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Jurassic World Renaissance a ouvert ses portes le 28/09/2016
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Captives du noir - Ft. Johanna Dearing (06/02/2013)

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Mar 6 Fév - 23:53

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
Captives du noir
Johanna Dearing & Ingrid Powell

------------

Je vidais mon gobelet de café d'une traite. Il était fort et trop froid mais il faisait bien son job et me maintenait éveillée. Je clignais plusieurs fois des yeux, me forçant à rester aux aguets.
Courbaturée d'être ainsi restée durant ces longues heures à bord de ma Jeep, je penchais la tête de droite à gauche pour étirer la nuque et roulais doucement des épaules.
J'avais beau m'obliger à fixer les alentours, il fallait bien se rendre à l'évidence que tout était parfaitement normal dans cette zone. L'herbivore qui avait été aperçu plus tôt était bien sagement rentré chez lui...
Pour la énième fois, je regardais l'heure sur le cadran du tableau de bord : bientôt ça allait être mon tour de rentrer chez moi. D'ordinaire, je n'étais pas contre les postes de surveillance. Tant qu'il y avait quelque chose à surveiller ! Cette nuit, rien de distrayant n'était apparu, aussi bien en visuel qu'auditivement. Je soupirais, lasse.

Enfin, ma montre donna un léger bip. Deux heures. Bon sang, mais qui travaillait jusque deux heures ? Certainement pas cet idiot d'infirmier qui devait ronfler depuis longtemps. Ou se saouler. Encore.
Si cela s'avère être le cas et qu'il divague sur le balcon à mon retour, je crois que je fais un malheur.

Tournant la clef, je remis le moteur en route, brisant alors le silence de cathédrale qui régnait aux abords des plaines. Sur le chemin du retour, je ne croisais évidemment personne. Même pas Max qui était pourtant lui aussi de nuit aujourd'hui. Je garais ma Jeep sur son emplacement et m'éclairais à l'aide de ma torche jusque l'entrée du Loch Ness. L’éclairage n'avait été que partiellement remis, juste le strict minimum, mais nous attendions de réhabiliter tout le secteur avant d'y ré-implanter du courant.

Éreintée, je poussais la lourde porte de l'hôtel et me dirigeais d'un pas lourd vers l'ascenseur. Je ne l'avais encore jamais pris, en temps normal les escaliers m'étaient plus familiers. Mais cette fois, la fatigue avait eu raison de moi et je n'avais pas le courage d'affronter les sept étages qui me séparaient de mon lit. J'avais beau lutter contre ça du mieux que je pouvais et ça me faisait d'ailleurs mal de me l'avouer mais...t'as l'âge que t'as, Powell !
J'appuyais sur le chiffre 7 lorsque quelqu'un déboula de nulle part (ou alors j'étais trop ailleurs pour m'en rendre compte avant) et se glissa habilement entre les potes qui se refermaient. Plus rien ne m'étonnait à cette heure avancée.

• Hm, Bonsoir. fis-je sobrement.
C'était une jeune femme qu'il m'était parfois arrivée de croiser, bien que nous ne nous étions encore jamais adressé la parole. Où vous arrêtez-vous ? continuais-je, prête à appuyer sur un autre chiffre du support lumineux.

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Mer 7 Fév - 0:53
INGRID & JOHANNA
Captives du noir
La musique raisonnait, elle bloquait la vitesse de sa course sur le rythme du son qui défilait dans sa tête par les écouteurs qu’elle avait planté dans ses oreilles. Il faisait nuit noir, elle savait qu’il y avait des agents de sécurité qui surveillaient le parc. Qu’ils n’allaient pas forcément apprécier s’ils la croisaient seule à courir. Mais elle en avait besoin. C’était vital, viscérale… Elle avait besoin d’extériorité d’une façon ou d’une autre les évènements de la journée. Et comme Johanna n’était pas le genre de personne à se reposer sur les autres quand il était question de ce qu’elle pouvait bien ressentir, elle avait enfilé un legging, mis une veste par-dessus le t-shirt qu’elle avait à la base mis pour dormir, du moins tenter… Elle avait chaussée ses basquets et elle était partie dans la nuit. Elle connaissait un chemin sur. Qui ne la mettrait pas en danger surtout seule et avec des écouteurs sur les oreilles lui retirant le sens de l’ouïe pour se tenir aux aguets. Mais elle avait besoin de se vider la tête et il n’y avait que de cette façon qu’elle le pouvait. Elle aurait très bien pu rejoindre Roan au beau milieu de la nuit, mais pour cette fois, elle avait choisi cette option. C’était comme ça à chaque fois de toute façon… Chaque fois qu’elle avait une visio avec ses parents et qu’elle avait son paternel face à elle, même simplement avec de la technologie. Il la mettait hors d’elle ! Et souvent il lui fallait plusieurs jours pour que tout revienne à la normal dans sa tête. Seulement ces derniers temps les appels de ses parents étaient plus fréquents et la perturbait plus qu’à l’habitude. Sa mère la harcelait pour qu’elle rentre sur le continent pour son anniversaire. Qu’ils étaient ses parents et qu’ils avaient le droit de voir leur fille pour son anniversaire. Seulement de sa part, cela avait été un non ferme et catégorique. La voix s’était alors levée et ça avait fini par des pleurs de la part de sa mère, une engueulade de celle de son père et Johanna avait simplement coupé la conversation pour ne pas répondre aux trois appels suivent, surement sa mère qui n’avait pas voulu que les choses se terminent de ainsi… La jeune femme n’arrivait toujours pas à comprendre comment son père pouvait la mettre dans cet état alors qu’il était sur un autre contient… Son père était un mystère pour elle. Un mystère qu’elle ne voulait surtout pas résoudre, car plus elle se tenait loin de lui, mieux elle se portait.

Elle s’arrêtait lorsqu’elle était de retour devant l’hôtel. Elle avait retiré ses écouteurs les laissant pendre sur sa poitrine alors qu’ils crachaient encore sa playlist. Elle se penchait en avant, posant ses mains sur ses genoux le temps de retrouver un semblant de respiration. Elle montait lentement, de ses jambes endoloris par sa course, les marches menant au hall de l’hôtel et se demandait s’il y avait encore quelqu’un en cuisine pour lui fournir une bouteille d’eau. Elle ne savait pas exactement quelle heure il pouvait être, elle levait alors le poignet et tirer de l’autre main sur sa manche pour regarder sa montre. Deux heures du matin… non il n’y aurait plus personne du tout à cette heure de la nuit. Elle devait surement même être la seule debout dans tout l’hôtel à cette heure-ci. Elle s’avançait d’un pas lasse jusqu’aux ascenseurs quand elle voyait la porte en train de se refermer. Elle se mise alors à courir dans l’espoir de passer à temps avant que les portes ne se referment. Encore heureux qu’elle n’avait pas beaucoup de poitrine… Elle réussit quand même à se la cogner dans la porte et se tenait le côté des seins en se glissant dans le fond de l’ascenseur. La douleur était présente, mais elle allait vite partir sans nul doute.  Elle levait les yeux sur la femme qui venait alors de lui demander où elle s’arrêtait. « Au dernier. » Elle se redressait, regardant la femme qu’elle avait déjà vue plusieurs fois lors de mission. Mais elles ne s’étaient jamais réellement parlé. Aucune situation ne leur permettant. Le silence se faisait alors, tandis que la boite de fer les montait toutes les deux vers leurs étages respectifs. Mais s’était sans compter sur la panne d’électricité qui venait de faire stopper l’engin les secouant vigoureusement toutes les deux. Johanna avaient posé ses deux mains contre les parois intérieures de l’ascenseur pour se retenir de tomber. La panne les plongeant dans le noir le plus total. « Vous savez s’il y a un générateur de secours ? » Demandait-elle à la femme avec elle. Peut-être qu’elle en savait plus que Johanna. Car c’était bien une question qu’elle n’avait jamais posé à Roan… « Bon et bien… espérons que cela ne dure pas toute la nuit ! » Avait-elle finalement murmuré.

