’était tellement mieux. » Je rigole un peu en repensant à la quantité de mes amis que j’avais convertis. Bien qu’il y ait quelques récalcitrants qui étaient restés sur leurs lattes. « Avec mes potes ont passé nos journées sur ces montagnes. C’était tellement facile d’accès de par la proximité avec la ville que les parents déposaient le groupe à la station et ils ne venaient nous récupérer que le soir avant la fermeture. » Je souris à tous les bons souvenirs qui remontent dans ma tête. Le groupe n’avait jamais été très grand. Bien qu’en vieillissant, il s’était agrandi lorsque mes amis avaient commencé à avoir des petites copines. « Ça a d’ailleurs été un soulagement pour eu le jour où l’un d’entre nous a eu son permis ! » Je tournais la tête totalement en direction de Roan, des mèches de cheveux tombant dans le vide en même temps que le mouvement de ma tête. « Bien qu’ils ont très vite déchanté, car ça a commencé à signer notre indépendance et qu’au final nous étions plus souvent dehors que chez nous. » Et pour moi ça avait été cette période qui avait signé le commencement de ma vie, une vie loin de mon paternel.

Le serveur se dresse soudain aux côtés de Roan, me faisant sursauter alors que je ne pensais même plus à lui. Le brun accepte la proposition du serveur qui nous propose le cocktail du jour avec alcool. J’hésite, mais en voyant le clin d’œil de mon ami je comprends qu’il souhaite que je l’accompagne alors j’accepte. De toute façon, ce n’est qu’un verre et d’ici que je reprenne le volant tout à l’heure pour redescendre en ville, le taux aura baissé. Et puis je n’allais pas être pompette avec un seul verre. Le serveur repartait pour préparer notre commande. Roan se redresse et sort alors son paquet de cigarette pour s’en griller une. « Tu m’en garde une, j’reviens j’vais aux toilettes. » Dis-je en retirant mes pieds de la chaise sur laquelle ils pendent. Me redressant tout court sur mes pieds. Je m’approche de Roan qui a déjà glissé le filtre de sa cancerette entre ses lèvres. Je stoppe son mouvement pour l’allumer en venant poser ma main sur sa joue opposée à moi, rapprochant doucement sa tête contre moi. « Tu devrais remettre tes lunettes. Avec tes yeux bleus et la réverbération sur la neige tu vas t’abimer la vue. » Sur ces mots je me penche un peu en avant pour venir poser un baiser sur son crâne, au milieu de ses cheveux attaché dans un chignon fait à la va vite. Et je l’abandonnais en entrant dans le bâtiment juste derrière lui.

Me doutant que le serveur allait apporter nos consommations pendant que j’allais être aux toilettes, je lui commandais de quoi grignoter pour accompagner nos verres, mais que je passerais le récupérer moi-même au bar avant de retourner m’asseoir. Et lorsque j’étais sortie des toilettes, le serveur m’avait tendu un petit plateau contenant un peu de charcuterie et du pain, des tomates cerise et d’autres petites choses. Je retournais donc dehors pour rejoindre le brun, tenant le petit plateau d’une main, tandis que j’attrapais une tomate cerise dans le creux de ma main. Une fois dans son dos je cachais tant bien que mal le plateau, me penchant près de son épaule. « Ferme les yeux. » Avais-je demandé. Attendant qu’il s’exécute non sans un regard interrogatif de sa part.  « Maintenant ouvre la bouche. » Demandais-je toujours contre son oreille, un large sourire sur les lèvres. « Aller ouvre ! » Demandais-je en voyant qu’il traînait un peu. Lorsque s’était chose faite, j’avais glissé la tomate dans sa bouche, l’accompagnant d’un baiser sur sa joue avant de me décaler pour venir poser le plateau sur la table face à nous. « Tadam ! » Faisais-je alors. « J’ai pensé que ça accompagnerais bien nos boissons ! » Et je m’affalais de nouveau dans ma chaise, glissant à mon tour une cigarette entre mes lèvres avant de l’allumer et de me détendre aussitôt par l’effet de la nicotine qui circulait dans mes veines. « Excuse-moi, t’aurais une cigarette ? » Je levais soudainement la tête vers le jeune homme qui s’était approché de moi. Me demandant d’où il pouvait venir je regardais en direction du groupe un peu plus loin, ils étaient tous en train de regarder dans notre direction. Ils détournaient tous la tête pour faire genre qu’ils n’étaient pas intéressés par ce qu’il se passe ici. Je recrache lentement ma fumée blanche, y ajoutant un sourire sur la fin. « Demande à mon copain, c’est lui qui a le paquet. » Et je lui désignais Roan d’un mouvement de tête. Même à travers mes lunettes de soleil, je pouvais voir qu’il avait pâlit.

