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Une semaine haute en couleurs. ft. Roan

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Lun 19 Fév - 22:22
ROANNA
Une semaine haute en couleurs
18 février

J’étais stressée. Même si j’essayais de ne rien laisser paraitre. Je ne savais même pas si j’y arrivais vraiment. Une année que je n’étais pas aller sur le continent. Et j’avais peur. Peur de tout ce qu’il pourrait s’y passer. Parce que j’étais ainsi, je faisais croire que je n’avais aucune peur et pourtant j’étais une fille pleine de doutes. Surtout lorsqu’il était question de revoir mes parents. Après la façon dont je les avais quittés. Mais pourtant, il y avait une certaine excitation en moi à l’idée de retrouver ma mère. Mais j’étais aussi terrifiée à l’idée de revoir mon père. Même si Roan allait surement être mon phare dans ce brouillard. Cette vie sur le continent qui avait pris fin il y a 365, bien qu’un peu plus puisque je n’étais pas partie au mois de février. Sac à dos dans le dos et valise à mes pieds, j’étais appuyé les coudes contre la barrière du port attendant que les bateaux qui nous mèneraient sur le continent arrive. Nous pouvions déjà les voir au loin. Je sentais la présence de mon meilleur ami venant se placer à côté de moi pour admirer l’arrivé des bateaux avec moi, une barre chocolatée entre les doigts. J’avais levé le nez sur son visage et je lui avais souri. Avant de finalement poser ma tête sur son épaule. « Ça ne va pas être une partie de plaisir, j’espère que t’en ai conscient ! » En disant cela, je ne pensais pas qu’à leur semaine qui s’annonçait chez mes parents, mais aussi à la traversée sur le bateau. Lui avais-je dis que j’avais le mal de mer ? Maintenant que j’y réfléchissais… j’avais bien peur que non.

« Tu as de la chance, j’ai pas le mal de l’air. » Avais-je dis en rigolant alors que le brun était en train de s’installer sur le siège juste à côté de moi. Le pauvre avait dû supporter mes hauts le cœur durant toute la traversée en bateaux, mon estomac lâchant finalement dix minutes avant d’arriver sur la terre ferme. Décidément, je lui faisais subir tous les déboires. Mais ce qui était le plus étonnant, c’est que même après avoir vu les pires facettes de ma personne, il était toujours là. Et il les acceptée, les une après les autres. Faisant de lui, surement la personne qui me connaissait le mieux aujourd’hui. Il m’avait vu ivre, en colère, joyeuse, il m’avait même déjà vu pleurer ! Et maintenant voilà qu’il m’avait vu renvoyer tout le contenu de mon estomac. A peine avais-je posé le bien sûr le sol ferme que j’avais filé dans les toilettes les plus proches, non pas pour vomir à nouveau, mais pour me brosser les dents, histoire de ne pas rester ainsi trop longtemps. L’attente à l’aéroport était longue. Mais nous n’avions pas franchement le choix, tant que le parc était fermé, les navettes ne tournaient pas en permanence et comme souvent les horaires de celle-ci n’était pas en adéquation avec l’horaire de notre vol. Alors nous nous étions occupés comme nous avions pu. Parfois calmement, sans rien faire, attendant juste, puis d’autre moment, en chahutant comme des gosses. Et déjà, dès cet instant j’étais bien contente qu’il soit avec moi. « Oh moins on a des films à regarder pour les cinq heures à venir. » J’avais déjà retiré mes chaussures et j’étais en train de m’enfoncer dans mon siège en disant cela.

Quatre heures qu’ils avaient décollés de San José. En soit il leur restait encore une heure de vol avant d’atterrir à l’aéroport de Toronto. Là où devait les récupérer sa mère avant de commencer cette folle aventure d’une semaine sur le continent. En regardant par le hublot de l’avion, je me demandais si en une semaine nous pouvions avoir le mal du pays. Est-ce que l’île et son ambiance allait me manquer ? Je tournais la tête pour regarder Roan assits à côté de moi concentrer dans son film. Et plus je le regardais, plus je sentais cette petite chose grandir dans le fond de mon cœur. Sans parler du fait, que je le trouvais beau. Et s’est à cet instant que je prenais conscience que c’était aussi grâce à lui que je n’avais pas pensé à mon père de la journée. Je me pinçais les lèvres en tournant la tête de nouveau vers le hublot. Le doute venait de s’emparer de moi en une fraction de seconde. Et si cela se passait mal ? Et si ce retour temporaire était une véritable catastrophe ? Je connaissais parfaitement mon père et la présence d’un étranger dans sa maison n’allait pas être une chose qui le calmerait. Surtout un invité arrivant avec moi. Par définition c’était déjà donner un mauvais départ à Roan auprès de mon paternel. Celui-ci ne supportant rien qui pouvait venir de moi. Et comme tout n’était jamais assez bien pour lui, il n’allait surement pas l’aimer, ni approuver notre amitié. Mais je connaissais aussi le caractère de mon ami et je savais que trop de titillement de la part de mon paternel allait le faire exploser. Cette semaine s’annonçait compliquée, mais je l’espérais, aussi pleine de souvenirs. De ses moments que j’allais partager avec le brun. Parce que même si je ne lui avais encore rien dit, j’avais prévu des activités tous les jours, pour ne pas rester à rien faire. Mais pour l’heure je m’inquiétais. Parce que même s’il y avait longtemps que j’avais tiré un trait sur mon père en tant que tel. C’était humain, non ? De savoir que son père aller rejeter la personne qui était la plus cher à mes yeux aujourd’hui, passé à côté d’un être aussi exceptionnel sous l’unique prétexte, qu’il était mon ami…

     
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Mar 20 Fév - 16:41

UNE SEMAINE HAUTE EN COULEURS


Le réveil avait sonné tôt ce matin, annonçant le début d’une nouvelle aventure qui nous attendait avec Johanna. Sa mère avait insisté pour qu’elle retourne sur le continent afin de fêter son anniversaire auprès de sa famille. Moi-même, j’étais retourné dans ma ville natale il y a quelques mois de ça et je dois dire que la présence de ma meilleure amie m’aurait évité bien des soucis. De toute façon, dès qu’il s’agissait de mon père, c’était certain que ça partirait en vrille. Alors pour Joh’, je n’avais pas envie de la laisser affronter ces moments-là toute seule, je voulais être là pour elle, comme j’aurais voulu qu’elle le soit pour moi. Et on ne m’y reprendra plus, cette fois-ci, je l’inviterais à me suivre, même si je doute que je retournerais voir mon paternel. Et c’est sans hésiter que j’accepta son invitation, elle n’avait d’ailleurs même pas à le faire, je l’aurais suivi sans qu’elle n’ait besoin d’ouvrir la bouche. Ainsi donc, nous nous étions préparés ensemble, j’avais même dû changer de tee-shirt à la dernière minute, perdant lamentablement à notre bataille de dentifrice et on avait ensuite rapidement pris la route pour la côte. Une fois arrivés au port, je m’arrête un instant au distributeur, regrettant déjà de m’être contenté d’une tartine accompagnant mon café. Je le sais pourtant que je finirais par avoir faim si je ne mange pas davantage ! Suffisait de voir l’assiette que j’avale lors de notre ‘Tuesday pancake’ avec Emily, que j’avais d’ailleurs prévenu de mon absence pour une semaine de vacances à Toronto avec Johanna. Je la rejoins alors, barre chocolatée en main, pour regarder les bateaux arriver. Elle se pose ensuite contre mon épaule et me fait part de ses doutes. Impossible que je regrette une escapade avec elle. Je l’entoure de mon bras en guise de réponse et croque à pleine dent mon dessert. Je me disais qu’elle devait stresser de revoir ses parents, et notamment son père qu’elle appréciait autant que moi le mien. Et finalement une fois à bord, je réalise qu’elle faisait référence à tout autre chose. Alors que je l’avais trimbalée à gauche et à droite, voulant un coup profiter de l’air et des vagues, un coup repartant à l’intérieur pour commander un petit snack, je n’avais pas vraiment fait attention aux remous, si bien qu’au final, son estomac ne le supporta pas. Elle m’avait pourtant prévenu qu’elle ne se sentait pas bien par moment, mais comme elle semblait aller et que j’éprouvais l’envie de lui faire profiter de l’air marin, je l’avais pris à la légère, minimisant les faits, jusqu’au moment fatidique. Bien entendu, j’étais resté auprès d’elle, culpabilisant un peu de lui avoir fait subir autant d’agitation, retenant ses cheveux et posant une main sur son front pour la soulager quelque peu. Quand nous débarquions, je la taquinais en lui proposant de terminer son sandwich, lui mettant sous le nez pour provoquer sa nausée, c’était plus fort que moi et puis j’avais envie de lui faire retrouver le sourire. Et heureusement elle allait mieux…

La traversée terminée, on était parti aussitôt en direction de l’aéroport du Costa Rica. Là-bas, nous avions passer le temps comme on le pouvait. On s’était débarrassé de nos valises en les enregistrant, ne gardant que son sac à dos. Ça me faisait tellement bizarre d’être avec elle, loin de l’île. Dans ce contexte si différent. Mais ça ne m’empêchait pas d’agir comme à l’accoutumée. D’abord, pour se reposer des derniers évènements, on s’était posé dans un coin un peu isolé, profitant des bancs vides pour s’y allonger, serrant mon amie contre moi. Je voulais qu’elle se sente bien, en sécurité ; et égoïstement j’éprouvais aussi le besoin de son contact. Mais au bout d’un moment, son ventre se mit à gargouiller, instant déclencheur de notre retour en mode gaminerie. Chatouilles, courses vers le restaurant… et le temps défila jusqu’à l’appel de notre vol, nous faisant reprendre plus ou moins notre sérieux vers l’embarquement. « Tu as de la chance, j’ai pas le mal de l’air. » me déclara-t-elle alors que je m’asseyais à ses côtés aux bords de l’avion, déclenchant instantanément un fou rire. C’était sûr, je venais d’obtenir une nouvelle carte à jouer contre elle. J’essayais ensuite de ne pas trop nous faire remarquer, non pas que le regard des gens me gênait, bien au contraire, mais je savais me calmer quand il le fallait et être respectueux des autres voyageurs qui voulait certainement profiter de ces cinq heures de vol pour s’endormir ou se reposer. Du coup, après avoir discuter avec la jeune fille sur les dinosaures qui allaient nous manquer et autres sujets le plus souvent concernant nos habitudes au parc, je me disais qu’on allait pouvoir profiter de cette semaine sans se soucier du danger qui planait constamment dans notre esprit depuis plus d’un an. Je me rappelle avoir eu comme le mal du pays, lorsque j’étais rentré la dernière fois, ayant même mis du temps à retrouver mes marques, à ne pas sourire et parler avec tout le monde. Je m’étais pris une claque en pleine figure, en réalisant à quel point on manquait d’amabilité en ville, à pourtant être des milliers à parcourir les mêmes trottoirs, à se croiser dans les restaurants et magasins et pourtant en ne daignant pas se saluer. Alors que sur l’île on se connaissait tous, et si ce n’était pas le cas, on n’hésitait pas à se parler, à aller vers les autres. Bref, au moins, cette fois-ci, je serais avec Johanna. On sera là l’un pour l’autre et à vrai dire, sa seule présence me suffisait, je n’avais besoin de personne d’autre. Au bout d’un moment, on s’était mis à regarder des vidéos et à la deuxième, j’étais plongé dedans. Et alors que je sentis la demoiselle se mouvoir à côté de moi, j’attrapa sa main sur l’accoudoir, pour la garder dans la mienne, et ce, jusqu’à la fin de mon film. Après quoi, j’éteignais l’écran et releva l’accoudoir entre nous pour me rapprocher de mon amie qui regardait par le hublot. Posant mon menton sur son épaule, je contemplais les nuages avant de lui faire un petit bisou sur le cou et de lui glisser quelques mots à l’oreille. « Tu vas enfin revoir ta maman ». J’avais envie de savoir à quoi elle songeait. Est-ce qu’elle redoutait de revoir son père. Certainement. Est-ce qu’elle avait hâte de revoir sa mère. Plus encore. Je lui souriais, me disant que j’allais connaître son petit monde, ses petites habitudes, et surtout, rencontrer ses parents. C’était quelque chose. Et ça me touchait qu’elle me laisse découvrir tout ça. Puis, comme pour appuyer mes dires, le responsable de bord nous informa de notre descente imminente, nous sommant d’attacher notre ceinture, et en passant à côté de nous, une hôtesse nous demanda également de rabattre l’accoudoir, forçant la fin de notre étreinte. Puis tout s’enchaina, l’empressement des gens pour descendre de l’avion avant même qu’il ne s’arrête, l’attente de nos bagages sur le tapis roulant et enfin, le moment pour moi de rencontrer sa petite maman. « T’es prête ? Une fois passée cette porte, tu vas la retrouver ! ». On avançait doucement, suivant la queue des passagers après le contrôle de la douane. Je portais mon sac sur l’épaule et poussait sa valise, un bras autour de la taille de Johanna qui marchait à mes côtés, nerveuse pour ses retrouvailles imminentes. Moi-même je commençais à ressentir le stress monter en moi, voulant tout de même faire une bonne impression. J’avais d’ailleurs pour l’occasion délaisser mes tresses pour une coiffure un peu plus soft, passant une éternité dans la salle de bain, ce qui avait valu quelques gentilles brimades à mon égard de la part de la brune…