     
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Jeu 8 Fév - 1:31

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
Captives du noir
Johanna Dearing & Ingrid Powell

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A la demande de la jeune femme, j'appuyais sur le numéro 10. Le dernier étage. Les portes se refermèrent dans un grincement peu engageant et le mécanisme se mit en route dans un concert de rouages et de cliquetis.
Cette dernière, qui vraisemblablement revenait de son running nocturne, s'était finalement redressée et je sentais son regard qui me détailla de longues secondes. C'était perturbant. Mais accoudée à la rambarde de fer,  je me contentais de fixer les portes métalliques en essayant de me rappeler où j'avais bien pu l’apercevoir. J'étais pourtant assez physionomiste en général. Aucune d'entre nous ne parla davantage et le silence qui régnait dans la cage n'était interrompu que par le grésillement provenant des écouteurs qui tombaient négligemment autour de la nuque de la sportive. Je renonçais à chercher l'endroit où nous nous sommes croisé et je me demandais alors que diable avait-elle à faire son fractionné à deux heures du matin ? Ce n'était pas très prudent...mais j'étais bien trop fatiguée pour lui faire la morale. Je n'étais ni sa mère, ni la responsable du parc, Claire. Et puis j'avais fini mon service après tout, cela ne me regardait plus.

A ce moment -où je me disais que j'avais fini ma looongue nuit de travail- une forte secousse ébranla l’ascenseur qui s'arrêta net. Instinctivement, j'avais agrippé la barre dans mon dos ; si fort que les jointures de mes doigts en étaient devenues blanches. Une fraction de seconde plus tard, la lumière nous était enlevée également.
Légèrement désorientées, il me fallu quelques instants avant de reprendre contenance. Il ne manquait plus que ça, une panne. Décidément, même le peu de choses qu'on avait réussi à remettre en état déraillait déjà. C'était encourageant didonc. Je desserrais ma prise, retrouvant l'équilibre.

La femme à mes côtés me demanda alors s'il y avait une option de secours. Un plan B, en somme. J'aurai aimé lui dire que oui...Pour toute réponse, je fouillais à tâtons dans mon sac en toile pour en sortir la lampe torche que j'avais utilisé précédemment.
• "Oh oui, mais pas à l'intérieur, c'est certain.." Je manipulais l'interrupteur et par mesure de précaution, je dirigeais le faisceau vers le plafond pour ne pas aveugler ma voisine. Une lumière faiblarde nous éclairait mais c'était déjà un bon début."Voilà qui est mieux." fis-je avec une moue contrariée.
Enfin, je regardais la jeune joggeuse à-travers les rayons blanchâtres, lorsqu'elle repris la parole à mi-voix.  Elle avait raison de s'impatienter, moi-même j'avais hâte d'en finir. Mais d'un autre côté, l'heure était déjà trop avancée pour qu'on puise encore se soucier d'avoir une nuit complète. Toutefois, quitte à choisir, j'aurai préféré la passer au fond de mon lit plutôt que dans ces 2 mètres carrés.
Je haussais les épaules et répondis sur un ton préoccupé : Pour ce qu'il en reste, on ne loupe plus grand chose."

Je n'étais pas préoccupée à cause de mon quota de sommeil. C'est sûr, j'allais mettre plus de temps que tous ces jeunes à m'en remettre mais bon. J'espérais que cette panne ne concernait que nous et qu'elle ne s'étendait pas sur plusieurs zones. Je n'ose imaginer ce qui se passerait si les dispositifs de sécurité et les enclos étaient eux-aussi touchés...
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Ven 9 Fév - 18:52
INGRID & JOHANNA
Captives du noir
Elle ne rêvait plus qu’à une seule chose au moment où ses pieds la reconduisaient presque instinctivement vers l’ascenseur. Parce qu’habituellement elle était plutôt une habituée des escaliers lorsqu’elle était seule. Seulement elle venait de faire suffisamment de sport et elle n’aspirait plus qu’à une douche chaude pour délasser ses muscles et son lit pour terminer cette courte nuit. Elle était jeune et surtout elle en avait plus ou moins l’habitude. Parce qu’il n’y avait pas que lorsqu’elle parlait à son père qu’elle n’arrivait plus à dormir ensuite. Et elle n’était pas non plus sujette aux insomnies. Mais disons que ces derniers temps, certaines choses lui apparaissent sous un angle différent. Un angle pour lequel elle n’était pas prête.  Qu’elle s’évertuait même à ignorer dans l’espoir qu’il finisse par disparaitre. Et tout cela avec une force considérable.


Seulement il semblait que le destin, ou plutôt son karma ! En avait décidé autrement… La secousse si elle ne lui avait pas fait peur sur l’instant, l’avait tout de même surprise et l’avait forcé à se raccrocher à la paroi de la boite de fer contre laquelle elle était en appuie. L’arrêt complet de l’appareil avait fait bouger les deux femmes se trouvant à l’intérieur les plongeant bientôt dans le noir ou seul le bouton de secours devenait lumineux. Au moment où son cerveau avait compris que l’engin n’allait pas redémarrer tout de suite et qu’elles allaient être bloquée ici pour une durée indéterminé sa premier question avait été de demander à celle qui l’accompagnait si elle avait connaissance de l’existence d’un générateur de secours. Pour avoir vu la dépense passer lorsqu’elle avait repris les comptes du parc à son arrivée elle savait que le parc était en possession de plusieurs générateurs. Mais elle ne savait pas du tout ce que les techniciens avaient bien pu en faire. Peut-être étaient-ils tous utiliser pour leur fonction premier et qu’aucun d’eux n’était effectivement un générateur de secours. Ou peut-être n’avaient-ils pas privilégié la zone des employés en renforçant tout le reste pour les enclos des dinos. C’est ce qu’elle aurait fait en tout cas. Si on lui avait donné pareil choix, en connaissance du passé elle aurait sécurisé au maximum tout ce qui était enclos des dinosaures au détriment du personnel. Seulement elle ne savait même pas si c’était simplement l’ascenseur, l’hôtel ou si c’était la totalité des infrastructures qui étaient touchées. Elle espérait que c’était limité à l’hôtel grand maximum. Ils n’avaient pas tous travaillé pendant une année pour que tout partent en éclat à cause d’une panne de courant… Alors, lorsque la femme lui répond qu’il y a un générateur de secours, mais pas à l’intérieur, elle perd vite le sourire qu’elle avait eu suite à la bonne nouvelle pour une moue invisible dans l’obscurité.