     
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Mer 14 Mar - 16:06



A son tour, Johanna me fit part de son expérience sur ces montagnes enneigées, me parlant de son groupe d’amis, de leur délire, de leur indépendance. C’était bizarre, j’avais du mal à imaginer la jeune fille dans sa vie d’avant. D’avant l’île, d’avant moi, d’avant nous. Du coup, à l’écouter, je l’imaginais avec quelqu’un d’autre que moi. Un type ça c’est sûr, c’était son côté garçon manqué qui le voulait, Joh’ n’ayant qu’une petite poignée d’amies filles. Et déjà, ça m’agaçait de l’imaginer avec un garçon, à délirer, skier ensemble, manger ensemble… avait-elle aussi retirer le haut avec lui… étaient-ils tactiles ensemble… Impossible de me convaincre qu’elle ne se comporterait pas comme elle le faisait avec moi avec un autre. Mais en même temps, elle avait eu sa vie, j’ai eu la mienne. Alors quoi, je n’allais pas me mettre subitement à être jaloux de son passé, de ces personnes qu’elle avait côtoyées, touchées… J’essaie de chasser ces stupides pensées de ma tête en l’écoutant. Je lui souris doucement à l’évocation de rendre ses parents dingues, j’imaginais surtout son père qui devait être agacé de cette soudaine indépendance. Je la regarde et je me dis qu’au final, je me fiche de ce qu’elle avait pu faire avant et avec qui. Ce qui comptait finalement, c’est qu’à cet instant, c’était moi qu’elle regardait, c’était avec moi qu’elle s’amusait, j’étais son meilleur ami, sa personne. Comme elle était la mienne. Ouais, je me voyais bien continuer de rester aussi proche d’elle et j’imaginais déjà plein d’activités à faire ensemble.

C’est ce moment-là que je choisi le serveur pour me faire redescendre sur terre. Cette petite boisson alcoolisée était la bienvenue et je m’empresse donc d’inciter Joh a accepter. Ce qu’elle fit, me rassurant aussitôt. On était sur la même longueur d’ondes et on pouvait donc continuer d’apprécier cette journée. Du coup, en parlant d’apprécier quelques plaisirs qui s’offraient à nous j’ai ressenti une forte envie d’embrumer quelques peu mes poumons. Je sors alors difficilement un paquet de cigarette de la poche de mon pantalon, me redressant légèrement sur ma chaise. Je le tasse en le tapant quelque peu sur la table, et le retourne ensuite pour attraper la cigarette qui en dépasse de mes lèvres. Je n’ai pas le temps d’en proposer une à Johanna qu’elle me demande de la lui garder jusqu’à son retour. Je lui souris et m’apprête à l’allumer lorsque la jolie brune me stoppe net. Portant une main sur ma joue, elle rapproche son visage du mien. A cet instant, je me sentis déglutir, le monde s’était arrêté de tourner, plus rien n’existait autour de nous. J’avais juste le visage de Johanna qui semblait être attiré au mien. Encore un peu et j’ouvrais le bec, l’air abruti, faisant tomber ma clope. J’aurais eu l’air con. « Tu devrais remettre tes lunettes. Avec tes yeux bleus et la réverbération sur la neige tu vas t’abimer la vue. ». Pfiouuuuuuu. Elle vient de me voler tout mon oxygène là, il s’est passé quoi au juste. Elle ne faisait pourtant rien d’inhabituel. Ouais on a toujours été comme ça. Alors pourquoi mon cœur voulait sortir en dehors de ma poitrine. Ouais le problème comme toujours venait de moi. Je la regardais alors s’éloignée à l’intérieur du bâtiment et je me retourne ensuite, reprenant mon bâton de nicotine entre les doigts pour laisser tomber ma tête en arrière sur ma chaise. Je pris une grande inspiration. Fermant les yeux et retrouvant un rythme cardiaque plus paisible. Je me sens terriblement con et souris d’ailleurs de ma connerie avant de me redresser et de finalement m’en griller une. Par reflexe, je passais ma main sur mes cheveux, là où j’ai senti ses lèvres se poser. Puis je souris de plus belle, secouant la tête. Et comme elle avait raison au sujet de mes yeux, j’attrape mes lunettes de soleil posées sur ma veste à côté, et les porte sur mon nez. C’est vrai que c’était beaucoup mieux. J’avalais ma vapeur âcre la gardant un peu en bouche. Je ressentais comme une béatitude, savourant cet instant. Je repensais à notre bataille de boule de neige puis à notre descente en hors-piste. J’avais fait le plein de sensations fortes mais j’avais l’impression que la jolie brune allait m’en offrir davantage. Elle avait tout un programme dans la tête et je me demandais jusqu’à quel point je pouvais encore prendre plus d’amusement. A chaque fois avec elle, je me disais que j’avais atteint le top de plaisir, mais finalement, elle me relevait toujours la tête pour franchir de nouvelles hauteurs.