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Mar 20 Fév - 20:19
ROANNA
Une semaine haute en couleurs
Cinq heures de vol, c’était à la fois long, mais rien en même temps. Elle avait eu des amis par le passé qui avait dû passer des journées entières dans ces oiseaux de fer pour gagner leur destination. Le décalage horaire qui allait avec bien évidemment. Nous étions chanceux, même si je n’avais pas l’habitude de passer autant de temps assise sans finir par avoir la bougeotte. Et si la présence du jeune homme à mes côtés, y été pour quelque chose à ce calme dont j’arrivais à faire preuve. Mon désordre intérieur avait ça part aussi. Au moins, je n’avais pas à me soucier de la fatigue et du décalage horaire, une heure seulement nous séparait entre le Costa Rica et Toronto. Nous allions surtout avoir faim avant mes parents et ça aller surement être une occasion de plus pour Roan de faire apparaitre à la face du monde que j’étais simplement une morfale et que je ne pensais qu’à manger ! Bien que dans un sens… il n’avait pas totalement tort, mais la faim était aussi signe d’ennui, j’en concluais que parfois, je m’ennuyais surement trop. Un sourire était né sur mes lèvres lorsque j’avais senti la peau de Roan sur la mienne. Nous étions déjà très proches avant, mais depuis l’épisode des clôtures, j’avais l’impression qu’il y avait eu un cap de franchis. Nous avions toujours été tactile l’un envers l’autre. Mais depuis ce jour-là, nous avions désormais tendance à prendre facilement la main de l’autre. Mais peut-être que cette notion de cap n’avait eu lieu que dans ma tête. Nous n’en avions pas parlé. Puisque mise à part cela, nous étions restés pareil, le reste n’avait pas changé. Je tournais un peu la tête vers lui lorsqu’il avait posé son menton sur mon épaule. La proximité de nos visages me perturbant quelque peu. Regardant de nouveau à travers le hublot tout en restant silencieuse. D’ailleurs tout dans l’avion était silencieux, il n’y avait pas de gamins pour chahuté ou brailler pour une fois. Je me souvenais du nourrisson que j'avais eu à l’aller… Les cinq heures les plus longues de ma vie assurément ! Lorsque ses lèvres s’étaient posés dans mon cou, un frisson était monté le long de mon dos et j’avais posé l’arrière de ma tête contre le siège, tournant de nouveau un peu mon visage vers lui pour que mes yeux rencontrent les siens. « Oui. » Je soupire tout en souriant à l’idée de revoir ma mère, chassant totalement mon père de mes pensées, la brume qui engourdissait ma tête avec. « Je crois que je réalise seulement maintenant qu’elle m’a manqué. » Je me pince les lèvres sous l’aveu. De mon autre main, je venais jouer d’un doigt sur le dos de sa main y dessinant des symboles dont j’ignorais le sens. « Ça t’as fait quoi toi de revoir ta mère après un an ? » Si je savais qu’il n’avait pas de bons rapports avec son père, il ne m’avait pas parlé plus que cela de sa mère. Et en pensant aux miens, j’étais curieuse de connaitre ses rapports avec sa mère. Mais il n’eut pas le temps de me répondre qu’une des hôtesses de l’air était venue nous annoncer l’atterrissage imminent, nous demandant ainsi de relever les tablettes et d’attacher notre ceinture. J’en profiter pour remettre mes chaussures tout en m’installant correctement dans mon siège. Fixant à travers le Hublot la ville qui s’était dessiner en dessous de nous et que je reconnaissais parfaitement. Ce fut comme un gros boum dans mon cœur, il y passait tellement d’émotions différentes que je ne pouvais même pas mettre un mot dessus pour les décrire.

La suite avait été rapide, peut-être un peu trop pour que mon cerveau ait le temps de réaliser que nous étions là, chez moi. Dans l’aéroport de cette ville qui m’avait vu naitre. Je serrais mes mains sur les passants de mon sac à dos pour ne pas trembler. Me sentant soudain si fragile. Comme si j’avais fait un bond en arrière dans le temps. Au moment où il m’avait demandé si j’étais prête, j’avais levé le nez mécaniquement vers lui. « Oui… non… je sais pas... » Je fronçais les sourcils, me trouvant d’un ridicule … C’était que ma mère après tout. Tandis que nous avancions derrière cette foule de gens qui avaient voyagé avec nous pendant cinq heures, j’attrapais de nouveau la main de Roan, entrelaçant mes doigts aux siens. Je le regardais à nouveau, jetant un coup d’œil à sa coiffure qu’il avait changé pour l’occasion. « Je suis sûre qu’elle va t’adorer. » Avais-je  dis avant de détourner la tête. Le regard fixé droit devant moi dans l’attente de ce moment où mes yeux allaient se poser sur cette silhouette si familière. Je me mordais la lèvre inférieure regardant un peu partout dans l’espoir d’enfin la trouver. Et ce fut le cas ! Elle était là, à regarde de la même façon que moi, tous les visages qu’elle croisait en sens inverse cherchant le mien parmi la foule, les mains serrer l’une à l’autre devant sa poitrine. Et soudain s’était comme si les vannes s’étaient ouvertes en moi, j’avais senti l’émotion m’envahir et cette vague d’amour que je n’avais pas éprouvé depuis si longtemps. « Maman ! » Avais-je alors crié avant de courir vers elle pour la serrer dans mes bras. Ses sanglots s’étaient alors fait immédiat et ses bras s’étaient resserrer autour de ma taille tendis que cela me frappait, mais je n’avais jamais serré ma mère de cette façon dans mes bras. « Tu m’as manqué. » Avais-je murmuré à son oreille pour qu’elle seule entende.

Je ne sais combien de temps nous étions restés enlacée de cette façon, plusieurs secondes, peut-être même plusieurs minutes. Mais je pensais à Roan qui devait regarder la scène et qui nous attendait. Je reculais un peu pour observer le visage de ma mère plein de larmes, mais avec le sourire. Elle était heureuse de me voir, sans nul doute. De mes pouces je chassais les larmes de son visage avant de me détacher d’elle, gardant un bras autour de ses épaules. « Maman je te présente Roan. Roan je te présente ma maman, Rose ! » La petite femme passait une autre main sur son visage avant de finalement rompre le lien avec moi pour franchir la distance qui la séparait du grand brun. Et l’image me faisait plutôt rire, parce que si j’étais déjà plus petite que lui, elle avait vraiment l’air d’une naine à face à lui, ou lui d’un géant, l’image était la même ! « Le fameux Roan, je te rencontre enfin ! » Elle disait cela avec un tel soulagement que j’en haussais les sourcils. Elle ne m’avait jamais dit qu’elle était désireuse de le rencontrer un jour. Je les observais pendant qu’elle le prenait dans ses bras pour l’embrasser, comme si elle l’avait toujours connu. « Tu ne m’avais pas mentis Joh’ ! C’est vrai qu’il est beau garçon. » Je me mordais une nouvelle fois la lèvre inférieure, sentant le rouge me monter aux joues alors que très clairement elle venait de foirer l’une des confidences que j’avais pu lui faire une fois, ou peut-être plus qu’une fois… « Oui maman, aller on rentre, on vient de se taper cinq heures de vol, j’ai qu’une envie c’est de me poser, on discutera dans la voiture si tu veux… » Très clairement je cherchais à éviter le sujet ! Nous prenions alors la direction de la sortie et pendant que ma mère était en train de chercher la voiture devant nous, je regardais le brun, le pointant du doigt comme pour le mettre en garde. « J’te préviens, c’est pas parce qu’elle a dit ça que tu dois prendre la grosse tête. » Je me mise finalement à rire, aidant Roan à mettre nos affaires dans le coffre de la voiture avant de finalement m'asseoir à l’arrière aux côtés de Roan. J’aurais pu me mettre à l’avant, comme toute personne normale, mais je l’avais fait sans vraiment réfléchir. L’habitude surement d’être assise à côté de lui. « Ton père ne sera pas là avant mardi soir, il est en voyage d’affaire. » Je suspendais mon mouvement pour boucler ma ceinture, regardant les yeux de ma mère dans le rétroviseur. Et d’un air entendu, elle avait démarré la voiture pour nous conduire dans ce cocoon que j’avais quitté précipitamment un an plus tôt. Mais beaucoup plus détendue que dans l’avion, rassuré à l’idée d’avoir deux petits jours de répits.  

     
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Mar 20 Fév - 23:38


Ce sentiment de stress que je ressentais, c’était surtout parce que j’allais faire face à l’inconnu. Je n’avais jamais vraiment eu l’occasion d’avoir quelqu’un d’aussi proche, au point que j’éprouve le besoin d’être bien vu par les siens. D’ailleurs, je ne crois même n’avoir jamais eu à rencontrer les parents d’un seul de mes amis voir petite amie de l’époque. Ah si, il y avait cet ami d’enfance mais ce n’est pas pareil, on se connaissait depuis tout petit, et ses parents étaient nos voisins donc je n’avais aucune pression en allant jouer aux jeux vidéo chez lui. Et puis avec le temps, on ne squattait plus les uns chez les autres mais on fréquentait les centres commerciaux, les arcades et plus tard encore, les boites de nuit et autres bars où on ne risquerait de croiser aucun parent. Bref, Johanna était donc la première. Mais d’un côté, elle me parlait tellement de sa mère, et en bien d’ailleurs, que j’avais l’impression d’un peu déjà la connaitre. Et puis, les yeux de mon amie qui s’illuminaient quand elle évoquait quelques souvenirs ne pouvait que rendre cette personne exceptionnelle. Mais les mots de Johanna avaient effacé les derniers petits doutes qui me trottaient dans la tête avec une simple phrase d’encouragement « Je suis sûre qu’elle va t’adorer. » je relevai alors nos mains aux doigts entrelacés afin de porter la sienne à mes lèvres afin d’y déposer un bisou, en guise de remerciement. Et c’était parti, nous avions franchi les portes. Dès le premier regard, je la reconnue. Elles se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Et cette aura autour d’elle, empli de joie et de bonté, ne pouvait que me faire ressentir un peu de chaleur et de compassion à son égard. Et puis ces retrouvailles, cette embrassade… leurs regards emplis de larmes de joie, je dû me mordiller la lèvre inférieure tant l’émotion était forte. Si bien que j’avais envie d’à mon tour serrer cette ravissante petite dame dans mes bras. Elle me rappelait ma mère, petite aussi, avec la même bouille, mais la mienne était blonde. Je me rapprochais d’elle doucement, ne voulant pas interrompre leur étreinte. Bizarrement, mon cœur s’était mit à battre la chamade, je crois que cette scène m’avait ému plus que je ne m’y attendais. Après quoi, Joh se détacha légèrement de sa maman pour faire les présentations. « Maman je te présente Roan. Roan je te présente ma maman, Rose ! ». Boooou l’adrénaline montait en moi, je ne sais pas comment le décrire, j’avais une boule au ventre mais ce n’était pas dû au stress, c’est juste que la voir me rendait toute chose… «  Le fameux Roan, je te rencontre enfin ! »  Je lui offris un large sourire, « Enchanté madame Dearing, c’est un plaisir de vous rencontrer» puis tout naturellement nous nous embrassions. Dans ses bras j’eu l’impression d’enlacer ma mère me baissant légèrement pour être à sa hauteur. «  Tu ne m’avais pas mentis Joh’ ! C’est vrai qu’il est beau garçon. »  Déclara-t-elle alors lorsque notre accolade fut terminée. Un sourire charmeur se dessina aussitôt sur mes lèvres, lui rendant le compliment «  Vous n’êtes pas mal non plus Rose ! ». C’était plus fort que moi, je sentais qu’avec elle, je pouvais agir naturellement. «  Je vois d’où viens la beauté de votre fille ! » Petit clin d’œil enjôleur et regard vers Johanna qui semble gênée des confessions de sa mère. Après quoi, la demoiselle s’empressa d’interrompre cette conversation afin de nous trainer dehors. La situation était marrante, je crois que je pourrais bien m’habituer à cet atmosphère…

En sortant de l’aéroport, je frissonnai sous cette différence de température. Brrr j’avais l’impression qu’il gelait, tellement il faisait froid. Faut dire je m’étais habitué à cette chaleur constante de l’île mais au final, le climat de Toronto devait être presque le même que celui de Manhattan où j’avais grandi. En général, en cette période de l’année, la fraicheur était bien présente mais le temps plutôt doux. Je remontais alors le col de ma veste et je me dis que j’ai bien fait de laisser Joh’ mettre un tas de pull dans mon sac alors que je n’avais prévu que de léger t-shirt. Et alors que sa mère s’en alla chercher sa voiture, elle se mit aussitôt à me menacer de ne pas profiter de cette situation, « J’te préviens, c’est pas parce qu’elle a dit ça que tu dois prendre la grosse tête. » « haha trop taaaard» répondis-je alors avant de la rejoindre dans un léger fou rire. Je crois que je vais passer un bon moment avec cette charmante dame, elle semble si gentille et pleine d’amour pour sa fille. Et puis de voir la gêne de la jolie brune n’était que plus jouissif. Du moins, c’est ce que je me disais avant de revoir la tête de mon père, cassant l’ambiance. Cette affreuse apparition, était un soudain rappel, qu’il y aurait également son père durant ce séjour. Et en cela, je voyais déjà les nuages assombrissant cette si jolie image qui se dessinait pourtant sous mes yeux en voyant cette adorable maman. Non il ne fallait pas que je le laisse gâcher ces doux moments. Il fallait aussi je garde en tête mes petits cours de self-control avec Ingrid afin de ne pas exploser ma colère face à cet homme qui a fait souffrir ma meilleure amie. Je secoue alors la tête, effaçant ces sombres pensées puis repense à cette question qu’elle m’avait posé plus tôt dans l’avion. « Au fait, tu m’avais demandé tout à l’heure ce que ça m’avait fait pour ma maman… bah c’était pareil mais hélas, de courte durée puisque mon père n’était jamais loin… mais j’ai l’impression de la retrouver dans la tienne… ». Je lui donne un léger coup de coude pour la taquiner et surtout pour ne pas laisser l’émotion me gagner en repensant à ça, puis la voiture se rapproche de nous. Quand je posais nos bagages dans le coffre, Johanna me rejoint pour y poser son sac à dos, un large sourire aux lèvres. Ça me faisait plaisir de la voir ainsi. En refermant le coffre j’en profite alors pour la prendre dans mes bras, lui posant un baiser sur la tempe et lui caresser le dos « Elle est trop mimi maman-rose ». Lui chuchotai-je avant de lui ouvrir la portière arrière et me glisser dans la voiture auprès d’elle. Bien entendu, je n’en oubliais pas mes bonnes manières, et me mis à remercier de nouveau cette charmante dame d’être venu nous chercher. Elle annonça ensuite à sa fille, que son père ne serait pas là avant deux jours. Je n’avais pas besoin de voir le visage de Johanna pour savoir qu’elle n’en serait que ravie. Sur ces mots, je bouclais ma ceinture, regardant par la fenêtre l’aéroport s’éloigner de ma vue. Ma main se mit ensuite à chercher celle de mon amie que j’amena jusqu’à mes jambes afin de la recouvrir de mon autre main. Et puis je commençais à discuter avec sa maman, le plus naturellement possible, lui posant des questions sur comment était Jo’ petite, la pire anecdote qui lui était arrivée… tout ça, en tournant bien les choses de façon à éviter les moments tristes de sa vie côtoyant son père au cœur de pierre. Et puis entre rigolade et coup de coude reçu de Johanna qui voulait m’intimider à garder le silence, nous arrivions enfin à destination. C’était un joli quartier pavillonnaire, la maison était située en plein centre de la résidence et avait un côté traditionnel assez sympathique. Je l’avais imaginé plus luxuriante vu l’image que je me faisais du paternel. Et d’ailleurs, le savoir loin d’ici me rendait presque aussi joyeux que pouvait l’être Johanna. Sortant ensuite du véhicule, je me chargeais de récupérer les sacs pour ensuite les suivre vers le pas de la porte. A peine avais-je posé les valises à mes pieds, que je frottais mes mains l’une contre l’autre à l’encontre de mon amie vers qui je me rapprochais doucement pour lui chuchoter quelques mots en toute discrétion « je vais vous avoir pour moi tout seul » puis je me retourne rapidement vers la maman qui avait posé son sac et les clés sur une petite table à l’entrée, reprenant un air plus charmeur, mais se voulant sincère « Merci de m’accueillir dans votre adorable maison Rose, ça me touche vraiment ».