Elle entendait des mouvements de la part de la femme enfermée avec elle et elle était en train de se demander ce qu’elle était en train de faire lorsqu’après le bruit bref d’un bouton que l’on appuie, la lumière fut ! Le faisceau était faible et petit, mais suffisant pour que les iris de la jeune femme puissent de nouveau voir quelques traits du visage de son accompagnatrice. La jeune femme se demandait si elle ne cachait pas autre chose d’utile dans son sac. Elle la voyant soudain comme une sorte de Mary Poppins. Mais très vite la découverte avait laissé place à l’impatience. Elle espérait surtout ne pas passer ici le reste de la nuit. Parce que dormir seulement quelques heures étaient une chose, mais devoir faire une nuit blanche en était une autre. Et même si elle pouvait assumer les deux, elle préférait tout de même la première option. En tous les cas, elle se rassurait au moins en se disant qu’au moins l’ascenseur n’allait pas les faires s’écraser plusieurs mètres plus bas tout en les ayant gardés prisonnière. Il n’y avait aucune raison à cela ! Elle tourne le regard sur la femme lorsqu’elle réplique qu’il ne reste rien de cette nuit et qu’ainsi on ne loupe pas grand-chose. « Je préférais tout de même la finir dans mon lit plutôt que sur la moquette de cet ascenseur. » Le confort n’était pas le même. Pas qu’elle avait un besoin absolu de confort, elle avait beaucoup campé par le passé en ne dormant que sur une simple paillasse avec un sac de couchage. Mais si on lui laisser le choix… et c’était parfaitement humain, non ? Son regard agrippait alors la lumière rouge juste au-dessus du bouton d’appel des secours et elle tendait alors le bras pour appuyer dessus. « Bon, normalement quelqu’un devrait nous répondre. » Le bip d’un téléphone qui sonne raisonnait entre les murs de fer de l’ascenseur. Ça semblait interminable… Pourtant, la voix d’un homme raisonnait enfin à la place des bips. « Oui ? » Elle regardait la femme en plissant un peu le front. « Oui bonsoir, nous sommes bloqués dans l’ascenseur, est-ce que vous pouvez faire quelques choses pour nous ? » Instinctivement elle s’était rapprochée de l’interphone, posant sa main sur la plaque de métal juste au-dessus. Il y avait un silence ou Johanna tournait une nouvelle fois son regard vers l’inconnue, comme pour sa rassurer qu’elle n’était pas en train de rêver. « Monsieur ? »  Demandait-elle finalement de peur d’avoir été coupé. « Oui oui, je suis en train de regarder. Mais nous n’avons pas de techniciens sur place, j’en cherche un et je vous recontacte lorsque c’est fait. » Et le son d’un téléphone qui raccroche se fait entendre. Elle garde la bouche entrouverte, le regard sur le micro de l’interphone en se demandant si elle était vraiment en train de rêver où non.

     
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Mer 14 Fév - 23:47

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
Captives du noir
Johanna Dearing & Ingrid Powell

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Lorsque la jeune femme me répondit, je me retenus à grande peine un petit mouvement d'impatience. Tu crois quoi, que c'est mon plus grand bonheur d'être coincée là et que je raffole de la situation ? On en est au même point. Enfin...il ne sert à rien de répliquer : tout le monde est agacé par ce contre-temps et je me passerais bien d'une prise de bec. C'est tombé sur nous et personne n'y peut rien de toute façon. Alors, je me contentais de tenir obstinément la lampe sans mot dire.

Ma voisine s'approcha alors pour appuyer sur le bouton d'alerte dépannage, le seul qui était resté lumineux, en fait. Je la regardais faire, attendant la suite. Elle m'assura que quelqu'un allait répondre et je lui répondis par un discret haussement d'épaules. D'expérience, je savais que ces machins-là ne marchaient jamais et qu'on pouvait attendre une éternité avant de se rendre compte que c'était le cas. Soit c'était pas relié, soit ça ne sonnait pas dans le service ou alors il n'y avait personne pour réceptionner l'appel. Enfin, peut-être qu'à Jurassic World c'était différent et que tout était fait dans les règles de l'art ? Dans tous les cas, cela restait une bonne idée.
Finalement, après de longues secondes d'attente, les bips monotones laissèrent place à une voix d'homme. Nos regards surpris se croisèrent et elle se rapprocha de l'interphone pour y répondre. Instinctivement je fis de même pour ne rien manquer de cet échange. Non pas que je sois sourde, je n'en étais pas encore là, mais je voulais en quelque sorte, participer...quoique parler à un bout de ferraille n'était pas ma tasse de thé. Bref, je voulais être utile.
Le laps de temps qui s'écoula alors s'étira en longueur, bien que l'enthousiasme laissa place à la déception. Après un nouveau coup d’œil, elle appuya de nouveau en hélant l'homme de l'autre côté de l'appel. Sans doute avions-nous été coupé. Je fis une mimique ennuyée.
Finalement, celui-ci daigna répondre, légèrement agacé. Il n'y avait personne de disponible pour nous, pour le moment. Retour à la case départ et de nouveau, le silence.

• "Ne vous en faites pas, quelqu'un viendra." fis-je d'un ton que je voulais rassurant. En fait, je ne l'étais pas vraiment car étant donné que je travaillais dans la section sécurité, j'étais bien placée pour savoir que quand que quand une personne n'était pas à son poste...ben elle n'était pas là quoi. Du tout. Pas même un petit peu ou occupée à autre chose.

Je m'étais faite à l'idée de camper ici. Aussi, je m'assis au sol, repliant les genoux vers moi. Rester en statique m'était inconfortable et bien que j'eus connu mieux comme siège, il me serait plus agréable d'attendre ainsi. "Mais ça risque de prendre un moment. Le temps de tirer cette personne du sommeil et de l'informer qu'elle vient de gagner une nouvelle astreinte..." complétais-je en laissant volontairement ma phrase en suspens. Ce pouvait prendre une poignée de minutes comme plusieurs heures. Tout dépend du degré de débrouillardise de l'agent en question. Pourvu qu'il soit du soir. Ou plutôt du matin, en fait.
Sans compter qu'il risquait d'être d'une humeur massacrante et que pour la compassion, on repassera. Enfin, tant qu'il nous sortait de cet ascenseur, la joie de vivre c'était du bonus. Mécaniquement, je sous-pesais la lampe, toujours braquée vers le haut. Allait-elle nous éclairer pendant tout ce temps ? Je n'avais aucune idée de l'usure actuel des piles et j'espérais que celles-ci ne nous lâcheraient pas en cours de route. Ce genre de détails n'étaient jamais plaisant. D'ailleurs, ça me faisait penser à autre chose.

Je tâtonnais l'intérieur de ma veste pour en sortir mon téléphone professionnel. "Peut-être que..." murmurais-je, plus pour moi-même qu'autre chose. Je n'avais jamais eu l'occasion de m'en servir réellement à part quelques rappel divers et des alarmes de secteur. Malheureusement, il n'y avait que les numéros de mon service : à savoir, Max Gordon et Lance Booker (pour ceux que j'avais déjà contacté en tout cas). Je savais Max sur le terrain à  patrouiller, il n'aurait sans doute pas l'appel. Quant à Lance, je ne l'imaginais que trop bien en train de ronflotter fermement.
Je laissais échapper une exclamation rageuse. Rien de tout ceci nous était utile. D'un coup sec, je refermais le clapet du mobile. "Rien d'utile." commentais-je d'un ton neutre face à la question muette de la jeune femme.
Morose, je réfléchissais silencieusement. Peut-être qu'une issue nous avait échappé ?
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Ven 16 Fév - 23:10
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INGRID & JOHANNA
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Il faut bien le reconnaitre, ce quoi s’échappe du micro derrière la grillede fer et loin de me rassurer. Mais bon, en même temps à quoi est-ce que je devais m’attendre ? Comme si le simple fait d’être sur une île allait énormément changement la réactivité des gens. Enfin oui… c’était le cas pour la plupart des choses à faire sur le parc. Mais nous étions en souseffective encore un an après avoir commencé les rénovations et les employés arrivaient au compte goûte. S’ils restaient ! Car certains nesupportaient pas cet isolement, ni même le danger permanent que représentait les dinosaures autour de nous. Je ne pouvais pas leur en vouloir, nous n’étions pastous fait du même bois. Mais pour ce soir, j’aurais très certainement aimé qu’un technicien soit sagement assis dans une chaise de bureau à attendre en s’ennuyant d’avoir quelque chose à faire de son astreinte.Mais forcée de constater que ce n’était pas le cas. Un soupire s’échappait de ma gorge alors que je regardais l’autre femme s’acharner sur le bouton d’appel. Mais il ne se produisait rien d’autre,pas même le bip d’appel que nous avions eu quelques minutes plus tôt. Un nouveau soupire traversait ma gorge, fermant la bouche subitement en tournant la tête vers la femme. « Oh je ne m’en fais pas pour ça. » C’est juste de savoir dans combien de temps ce quelqu’un va venir qui m’inquiète… Mon regard l’avais suivis jusqu’à ce qu’elle s’installe au sol. Je l’imitais en me disant que de toute façon, j’allais vite en avoir marre de rester debout, alors autant m’asseoir aussi.