C’est lorsque je laissais la fumée s’évaporer de ma bouche que Johanna fit son retour. «  Ferme les yeux »  m’avait-elle alors demandée, penchée au creux de mon épaule, se tenant derrière moi. Sur le coup je n’ai pas réagi, un peu surpris avant de finalement jouer le jeu. J’avais au préalable attrapé mon petit cylindre de tabac entre les doigts, le posant légèrement sur le bord du cendrier, laissant ma main se reposer ainsi sur la table. Je me demandais ce qu’elle mijotait, ça m’inquiétait et m’amusait à la fois. «  Maintenant ouvre la bouche »  Quoi ? J’étais à deux doigts de rouvrir les yeux mais elle avait insisté. «  Aller ouvre ! »  Un frisson dévala alors le long de mon échine, hérissant mes poils. Je ne sais pas si c’était dû à ce petit jeu mystérieux ou la sensation de son souffle sur mon oreille. Je m’exécutais alors, ouvrant la bouche avant de sentir cette petite douceur ronde que je reconnu aussitôt, la faisant craquer sous mes dents pour en libérer son jus acidulé et quelque peu sucré. Je rouvris les yeux en sentant son petit bisou sur ma joue. Remontant mes lunettes sur ma tête, je regardais le plateau sur la table. «  Tadam ! J’ai pensé que ça accompagnerait bien nos boissons ! » « Tu as bien fais, c’est un vrai délice »  lui répondis-je seulement, souriant, encore pas totalement remis de cette sensation. Je m’attendais à quoi au juste de sa part, les yeux fermés hein. Bref, je lui tends une cigarette qu’elle porte à ses lèvres. Et comme je les fixais un peu trop je refis tomber mes caches yeux sur le nez avant de reprendre ma clope, non sans faire d’abord virevolter quelques cendres.

C’est à ce moment-là qu’un type s’approcha de Joh. Normal, je suis là, à ses côtés et c’est vers elle qu’il s’approche, lui demandant une cigarette. Pff quelle excuse bidon. Dommage que mes yeux n’étaient pas visibles au travers de ces vitres, je le foudroyais du regard et senti la colère monter en moi. Expirant assez fortement, je ne quittais pas ce crétin des yeux. «  Demande à mon copain, c’est lui qui a le paquet. » avait-elle alors lâché. Sur le coup, je n’ai pas tilté, relevant pour la énième fois mes lunettes et secouant la tête négativement pour faire dégager ce type. Pas envie de faire dans la politesse. Pas envie de sortir un mot à son égard. Ma négation et mon regard avaient suffit à le faire repartir la queue entre les jambes. Bon sang ce que ça pouvait m’agacer. Faire ça alors que je suis à côté d’elle. Enfin… c’est pas comme si j’étais… ‘’mon copain’’ avait-elle dit… Je tilte à présent et la regarde souriant. J’écrase mon mégot dans le cendrier, bien qu’il me restait encore un peu de tabac à brûler, quelque peu déconcerté par la sensation que m’avait fait ressentir ce simple petit mot. Ça ne voulait rien dire, c’’était juste comme ça, pour cette occasion bien spécifique… mais je ne sais pas, je crois qu’au fond ça ne me déplaisait pas. Putain ce que je suis dingue. Je reprends une tomate cerise pour ne pas évoquer le sujet, pour ne pas en faire toute une histoire. Parce qu’au fond ce n’était rien… enfin c’est ce que j’essayais de me persuader. Râclant ma gorge, j’attrape ensuite un verre, incitant Joh à faire de même pour trinquer. J’aurais pu, en levant mon verre, dire quelque mot sur cette magnifique journée, sur ce petit repas qui nous attendait, mais les mots semblaient avoir du mal à traverser ma gorge. Alors je conclus par un simple « A nous ! »