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Mer 21 Fév - 1:24
ROANNA
Une semaine haute en couleurs
Comment ma mère pourrait ne pas l’aimer ? Lorsqu’on y réfléchissait bien, elle et moi étions faits du même bois. Nous n’avions juste pas eu la même éducation et que je vivais avec mon temps. Il était donc hors de question que ce soit un homme qui dicte ma vie. L’amour ne pouvait pas tout permettre ! Et surtout pas cela. Mais dans le fond, j’avais le même cœur qu’elle et il était évident à mon sens que si j’aimais Roan au point où je pouvais l’aimer. Que ma mère l’aimerait aussi. Et puis, elle n’était pas sans savoir que c’était aussi grâce à lui que j’étais aussi heureuse sur cette île. En plus d’être une femme épanouie professionnellement parlant, dans un cadre de rêve malgré le danger. Je n’étais pas mère, mais je pouvais parfaitement imaginer que de savoir son enfant heureux grâce à certaines personnes devait être rassurant. J’observe silencieusement les présentations qui se font naturellement entre Roan et ma mère. Un sourire pointant le bout de son nez sur mon visage à la scène qui se dessine devant moi. Il me suffit de voir la façon qu’à ma mère de l’embrasser et de le prendre dans ses bras pour savoir qu’elle l’a déjà adopté. Et sans vraiment savoir pourquoi, cela me réchauffe le cœur. Bien que l’instant suivant, elle m’avait mis dans l’embarras. C’était un fait, j’avais toujours trouvé Roan beau, mais c’était une confidence que je ne lui avais jamais faite directement. Mais elle ne pouvait pas avoir plus raison… Parce que plus le temps passait et plus je le trouvais attirant. Séduisant. Et souvent, je me trouvais honteuse de penser ainsi de mon meilleur ami. C’était ouvrir une boite de pandore. Et j’étais loin d’être prête pour cela ! Je croisais les bras sous ma poitrine en écoutant le brun parler à ma mère, secouant la tête de gauche à droit en n’en revenant pas de ce que j’entendais. Sérieusement, il était en train de jouer cette carte-là à ma mère ? J’en restais même bouche bée. J’articulais même un ‘t’es sérieux ?’ à Roan alors qu’il me jetait un regard. Ma mère passait alors près de moi pour prendre la direction du parking. « Ferme la bouche Joh tu vas finir par gober une mouche. » J’écarquillais les yeux et me tournant vers ma mère qui avait continué d’avance comme si de rien n’était. Ils étaient sérieux là tous les deux ?

Pour pallier à la différence de température entre Tornto et le Costa Rica, j’avais prévu des pulls. Même pour le brun d’ailleurs, je l’avais assisté lorsqu’il avait fait sa valise, parce que je me doutais qu’il ne penserait pas au fait que s’était l’hiver au Canada à cette période de l’année. Personnellement j’avais glissé un pull dans mon sac à dos qui m’avait suivi dans l’avion pour pouvoir troquer mon débardeur contre ce dernier à mon dernier arrêt pipi avant l’atterrissage. Et même si j’étais une fille du pays, le froid m’avait frappé violemment. Il fallait avouer qu’on s’habitué vite à la chaleur. Roan m’interpellait finalement et si je ne comprenais pas de quoi il parlait au départ, je comprenais par la suite qu’il faisait référence à ma question sur sa mère. M’expliquant qu’il avait l’impression de la voir en elle. Un sourire des plus tendres avait étiré mes lèvres sous le poids du sentiment que cela me procurait. Décidément, nous étions vraiment fait pour nous entendre, nos pères semblaient similaires, mais nos mères aussi. Il refermait le coffre, lorsque nos bagages y étaient installés, en profitant pour me prendre dans ses bras. Mes mains s’agrippèrent aux poches de sa veste alors que je le laissais déposer un baiser sur ma tempe. « Et encore, tu ne la connais que depuis quelques minutes. » Oui ma mère était surement la femme la plus adorable que je connaissais. La seule ombre au tableau qu’elle pouvait avoir, c’était mon père. Je souriais au jeune homme avant de monter en voiture. Le trajet s’effectuant dans une bonne ambiance générale, même si je râlais parce que Roan n’avait même pas attendu d’être arrivé à la maison pour déjà poser des questions indiscrètes sur moi lorsque j’étais gamine.

Arriver dans le quartier m’avais fait tout bizarre, encore plus que lorsque nous avions survolé la ville avant l’atterrissage. Car c’était encore plus familier et dans un sens, cela me rendais nostalgique. Bien qu’uniquement des bons moments, même s’ils avaient été plutôt rare. Toujours dans l’idée d’aider Roan avec les bagages je le suivais jusqu’au coffre pour récupérer mon sac et en sortir ma valise même si encore une fois il avait refusé que je la prenne moi-même. Cet homme, décidément… Je rigolais en le voyant se frotter les mains l’une contre l’autre. « J’ai bien fait de te faire prendre des pulls on dirait. » « je vais vous avoir pour moi tout seul » Je rigolais de plus belle en tournant le regard vers lui. Je ne savais pourquoi, mais l’idée de faire partie de celles qui ne serait qu’à lui le temps de quelques jours avaient quelque chose qui me plaisait beaucoup. « Merci de m’accueillir dans votre adorable maison Rose, ça me touche vraiment » Ma mère lui souriait comme une adolescente. Je ne l’avais jamais vu dans un tel état.  J’avais l’impression de la voir revivre. Est-ce uniquement mon retour qui lui faisait cet effet, ou est-ce de façon plus générale, l’idée d’avoir plus de vie dans cette maison. A moins que ce ne soit le fait de partager un peu de ma vie avec elle, en lui ayant ramené Roan ? Ou bien un savant mélange de tout cela. « Oh, ne me remercie pas c’est tout naturel ! Ma fille m’a tellement parlé de toi que j’ai déjà l’impression de te connaitre. » Et s’était peu de le dire, vu son comportement. Mais cela m’amusait de la regarder. « Ta chambre est prête Joh, quant à toi, je vais te préparer la chambre d’ami. » Je me redressais d’un seul coup alors que j’étais en train de retirer mes chaussures, fixant ma mère sans même jeter un coup d’œil au brun. « Non pas besoin, on va dormir tous les deux là-haut. » Je voyais qu’elle tiquait, mais je n’y prêtais pas du tout attention me tournant vers mon meilleur ami tout en partant dans un rire alors qu’il venait à peu de chose près de dire la même chose que moi et en même temps. Si en plus maintenant nous n’avions même plus besoin de nous concerter pour avoir la même chose à dire… Je me tournais vers ma mère une fois l’effet passé. « Vous n’avez pas changé ma chambre de place ? » Elle me fait un non de la tête. « Très bien, alors t’en fait pas, je connais le chemin on va aller s’installer et on redescendra pour le diner, ok ? » Ma mère troquait alors son air dubitatif pour un sourire, disparaissant dans la cuisine. « J’te ferais la visite après, on va aller poser tout ça dans la chambre. » J’attrapais la veste de Roan pour la ranger dans le placard de l’entrée avec la mienne avant de finalement attraper ma valise pour monter les escaliers. Ouvrant la porte qui se trouvait juste à côté du seul meuble qui occupait le long couloir. Je cherchais l’interrupteur avec ma main, entrant dans la chambre tout en la regardant alors que rien n’avait bougé dans la pièce. La seule chose qui était différente, c’était les draps propres et la poussière avait clairement été faite. Mais il y avait encore mes vieux posters d’adolescente que je n’avais jamais retiré et sur le bureau, quelques crayons et surtout mes coupes de compétition d’escalade. « Bienvenue dans mon passé. » Avais-je dis en refermant la porte derrière mon meilleur ami, pour finalement aller m'effondrer sur mon lit.

     
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Mer 21 Fév - 20:03


Dans la voiture, j'avais essuyé de nombreux coups de la part de Johanna. Mais j'avoue que je l'avais un peu cherché, profitant de la gentillesse de sa mère et de notre nouvelle belle entente pour lui soutirer des informations croustillantes au sujet de ma meilleure amie. J’avais ainsi eu l’occasion d’observer la merveilleuse complicité entre les deux femmes, redécouvrant presque Johanna, qui, lorsqu’elle conversait avec sa mère, avait cette petite voix, douce mais joyeuse, semblant la renvoyer à l’enfance, des étoiles pleins les yeux. Elles avaient également plein de choses à se raconter, on voyait bien qu’elles s’étaient manquées, mais pourtant, on aurait pu croire qu’elles ne s’étaient jamais quittées. Du coup, je n’ai pas vu le temps défiler durant le trajet, sa maman étant quelqu’un de très sociable avec laquelle il m’était facile de discuter et blaguer et nous étions donc arrivés à destination en un rien de temps. Une fois à la maison, je la remerciais encore de m’accueillir dans son foyer, ce n’était pas tout le monde qui accepterait d’héberger un inconnu sous leur toit. Mais pour elle, cela ne semblait pas être le cas, bien au contraire. «  Oh, ne me remercie pas c’est tout naturel ! Ma fille m’a tellement parlé de toi que j’ai déjà l’impression de te connaitre... » Trop chou, je l’adore vraiment cette dame. Je passai une main sur ma poitrine, comme pour la remercier, un sourire accompagnant ce geste. Ça me faisait tellement plaisir. «  Ta chambre est prête Joh, quant à toi, je vais te préparer la chambre d’ami. » Aussitôt, je lève ma main comme pour la stopper « Ce ne sera pas nécessaire vraiment, on va rester ensemble ». Puis je regarde Joh et on se met à éclater de rire, on venait de dire la même chose au même moment. Alors je lui fais une pichenette sur le front, secouant la tête. Il est vrai que nous étions complices mais de là à dire la même chose ça m’avait surpris. Et puis, pour sa mère, je me disais que ce n’était pas la peine de la déranger à préparer une chambre pour moi puisque de toute façon, Jo’ et moi allions finir dans la même c’était certain. C’était devenu une habitude, on aimait bien discuter le soir ensemble et se raconter nos journées ou autres anecdotes du parc et on finissait par s’endormir alors autant rester dans la même pièce, c’était plus simple. Johanna informa alors sa mère que nous allions déposer nos sacs et redescendre pour le repas du soir ; et cette dernière acquiesça un large sourire aux lèvres et alors qu’elle s’apprêtait à se rendre dans la cuisine, je lui fis un clin d’œil pour la taquiner.  «  « J’te ferais la visite après, on va aller poser tout ça dans la chambre. ». Je regarde Jo’ souriant à l’idée de cette complicité naissante avec sa maman. « Ok ça marche » . Ensuite, je la regardais s’occuper de moi, rangeant ma veste avec la sienne dans le placard, avant de la voir attraper sa valise. J’ai tenté de la lui prendre mais rien à faire, elle détale dans l’escalier alors j’abandonne et m’occupe de mon propre bagage, la suivant de près. Nous arrivions alors dans sa chambre et je mordis la lèvre. Ça me faisait bizarre de découvrir son domaine… son territoire de jeune fille. Je dépose mon sac à coté de la porte et j’entre en laissant parcourir mes yeux sur toute la pièce, scrutant les moindres détails, mes mains sur les hanches. Elle me souhaite la bienvenue dans son passé, refermant la porte derrière moi, avant de se laisser tomber sur son lit. « J’y crois pas Jo’, je suis dans ta chambre » commençais-je alors tout sourire avant de regarder ses coupes de plus près ; les touchant d’un doigt… je savais qu’elle en avait gagné, mais ce n’était pas pareil de les voir là, alignées sur cette étagère. Grimaçant, je pointe ensuite du doigt un poster de ce qui semblait être un groupe de chanteurs dont j’ignorais le nom, haussant les sourcils pour la taquiner un peu. Puis je la rejoins finalement sur le lit, me laissant tomber à mon tour, de travers, ma tête sur son ventre. «  J’crois que j’suis amoureux d’ta maman » commençais-je, tout sourire, en regardant mon amie. « Non mais sérieusement elle est adorable. Je suis vraiment content d’être là avec toi. » J'étais légèrement épuisé de cette longue journée, mais la bonne humeur de cette dame m'avait requinqué et j'étais prêt à rester éveillé toute la nuit. Du moins c’est ce que je pensais. Mais c’était sans compter les caresses de Johanna dont la main venait effleurer mes cheveux, m’offrant un petit massage capillaire qui me détendait. Mes yeux se fermèrent alors, mais je ne m’endormais pas pour autant, je voulais juste me reposer un court instant. Je revoyais la journée défiler et commençais enfin à réaliser que je n’étais plus à Isla Nublar mais bel et bien au sein du petit cocon familial de mon amie. Ou du moins, cela le sera pour les deux prochains jours, mais après, un vent glacial fera son retour et nous couvrira de frissons et de tensions. Ce sera difficile pour moi de me contenir si son paternel se mettait à mal lui parler, comme il avait tant l’habitude de le faire, de me retenir de lui répondre de peur de m’emporter ; mais certainement que cela sera plus dur encore pour elle. Et c’est pourquoi il était important que je sois à ses côtés… Tout doucement, je suivais les mouvements de sa respiration, me calquant presque inconsciemment à la sienne, ça m’apaisait. Je me retourne alors, m’allongeant sur le ventre, collant mon oreille juste en dessous de sa poitrine et laissant mon bras s’enfoncer sous son dos. Oui en gros, je me servais de son corps comme d’un oreiller et j’étais bien. Je me sentais tout doucement partir. Puis une odeur vint effleurer mes narines, certainement le repas que préparait sa mère en bas. Mais cette effluve n’était pas suffisante à me faire bouger, mais c’était juste assez pour que je puisse murmurer quelques mots à mon amie « Hmm tu me dis quand il faut qu’on descende hmmm je dors pas… » puis plus rien, j’avais cédé et me laissait alors emporter dans les bras de Morphée… Je repensai à Johanna… Je me sentais bien avec elle. Depuis plus d’un an maintenant, nous partagions des moments inoubliables, entre fous rires complices et autres confidences, on avait construit une relation basée sur le respect, la confiance, l’amitié… Cette connexion pouvait être troublante pour certains qui se sentaient déstabilisés parce que c’était différent de ce qu’ls avaient eux-mêmes connus. Mais pour nous, même si nous n’arrivions pas à l’expliquer, à décrire ce qu’on ressentait l’un pour l’autre, on savait reconnaître qu’il s’agissait de quelque chose d’exceptionnel. Si je devais essayer, je dirais peut-être qu’elle est ce qu’il me manquait dans ma vie, un soutien, ma meilleure amie, ma personne. Auprès d’elle je me sens vivant… C’est peut-être mon âme-sœur tout simplement…