Je plaque mon dos contre la paroi, étirant mon dos. Ma colonne qui craque sous l’effet et le soulagement se fait immédiat. J’espère simplement ne pas trop sentir la transpiration, sinon la pauvre elle va rester pour une durée indéterminé avec deux mètres carré avec une puante … Quand elle évoque l’heure, je sors mon téléphone de ma poche et appuyé sur le bouton pour que la lumière s’allume et ainsi prendre connaissance de l’heure qu’il est réellement. « J’avais pas vu qu’il était déjà cette heure-là.. Pour peu qu’il doit en faire plusieurs parce que certains auront fait la sourde oreille. » Je rigole un peu, c’est ironique comme rire, mais je suis sûre que certains vont clairement le faire ! Je gardais mon téléphone dans la main, ramenant mes genoux près de ma poitrine,mes avant-bras pendant sur eux de façon nonchalante. « Vous pensez qu’elle a une autonomie de combien à peu près ? » Demandais-je en pointant du doigt la lampe dans sa main. Je me doutais qu’elle ne pourrait surement pas me répondre de façon très précise, mais une fourchette, c’était toujours agréable. Surtout lorsque l’on ne savait pas pour combien de temps nous en avions. Je baisse la tête pour venir poser mon frontsur mes avant-bras tendu. Tirant encire une fois sur ma colonne. Décidément, la première chose que je vais faire en sortant d’ici, c’est prendre une douche ! Je lève soudainement la tête en entendant le murmure de l’inconnue. J’observeses mouvement dans la pénombre de la lampe torche. Elle semble chercher quelque chose dans ses poches et en sort un téléphone portable.

Elle reste silencieuse en regardant l’écran avant de finalement souffler qu’il n’y ait rien d’utile dedans. Je fronce un peu les sourcils et soudain, j’ai comme un éclair qui traverse mon esprit. « Mais oui !! » Dis-je en levant le ton. Je tourne l’écran de mon téléphone vers mon visage et je l’allume aussitôt pour chercher le nom de mon meilleur ami dans mes contacts. J’appuiesur le téléphone vers et me lève instinctivement commençant à faire les cent pas dans l’habitacle. Bien que c’était rapide, à peine plus de deux pas… Seulement je détachais le Smartphone de mon oreille en entendant qu’il n’y avait pas de tonalité. « Oui… évidemment ! Dans un ascenseur, fallait pas s’attendre à avoir un super réseau… » Je recommence mon appel en levant le téléphone vers le plafond de l’ascenseur. Je mets le haut-parleur ne pouvant pas garder l’appareil contre mon oreille. Les bips se font entendre, bien qu’entre coupé prouvant de la pauvresse du réseau. « Aller bouge ton cul et décroche bordel ! » Dis-je à l’intention de Roan comme si parler à mon téléphone pouvait faire bouger plus rapidement mon meilleur ami.  Mais je tombe finalement sur son répondeur. Je baisse le bras et regarde la femme. « Vous avez plus de réseau que moi ou c’est pareil ? » Je m’approche de la femme pour voir avec elle, combien elle avait de barre sur son téléphone. Mais c’était pareil. En même temps… Ce n’était pas comme sur le continent,ils n’avaient pas trente-six mille choix d’opérateur pour l’île et comme le réseau avait était mise en place spécialement pour Isla Nublar nous avions forcément la même chose. « Bon … » Je rappelle alors Roan, replaçant mon téléphone dans le coin de l’ascenseur ou j’avais le plus de réseau,bien que cela semblait changé toutes les secondes … « Aller Roan, réveille-toi putain !! » Je tapais un peu de pied exaspérée qu’il ne décroche pas. Mais cette fois, lorsque j’étais tombé sur le répondeur, je lui avais laissé un message dans l’espère que cela passerait suffisamment pour qu’il l’entende. « Roan c’est Joh’, j’suis coincée dans l’ascenseur, il y a une autre femme avec moi. Alors, tu sors tes miches de ton pieu et sors nous d’la ! » Et lorsque j’avais raccrochée, j’avais recommencé à appeler. « J’vais continuer, j’espère que ça va le réveiller… » Je soupire en tournant le visage vers la brune. Je tente finalement un sourire, dans le but de ne pas être totalement pessimiste. Après tout, nous allions sortir de là. Peut-être pas maintenant, mais ça serait le cas bientôt. « Au fait, moi c’est Johanna. Si nous sommes pour être bloqué un petit moment, autant faire connaissance. Non ? » Elle n’en avait peut-être pas envie après tout, mais fallait avouer que si nous devions rester bloquer ici pendant des heures, autant essayer de rendre le truc plus agréable. Du moins, autant que c’était possible.

     
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Ven 23 Fév - 22:43

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
Captives du noir
Johanna Dearing & Ingrid Powell

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Elle s'acharna une dernière fois sur le bouton d'appel d'urgence qui semblait désormais hors-service lui aussi. Peut-être que l'agent qui était en ligne ne voulait plus être dérangé, auquel cas les secours ne seraient pas disponibles de si tôt. Alors, elle m'imita en désespoir de cause et s'assit au sol dans un craquement sinistre. Certains trouvaient ça gênant mais je ne pouvais que m'associer avec ce réflexe : l'âge aidant, il n'était pas rare que certaines articulations commencent à protester également.

Elle alluma son propre téléphone, et ses yeux s'agrandirent légèrement lorsqu'elle vu l'heure phosphorescente sur son écran. J'eus un rire forcé suite à sa remarque. Forcé, non parce que son commentaire n'était pas drôle mais parce qu'il sonnait malheureusement trop vrai. Entre ceux qui seront en train de dormir et qui n'entendront pas, ceux qui entendront et qui ne se lèveraient pas, ceux qui auront oublié leurs téléphones et ceux qui l'auront éteint...il ne reste pas grand monde sur le marché du dépannage ! J'observais d'un air absent le rond du faisceau lumineux. Cela faisait un peu mal aux yeux, mais cette source violente de lumière me forçait à rester éveillée, moi qui venait d'enchaîner deux postes d’affilée. Une jeune femme, Maeko, avait postulé pour intégrer notre service. Elle semblait compétente et avertie, sans doute aurait-elle fait un bon agent mais elle s'est ravisée au dernier moment. Aussi, avec Max et Lance, il avait fallu palier à cet aménagement de l'emploi du temps et 'combler' les horaires vacants, le temps de réajuster le tout. Ce n'était pas évident mais nous savons que cet état n'est que temporaire. Claire travaillait d'arrache-pieds également pour trouver du personnel qui corresponde parfaitement avec notre cadre d'emploi si particulier, ce n'était qu'une question de temps. La voix de ma voisine me sortit de mes pensées et mon regard figé se porta alors de nouveau sur la lampe qu'elle désignait du doigt.