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Lun 19 Mar - 23:43
ROANNA
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«  Demande à mon copain, c’est lui qui a le paquet. » C’était marrant à quel point les techniques d’approche n’avait pas changé en quelques années. Car non, ce n’était pas la première fois que je me faisais aborder de cette façon. Pire encore la dernière fois j’étais réellement avec mon petit ami de l’époque et la chose avait très mal fini si on peut dire… Mais avec Roan, si ce mec n’était pas du genre très lourd, ça allait passer crème. Si les mots avaient paru simples à dire comme ça. Parler de Roan de cette façon-là me faisais clairement quelque chose. Car oui, j’y pensais. Un peu plus chaque jour. Et c’était difficile, à gérer, à vivre… Je me laissais aller en soupirant d’aise, tirant une nouvelle fois sur le filtre avant de recracher, plus nerveusement que je ne le voulais, la fumée blanche qui s’échappée de mes poumons. « A nous ! » Je me redresse et tourne la tête vers le brun, le regardant à travers mes lunettes de soleil. En tendant le bras j’attrapais mon verre et le levais pour venir le faire tinter contre celui de Roan. « Et a cette belle journée. » Avais-je alors ajouté. Car oui, c’était une journée superbe et pour rien au monde je n’aurais voulu être ailleurs qu’ici et avec quelqu’un d’autre que lui. Je lui souriais avant de porter le verre jusqu’à mes lèvres, gardant ma cigarette avec mon index et mon majeur dans mon autre main. Alors que le liquide passait dans ma gorge juste après avoir titiller mes papilles. Je faisais un mouvement de la tête, satisfaite de ce cocktail qui tenait ses promesses. Je laissais mon verre sur la table, me laissant aller de nouveau dans mon siège. Je tire une dernière fois sur ma cigarette avant de l’écraser dans le cendrier en tendant le bras le plus possible pour ne plus avoir à bouger ma position actuelle.

Je regardais à nouveau le paysage, ma contemplation me menant jusqu’à tourner la tête vers le groupe d’où un mec était sorti pour faire une tentative d’approche. Le fameux mec était en train de me regarder, discutant clairement avec le reste du groupe, de moi, voire de nous. Je ne savais pas vraiment et fallait avouer que c’était loin d’être ma préoccupation première. Je tournais la tête pour regarder Roan, un large sourire aux lèvres et je laissais aller ma main sur son avant-bras. Le bout de mes doigts jouant soudain avec la peau fine de la face intérieure. Il me regardait et je pouvais déceler son air un peu surpris par cette nouvelle caresse. « On a des admirateurs j’ai l’impression. » Dis-je un peu plus bas. Je continuais de jouer avec sa peau, noyant le poisson, même si finalement je ne leur devais rien. Mais dans le fond, c’était aussi un peu pour moi. Dès l’instant où il avait retiré son haut j’avais eu envie de toucher à sa peau qui avait l’air si douce et velouté. Et l’effet qu’elle me faisait sous mes doigts, n’avais rien de comparable avec ce que je m’étais imaginé. C’était encore mieux. C’était surtout pathétique. J’étais en train de me chercher une excuse pour pouvoir donner un sens à mes envies sans que la chose lui paraisse louche. Mon cœur se mis soudain à battre jusque dans mes tempes, mes oreilles. Le stress montant en flèche. Le sang montant dans mes veines, je pouvais sentir cette nouvelle envolée de papillons dans mon bas ventre rien qu’à la force de mon imagination. « T’es partant pour leur donner un peu de spectacle ? » Bien évidemment je n’avais aucune conscience de ce que pouvait inclure la notion de spectacle. Mais je nous avais fait passer pour un couple et visiblement ils cherchaient la faille. Peut-être que s’ils le cherchaient, il avait des doutes, après tout, un couple ça se tenais par la main, ça … s’embrasser ! Surtout deux jeunes adulte comme nous. Du moins c’est ce que j’imaginais. C’est ce que j’avais toujours vu des jeunes couples que j’avais pu côtoyer. Passant leur temps à se lécher la glotte. Si j’avais trouvé ça plutôt écœurant, l’idée n’était pas pour me déplaire de m’imaginer la bouche nouée à celle du brun en permanence dans des échange parfois doux, parfois tendre, parfois passionné, ou même, dans les cas les plus osés. Plus bestial. Et même si nous étions très proches et très tactile avec Roan, est-ce qu’il était possible de jouer réellement un couple juste pour satisfaire les idées d’un groupe dont ont ignoré tout. Et sur ce coup, c’était mon côté provoque qui avait été le seul à parler. Bien que peut-être que si ce gars avait des doutes, il reviendrait peut-être à la charge et si un simple jeu -en apparence- pouvait l’éviter…