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Jeu 22 Fév - 1:15
ROANNA
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Revenir dans ma chambre, c’était comme le reste. Cela me faisait l’effet d’une claque. La nostalgie montait en moi et s’emparait du moindre recoin de mon corps. D’une façon surement plus violente que je ne le laissais paraitre. Parce qu’il n’y avait pas suffisamment de positif dans ses murs pour que ça se lise réellement sur mon visage. C’était tout de même à la fois réconfortant et perturbant. Dans un bruit sourd, je m’étais laissé tomber sur mon lit, venant poser mes mains sur mon ventre jouant de mes doigts avec quelques mailles de mon pull pendant que mon regard continuait à parcourir le plafond quant à lui couvert de plein de petites étoiles phosphorescentes que j’avais installée lorsque j’étais dans ma quatorzième année. J’adore ces étoiles et s’était pour cette raison que je ne les avais jamais retirées. J’avais passé des soirées voir des nuits à réfléchir tout en les observant. Même si j’avais toujours préférée regarder les vrais, mais c’était une chose que je ferais découvrir un peu plus tard à Roan. « J’y crois pas Jo’, je suis dans ta chambre » J’éclatais de rire en forçant sur mon menton pour pouvoir le regarder. « Et c’est si exaltant que ça d’être dans ma chambre d’ado ? Non parce que bon, dans ma chambre t’y est souvent tout de même. » Je ne voyais pas très bien ce que cela pouvait changer. Mis à part qu’ici c’était très certainement plus personnalisé que ma chambre d’hôtel sur l’île. Il était vrai que je ne l’avais pas beaucoup modifiée pour y mettre ma touche personnelle. Surement parce qu’elle me convenait tel qu’elle était. Bien qu’un psy dirait surement que s’était parce que je ne voulais pas investir les lieux, ou peut-être parce que j’avais un souci avec l’attachement. Si le premier point était parfaitement ridicule, le second l’était surement un peu moins… Bien que de mon propre point de vue, mon soucis était plutôt dans mon rapport au sexe opposé. Il parait que ce genre de choses, s’est toujours lié au père ! Et avec un père comme le mien, c’était surement vrai. Oui… à une période j’en avais vu des psys. Lorsqu’il était venu me rejoindre, j’avais levé les mains au moment où il était venu poser sa tête sur mon ventre. « J’crois que j’suis amoureux d’ta maman » Je fronçais les sourcils aussitôt en me redressant un air dégoutée sur le visage. Peut-être qu'il y avait un peu de jalousie également. « Non Roan pas ça putain ! » Je lui envoyais une pichenette dans le cou pour le faire réagir tout en gigotant sous lui et je rigolais à sa réaction avant de me rallonger. « Non mais sérieusement elle est adorable. Je suis vraiment content d’être là avec toi. » Je souriais même s’il ne pouvait pas me voir. Je soupirais d’aise et d’une main tendue je tirais l’un des oreillers pour venir le poser sous ma tête. « Moi aussi. » Et il ne savait surement pas à quel point je pouvais l’être. Même si je n’avais jamais réfléchis ce voyage dans ce but. Mais l’idée de le découvrir en dehors de l’île me plaisait énormément. Même si le saint Graal était surement de le découvrir chez lui, auprès de sa mère. Mais être chez lui voulait tout comme pour moi, dire que nous allions croiser son père. Et tout comme pour le mien, étions-nous vraiment près pour cela ? C’était moins sûr.

J’avais hésité, mais finalement j’avais laissé mes doigts se glisser doucement dans les cheveux longs du grand brun. Il fallait avouer que notre position si prêtait, mais j’en avais surtout eu envie dès l’instant où je l’avais vu sans ses tresses, sans en avoir l’opportunité. Il avait vraiment beaucoup de charme avec ses cheveux longs. Mais lorsqu’ils étaient tressés ou attaché, il était difficile de s’en rendre vraiment compte. Ça donnait limite l’impression qu’ils étaient courts, alors que non. Très franchement, j’aimais la sensation que cela me procurer, cette intimité qui avait quelque chose de plus spécial entre les murs de mon ancienne chambre. Même le silence n’était pas pesant. Mais j’avais tout de même baisser les yeux sur lui pour l’observer, peut-être même l’admirer alors qu’il avait fermé les yeux. Les traits de son visage s’étaient totalement détendus et j’avais l’impression de le découvrir à nouveau. Je me mordais la lèvre inférieure en me disant que je pourrais y prendre gout. A ça. Tout comme j’avais pris gout à ce qu’il me prenne la main et entrelace nos doigts. Chaque fois j’avais l’impression que mon corps se transformait en un nuage de coton. Ma peau s’hérissant à chacun de contact de la sienne contre mon épiderme. Je pouvais rester ainsi pendant des heures. Toute la semaine même, que cela ne me gênerait pas. Ma main se stoppait lorsqu’il bougeait, se retournant sur le ventre pour venir poser le côté de son visage cette fois contre moi, son bras qui forçait le passage sous mon dos pour se trouver une place. Le plus troublant, c’est que je n’avais aucune excuse pour justifier les battements de mon cœur à cet instant. Pas de brise légère, pas de danger, mais de course qui aurait fait accélérer mon rythme cardiaque. Juste lui qui visiblement se sentait tellement bien là qu’il avait finir par me prendre pour un oreiller humain. Glissant l’une de mes mains derrière ma tête, de l’autre je recommençais mes caressant dans sa chevelure. Bien qu’égoïstement, plus point mon propre plaisir que le sien. J’aimais la façon que cela avait de me saisir là, au plus profond de moi. « Hmm tu me dis quand il faut qu’on descende hmmm je dors pas… » Je souris, un regard tendre sur lui. « Ne t’en fais pas. » Avais-je murmuré. Parce que finalement, même si l’odeur commençait à me donner faim. Je n’avais pas envie de bouger, de perturber cet instant qui faisait battre mon cœur. Je détachais mon regard de son visage, tournant la tête légèrement sur le côté pour poser mes yeux sur les coupes d’escalade. Me faisant penser qu’il fallait que je demande à ma mère si Chris était toujours en activité dans le club que j’avais fréquenté auparavant.

Plongée dans mes pensées, je n’avais pas entendu les escaliers grincer légèrement sous le poids de ma mère qui venait de taper trois petits coups à ma porte alors qu’elle était toujours ouverte. Je la regardais, ayant retiré ma main des cheveux de Roan pour me redresser légèrement sans pour autant faire bouger le jeune homme. « C’est pratiquement prêt. » Je n’arrivais pas à décrire ce que je pouvais voir dans ses yeux. C’était une expression que je ne lui connaissais pas. Je hochais de la tête articulant un merci avec mes lèvres et elle s’était éclipsé aussi silencieusement qu’elle était venue. Je cherchais alors dans la pièce ce que je pouvais bien faire comme connerie. Après tout, la vengeance était un plat qui se mangeait froid et il fallait avouer qu’il le méritait après avoir commencé dès la voiture pour avoir des anecdotes sur moi lorsque j’étais enfant. Je tendais finalement le bras pour tirer le tiroir de la table de nuit la plus proche de moi dans l’espoir d’y trouver quelque chose. Du bout des doigts je tâtonnais dedans tombant finalement sur un petit étui carré que j’attrapais entre l’index et le majeur. Je regardais l’objet en m’étant remise doucement en place me demandant depuis quand je pouvais bien avoir cette chose là-dedans. Je retournais l’étui pour en voir la date et constatant qu’elle était périmée depuis trois ans je me disais que cela ne faisait donc rien. De toute façon ce n’était pas comme si j’allais en avoir besoin. Cet aspect-là de ma vie n’avait pas bougé depuis… beh trois ans ! Je déballais le condom et commençait à souffler dedans le plus silencieusement possible, tout en essayant de ne pas me foutre du lubrifiant partout. Lorsque le ballon était suffisant gros à mon sens. Je m’étais mise à tirer sur l’extrémité avec beaucoup de difficultés vu le glissant de la chose, mais appuyant en même temps sur le "corps" dans le but de le faire éclater. Et une chose était sûre, même périmé, il était encore résistant… Mais il finit par éclater ce qui réveillait Roan dans un sursaut, déclenchant mon hilarité alors que je tenais les bouts restant dans ma main, faisant attention de ne rien toucher d’autre toujours dans l’idée de ne pas en foutre partout.

     
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Jeu 22 Fév - 15:32


Me trouver dans la chambre où Johanna avait grandi, où elle était devenue ce qu’elle était aujourd’hui, m’avait quelque peu troublé et amusé. Pourtant elle me demanda ce que je pouvais bien y trouver d’exaltant alors que j’étais pourtant toujours fourré dans la sienne, à l’hôtel. Mais ce n’était pas du tout pareil et je lui fis savoir en lui affirmant que pour un garçon, la chambre d’une fille était un lieu magique, bercé de mystère, que tout un chacun voulait percer un jour en y mettant les pieds. Je n’en dis pas davantage, mais cela m’avait fait repenser à l’époque où j’étais encore tout jeune, une douzaine d’années peut-être, et ou avec mon copain Ishak -le fameux voisin- on s’imaginait ce à quoi pouvait ressembler l’antre des filles. On se visualisait des couleurs roses un peu partout, des tissus à froufrous, des tiroirs débordants de sous-vêtements… oui oui j’étais encore innocent à l’époque. Il nous arrivait même de s’imaginer des soirées pyjama entre filles, délirant sur le fait de les voir en petites culottes à faire des batailles d’oreiller sur le lit… On se disait aussi que l’une des vraies trouvailles que l’on pouvait y faire, serait le fameux journal intime, remplis de secrets et autres confessions, tel un trésor ultime à découvrir… bref, de vrais clichés en somme ! Toutefois, je n’avais à l’époque pas eu l’occasion de le savoir, ni même quelques années plus tard, où j’avais pour habitudes d’amener mes conquêtes dans des chambres d’hôtel, voire dans un appartement d’un pote dédié à des occasions de ce genre, ou encore des locations de vacances et autres lieux préparés pour ces moments-là. Mais dans la chambre d’une fille, non, pas eu l’occasion. Alors cela était toujours resté un mystère, du moins jusqu’à aujourd’hui. Mais alors que j’aurais pu continuer mon inspection, vérifier si les tiroirs de son armoire regorgeaient de tenues légères, si elle n’avait pas conservé des tissus roses de l’époque où elle était encore ‘fifille’ -oui sa mère m’avait avoué qu’elle n’avait pas toujours été un garçon manqué comme elle l’était devenue aujourd’hui, et qu’elle avait eu sa période très girly- bref, je n’en eu pas le temps puisque je m’étais laissé attirer sur son lit. Et là, étendu contre elle, je me mis à complimenter sa chère petite maman avant de finir par m’installer bien confortablement sur mon oreiller humain pour me reposer. Et là, tout était fait pour me donner l’envie de dormir… ses caresses dans mes cheveux… la chaleur de son corps… le son des battements de son cœur -bien qu’un peu rapide-… les mouvements de sa respiration soulevant sa poitrine et moi-même par la même occasion… bref, j’étais bercé et finalement me laissa succomber au sommeil. Moi qui venait pourtant de lui murmurer que je ne m’endormirai pas…