• "Huum, normalement celle-ci sont opérationnelles pour au moins cinq heures d'autonomie. Mais j'ai hérité de celle de mon collègue, aussi je ne sais pas exactement de combien de temps nous disposons...espérons qu'elle tienne le plus longtemps possible ! " répondis-je en la tapotant légèrement. Elle l'avais récupéré de Max qui avait assuré la ronde précédente. Il s'en servait généralement avec parcimonie mais le fait est que je ne sais pas depuis combien de temps il n'avait en sa possession. La jeune femme posa son front entre ses bras. De nouveau le silence.
Je faisais tourner négligemment mon téléphone entre mes doigts, plus pour m'occuper qu'autre chose. Des numéros n'allaient pas apparaître par magie et même si je voulais m'abstenir de composer les numéros d'urgence au cas-où, précisément, une urgence plus urgente que notre urgence devait avoir lieu. Je réfléchis un moment à la phrase que je venais de me dire inconsciemment et mettais ça sur le coup de la fatigue. La joggeuse, quant à elle, sembla soudainement habitée par une énergie nouvelle.

Elle tapa avec frénésie sur son smartphone en se faisant la conversation à elle-même. Puis elle se leva et fit les cent-pas dans le cagibi. Elle semblait avoir quelqu'un à appeler et qui potentiellement, serait à-même de nous sortir de là. Mais il semblait que nos problèmes n'étaient pas encore assez importants, un autre vint s'ajouter : le manque de réseau. Autant celui-ci commençait à couvrir une bonne partie de l'île maintenant, mais la technologie étant ce qu'elle était, il n'était pas encore possible de disposer d'ondes conséquentes derrière ces lourdes portes d'acier triple épaisseur. Elle testa d'ailleurs plusieurs endroits, sans pourtant trouver son bonheur...et se mit de ce fait à invectiver grossièrement son téléphone. Elle se rapprocha alors pour vérifier l'état de mon propre appareil.

• "Non, ce n'est pas plus convainquant..." fis-je en montrant mon écran qui oscillait entre une seule et unique barre et la croix d'absence de réseau. Je ne m'étais pas attendu à des prouesses venant d'une antiquité comme mon téléphone de service. Il était conçu pour résister aux chocs, aux chutes diverses et peut-être à l'eau. Mais à part ça, il n'avait pas vraiment d'autre atout.

Elle réessaya encore, et encore en captant suffisamment longtemps cette fois pour parvenir à laisser un message assez...personnel. Je fis mine de ne rien avoir entendu et priais intérieurement pour que ce cher Roan 'sorte ses miches'. Puis je réalisais qu'il s'agissait en fait du même Roan que j'entraînais depuis quelques temps maintenant. Je compris alors, en repensant à notre entrevue du matin, ce qu'elle voulait dire par là et m'autorisais un sourire. C'était de circonstances. Pauvre Jones, il devait dormir à poings fermés après la séance poussée d'aïkido que je lui avais proposé ! Ma voisine rappela une nouvelle fois et m'indiqua qu'elle espérait ainsi le réveiller pour de bon.

• "Réessayez une fois encore. Malheureusement, je sais que Monsieur Jones n'a pas le réveil facile." Il n'était encore jamais  arrivé en retard à l'un de nos entraînements, mais cela dit...jamais en avance non plus. Il faut dire qu'au vu des températures extrêmement chaudes à cette période de l'année, il était préférable de commencer le plus tôt possible. Généralement avant que le soleil ne se soit définitivement levé, afin d'éviter tout malaise lié à l'effort.
La jeune femme se présenta, stoppa ses appels qui n'avaient pas aboutis. "Vous avez raison, Johanna. Moi c'est Ingrid. Ingrid Powell" annonçais-je en montrant inutilement l'écusson sur ma veste. Je la questionnais en retour au bout d'un moment : "Vous êtes sur l'île depuis longtemps ?"
Je l'avais déjà vu c'était certain. Mais où...?

HRP: Pardon pour mon délai de réponse, je suis désolée é_è - Du coup, je me suis lâchée ! Pas de problème pour le passage au 'je' : tu prêches une convaincue haha.
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Lun 5 Mar - 0:44
INGRID & JOHANNA
Captives du noir
Je hochais la tête à la réponse de l’inconnue. « Espérons. » Avais-je simplement répété en hochant toujours la tête avant de l’appuyer contre la paroi de l’ascenseur. C’est l’observant que j’ai l’illumination. Je peste intérieurement pour ne pas y avoir pensé directement. Après tout ce n’était pas comme si mon meilleur ami était électricien et qu’il faisait partie de ceux qui géraient les réseaux ! Peut-être parce que pour une fois… ma petite sortie nocturne n’était pas à cause de lui. Je m’en veux aussitôt de penser ainsi. Il n’y était pour rien le pauvre… Il vivait simplement sa vie sans rien savoir. Comment le pourrait-il de toute façon. J’allais dans mes contacts rapides pour trouver le nom de Roan, portant le téléphone à mon oreille, mais la tonalité me mettait la puce à l’oreille et effectivement. Il n’y avait pas vraiment de réseau. Je demande alors à la brune si elle a plus de succès que moi avec le sien. Mais la réponse ce fait négative. Dans un dernier espoir je tente alors de lever le bras pour mettre le téléphone le plus haut possible voir si en hauteur c’est mieux. Je me jure alors de ne plus jamais me moquer des gens qui font cela dans les films. Je dois renouveler l’appel plusieurs fois avant d’avoir suffisamment de tonalité pour attendre le répondeur du brun qui doit dormir confortablement dans le fond de son lit.

« Réessayez une fois encore. Malheureusement, je sais que Monsieur Jones n'a pas le réveil facile. » Lorsqu’elle dit cela, je la regarde aussitôt, la foudroyant sans vraiment m’en rendre compte. Comment peut-elle savoir cela ? Est-elle l’une de ses conquêtes ? J’analyse rapidement. Elle l’a appelé par son nom de famille, c’est donc qu’elle y met une certaine distance, en toute logique. « Ça dépend pour quoi. Car pour vous balancer un sceau d’eau en pleine figure, il sait être le premier débout. » Je repense à ce réveille forcé à coup d’eau froide auquel j’avais eu le droit. Une chance que les températures de l’île, même humide, faisait rapidement sécher canapé et matelas ! Je ressentais ce besoin de me justifier, d’asseoir le fait que je le connaissais surement plus qu’elle. Peu importe comment elle le connaissait. J’inspirais profondément, cherchant à penser à autres choses. Il ne fallait pas que je pense à ce genre de choses. J’avais suffisamment morflé ce soir avec mon père pour me prendre la tête à savoir s’il s’était tapé celle-ci aussi ou non… J’arrêtais mes appels, résignée. Je recommencerais un peu plus tard, j’avais encore plus de la moitié de ma batterie. Alors peut-être que j’arriverais à le joindre avant la première prise de poste au petit matin. « Enchanté Ingrid. » Je penchais un peu la tête pour voir l’écusson sur sa veste que je n’avais pas vu jusque-là. Au moins, je n’avais pas de soucis à me faire sur ma sécurité, j’étais surement entre de bonnes mains. Je reste debout, appuyant l’arrière de mon crâne ainsi que mon dos contre la paroi de notre prison de métal, baissant le regard pour continuer de voir son visage. « Une bonne année. Je suis arrivée aout 2011. Claire a attendu que j’obtienne mon diplôme pour m’embaucher. » Je lève de nouveau le poignet et la main contenant mon téléphone et j’appuie sur la touche rappel tout en bloquant mon bras le plus haut possible. Mes yeux eux, ne quittent pas Ingrid, la conversation qui m’intéresse vraiment. Enfin, dès l’instant où j’oublie le fait qu’elle peut être l’un des coups d’un soir de mon meilleur ami… « Et je ne sait pas vous, mais personnellement, cette île est surement ce qu’il est arrivé de mieux dans ma vie. » Je ne remercierais jamais assez Claire pour ce qu’elle a fait pour moi. De croire en moi comme elle l’avait fait. Elle avait bien été la première ! Bon, la deuxième avec ma mère. « Et pour vous ? Combien de temps ? »