     
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Mar 20 Mar - 17:40



J’étais encore pas mal déconcerté par sa petite phrase, ces deux petits mots me qualifiant comme sa propriété. Bien que, je me considérais déjà lui appartenir et moi-même j’ai souvent été non pas jaloux mais peut-être plus tôt ‘possessif’ envers elle, puisqu’elle était mienne. Je l’étais déjà sur l’île, n’appréciant pas qu’elle soit en compagnie d’Asling par exemple. Bien que pour lui ce devait être parce que je ne l’appréciais pas trop, mais même quand elle était avec XXXXX le barman, je sentais mon mécontentement m’envahir, comme enragé de les voir rigoler ensemble. Alors que là, c’était autre chose. Entendre ces mots, c’était nous qualifier comme étant intimes, plus qu’à l’habituel, plus qu’une simple amitié. Oui, cette idée de couple m’avait chamboulé, si bien que mon cœur s’était resserré. Pour ne plus y songer j’avais décidé de trinquer, levant nos verres après avoir avalé ma petite douceur amère. Un toast, il fallait que je dise quelque chose. Et même s’il m’avait été difficile d’ouvrir la bouche, j’avais tout de même réussi à le faire, trinquant à nous deux. Johanna imita alors mon geste, rajoutant quelques mots, ceux que je n’avais pas réussi à formuler, bien trop long pour moi à cet instant. «  Et a cette belle journée » Cela confirmait que je n’avais pas besoin de mots avec elle, on se comprenait et on ressentait la même chose… Ah non, sur ce point, dernièrement je pars tellement en c..cacahuète niveau sentiment qu’il serait difficile de croire que ce soit réciproque. J’avale une gorgée de mon nectar pétillant et je regarde Johanna. Elle terminait sa cigarette en scrutant le paysage. J’hésite à faire redescendre mes lunettes sur mon nez, de peur qu’elle n’entrevoit dans mon regard, mes plus sombres pensées. Mais je n’avais pas envie d’avoir la vue tintée de noir. Alors je me risquai à la contempler encore un instant. Je la trouve si belle, si attirante. Je me demande à quoi elle pouvait bien penser. Je soupire un instant, buvant une autre gorgée avant de replonger dans les profondeurs de mon âme. Est-ce que ce serait si terrible d’être son petit-copain… Pour elle, c’est certain elle y perdrait. Je suis du genre à m’amuser avec les filles et après je les zappe. Il n’y a pas grand-chose de bon en moi. Par contre, elle comme petite-amie… Je serai le roi du monde, assurément ! Elle est douce, folle, gentille, combative, un peu agressive parfois, taquine souvent… Je me verrai bien l’embrasser ou juste, la toucher… mais différemment, lui faire des caresses… oui voilà comme ça…. Euh quoi….

Clignant des yeux, je redescends sur terre, Johanna me regardait à présent, souriant et surtout… me caressant d’une façon des plus… agréables certes… mais dérangeantes, perturbantes. Je déglutis, imaginant déjà qu’elle se jouait de moi, parce qu’elle avait lu en moi. Non impossible. Je me sens frissonner à son contact. Mon cœur s’accélère je ne sais pas quoi faire, quoi lui dire… Mais elle me sauve de ces questionnements en me parlant de ce groupe de garçons derrière moi. «  On a des admirateurs j’ai l’impression. »  Et d’un coup, je suis perdu entre deux sentiments. Le premier, c’est le soulagement qu’elle n’ait pas découvert ce que j’avais en tête, ce n’était qu’un petit jeu. Mais le second était moins agréable. Je sentais la rage monter en moi. Cette fois-ci, mon cœur battait plus fort pour une toute autre raison, parce que j’avais envie de me lever et d’aller soulager mes poings dans leur figure. Mes poings que je serrais à présent. Comme si je tenais la gorge de l’autre abruti entre mes doigts. Resserrant de plus en plus. Je ne préfère pas les regarder, faut que je me maîtrise. Alors je ferme les yeux un instant, un court instant. Je dois calmer ma respiration. Je peux pas me permettre de faire un scandale ici et maintenant. Et puis les paroles de Johanna me firent l’effet d’un sceau d’eau glacé. «  T’es partant pour leur donner un peu de spectacle ? » Légèrement détendu, je secouai la tête, me redressant un peu de ma chaise pour me rapprocher de celle de mon amie. Je l’avais tirée à moi puis, une de mes mains était passé sur sa taille, glissant légèrement vers son dos, afin de la pousser à moi. J’étais à présent bien tourné vers elle, écartant mes jambes pour qu’elle puisse être au plus proche et mon autre main était à présent sur sa nuque, remontant jusqu’à sa joue. J’avais avancé son visage vers le mien, front contre front. Ma respiration se faisait plus forte. Etant si proche d’elle je m’étais laissé à regarder ses lèvres. Tel un dessert interdit, je ne pensais plus qu’à les goutter. Je me mouillais les lèvres, me mordillant celle inférieure puis mes yeux revinrent sur les siens. Elle semblait confuse mais partante pour aller plus loin dans cette provocation. Puis je décalai mon visage pour être joue contre joue, ma bouche se rapprochant de son oreille. « j’ai plutôt envie d’aller passer mes nerfs sur eux » avais-je alors commencé. Oui, c’était tentant de succomber à mon désir de l’embrasser, mais non seulement ce serait égoïste de ma part, me faisant certainement culpabiliser pour le reste de la journée, mais surtout, ça serait de me rabaisser à me servir de ces regards sur nous pour en profiter et je n’avais pas envie de l’embrasser pour cette raison, pas à cause d’eux. J’avais ensuite déposé un baiser sur le bas de sa joue, puis j’avais prolongé sur son cou, appréciant la douceur de sa peau, chaude et humide. Et j’étais ensuite revenu face à elle, nos lèvres si proches l’une de l’autre. Je les regarde encore avant de remonter sur ces yeux. Bon sang ce que j’en avais envie… «S’il revient à la charge, que Dieu m’en préserve, mais je lui ferais avaler ses dents ! » Je me recule alors doucement. Mon regard était à présent légèrement plus dur. L’idée de le voir revenir me donnant l’envie de m’en servir comme punchin’ball pour apaiser ma colère. Mais peut-être qu’il n’oserait plus. Peut-être qu’ils avaient pu entrevoir un baiser de là où ils étaient, nous étions tellement proches l’un contre l’autre que c’était fort imaginable selon le point de vue. Peut-être alors que nous pourrions commander tranquillement et finir le repas sans encombre, sans que je ne mette en péril ce moment en laissant exploser ma rage. Peut-être….