Je ne saurai dire quels étaient mes rêves, ni même si les pensées et images qui traversaient mon esprit pouvaient être nommés ainsi. Tout semblait aléatoire. Des scènes défilant sans aucun lien les unes avec les autres. De bribes souvenirs parcourant mon subconscient. Un instant j’étais un gamin, jouant à des jeux vidéo dans le sous-sol de mon ami d’enfance, laissant éclater ma joie face à la victoire écrasante que je venais de réaliser. L’instant d’après j’étais sur l’île avec Johanna en train de lui préparer des œufs au plat pour la forcer à se nourrir correctement. Puis me voilà de retour sur le continent, draguant dans un bar. Mais je ne saurais dire si c’était un souvenir ou des histoires mélangées, puisqu’alors qu’il y avait cette image de moi levant mon verre pour trinquer, entouré de ce qui semblaient être mes amis, dont mon ami d’enfance Ishak et il y avait aussi Johanna qui rigolait avec moi. Pourtant cela ne pouvait pas être possible puisque aucun des deux ne pouvaient s’être rencontrés. Mais c’était ainsi et il me semblait n’avoir aucun contrôle sur ce défilé de pensées, qui je pense, ne resteraient pas gravés dans ma mémoire puisqu’en général, je ne me rappelle que très rarement de ce dont j’avais bien pu rêver. Mais alors j’eu comme un retour brutal dans la jungle… non c’était une forêt, oui celle du parc Jurassic World. Je devais être dans la jeep, et le chemin était légèrement cabossé, me faisant secouer par moment. Je saurais dire s’il s’agissait d’un souvenir réel ou inventé, mais il me semblait être en danger, comme fuyant quelque chose, certainement un dinosaure vu le contexte de l’endroit. Mais je n’en voyais pas davantage, ni sur l’identité de ce qui pouvait m’effrayer, ni même sur la compagnie que je pouvais avoir dans le véhicule. Quand soudain BAAMM un coup de feu… et me voilà réveillé dans un sursaut. Il me fallu un temps pour réaliser où je me trouvais avant de comprendre que la jeune fille sur laquelle je venais de me lever, s’esclaffait à grande gorgée de la blague qu’elle venait de me faire. « Merde Jo’… » commençais-je portant une main sur mon cœur « … tu m’as fichu une de ses trouilles ! ». Je sentais les battements de mon cœur s’emballer mais la voir rire me contamina légèrement, puis je remarquai les morceaux d’un ballon... non d’un préservatif !! Sérieux !! Je n’en revenais pas. Je commençais d’abord par une petite vengeance, vu que ses mains étaient prises, en la tirant par la taille pour la faire s’allonger complètement en la rapprochant à moi. Je me mis à califourchon sur elle afin que ses jambes soient coincées puis je me mis à la couvrir de chatouilles. « Alors comme ça tu veux rire hein ». Puis après un petit instant, je lui attrape les bras pour les bloquer en arrière. « Je rêve où c’est… un préservatif.. » dernier mot prononcé presque en chuchotant, me rappelant que sa mère ne devait pas être loin. « Petite coquine ». Puis je fini par la relâcher, tout en réaliser l’ampleur de ce que ça pouvait signifier. Tout un tas d’idées venaient à mon esprit, mais surtout des questions. Avait-elle déjà amené ses petits copains dans chambre ? L’avaient-ils fait dans ce même lit ? Penser à cet acte me déconcerta légèrement et j’eu comme un nœud au ventre, mimant le dégout. « Ça dégouline de partout eurkkk » façon détournée pour ne pas réaliser mon réel trouble. Je me relève et descend du lit, attrapant un paquet de mouchoirs sur le bureau et lui lançant doucement sur le lit en lui tirant la langue. Après quoi je me mis à faire quelques étirements, passant mes bras au-dessus de ma tête, les croisant derrière… bref, tout pour essayer de me ressaisir. Il était normal qu’elle ait des relations sexuelles, elle était libre, je le savais… moi-même je ne me gênais pas pour en avoir… Mais c’était bizarre d’y faire face. Et puis en général, lorsqu’une fille avait elle-même son paquet de préservatifs, ne pouvait signifier qu’elle était libérée et surtout active. Du moins, c’était basé sur mon expérience. Bref, j’essaie de ne plus y penser et me redresse alors bien droit quand une agréable odeur fit gargouiller mon ventre. « oups, je crois que j’ai faim » dis-je alors en retirant mon pull, ne restant qu’en t-shirt. Je commençais à avoir chaud. « Tu crois qu’on peut descendre ? » lui demandais-je tel un enfant demandant la permission d’ouvrir un cadeau, entamant déjà une lente marche en arrière, pour s’approcher de la porte.



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Jeu 22 Fév - 17:22
ROANNA
Une semaine haute en couleurs
Son explication m’avait bien fait rire. Roan Jones qui n’était jamais entré dans la chambre d’une fille. Que faisait-il de ses conquêtes sur l’île ? Devais-je comprendre également qu’avant l’île, soit il n’était pas aussi coureur. Soit il n’y avait jamais été invité ? Bon nombre de mes amis d’enfance du sexe opposé étaient pourtant entrés dans cette chambre. Sans qu’ils ne soient mes petits amis d’ailleurs ! Mais pour moi c’était quelque chose de naturel, si nous étions amis, pourquoi aurais-je du leur cacher mon antre ? Heureusement d’ailleurs qu’ils étaient venus, c’était surement les seuls souvenirs agréable que je pouvais avoir entre ces murs. Quant à mes petits amis, ils se comptaient sur les doigts d’une seule main et un seul des deux avait franchis le palier de cette maison. Quoi qu’en y réfléchissant bien, non, il n’avait jamais franchis le palier, seulement la fenêtre de ma chambre… Peut-être que dans le fond, j’avais un peu plus de bons souvenirs que ce que j’avais toujours pensé… à moins que les souvenirs négatifs aient fini par écraser les autres sous leur poids me laissant croire qu’il n’y avait qu’eux…

Si seulement j’avais pu trouver un véritable ballon plutôt que ça. Seulement je faisais avec les moyens à disposition. C’était déjà étonnant que le trouve un préservatif dans ma table de nuit, je ne savais même pas quand il avait été placé là et ce n’était surement pas dans le but de l’utiliser un jour. Enfin… peut-être que si, mais visiblement, ça n’avait jamais été le cas. Mais très franchement déjà que soufflé dans un condom demandé plus de souffle que dans un ballon normal, faute à la matière, mais entre l’odeur et le glissant du lubrifiant qui le recouvrait, c’était très clairement difficile. Il fallait vraiment que j’en veuille pour la faire cette connerie ! Mais le résultat avait tout pour me plaire. Il était réveillé et j’étais fière de ma connerie. Je n’étais pourtant pas une novice en la matière mais j’aurais dû m’attendre à ses représailles. « Noonn lâche moi Roan ! » Avais-je commencé à hurler à travers mes rires au moment où il avait profité que j’ai les mains occupées pour tirer sur ma taille et m’allonger sur le lit, profitant de me rapprocher aussi. J’essayais de me débattre avec mes jambes, oubliant l’option des mains pour ne pas en mettre partout. Mais peine perdu, il était plus fort que moi et avait réussi à se mettre à califourchon sur moi. Ses mains trouvant sans aucun mal la zone la plus sensible, mais surtout l’unique zone où j’étais chatouilleuse. Je me débattais sous lui, tentant de repousser ses doigts farceurs. Je tentais même de le repousser en posant le bas de mes paumes sur ses épaules avant de finalement rendre les armes, je n’arriverais pas à le faire stopper. Et c’est à ce moment-là qu’il choisit de retenir mes bras en les retenant au-dessus de ma tête. La position forçant son corps au rapprochement du mien suspendu au-dessus de moi. Mon rire s’arrêtant de franchir ma gorge, j’essayais de garder un sourire sur mes lèvres, mais ça se chamboulait en moi en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. Au point d’éveiller une chaleur inconnue dans le bas de mon ventre. « Quoi me dit pas que t’en a jamais vu. Ni que tu t’es jamais amusé à faire des ballons avec quand tu étais gosse ? » Parler d’autre chose, me concentrer, faire une remarque comme j’en avais l’habitude. « Rassure toi il a jamais servis ! » Il fallait que je pense à autre chose qu’à lui sur moi de cette façon. Que j’oublie qu’en tendant le cou, j’aurais pu l’embrasser.

Je souffle de soulagement quand il me relâche enfin, avant de finalement s’éloigner de moi. Je me redresse en position assise lorsqu’il s’éloigne, plissant le front alors qu’il fait le mec dégouté à l’idée qu’il y a du lubrifiant partout. « Oh ça va, c’est pas plus dégueulasse que de la cyprine… » C’était juste moins naturel. Il me balançait un paquet de mouchoir et je rigolais aussitôt en l’attrapant dans mes paumes alors qu’un bout de latex tombait sur mon jean. « Ah, je reconnais l’habitué sur ce coup, le paquet de mouchoir après… » Petit clin d’œil. Très clairement je noyais le poisson. Parce que concrètement je n’aimais pas l’idée qu’il ait des conquêtes. Mais s’était ainsi, je l’avais toujours connu comme ça. Bien qu’au début, cela ne me dérangeais pas autant qu’aujourd’hui. Je sortais un premier mouchoir pour mettre les bouts du préservatif dedans, le roulant en boule avant de frotter l’intérieur de mes mains, devant tout de même en prendre un autre. Pourtant en essayant de me nettoyer les mains, je repensais à tous ces soirs ou j’avais fini par aller courir en pleine nuit dans le périmètre autour de l’hôtel. Pour tenter d’oublier qu’il était avec une fille. Parce que cela me faisait plus de mal que je ne voulais le dire. Et si cela était de plus en plus une évidence pour moi, il était hors de question que je lui en parle, lui ou quelqu’un d’autre d’ailleurs. Je lève les yeux sur lui lorsqu’il demande si nous pouvons descendre parce qu’il a faim. « Tu crois que j’tai réveiller uniquement pour le plaisir ? » Je réfléchis quelques secondes. « Ouais bon d’accords un peu quand même, mais c’est aussi parce qu’il faut qu’on descende, mais faut que j’me lave les mains avant. » Je rassemblais mes mouchoirs et balançais le paquet sur mon bureau avant de passer devant lui pour franchir la porte. « Du coup viens j’te montre la salle de bain. » Je nous faisais traverser le couloir lui indiquant de bien prendre la porte de gauche, puisque l’autre était la chambre de mes parents. J’aurais encore pu le taquiner en jouant avec l’eau au moment où je me lavais les mains, mais je tenais à mettre la table, bien décidée à ce que ce ne soit pas ma mère qui fasse tout. Nous avions beau être en vacances, ce n’était pas une raison pour ne rien faire.

Lorsque nous étions arrivés dans la cuisine, j’avais vu tout ce que ma mère avait préparé. Tout ce que j’aimais et que je n’avais pas mangé depuis un an. J’avais rigolé en allant serrer ma mère dans mes bras pour la remercier de tout ça, ajoutant tout de même que nous n’étions que trois et non quinze. Le repas s’était déroulé dans la bonne humeur, entre discussion, questions et rigolade. J’aimais cette ambiance sans mon paternel et dans les yeux de ma mère, je pouvais voir qu’elle aussi. D’aussi loin que mes souvenirs remontent, nous n’avions jamais connu une ambiance de ce type dans cette maison.. Tout n’avait toujours été que silence ou cris et réprimandes. Cela me donnait presque envie de revenir une prochaine fois. Mais j’avais toujours dans un coin de ma tête, le fait que l’ombre du tableau n’était pas encore là et que c’était uniquement pour cela. Mais j’étais tout de même contente de voir que ma mère pouvait être heureuse de cette façon, ce laissant charmer par Roan. Elle lui posait tout un tas de questions, même c’était des choses qu’elle savait déjà. Elle voulait lui demander les choses elle-même. Savoir d’où il venait, l’âge qu’il avait, le métier qu’il faisait. Elle allait même jusqu’à lui demander si ce n’était pas trop difficile de vivre sur l’île loin de sa famille pour finalement chercher à savoir si ce n’était pas trop difficile de me supporter au quotidien. Merci maman … L’ambiance était légère et festive. Et lorsque nous avions terminé, lorsque ma mère avait voulu rassembler les assiettes je l’en avait empêché. « T’en as assez fait, va te reposer on s’occupe du reste » Elle n’avait même pas objecté, s’était levée et avait filé au salon après m’avoir fait un bisou sur la joue, mais aussi au jeune homme. Une fois seule avec le brun, je m’occupais de mettre les restes dans des plats petits avant de mettre tout au frigo pendant qu’il avait commencé à mettre la vaisselle sale dans l’évier. « Voilà, tu connais mes plats préférés maintenant, j’te mets au défi d’me les refaire sur l’île maintenant ! » Je m’approchais de lui, me plaçant à côté de lui et le poussant avec ma hanche. Pendant que l’eau chaude remplissait le bac j’attrapais le récipient contenant le liquide vaisselle, mettant la dose pour que ça mousse bien. J’allais chercher les couverts resté sur la table, venant les mettre dans le bac, y trempant mes doigts pour en vérifier la température. En ressortant ma main mouillée, j’envoyais les éclaboussures sur Roan en rigolant doucement, m’écartant tout de même en cas de représailles immédiates.