L’appel n’avait encore une fois pas abouti. Et à force de concentration sur la brune elle avait gardé son bras en l’air, appuyé contre la paroi à présent. Mais n’avais pas renouvelé l’appel. « Ça vous dérange si l’on se tutoie ? J’ai l’impression de prendre 20 ans chaque fois que l’on me vouvoie. Et puis tout comme les présentations, si on est bloqué ensemble pour le reste de la nuit, autant briser la glace. » Un demi-sourire étire mes lèvres alors que je bouge un peu, changeant de jambe d’appui à cause des fourmis qui commencent à monter dans mes muscles. « Ah tout hasard, tu n’as pas un jeu de carte en plus de ta lampe torche là-dedans ? » D’un geste du menton, je désigne son sac. « T’as un je ne sais quoi de Mary Poppins. Alors peut-être que t’as de quoi passer le temps dans ton sac magique ! » Nouveau sourire. J’imagine maintenant la brune chanter et danser sur Supercalifragilisticexpialidocious !

     
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Dim 11 Mar - 17:26

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
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Johanna Dearing & Ingrid Powell

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Instinctivement, je haussais légèrement les sourcils, ne pouvant cacher mon étonnement. Dès lors que j'eus légèrement abordé mes déboires avec Roan Jones, je venais -sans en connaître la raison- de m'attirer le courroux de Johanna. Avais-je dit quelque chose de mal, d'inconvenant ? Après tout, nous ne faisons que décocher nos poings respectifs dans la figure. Avec plus ou moins d'ardeur, d'ailleurs. Cependant, je ne posais pas de questions, je ne relevais pas. Rien.
En revanche, j'imaginais tout à faire l'électricien s'adonner au lancé de sceau d'eau. J'aurai dû me douter qu'il avait ce côté plaisantin, bien que lors de nos séances d'entraînement ce n'est pas cela que j'attendais de lui. Il n'avait d'ailleurs pas intérêt à tenter quoique ce soit de ce genre-là et il en était bien conscient. Il faut dire que je n'ai pas vraiment un sens de l'humour aiguisé, je dois bien l'avouer.

Son bras retomba sur ses genoux, signe que c'était là sa dernière tentative de contacter Jones. Entre nous, je ne vois pas ce que j'aurai pu apporter de plus à la situation. Les messages de Johanna étaient on ne peut plus clair et je me disais que s'il ne lui répondait pas à elle, ce ne serait certainement pas la vieille vétérante que je suis qui allait lui faire prendre son portable. Je n'arrivais déjà pas toujours à le joindre, en plein jour alors là...

Je sentais la paroi métallique rigidifier mes muscles, signe qu'il était temps pour moi de changer de position afin d'éviter les crampes. Cependant, je ne le fis que très légèrement, optant pour une pose en semi-tailleur mais toujours résolument assise. C'était de ce fait, étrange de devoir regarder Johanna du dessous, mais étant donné que j'avais perdu le compte des heures, je n'avais plus le courage de rester en statique à la verticale. C'est de cette manière que nous poursuivîmes notre conversation. La jeune fille était sur l'île depuis une petite année soit, quelques mois de plus que moi. Si elle était fraîchement diplômée, elle devait outrageusement frôler la vingtaine à peine. Si jeune et déjà seule à l'aventure ? Mais à quoi pensaient donc ses parents ? Si j'avais eu le bonheur d'avoir une fille, jamais je ne l'aurai autorisé à risquer sa vie de la sorte. Enfin, j'imagine que je parle comme ça parce que les circonstances ont fait que jamais je n'ai été confrontée à ce genre de décisions...et je ne le serai jamais. Je serrais brièvement les dents avant de raccrocher à son discours et d'enlever l'air nostalgique qui s'était peint petit à petit sur mes traits. Elle me confiait alors que c'était l'une des plus belles choses qui lui soit arrivé que d'être ici, et je ne pouvais qu'être contente qu'elle le prenne ainsi. Et pour vous ? Combien de temps ?

Je pris quelques secondes avant de lui répondre, réalisant par la même occasion qu'il s'était écoulé déjà un long moment depuis que j'avais posé le pied sur l'île pour la première fois. L'intégration s'était faite progressivement, sans que je ne m'en rende vraiment compte et c'est sans doute pour ça que j'avais perdu la notion des jours. Peut-être aussi parce que sur Isla Nublar, tout n'était que surprise et que la monotonie n'existe pas, du moins, pas dans mon service. J'observais mon reflet dans la porte métallique en face de moi et répondis d'une vois monodique :
• "Demain, ça fera huit mois. Déjà..." Je reportais mon attention sur elle qui avait désormais le bras en l'air, et le pouce sur la touche verte de son téléphone. Pas de réponse cette fois encore... Je me rendais compte que j'avais dépassé le stade du soulagement ou de l'espérance. J'attends que quelque chose vienne améliorer notre condition, c'est tout.

Brusquement, elle me proposa de se tutoyer, prétextant qu'elle venait de prendre le double de son âge...bien que je ne sais pas exactement combien ça lui fait. Et je ne lui demanderai pas, car si à l'inverse elle décide de le faire, je n'oserai lui répondre. Non pas que j'ai honte de mes quarante-trois ans, mais j'étais toujours mal à l'aise de savoir -d'après les registres- que j'étais la doyenne de l'île.
J'avais toujours tendance à être trop formelle, trop distante. Je m'étais toujours dit que c'était par nécessité, de part mon ancien travail, mais je me rendais compte depuis mon arrivée sur l'île, que c'était une distance derrière laquelle je me sentais protégée et qui m'était devenue habituelle. Mais elle m'avait l'air sympathique et contre tout attente, j'acceptais : • "Oui bien-sûr, tu as raison. Tu sais, à mon âge, ça n'a plus le même impact, je n'y fais plus vraiment attention..." fis-je en répondant à mon tour par l'un de mes rares sourires.
Elle désigna ensuite mon sac d'un signe de la main, et sa remarque me fit rire. J'avais peine à croire que les jeunes de maintenant jouaient encore aux cartes, mais Mary Poppins ? Je lui répondais en l'ouvrant en grand, évitant tout de même de le retourner pour ne pas abîmer le matériel du parc. • "Hélas, pas de jeu de carte ou de parapluie magique ici...Que des choses moyennement trépidantes de surveillance." Je commençais alors à énumérer en les sortant un par un : "La carte de l'île. Les jumelles. Le pass. Mon journal, à la limite tu peux t'essayer aux mots croisés si tu te sens d'attaque..." Je sortis également une pomme, de l'eau et mon colt personnel que je remis dans le sac après lui avoir montré brièvement. Un bien maigre butin de festivités. Je haussais alors les épaules, désolée de n'avoir rien de plus trépidant à lui proposer.
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Mar 20 Mar - 16:20
INGRID & JOHANNA
Captives du noir