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Mar 20 Mar - 23:29
ROANNA
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J’aime cette sensation sous mes doigts. J’ai peur de ne jamais plus pouvoir m’en passer. Pourtant, c’est ce qu’il arriverait si notre relation venait à déraper. Et elle déraperait à coup sûr si je n’arrêtais pas rapidement de frôler cette limite. Celle à ne pas franchir. Cependant, même en sachant cela je ne pouvais m’en empêcher. A jouer avec le feu. Un peu plus à chaque fois. Comme à cet instant où je lui propose d’entrer dans ce jeu pour donner du spectacle. Serait-il prêt à aller jusque-là ? C’est autant un jeu, qu’un test pour moi. Peut-être même plus le second que le premier. Mes pupilles suivaient le mouvement de son torse alors qu’il se redressait, s’approchant un peu avant de m’attirer à lui. Je sentais cette boule dans mon ventre me paralyser. J’essayais de garder le peu de cohérence pour avoir l’air la plus détendue possible, comme si la chose était parfaitement normale. Il faisait tout pour me rapprocher de lui maintenant qu’il était face à moi et j’oubliais ce groupe juste derrière lui. Sa main dans ma nuque me faisait frissonner ma peau nue se couvrant d’une chair de poule qu’il m’était impossible de cacher dans ce plus simple vêtement. Je me laissais faire par le moindre de ses gestes mon cœur s’arrêtant dès l’instant où il avait approché mon visage du sien. Allait-il m’embrasser ? La chose aurait été tellement plus simple que ce soit lui qui le fasse. Bien que dans ce contexte, cela ne voudrait surement rien dire. Puisque j’ai moi-même posé les bases. C’est un jeu joué uniquement pour donner de l’attraction à l’un des mecs qui a tenté une approche avec moi. Je ne loupais rien de l’expression de son visage et l’espace d’un instant, j’ai eu l’impression qu’il avait vraiment envie lui aussi, de m’embrasser. Mon pouls s’accélérant sans que je n’arrive plus à gérer quoi que ce soit à l’idée que cela puisse arriver ici et maintenant. Cela m’émeut à tel point que mon corps tout entier s’en bouleverse je dois venir poser mes mains sur ses genoux pour retrouver un point d’équilibre, à moins que ce ne soit pour me donner un semblant de réalité ?