     
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Dim 25 Fév - 21:44


M’en prendre à Johanna était facile, je connaissais bien sa zone sensible aux chatouillements et j’avais donc glissé mes mains sous son pull afin d’atteindre le bas de son dos. Cette trouvaille était l’accomplissement de mes nombreuses tentatives, où après une multitude d’échecs ne comprenant pas pourquoi l’habituel chatouille sous les bras ne fonctionnait pas avec elle, j’avais fini par la faire se tordre de rire en passant mes mains en dessous de ses reins. De là, j’avais d’ores-et-déjà gagné la bataille et la jolie brune s’avoua vaincue en arrêtant de se débattre. Mais je n’en avais pas fini avec elle pour autant, attrapant ses bras au-dessus de sa tête et la qualifiant de coquine pour avoir une capote. Elle me taquina en retour, me demandant si je ne savais pas ce que c’était -ah si elle savait la quantité que j’en avais usé, par contre c’était pas pour faire des ballons-. Mais sur ces paroles je repensais quand même au fait qu’elle en avait un dans cette chambre. Alors c’est vrai, je le sais, Johanna est une très jolie fille, elle et douce et attirante… c’est juste que je ne l’imaginais pas active au point d’en avoir. En règle générale, lorsqu’une fille avec qui j’allais sauter le pas en possédait sur elle, c’est parce qu’elle savait ce qu’elle voulait, qu’elle se sentait libre de s’amuser avec son corps et voulait donc contrôler la situation en ramenant un paquet par précaution. Alors se pourrait-il que Jo’ le soit aussi… comme libertine à ramener ses copains dans sa chambre… Oh non je ne peux pas penser à ça... ça me… ça me… Je déglutine préférant ne plus y songer et je lui évoque mon dégout face au lubrifiant sur ses doigts. Mais sa réponse, comme à l’habitude, se fait direct « Oh ça va, c’est pas plus dégueulasse que de la cyprine… » ouais, c’est cash, alors j’en fais autant « ça je préfère encore, mais j’avais plutôt en tête du sperme » puis toute cette conversation commence à me chauffer l’esprit, tant par ce que ça pouvait signifier de par les expériences qu’elle aurait pu avoir, mais également pour ce que ça me provoquait tout au fond de moi. Alors je me détache d’elle et me lève avant de lui donner des mouchoirs. A sa remarque je rigole mais fini par préférer me détendre par quelques échauffements. Me vider la tête, me vider… eum la tête oui je préfère en rester à l’esprit plutôt que le corps ça valait mieux. Bref tout ça me donnait chaud, alors je retire mon pull et lui demande la permission de descendre. Elle me taquine de nouveau avouant m’avoir réveillé pour sa farce et fini par me dire qu’on pouvait se rendre dans la cuisine où sa mère avait terminé de préparer le repas. Mais avant, direction la salle de bain. Alors je balance le tricot sur le bord de son lit et la suit. Là-bas, je l’imite et me lave aussi le visage histoire de me rafraichir. Bien entendu, face au miroir, j’en profite pour me recoiffer, je n’en oubli pas les bonnes manières et l’apparence que se doit d’avoir un invité en faisait tout autant parti. Bon okai, je le faisais peut-être un peu pour moi aussi. Pour ne pas qu’elle me charrie, je la bouscule un peu en la poussant vers la porte afin qu’on descende sans attendre. Et fort heureusement la miss s’empressa de se rendre dans la cuisine sans même chercher des représailles.

Et plus on descendait, plus une multitude d’odeur agréable se faisait sentir, amplifiant ma faim. Après mes narines, ce furent au tour de mes yeux d’être médusé et ravis de voir le festin que maman-rose avait préparé pour nous. J’accompagnais Jo’ dans les remerciements et j’ai même sauté sur l’occasion pour à mon tour, lui faire un petit bisou sur la joue. « Merci vraiment ça semble délicieux, j’ai hâte d’y goûter ! ». Ni une, ni deux, je m’installe à la table et commence à manger le repas auprès des deux charmantes dames. J’avais quand même un peu honte de m’être endormi là-haut et de l’avoir laissé tout gérer toute seule, alors je me disais que je me rattraperais le lendemain. Sur cette pensée positive, je continuais de manger tout en discutant. C’était plutôt agréable, entre histoires drôles sur nos vies respectives ou discussions plus sérieuses sur les dangers que l’on pouvait rencontrer au sein du Jurassic World. Mais, le ton ne restait pas glauque pour autant, bien au contraire, l’ambiance repartait vite dans les rires et l’amusement. Bien entendu, je ne ratais aucune occasion pour taquiner Johanna, mais j’essayais de vite me faire pardonner par quelques clins d’œil complices ou une petite moue quémandant sa bienveillance à mon égard. Je me suis vraiment bien amusé. Puis vint le moment de débarrasser la table, et Joh’ ne laissa pas sa mère sans charger. Je ne l’aurais pas laissée non plus, elle en avait déjà fait plus que nécessaire et c’était à notre tour de prendre le relais. Elle a d’ailleurs accepté sans discuter et nous offrit même un petit bisou sur la joue. « Waaa je le savais, vous êtes tombée sous mon charme, je suis vraiment irrésistible ! » . Elle me rappelait ma mère et parfois je me laissais imaginer ce que ce serait si les situations avaient été inversées. Est-ce que ma mère se serait bien entendu avec Joh. Est-ce qu’elle aurait pu être aussi libre et joyeuse si mon paternel avait lui aussi été absent quelques jours. A vrai dire, je ne pense pas que ma mère soit si différente en sa présence ou non. Elle est vraiment amoureuse de lui et au fond, il n’est pas si démonstratif de son amertume envers moi lorsqu’elle est là. On essaie de la préserver un maximum de nos histoires lui et moi. C’est le seul point sur lequel on est d’accord. Mouais, ce que je sais par contre, c’est qu’elle aurait sauté de joie en me voyant arriver avec elle, vu que je n’ai jamais amené de petites amies à la maison… non pas que Joh’ en soit une, mais, souvent elle me demandait d’amener des amies avec un ‘’e’’, oui, des filles quoi. Alors peut-être… Bref, je reviens à la réalité, parce qu’à force d’imaginer ce qui aurait pu se passer ou non, avec les multitudes de possibilités qui existent je pourrais y passer la nuit. Du coup avec Joh’ on s’était mis à débarrasser pour commencer à faire la vaisselle, et très vite, on a repris nos petites habitudes, nos gestes devenant des automatismes. . « Voilà, tu connais mes plats préférés maintenant, j’te mets au défi d’me les refaire sur l’île maintenant ! » . J’y crois pas, elle ose me challenger moi !! J’enrage parce que je sais qu’il est im-po-ssi-ble de reproduire les plats d’une maman, la mienne étant indétrônable et quand bien même je cuisinais un de ses plats à ses côtés, suivant ses instructions, je n’arrivais jamais à reproduire le même gout qu’elle. L’ingrédient magique étant l’amour apparemment. Mais bon, mon côté joueur a été pointé du doigt, j’ai mon honneur à protéger « Défi relevé ! » . Tu parles, dès que j’aurais cinq minutes, j’irais demander les recettes à maman-rose, après ça, j’ose espérer que Johanna ni verra que du feu… Je continue donc, je laverais les assiettes pendant qu’elle, les rinceraient, comme d’hab, mais voilà, c’était rêver que de croire que la jeune demoiselle resterait sage alors qu’elle se met à m’éclabousser. Cette bataille, je ne la perdrais pas sans me battre. Et mon premier réflexe c’est de lever ma main droite vers elle et comme je tiens l’éponge, bim, sur son nez. « Ooooh comme tu es toute belle avec de la mousse en plein milieu du visage ! » . Mais elle reprend de plus belle et ont fini par être trempés, et le sol était un dommage collatéral qui n’avait pas pu échapper à nos gamineries. Et alors que je m’apprêtais à donner un coup fatal, prêt à dégainer le liquide vaisselle, je fais un faux mouvement et me retrouve sur le sol, fesses contre terre. « Aie » avais-je réussi à prononcer avant de tomber dans un fou rire incontrôlable…




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Lun 26 Fév - 14:35
ROANNA
Une semaine haute en couleurs
Cette ambiance, je pourrais m’y habituer. Cette chose légère qui traine dans l’air. Je n’ai pas souvenir que cela avait été ainsi la dernière fois que mon père s’était absenté de la maison. Que ma mère avait été ainsi. Est-ce que c’était dû à mon absence pendant une année de la maison. Est-ce que c’est la présence de Roan qui change les choses ? Je me pose tout un tas de questions. Tout en sachant parfaitement que cette bonne humeur n’est que passagère. Que bientôt tout deviendra noir et sombre. Que ma mère va perdre cet éclat que je vois dans son œil. Plus j’y pense et plus il me prend l’envie de l’emmener avec moi sur Isla Nublar, sans mon père, pour qu’elle ai une autre vie. Mais c’est loin d’être une bonne idée non plus. Je ne souhaite pas la savoir en danger sur cette île, pas par simple égoïsme de l’avoir avec moi, de la voir heureuse. Bien qu’elle finirait surement par s’ennuyer là-bas. Et puis c’était un risque d’y voir débarquer mon paternel. Ce qui briserais surement mon cocoon, cette vie que je me suis faite là-bas. Mais ce que je retenais le plus à cet instant. C’était cette tablée, je prenais plaisir à voir ma mère et Roan discuter. Même si lorsque c’était pour parler de moi et me charrier un peu je devais prendre un air renfrogné. J’étais heureuse de savoir que Roan, cet être si important à mes yeux. Était accepté par ma mère, cet autre être tout aussi important pour moi.

Le repas fini, il était temps pour ma mère de se reposer, après être venue nous chercher et avoir cuisiné pour nous, je lui demandais d’aller se reposer au salon et que nous nous chargions du reste. « Waaa je le savais, vous êtes tombée sous mon charme, je suis vraiment irrésistible ! » Je regardais le brun, interloquée par son assurance face à ma mère. Même s’il n’avait visiblement pas tort. « Ça va tes chevilles ? » Demandais-je, rigolant tout de même en sachant parfaitement qu’évidemment il allait continuer dans ce sens. Mais de toute façon, au fond de moi, j’avais su très tôt qu’il lui plairait. Au moins ça faisait un sur deux et peut-être que ma mère, avec le temps et des arguments, réussirait à faire accepter Roan dans ma vie à mon père. Bien que pensé comme cela, j’avais l’impression d’avoir absolument de son approbation à lui aussi, alors que Roan n’était pas mon petit ami. Dans le fond pour des parents, c’était juste une forte amitié, alors pourquoi est-ce que cela était si important pour moi ? Nous décalons vers l’évier, mais malgré la journée et la fatigue, j’étais toujours d’humeur taquine. Surement les effets de voir ma mère ainsi qui continue de circuler dans mes veines. Il ne faut pas longtemps pour que je commence à éclabousser le grand brun. De quelques gouttes seulement. La représailles est immédiate puisqu’il tamponne l’éponge contre mon nez y laissant de la mousse toute fraiche. D’un revers de main je l’ôte de là et j’attrape rapidement la mousse qui s’est formé dans l’évier pour venir recouvrir sa joue la plus proche. Mais très vite, cela part en éclats de rire, en bataille d’eau, vidant presque le bac d’évier pour finir au sol dans un carnage sans nom. « C’est la vaisselle que vous devez laver, pas ma cuisine ! Je veux la récupérer dans l’état où je vous l’ai laissé les jeunes. » Nous avait mise en garde ma mère depuis le salon.  J’avais détourné la tête en direction de la porte, me retenant de rire quelques instants. Roan en profitant pour tenter une nouvelle attaque qui échoua puisqu’il avait glissé sur le carrelage trempé se retrouvant assis sur les fesses. Ses longues jambes me bousculant au passage, j’avais tenté de me retenir à l’évier mais j’avais fini par chuter en avant, genoux les premiers au-dessus de lui. Dans ma chute ma main avait réussie à trouver l’une de ses épaules pour me rattraper, mais cela n’avait pas empêcher nos crânes de se heurter violemment. « Aoutch. » J’avais mal à la fois au crâne et aux genoux qui avaient rencontré le sol dur. Main toujours sur son épaule, de l’autre je venais me frotter le front à l’endroit de l’impact. Mon fou rire s’unissant à celui de mon meilleur ami. J’ouvrais les yeux pour le regarder, prenant soudain conscience qu’une fois encore nous étions l’un sur l’autre. Bien que pour une fois, c’était moi qui me retrouvais au-dessus et j’aimais cette position de force soudaine.  J’attrapais ses poignets luttant pour venir coincer ses mains avec mes genoux en rapprochant mon corps de lui et ainsi pouvoir avoir mes propres mains libres. C’était une tâche ardue et surtout dure étant donné qu’il avait plus de force que moi. Je trempais mes paumes dans le liquide vaisselle qui avait coulé un peu plus loin, ne cessant de lutter pour le maintenir prisonnier. Je venais alors glisser lentement mes mains sur ses joues pour y étaler le produit. Reculant presque aussitôt en le libérant, mon pied glissant dans la flaque d’eau dans laquelle nous baignions pour m’étaler dos au sol, me cognant une nouvelle fois la tête. L’arrière cette fois. Je rigolais aux éclats portant mes mains instinctivement à l’endroit où je venais de me cogner. Oubliant qu’elles avaient du produit. « Jésus, Marie, Joseph ! » Continuant de rigoler, je tournais le visage vers l’embrasure de la porte découvrant les jambes de ma mère en dessous de la table. « Quel carnage ! » Mon rire s’éteignait peu à peu. Ma bonne humeur restant malgré la peur soudaine de ma mère. « On dirait du deux gosses !! Vous allez me nettoyer ça ! » Avait-elle craché en retournant dans le salon bien décidée à nous laisser dans notre carnage. Mon regard vert se plongeait alors dans le bleu de Roan et je partais dans un nouveau fou rire, commençant à me redresser. Le pire, c’est qu’en plus de n’avoir toujours pas nettoyer la vaisselle, nous allions devoir nettoyer la cuisine avec. Mais à mes yeux, ce n’était pas grave. Et puis ma mère n’avait pas tellement tort. Nous avions l’air de deux gosses…

Il commençait à ce faire tard lorsque nous avions terminé de nettoyer la cuisine et la vaisselle. Ma mère était partie se coucher depuis de longues minutes maintenant. Il ne restait donc plus que moi et Roan d’éveillé dans la maison. En silence nous étions montés à l’étage et ayant les vêtements mouillés me collant de façon désagréable au corps j’avais entrepris de sortir des vêtements secs de ma valise. « On va fumer ? » Demandais-je en retirant mon haut pour le troquer contre un pull sec, bien que peut-être pas assez épais à la vue de la condensation sur les vitres de la fenêtre. Je changeais de jean tout en m’approchant de l’armoire sur le côté de la porte. « Couvre-toi bien, la température a surement encore chuté. » J’ouvrais l’armoire pour en prendre une énorme couette pliée en quatre que je venais enrouler autour de moi. Sa fraicheur hérissant la peau de mon cou à son contact. Du doigt je lui désignais le paquet de cigarette pour qu’il s’en charge. « Prend un briquet aussi, j’doute avoir envie de redescendre pour ça tout de suite. » Et sur ces mots je faisais glisser la fenêtre vers le haut pour l’ouvrir et je venais lever la jambe pour passer à travers l’ouverture. Une fois dehors sur le rebord de fenêtre extérieur d’un grand écart je venais poser le pied sur la pente de toit juste à côté, d’un saut mon deuxième pied rejoignant le premier. Je me penchais en avant pour poser mes mains sur les tuiles glacées sous mes paumes, tournant la tête vers Roan qui me regardait penché à la fenêtre. « J’te conseil de pas trop hésiter sinon tu risque de glisser et ferme la fenêtre derrière toi. » Puis je filais en montant prudemment sur le somment, pour atteindre l’autre pente de toit un peu plus haute, mais aussi plus plate. J’étendais alors la couverture sur le toit, suffisamment pour y poser deux fessiers et quand même pouvoir nous emmitoufler dedans. Lorsque le brun m’avait enfin rejoint, je l’insistais à vernir s’asseoir près de moi, collant mon épaule à la sienne je refermais la couette sur moi, gardant une main libre pour pouvoir fumer ma cigarette.