C’est totalement ridicule et je m’en rends compte, un peu. Pas suffisamment, pourtant ça a quelques choses qui me dérange. Est-ce que je vais être ainsi chaque fois que je vais penser à Roan et lorsqu’il est dans les bras d’une de ses nombreuses jolies filles sur l’île ? Non parce qu’elle est peut-être plus âgée. Ingrid reste une jolie femme. Et je doute que cela soit un détail important dans les critères de sélection du brun. Alors peut-être que… Non ! Il faut que je pense à autre chose et que je me retire cette image de la tête. Si je commence comme ça, chaque femme que cette île portera, ce sera-là même chose et je vais me rendre la vie impossible. Parfait, elle change de sujet ! Lorsque je lui réponds, je suis sincère. Il faut dire que je mens rarement. Plutôt du genre franche et à réfléchir après avoir dit les choses, je m’en mords régulièrement les doigts avec les personnes qui ne sont pas vraiment habituées à la franchise, à moins que ce ne soit le côté brut de la chose. Car non, je ne me vois pas comme une pierre polie, à laquelle on aurait arrondie les angles pour la rendre moins coupante. Parfois j’essaie, mais souvent le naturel revient au galop. Lorsqu’elle parle que demain sera son moisnniversaire sur l’île, je récupère ma main tenant mon téléphone en l’air pour venir regarder l’heure qu’il est et la date. « Demain aujourd’hui ou demain demain ? » Je souriais un peu en la regardant à nouveau. « Parce que selon les points de vue, passé minuit nous sommes déjà demain, personnellement la journée ne passe pas au lendemain temps que je n’ai pas dormis. Ce qui est fort problématique lorsqu’il faut faire une nuit blanche. » C’était le genre de conneries qui pouvaient me décaler pendant une semaine entière … « Il parait que c’est comme dans un couple, passé le cap des sept mois, on fait partie des meubles. » Je hausse les épaules en repensant à mon propre cap des sept mois et cherchant mentalement qui avait bien pu me dire un truc pareil. Mais je n’arrivais plus à mettre de visage sur les paroles.

« T’as pas non plus l’air d’avoir l’âge d’être ma mère où alors tu fais vachement plus jeune que ton âge réel. Et puis il parait aussi que l’âge c’est dans la tête. » Je hausse un peu les épaules, nonchalante. Après tout, si on décide d’être vieux, on le devient forcément. Alors que vouloir rester jeune, c’est tout un état d’esprit. La preuve en est avec Jericho. Il a beau avoir quarante ans, il reste bel homme et surtout je n’ai eu aucun mal à m’entendre avec lui pour la simple et bonne raison qu’il aime s’amuse, déconner et qu’il ne passe pas son temps à prendre tout au sérieux. Certes sur cette île, c’est important de l’être. Mais il faut aussi savoir relâcher la pression et se laisser aller. Je soupire, mes yeux braqué sur le plafond. « J’crois que c’est comme le passage du mademoiselle au madame. Ça fou un coup et c’est là qu’on se rend compte qu’on vieillit. J’ai franchement pas hâte de passer cette tranche d’âge… » Avais-je dit dans un nouveau soupire, plus pour moi que pour Ingrid. Pas que je n’avais pas envie de vieillir, de prendre en maturité ou encore d’avoir plus de responsabilité. Mais je n’avais pas envie de passer ce stade où l’on passe de l’autre côté de sa vie. Celle où les gens attendent de vous que vous soyez sérieux et responsable tout le temps. Comme si passé un certain chiffre, on franchissait une ligne au sol pour ne plus jamais pouvoir remettre un pied de l’autre côté. J’avais l’impression que vieillir et devoir être plus sérieuse, ça aller être comme perdre une partie de moi…

L’image d’Ingrid chantant Mary Poppins se chassant enfin de mes pensées elle gâche tous mes espoirs en répondant par la négative. Elle penchait son sac pour m’en montrer son contenu et je me penchais à mon tour un peu en avant pour regarder chaque objet qu’elle énumérait. Je soupire finalement encore une fois en me redressant, venant reposer l’arrière de mon crâne contre la paroi de métal. Lasse d’être debout à attendre une réponse qui visiblement ne viendrait pas… Je me laissais glisser à nouveau pour venir m’asseoir en tailleur, toujours face à Ingrid. « Passe-moi ton journal ? » Demandais-je soudain curieuse. Pas que j’avais envie de faire des mots croisées à cette heure de la nuit, mais il fallait trouver de quoi nous occuper puisque nous n’avions pas de jeu de carte. « Ça te tente un jeu ? On trouve un mot au hasard dedans et on essaie de le relier à un souvenir, heureux de préférence on va éviter le coup de déprime dans nos deux mètres carrés disponible… où sinon t'invente un truc autour. » Je me penche jusqu’à venir poser mes coudes sur le sol. D’une main distraite je tourne les pages à la recherche d’un mot qui m’accroche. « Bim ! Là. » Je mets le doigt sur le mot et lui tourne le journal pour qu’elle puisse le lire. « Humm, j’ai commencé à fumer lorsque j’avais quatorze ans et uniquement pour faire chier mon père. D’ailleurs c’est à partir de là que j’ai aussi dû commencer à monter sur le toit d’la maison familiale pour fumer en douce de ma mère. Mais j’balançais les mégots sur la bagnole de mon paternel. » Je m’étais redressé, un large sourire en évoquant cette période de ma vie. Pour moi cela faisais partie de mes moments heureux étant donné que j’adorais faire chier mon vieux.

     
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Jeu 22 Mar - 16:14
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Mer 11 Avr - 2:36

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
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Johanna Dearing, Roan Jones & Ingrid Powell

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Sa remarque me fit sourire.
Malgré la situation désagréable où nous nous trouvions, elle parvenait à garder sa bonne humeur et son sens de l'humour et je lui tirais mon chapeau pour ça. Même si j'essayais de faire des efforts, ce n'était pas mon cas, mais je partais avec un désavantage puisqu'on me disait souvent que la notion d'humour m'étais de toute façon, inconnue. C'est vrai, je manquais un peu de tact pour ces choses-là.
Par ailleurs, je suis quelqu'un d'assez à-cheval sur les principes donc à l'inverse de la jeune femme, pour moi : minuit c'est minuit. Je ne pris pas la peine de regarder ma montre car je savais l'heure du crime passée depuis longtemps. Je pris une moue faussement embêtée, trahissant un fin sourire qui menaçait de poindre :
• "Il semblerait que ça soit le cas pour cette nuit alors...la fête peut commencer !" fis-je en appuyant deux fois sur le bouton de la lampe que je tenais toujours en mains, simulant un faux spot clignotant de boîte de nuit.