Lorsqu’il approche son visage, je m'y attends, vraiment ! Je ferme les yeux derrières mes lunettes pour m’empêcher de penser plus, plus longtemps… Mais ses lèvres n’arrivent jamais sur les miennes. Sa joue se frotte contre la mienne, la sensation de sa barbe qui repousse, qui titille la douceur de ma joue me choque et j’ouvre à nouveau les yeux, déçue. Mais je respire à nouveau, du moins je crois ! A quoi est-ce que je m’attendais… Qu’il m’embrasse vraiment ? Bien sûr que non, tu rêves ma pauvre fille ! Il est ton meilleur ami et il ne pense pas à toi de cette façon… Mais je ne peux empêcher mon cœur d’être déçue. Un léger rire vient nourrir ma gorge lorsqu’il me dit qu’il a surtout envie de passer ses nerfs sur eux. Je baissais les yeux derrières le filtre noir de mes lunettes regardant dans le vide, le temps de retrouver mes esprits et d’y remettre les choses à leur place. « Ça serait du gâchis, ils n’en valent pas la peine. » Avais-je murmuré à mon tour en redressant un peu la tête. Le baiser qui venait n’était pas celui auquel je m’étais attendue, mais je le laisser faire, lui tendant même un peu mon cou instinctivement lorsque j’avais sentis ses lèvres s’en approcher. Je passais un bras autour de son cou, l’y laissant même lorsqu’il s’était éloigné de moi pour me regarder. Je rigole à ce qu’il ajoute. « Dieu n’aura rien à voir là-dedans, alors toi préserve moi. » Je force sur mon bras autour de son cou pour l’approcher de nouveau. Je détachais mon autre main de son genou pour venir la poser sur sa joue. Je penchais la tête un peu sur le côté pour le regarder. Bon sang… Qu’est-ce que j’aimais cette proximité ! J’aurais pu rester ainsi avec lui une éternité sans jamais m’en lasser. J’aimais être si proche de lui, qu’il pose ses mains sur moi comme si j’étais réellement à lui. Comme si j’étais à lui. Je me répétais ses mots mentalement et ils me plaisaient de plus en plus. S’imprégnant dans ma caboche, comme une leçon récitée pour l’école le lendemain. Je laisse glisser mon pouce sur sa joue, fleurant avec la limite de ses lèvres jusqu’à venir barrer sa bouche, se posant à plat contre ses lèvres. Prise de cette impulsion qui n’avait même pas eu le temps de monter jusqu’à mon cerveau, j’avais approché mon visage du sien jusqu’à poser mes lèvres sur l’autre face de mon pouce. Un baiser sans vraiment en être un. Et l’envie de retirer mon pouce avait fait plus que m’effleurer. Mais cette fois l’action n’était jamais venu et j’avais repris ma position sur ma chaise bien avant que je ne puisse vraiment réaliser ce que j’avais tenté de faire. Peut-être qu’un jour j’oserais… Ou peut-être pas. Seul l’avenir pourrait le dire.

Le reste du repas était passé sans le moindre souci. Le gars n’était pas revenu et avait même cessé -du moins presque- de nous regarder après nos faux baisers. Nous avions alors pu continuer notre pause et prendre notre repas sans le moindre débordement. Et maintenant l’heure avait sonné. Il était l’heure limite de redescendre des montagnes pour nous rendre au club d’escalade en plein centre-ville. Je regardais ma montre nerveusement. Normalement ma mère avait prévenu Chris de notre venu, mais il n’empêchait que j’aimais rarement être en retard. Nous étions donc à la voiture en train de ranger nos affaires dans le coffre grand ouvert et j’avais attrapé mon sac à dos sur la banquette arrière de la voiture, l’ouvrant dans le coffre pour y prendre mes affaires, plaçant le tas de celles de Roan juste à côté des miennes. « Alors la prochaine fois on fait ça dans tes montagnes c’est bien ça ? » Demandais-je un large sourire aux lèvres tout en regardant Roan qui venait d’attraper son t-shirt. De la hanche je venais le bousculer un peu, toujours souriante. Il se tournait vers moi, posant sa main sur ma hanche et m’attirant contre lui. Involontairement je plaçais mes bras autour de lui. L’étreinte qui n’avait pourtant l’air de rien, sauf que c’était bien la première fois qu’autant de parcelles de nos peaux se rencontraient de la sorte. Il y avait toujours eu un vêtement en opposition pour éviter cela, moi un t-shirt lorsque je n’avais pas de pantalon et lui en jogging lorsqu’il n’avait pas de t-shirt. Seulement là, nous étions tous les deux sans hauts. La chaleur de son ventre réchauffait ma peau fraîche en ce début de soirée alors que le soleil ne nous réchauffait plus comme en milieu de journée.