     
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Mar 27 Fév - 14:31


Je me doutais bien que cette bataille allait finir en énorme catastrophe. Nous étions trempés de la tête aux pieds, nos vêtements collants et dégoulinants, et pourtant nous continuions de se balancer du savon en pleine figure jusqu’à ce que l’un de nous abandonne. Et c’était parti pour être moi ! Alors que je voulais effectuer un jet de liquide vaisselle pour sceller ma victoire, me voilà glissant sur le sol savonneux et tombant ridiculement sur le derrière. Mais heureusement, dans ma chute, je l’entraine avec moi pour rire de plus belle quand elle se cogne la tête. Mais cette fois ce fut de courte durée, car la demoiselle profite de mon moment de faiblesse pour me saisir les mains et les bloquer sous ses genoux. C’était une attaque trop facile, rire me prenait toutes mes forces et j’avais du mal à lutter. Et là voilà, toute fière, en ayant le dessus sur moi et en étant d’ailleurs littéralement sur moi. J’essaie de reprendre doucement mon sérieux en me concentrant sur ma respiration mais je la vois tremper ses mains dans le liquide vaisselle alors je gigotte un peu pour essayer de me libérer mais c’est trop tard, elle plaque ses mains sur mes joues en prenant bien soin d’étaler le produit sur moi. « AAAAah tu vas le payer » Je grimace à cette dégoutante sensation gluante et visqueuse, mais j’avoue que ça sentait bon la pomme, par contre, ça, je ne lui dirais pas. Elle se relève de peur que je l’attaque à mon tour mais nul besoin pour moi de faire quoi que ce soit qu’elle s’était à son tour mise à trébucher et tomber sur le sol. Il n’en fallait pas plus pour me tordre à nouveau de rire, me laissant tomber en arrière avant d’être interrompu par maman-rose. *oups je l’avais complètement oubliée* pensais-je alors, plissant les yeux à l’entente de son commentaire légèrement honteux de ce que je venais d’accomplir, mais avec cette envie continuelle de rire. Je passe une main sur ma bouche afin de le contenir avant de tout relâcher quand elle repart dans le salon et que mon regard croise celui de mon amie. Je tends ma main pour que la jeune fille me relève et cette fois-ci, d’un simple hochement de tête, nous avions conclu notre trêve. Je regarde autour de moi et constate les dégâts. En plus de la vaisselle nous allions devoir nettoyer le sol et quelques meubles prit dans cette bataille. Mais c’était amusant et puis à deux nous irions plus vite, surtout maintenant que nous avions retrouvé notre calme…

Un profond silence régnait à présent au sein de la maison. Johanna me fit signe de monter discrètement à l’étage, sa mère étant allé se coucher. Je la suivais alors avec une certaine prudence, nos pas se faisaient précis et lents parce qu’il n’était pas question de salir les escaliers, autrement on n’en finirait jamais ! Je me mordais aussi la lèvre inférieure pour retenir les quelques rires qui voulaient se frayer un chemin hors de ma gorge alors que je contemplais la brune de dos, avec ses cheveux en bataille et son pull tout compressé et difforme sous l’emprise de l’eau savonneuse. Et une fois arrivé dans la chambre, je constatais que j’étais dans le même état qu’elle si ce n’était pire avec mes pauvres cheveux collants, tout plein de produit vaisselle. J’étais toutefois parvenu à me nettoyer le visage avant d’attaquer le ménage en bas, mais c’était tout ce que j’avais pu faire. Pour le reste, seule une bonne douche pourrait y remédier. Je commençais à retirer mon pull en essayant de ne pas en mettre partout quand Joh me demanda d’aller fumer. Oh douce musique à mes oreilles. Oui, rien qu’entendre ce mot avait fait renaître en moi ce désir ardent de nicotine. J’avais pourtant réussi à m’en passer durant plusieurs heures aujourd’hui et c’est vrai qu’avec le temps, j’avais énormément diminué le nombre de cigarettes que je pouvais fumer depuis que j’étais sur l’île. Alors j’en grillais toujours quelques-unes après certain moment de la journée, presque naturellement, sans trop le vouloir, mais je n’avais plus ressenti ce manque, me rendant nerveux et instable jusqu’à tant que mes poumons ne soient enfumés pour retrouver mon calme. Sans doute le grand air pur faisait son effet, ça ou bien le stress de la vile et de ses impératifs qui s’était dissipé en m’en éloignant.

Bref, il n’en fallait pas plus pour que j’accepte son invitation et change également mon pantalon suite à ses recommandations. Une fois prêt, je récupère le paquet de clopes et me demande ce qu’elle est en train de fabriquer sous cette couette. Puis, m’attendant à ce qu’elle descende par la porte pour aller fumer dans le jardin, je la regarde ouvrir la fenêtre et glisser à l’intérieur. Elle est sérieuse ! Je souris grandement en voyant sa folie et la suit pour regarder ce qu’elle pouvait bien fabriquer, me penchant au dehors. Brrrr je me prends une énorme claque par ce grand froid puis je vois la brune faire ses petites acrobaties sur les penchants du toit. «  J’te conseil de pas trop hésiter sinon tu risques de glisser et ferme la fenêtre derrière toi. » « Chef, oui chef ! » Avais-je répondu avant d’à mon tour, escalader le rebord de la fenêtre et entreprendre sa poursuite, non sans oublier de refermer les carreaux après mon passage. C’est lorsque je posai mes pieds sur les tuiles gelées que j’ai vite regretté de ne pas avoir troqué mes chaussettes humides contre des plus chaudes et sèche. Je me retourne, eum non, hors de question de faire le chemin inverse. J’arrive ensuite sur la petite couverture, comprenant à présent pourquoi elle l’avait prise, et m’assoie vite tout prêt d’elle, bien content de retrouver un peu de chaleur. «  Aaah on est bien là » commençais-je en la laissant refermer la couette sur nous puis récupère le paquet avec le briquet que j’avais glissé à l’intérieur de ma poche. « Il est génial cet endroit, c’est ton petit coin secret hmm ? » Elle pouvait être certaine d’être tranquille à cette hauteur, personne de sensé n’oserait escalader ces parcelles du toit, et surtout pas ses parents. En la questionnant à ce sujet, je lui avais tendu une cigarette et en porta aussi une à ma bouche. Puis, je lui allume ensuite le briquet devant elle en tentant de protéger la flamme du vent avec mon autre main. Johanna s’était alors rapprochée, posant sa main libre autour de la mienne, son contact me fit frissonner, non pas parce qu’elle était froide mais justement parce qu’elle me réchauffait. Mais ça met du temps, alors je me rapproche aussi pour tenter de brûler celle que je tenais à mon bec forçant un chemin vers le briquet et là, nos efforts furent récompensés, nos deux allumettes finirent par s’allumer. Je lui souris doucement et inhale une bouffée de mon tabac avant d’en recracher la fumée en penchant ma tête légèrement en arrière pour observer cette image s’évaporant devant moi. Ouais, on était bien là, sous cette couverture, profitant de la tranquillité de la nuit…



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Mar 27 Fév - 16:11
ROANNA
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« AAAAah tu vas le payer » Si ma mère n’était pas intervenue, j’aurais surement éclaté de rire, à nouveau. Mais comme deux gamins pris sur le fait nous nous étions tus et avions attendu que la réprimande passe. Même si je savais qu’elle se donnait seulement un air strict. J’avais bien perçu dans le fond de sa voix, même si loin puisqu’il fallait surement la connaitre pour le discerner. Mais il y avait une pointe d’amusement. Bien qu’il était clair qu’elle était parfaitement sérieuse lorsqu’elle nous avait dit que nous avions intérêt à remettre sa cuisine dans l’état où elle nous l’avait laissé. Lorsque les jambes de ma mère avaient disparu de mon champ de vision je m’étais redressé pour tirer la langue à Roan, peu avant de conclure cette trêve histoire de ne pas passer la nuit à récurer la cuisine. En plus de la vaisselle et de nous vu notre état général. J’imaginais déjà l’état de la machine à laver aussi lorsque j’allais devoir nettoyer mes vêtements. J’avais le souvenir d’une soirée mousse lorsque j’étais encore en études. Et le moins que l’on puisse dire, elle n’avait pas vraiment apprécié l’excédent de mousse provoquée par le produit utilisé - que je supposais être du liquide vaisselle à cette époque - je revoyais la machine vomir de la mousse à n’en plus finir … J’avais dû rincer mes vêtements dans un lavabo pendant plus d’une heure avant de pouvoir espérer le remettre en machine sans que cela ne recommence. La nuit était tombée depuis quelques heures lorsque nous avons enfin pu gagner l’étage de la maison pour un retour dans ma chambre. Minimisant à son maximum le bruit que nous faisions pour ne pas réveiller ma mère.

Dans le confort et la chaleur de ma chambre j’avais cette sensation oubliée depuis plusieurs heures. Mais maintenant que nous allions pouvoir profiter réellement et nous reposer, j’avais ce besoin de cancerette qui revenait au galop, me poussant à en faire la demande à Roan. Me disant que cela serait surement un truc cool que de partager mon petit coin à moi, avec lui. Puisque de toute façon nous étions là tout les deux, autant que je lui partage ce monde qui avait été le mien avant qu’il n’entre dans ma vie. Avant que ma vie ne se fasse ailleurs. Et maintenant que j’y pensais, le besoin était presque viscérale. Ne me faisant plus penser qu’à cela, alors que très clairement, il aurait surement était préférable de prendre une douche avant. Quoi que… J’allais devoir me laver les cheveux et je n’avais pas envie de sortir les cheveux mouillés par ce froid. Une fois changée j’ouvrais la fenêtre, commençant mon escalade sous les yeux surpris du brun. J’étais satisfaite de voir que même si je n’étais pas monté ici depuis une année, j’y arrivais toujours. Mes repères n’avaient pas changé. Je me retournais régulièrement pour voir comment Roan s’en sortait. Je ne voulais pas le voir glisser et qu’il se retrouve au pied de la maison. Mais notre montée s’était bien passée pour tout les deux et c’est assis côte à côte que j’avais enroulé la couverture autour de nous, lui laissant tout de même le soin d’attraper son côté. Et pour que le vent ne passe dans aucun trou, il avait fallu que je me colle un peu plus à lui encore, pas que j’étais grosse, mais il était tout de même grand et musclé, sous une couette même deux places cela aurait laisseré une fente juste devant nous.  «  Aaah on est bien là. Il est génial cet endroit, c’est ton petit coin secret hmm ? » Je lui souris tandis que je le sens s’agiter en dessous et attrape volontiers la cigarette qu’il me tend. Je la tenais entre mon index et mon majeur en dehors de la chaleur de notre igloo de tissu. « C’est ici que j’ai fumé mes premières cigarettes. J’ai toujours trouvé que c’était parfait, j’ai plusieurs fois fait croire à des fugues à mon père juste en montant là. Lorsque ma mère venait constater par elle-même j’étais redescendu et il passait pour un con. J’ai jamais dit à personne que je montais là. » Je levais des yeux malicieux vers mon meilleur ami assez fière de lui faire comprendre que c’était une première pour moi, de faire pénétrer quelqu’un dans autant d’intimité. Car si recevoir des amis dans ma chambre n’était pas une première, faire découvrir mes coins, s’en était une. Tout en lui expliquant je le vois qui galère à garder la flamme du briquet allumé pour que nous puissions allumer notre cigarette. Je profite de ne plus rien dire pour glisser ma cigarette entre mes lèvres portant ma main nouvellement libre contre la sienne qui était devenue bien trop froide a force d’être à l’extérieur de notre bouillotte humaine.

J’inspire profondément la première vapeur de cette cigarette salvatrice en fermant les yeux. La nicotine qui file dans mes veines à une vitesse vertigineuse et la sensation d’apaisement qui inonde mon corps aussitôt tandis qu’il se détend malgré le froid extérieur de la nuit. J’ouvre les yeux et je cherche la main froide de Roan pour la garder dans la mienne afin de le réchauffer. Je recrache ma fumée dans le sens inverse pour ne pas qu’elle lui tombe dessus puis je lève le nez vers lui, attrapant ma cigarette entre deux doigts de cette main qui tient la couette sur nous, mais en tentant de n’avoir que ces deux doigts au dehors du chauffage improvisé. « Le mieux c’est les nuits d’été. S’il peut faire chaud en pleine journée, les nuits sont délicieuses. Je m’allongeais souvent ici pour regarder les constellations. Le calme de la nuit, la vue aussi. » D’un signe de tête je lui faisais voir sur le côté, de son côté pour qu’il tourne la tête et puisse voir Toronto et ses lumières dans la nuit. L’avantage lorsque vous viviez en quartier dans les villes du Canada, c’est que souvent, vous étiez sur des hauteurs et c’était notre cas. Bien Que la maison de mes parents n’était pas l’une des plus hautes de la ville. Mais s’était suffisant pour avoir de quoi regarder pendant des heures. Je tirais de nouveau sur ma cigarette, sortant mon bras du tissu pour que d’une pichenette du pouce je la débarrasse de la cendre s’accumulant en son bout. Le vent aidant à une consumation plus rapide. Je remettais mon bras à sa place, non sans bousculer Roan, mais la proximité ne me permettait pas de faire autrement. « Pour demain j’te laisse le choix, escalade ou on monte là-bas. » D’un nouveau signe de tête je désignais derrière nous, les grandes étendues de neige sur les hauteurs, là où se trouvait l’une des stations de ski de la ville. « Je suis bien curieuse de voir ce que tu vaux sur un mur, mais aussi sur des lattes, où une planche en fonction de ce que tu préfères. » Mon regard était toujours aussi malicieux, j’inspirais une nouvelle fois sur ma cigarette, prenant toujours le soin de souffler ma fumée blanche à l’opposé.