     
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Mer 21 Mar - 19:11




«  Ça serait du gâchis, ils n’en valent pas la peine…. Dieu n’aura rien à voir là-dedans, alors toi préserve moi. » Voilà des paroles qui avaient eu pour effet immédiat de me calmer. C’est vrai qu’il serait stupide de m’emporter pour ces types-là et risquer d’aller trop loin, puisqu’en général, quand je commence il est difficile de m’arrêter. Et puis ce serait mettre Johanna dans une situation délicate, elle aimait bien cet endroit et je nous aurais peut-être banni définitivement du restaurant selon la gravité de la situation. Je devais l’en préserver oui, surtout que notre journée avait été parfaite jusqu’à présent, je pouvais pas gâcher tout ça ! Du coup, ma respiration reprenait un rythme plus calme. Enfin, c’était avant que la demoiselle ne m’attire tout près d’elle, son bras autour de mon cou me forçant à cette proximité. Attends, elle fait quoi là, je viens de lutter comme un malade pour résister à la tentation et telle une diablesse elle me remet dans cette situation délicate. Je venais à peine de me calmer et voilà que mon cœur battait de nouveau la chamade en sentant sa main sur ma joue. Je la regarde perplexe, mais moi contrairement à elle, je n’ai pas de voiles teintées pour cacher mes yeux et lorsqu’elle penche la tête, je fixe automatiquement sa bouche, mais j’essaie de vite remonter mes yeux, histoire qu’elle ne me prenne pas pour un pervers. J’ai envie de murmurer son prénom, de lui demander ce qui lui prend soudainement, mais aucun son ne sort de ma bouche, puisque je sens son pouce venir s’y poser. Je suis comme paralysé et à présent tout semble se passer au ralenti. Sa tête qui s’avance doucement. Ses lèvres se dirigeant dangereusement vers les miennes. Et là, je ferme les yeux un court instant. J’ai l’impression de devenir fou. Seul son pouce nous séparait d’un baiser. Je rouvre les yeux me disant que sans grand effort, je pourrais me décaler et le faire. Ce serait si facile. Elle était à ma portée. Mais trop tard, peut-être même que c’était une bonne chose, elle s’était détachée de moi, allant se blottir dans son siège, me laissant sur ma faim. Je dois dire, je lui avais fait pareil quelques instants plus tôt, alors c’était de bonne guerre. Bien qu’elle ne pouvait pas imaginer à quel point j’étais tenté.. et excité.. Je lui souris, soulagé mais un peu déçu. Machinalement, j’aspire ma lèvre inférieur, comme pour tenter d’y capter son odeur. J’essaye de ne plus y penser et je me tourne vers le plateau finissant par grignoter, comme pour assouvir une autre faim.

Alors comme si de rien était, nous avions continué à discuter et rigoler autour du repas. Mes pensées n’avaient plus rien d’obscènes, j’étais de nouveau son meilleur ami, rien de plus. On reparlait de nos rides et on avait même imaginé ce que donnerait un dinosaure sur la poudreuse. C’était drôle. Et le temps avait défiler, si bien qu’au final, pour la descente on s’était un peu pressé, on avait un timing à respecter. Cette fois-ci, c’était direction l’escalade. On en avait parlé il y a quelques semaines, alors nous avions franchi ma petite muraille de fer, j’avais envie de la voir dans son élément, elle qui avait longtemps pris des cours, je voulais voir ce monde-là. C’était l’occasion rêvé de tout connaître sur elle. Voilà pourquoi nous nous empressions de nous changer dehors, à l’arrière de la voiture, sous le coffre ouvert, comme si la fraicheur ne nous gênait pas. J’avais rangé la veste et mon pull dans le sac et attrapa le t-shirt que m’avait gentiment préparé Johanna. Elle demande si je serais partant pour recommencer une prochaine fois, et l’optique de se projeter dans le futur, en dehors de l’île ne me déplaisait pas. On les aura alors, nos vacances partout dans le monde ? Du coup, je lui réponds aussitôt d’un simple « Où tu veux, quand tu veux »  avant de conclure par un petit clin d’œil. Elle me bouscule ensuite, toujours taquine, alors j’en profite pour la saisir par la taille et la coller contre moi. Une petite pause câlin était de mise. Avec toutes les sensations de la matinée, je n’avais pas encore eu l’occasion de me blottir contre elle, j’aimais bien sa chaleur et resserrais donc l’étreinte. Une main restée sur le bas de son dos, l’autre qui remonte doucement jusqu’à sa nuque, frôlant au passage sa brassière. Et justement, au-delà de sentir notre respiration l’un contre l’autre, c’était sa poitrine qui me faisait son petit effet. Un très fin tissu m’en séparait mais je pouvais la sentir, malgré sa petite taille. Bon sang, voilà maintenant que je l’imagine.. non non faut que j’arrête de tenter le diable à chaque fois. Justement si je la sens tout contre moi, elle pourrait à son tour sentir autre chose sur sa jambe, et je n’ai pas envie que ça se reproduise. Alors je dépose un bisou sur son cou et je recule pour enfiler mon t-shirt, me tournant vers le coffre pour ensuite retirer la combinaison de ski. Oui normal je me retrouve en boxer, mais la fraicheur à cet endroit était la bienvenue. Alors je prends mon jogging et je l’enfile rapidement avant de m’atteler à enfiler mes baskets. « Bon, c’est parti pour l’escalade Joh’, j’espère que t’as pas perdu tes repères ! »  lui dis-je, souriant, osant un regard vers elle alors qu’elle continuer de se changer, relevant ma tête alors que j’étais penché à faire enfiler la deuxième chaussure…



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