     
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Mar 27 Fév - 18:45



Le contraste entre le froid extérieur et notre chaleur sous la couette me surprenait quelque peu. Je relevais légèrement la couverture sur ma nuque pour éviter que la fraicheur vienne s’immiscer dans notre petit cocon douillet. Et puis avoir Johanna à mes côtés, sentir sa douce chaleur… je dois dire que c’était assez réconfortant. Oui finalement elle avait eu une bonne idée je le reconnais, même si au début, la voir grimper à la fenêtre avec cette énorme couette sur les épaules, avait de quoi me faire douter quant à la bonne santé de son esprit. Je l’écoute me confesser qu’elle avait piéger son père en lui faisant croire qu’elle avait fuguer hors de la maison alors qu’en réalité, elle était sur le toit. Ça m’avait fait sourire, j’imaginais bien la tête de son paternel dérouté face à la révélation de la voir finalement dans sa chambre. Puis elle m’offrit une nouvelle déclaration, en m’annonçant n’avoir parlé à personne de ce petit coin paradisiaque. J’en était même venu à arrêter de tenter d’allumer le briquet en regardant la malice dans ses yeux. Oui j’avais bien compris. Ça m’avait touché de savoir que j’étais une exception. Je n’avais d’ailleurs pas eu à dire quoi que ce soit, elle avait dû le voir dans mes yeux. Mais justement, je profitais d’avoir l’excuse de cette flamme à tenir pour éviter de me perdre dans ce jeu de regard. Je sentais quelques picotements au fond de moi et n’avais aucune envie d’en ressentir davantage. Ce n’était pas le moment de tout gâcher. Nos cigarettes allumées, je pouvais me détendre. Je souris quand elle attrape ma main pour la réchauffer, c’est vrai que j’étais gelé, du moins à certains endroits. Puis elle me parle des nuits où elle contemplait les étoiles et la vue. Je suis son regard et constate de ce dont elle voulait parler. Le paysage à cette heure de la nuit était assez exceptionnel. Je lève les yeux vers le ciel et je suis surpris. Je n’avais pas la même vue à Manhattan. Le ciel, malgré le temps, était dégagé et on pouvait y voir quelques étoiles.

Ça me rappelle cette fois où nous avions campé à la belle étoile avec Johanna, là-bas, sur l’île, et où nous étions enveloppés sous une couverture, comme maintenant, à regarder la beauté de la Voix Lactée tout en se racontant des histoires. A peu de choses près, on croirait y être retourné. Je souris à cette pensée et tire deux bouffées de ma cigarette, laissant échapper la fumée au-dessus de ma tête, droit vers le ciel, avant de me tourner vers mon amie qui -au passage, me bouscule encore légèrement- avant de me proposer une petite activité sensation pour demain. J’hausse les sourcils, agréablement surpris de voir les montagnes enneigées et finit par secouer la tête lorsqu’elle me défie encore, cette fois-ci pour tester mes capacités en escalade ou en ski. «  Waaa choix difficile » commençais-je avant de tirer une dernière bouffée de ma clope et de l’écraser sur une tuile à côté. Cette fois-ci, j’avais restreint mon envie de la balancer dans le vide, sachant que la fin de sa trajectoire serait sur le patio de sa maison et je ne voulais pas qu’il soit recouvert de mégots, du moins, ce ne serait pas l’un des miens. « Déjà jeune demoiselle, sache que je suis plutôt doué sur une planche et j’aimerais bien te montrer mes talents mais… faire de l’escalade sur un vrai mur dédié à cet effet pourrait aussi être une revanche sur notre montée avec le Metria, du coup j’hésite ! ». Avant de reprendre un autre coup dans les côtes je nous mets quelques secondes dans le froid glacial en ouvrant la couette, je sens déjà que la brune va râler mais je me dépêche, la prends par la taille et bascule ma jambe de l’autre côté de la jeune fille puis, je remets bien la couverture sur moi que je viens ensuite refermer devant elle, tout en la serrant contre moi. Voilà on était bien mieux positionnés et on avait un peu plus de tissu qui nous recouvrait. La sentant doucement trembler je resserre encore plus notre étreinte, mes bras l’entourant, un premier serrant sa taille, l’autre remontant sur sa poitrine pour se poser sur son épaule.

« On pourrait même faire les deux si on a le temps hmm ? ». Oui je songeais encore à sa proposition. J’avais vraiment envie de lui balancer de la neige en pleine face ou de faire la course sur la descente d’une piste -et de gagner bien entendu- ; tout comme je voulais la voir dans son élément, à l’un de ses cours d’escalade qu’elle pratiquait autrefois. Tout déprendrait du programme qu’elle nous aurait concocter, on était quand même venu pour voir sa famille et fêter son anniversaire, peut-être aussi qu’elle avait envie de revoir des amis. Bref du coup, je la laissais prendre la décision au final, mais pas parce que je n’étais pas capable de trancher, mais c’est juste que je me disais que c’était sa semaine et je voulais qu’elle en profite à sa manière pour ne pas qu’elle ait de regrets. Le froid se faisant plus intense, je me mets à respirer par le nez histoire de mieux supporter cet air glacial qui attaque mes poumons -déjà certainement bien abimés par les cendres que je leur offrais- et je me mis à sentir l’odeur de la pomme. Je rapproche alors doucement ma tête de ses cheveux pleins du fameux liquide vaisselle en fermant les yeux quelques instants. Fallait juste espérer qu’elle ne balance pas sa tête en arrière, je serais mal en point. Je repense à cette première journée qui était sur le point de se terminer et je réalise qu’avec Johanna, tout était prétexte à s’amuser. Au final, on n’avait pas besoin de grand-chose pour délirer, il nous suffisait juste d’être ensemble. Je rouvre enfin les yeux et je me dis que j’aimerais bien la garder plus longuement dans mes bras, mais je sais qu’il nous faudrait à un moment redescendre, se doucher et surtout s’endormir. Quoi que pour ce dernier point, moi j’avais fait le plein d’énergie avec mon petit somme improvisé de tout à l’heure alors je n’étais pas pressé de regagner la chambre.


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Mar 27 Fév - 21:41
ROANNA
Une semaine haute en couleurs
Je ne savais décrire ce que je voyais dans ses yeux, lorsqu’il avait compris qu’il était un privilégié. Bien qu’il l’était toujours pour moi. Mais ce soir, cela semblait différent. Dans mon cœur ça l’était en tout cas. J’avais cette petite accélération de mon rythme cardiaque, la proximité n’aidant pas à calmer ce qui semblait prend de plus en plus de place en moi. A tel point que j’avais, à cet instant du mal à me cacher la chose. Je savais exactement à partir de quel jour cela avait commencé à prendre plus d’ampleur, alors qu’avant s’était juste doux, encore lointain. Mais depuis ce matin où j’étais venue avec lui pour cette clôture. Et qu’il m’avait protégé de la façon dont il l’avait fait. La façon qu’il avait eu de me rassurer. Et sans parler que depuis ce jour nous nous tenions souvent la main, dans un geste qui laisser présager plus que simplement deux meilleurs amis. Je me rendais peu à peu à l’évidence, qu’il était en train de devenir un peu plus que cela au fond de mon cœur. Qu’après une année passée avec lui à presque tout partager, à rires, à s’aider dans les moments difficiles… A être nous tout simplement ! J’étais doucement en train de tomber amoureuse de lui. C’était lent, mais c’était une chaleur qui se diffusait peu à peu dans mes veines, jusqu’à atteindre mon cœur. Ma tête cherchant pourtant à en minimiser les effets. Pour garder ça, ce que nous avons. Ce que nous sommes. Parce que plus, c’était un risque de tout perdre. Je n’étais pas faite pour être une petite amie et je ne pouvais pas me permettre de le perdre. Pas maintenant… jamais ! Alors je tirais à nouveau sur ma cigarette, pour me concentrer sur autre chose. Parce qu’il le fallait. Pour aussi ne pas penser que nous allions passer une semaine ici, loin des dangers de l’île. Mais aussi et surtout, une semaine à dormir ensemble. Et même si soudain cela me semblait une mauvaise idée à cause de ces nouvelles choses que je ressentais pour Roan, je ne voulais pas non plus rester loin de lui.

Parler de notre programme de demain était aussi quelque chose de parfait pour pouvoir penser à autre chose. Et puis il me tardait de pouvoir faire toutes ses choses avec le brun. Et resté à végété sur le canapé à regarder un téléfilm pourri à la télévision tout l’après-midi, c’était loin d’être ma came. Rien qu’être assise derrière un bureau pour faire de la campta’ était à la longue une épreuve pour mon corps qui avait sans cesse besoin d’être en activité. Je rigolais en l’entendant dire que mes propositions étaient un choix difficile. Je tirais l’avant dernière taffe de ma cigarette tout en l’écoutant. Mon cœur s’était mis a palpité lorsqu’il évoquait cette fameuse matinée avec le carnivore qui avait écourté notre mission. « Ouaaiiss, mais tâter de la neige ça peut être sympa aussi. » Je crachais la dernière bouffée de fumée de cigarette avant d’à mon tour l’éteindre en la frottant sur l’une des tuiles, avant de laisser rouler le mégot le long de la toiture pour qu’il se niche dans la gouttière. J’avais une chance sur deux de réussir. Et fort heureusement pour moi, j’étais chanceuse ce soir ! J’allais poser ma tête sur l’épaule du brun lorsque d’un seul coup j’avais senti le froid m’envahir, me glaçant le sang en un rien de temps. Je commençais à ouvrir la bouche pour râler lorsque j’avais senti ses mains se poser sur ma taille l’une de ses jambes se glissant sur le côté pour venir me positionner entre ses jambes, contre lui. Lorsque je l’avais compris, j’avais refermé la bouche et je l’avais même aidé en me collant au plus près de lui, récupérant la couverture pour la maintenir sur nous deux, avec plus de facilité cette fois. Le froid soudain avait vraiment glacé mon corps tout entier et chassé la totalité de la chaleur que nous avions accumulée sous l’épaisse couette. Des frissons remontaient le long de mon dos même si je sentais sa chaleur contre mon. Et même lorsqu’il avait enlacé ses bras autour de moi, j’avais continué à trembler, le temps pour moi, de récupérer une bonne température.

J’avais réfléchi à l’idée. De faire les deux en une seule journée. Mais le temps de monter là-bas de nous équiper et faire des descentes, puis d’aller en ville pour l’escalade, c’était vraiment trop juste ! « Non c’est pas jouable, surtout que j’ai quand même l’intention de dormir demain matin ! » Sur mes mots j’allais pour laisser reposer l’arrière de mon crâne sur l’épaule du brun sans vraiment prévoir que celui-ci était si près de moi. Lorsque j’avais percuté son nez je m’étais à moitié retournée vers lui pour le regarder, lâchant la couverture pour venir poser mes doigts sur son visage. Me fondant en excuses, une grimace sur la face, de savoir qu’il avait mal par ma faute m’étais désagréable. Mes doigts gelés sur ses joues je lui faisais pivoter un peu le visage pour venir planter un baiser à mis chemin entre sa joue et l’arrête de sa mâchoire, m’excusant encore une fois. Rassurée de savoir qu’il n’avait eu mal que sur le coup, et non de lui avoir cassé le nez, je reprenais ma position, plaçant cette fois ma tête en arrière sur son épaule tandis qu’il passait de nouveau ses bras autour de moi et que mes mains venaient refaire leur rôle en resserrant la couverture autour de nous. Mon regard se posait sur les constellations. « Regarde il y a la grande ours juste-là. » Je sortais mon doigt au froid pour lui montrer la moitié de la casserole que représentait cette constellation. Cherchant si la petite était visible. Mais il semblait que non. « Bon elle est pas complète, mais elle est là. Je me demande si… » Je ne finissais pas ma phrase et j’appuyais avec mon dos sur le torse de Roan pour qu’il s’allonge. Me retournant aussitôt pour être face à lui, bien qu’en restant allongée de la moitié de mon corps sur lui. L’un de mes coudes reposants sur le toit. Je regardais le ciel cherchant une autre constellation. « Cassiopée est juste-là, regarde le W là. » Et je lui montrais à nouveau en tendant le bras et le doigt dans la bonne direction. Je profitais qu’il regardait le ciel pour le regarder lui. Je me mordais l’intérieur de la joue pour chasser l’image qui venait se de glisser dans mon crâne. J’avais envie de l’embrasser. Ça aurait pu être un bon moment. Mais il ne fallait pas. Il fallait que je garde le contrôle de mes actes. Je glissais mon bras libre sous sa tête, venant lui servir d’oreiller, penchant ma tête dans son cou, y déposant un baiser qui était plus rapide que ce dont j’avais réellement envie. Posant à mon tour ma tête sur mon autre bras. « C’que j’te propose demain, on se lève tôt, on file sur les pentes et on part à l’escalade avant l’heure de fermeture. Mais bon si on fait une petite heure sur un mur ce sera déjà bien. » Et l’idée de revoir Chris le lendemain m’excitais comme une puce.

     
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