Je me retins de la corriger pour lui dire que la tradition commune était au cap des sept ans pour les couples. Et que ça ne marchait pas toujours. Même les plus vieux meubles, bien qu'ils soient d'une valeur inestimable, finissent un jour à la casse. Sans m'en rendre compte, je touchais mon alliance qui avait tourné sur mon doigt pour la remettre en place. Je redressais la tête, franchement étonnée lorsqu'elle me flatta indirectement sur mon âge.
Parce que, soyons honnêtes, j'avais potentiellement l'âge de sa mère. Je n'étais pas douée pour recevoir les compliments, j'avais toujours tendance à être mal à l'aise et à bafouiller légèrement. Pour le masquer, je toussotais légèrement, avant de répliquer :
• "Ah ça, c'est parce que nous sommes dans le noir, ma chère..." en prenant soin de ne pas rester sous le faisceau lumineux exprès. Je n’avais pas honte, il y avait un temps pour tout et j’avais eu droit à ce délai dont parlait Johanna autant que les autres. Et puis, je m'estimais plutôt heureuse de ne pas être de celles qui s'interdisaient des choses, une fois certaine limites dépassées. Mais elle avait raison, il y a les jeunes et ceux qui choisissent de le rester. Et sur cette île, on avait quand-même intérêt à raisonner ainsi. Pour notre sécurité.

Je vis bien sa déception lorsque j'eus vidé mon sac à dos. J'en étais désolée et je partageais sa lassitude. Dans un geste d'impuissance, je l'imitais lorsqu'elle appuya sa nuque sur le métal. Puis je posais la lampe en équilibre entre nous deux alors qu'elle prenait place en face de moi. Je lui tendis le journal comme elle me l'avais demandé. Les nouvelles n'étaient pas si bonnes que ça et je doute que ça lui fasse passer le temps bien longtemps. Quand je l'ai lu durant mon quart tout à l'heure, j'avais déjà trouvé ça ennuyant au possible ! Mais loin de s’intéresser aux infirmations pour elles-même, Johanna me proposa un jeu afin de faire passer le temps plus vite et sans doute de se connaître un peu mieux. Elle avait de la ressource la petite, c'était futé. J'aimais ça.
Elle commença, me racontant ses déboires d'adolescentes que je ponctuais d'un petit geste qui signifiait tout mon mécontentement d'adulte aguerrie. Evidemment je ne jugeais pas, je pouvais aisément me rendre compte que les relations entre son père et elle ne semblaient pas être au beau-fixes. Aussi, je n'osais poser de questions, de peur de plomber l'ambiance. Peut-être qu'elle ne voudrait de toute façon pas en parler ? C'était personnel et puis on se connaissait que depuis une heure, voire deux tout au plus. Et puis Powell, c'est pas tes affaires ! C'est fou comme, même après s'être reconvertie, on peut garder des résidus de déformation professionnelle.
• "Il y a des techniques bien meilleures pour dissimuler des preuves, tu sais ?" la taquinais-je, faisant allusion aux mégots sur le capot. Ah, la rébellion...
A mon tour, je pris le journal et commençais à l'étudier attentivement. Je fronçais légèrement les sourcils pour déchiffrer les petits caractères dans la quasi-pénombre. Puis...ah, voilà qui devrait faire l'affaire.

• "Voyons voir...
Dans le cadre de mon ancienne profession, j'ai dû me rendre quelques semaines au Brésil. J'avais pour objectif d'obtenir quelques informations complémentaires par rapport au dossier que j'avais en charge. En toute discrétion, bien entendu.  Mais mon portugais était tellement mauvais que mon accent m'a trahi dès le premier jour ! Toutefois, dans mon malheur, j'ai quand-même pu profiter d'une semaine de vacances au soleil : la compagnie aérienne dont je dépendait s'est mise en gréve, c'était tout à mon avantage !"

Plus je repensais à cette histoire (que j'avais vécu comme une véritable échec à l'époque!) et plus je me disais que mon portugais était terriblement bancal. Même moi, je ne me serai pas donné une chance !

{Puis je sursautais brusquement, manquant de faire tomber la lampe torche. Quelqu'un venait de frapper contre la cage d'ascenseur et j’entendais une voix rocailleuse. Je m'approchais de la paroi pour tenter de comprendre ce dont il retournait :

• "Z'avez d'mandé à être sauvées, et maintenant vla Roger ! Bougez pas mes p'tites dames..."

J'écarquillait les yeux et lançais un regard stupéfait à ma comparse alors qu'une série de coups visiblement plein d'entrain résonnaient du dehors. Sérieusement, était-il en train de défoncer la cage de l’ascenseur ?
• "Nous sommes là, merci de bien vouloir nous venir en aide !" fis-je d'une voix forte pour que ce Roger puis m'entendre.
Les coups s’arrêtèrent et...plus rien. Pendant de longues secondes ce fut le silence total, à croire que nous étions seules de nouveau.Pourquoi la situation n'avançait-elle pas ? Je fronçais les sourcils et je tapais du plat de la main sur la porte d'acier :
• "Etes-vous toujours là ? Que se passe-t-il ?"

C'est la voix moins enjouée que l'appariteur répondit après encore quelques secondes de blanc.
• "Ben c'est-il pas qu'ya un problème. Z'êtes coincées entre deux étages m'dame et j'va devoir faire des manip' pour vous sortir d'là..."

Je reçu la nouvelle péniblement. Moi qui pensais que la situation allait vite se décanter maintenant, voilà que la machine avait décidé de nous compliquer encore davantage la vie ! Une moue contrariée sur le visage, je laissais échapper un long soupir de frustration. La nuit était loin d'être terminée...
Je me tournais vers Johanna, toujours assise et à la mine quelque peu décomposée et hochais la tête avant de prendre les choses en main. Allez Powell, une nouvelle intervention pour toi et ceci est une astreinte particulière. C'était au final plus ou moins rattaché à mes fonctions, que j'étais de ce fait amenée à justifier. Et d'un naturel entreprenant, ce n'était pas dans mes habitudes de laisser des situations comme celles-ci sans directives. Alors je répliquais à l'homme qui n'avait pas l'air très futé :

• "Ecoutez-moi, Roger. Il va falloir nous coordonner car en la conjoncture actuelle je ne vois pas d'autre solution que celle de sortir par le toit de l'ascenseur et de nous tracter jusqu'à vous."

Je doutais qu'il ait compris le sens de l'ensemble de mes paroles mais avec ce genre d'agent, il suffisait de leur dicter clairement et simplement les choses à faire et tout se passait généralement bien. Je serrais les dents. Cela n'allait pas être chose aisée, d'autant plus que je ne l'avais encore jamais pratiquée. En remontant mes manches pour commencer la manœuvre, j'attendis la réaction de ma jeune collègue. }
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Mer 23 Mai - 17:53
INGRID & JOHANNA
Captives du noir

Le faisceau de lumière clignotait le temps de deux à-coups et je me mise à rire de bon cœur. De voir cette femme aussi fermer déclarer que la fête pouvait commencer en actionnant sa lampe torche avait quelque chose d’horripilant. Je ne me moque pas d’elle, loin de là. Mes d’extérieur, elle ne donne pas l’impression d’être le genre de femme qui s’amuse jusqu’au bout de la nuit. Avec les boules à facettes, peut-être … Les goûts et les couleurs ! Je serrerais pourtant les points devant moi et je me trémoussais un peu, sur place en remuant surtout le haut du corps. Pour donner l’impression que j’étais en train de m’amuser sur le dance floor !

La question de l’âge pour une femme était toujours un terrain où il fallait faire attention où l’on pose les pieds. Enfin c’était quelque chose de connu, mais loin d’être véridique pour toutes les femmes. Moi par exemple, je n’avais aucuns soucis avec mon âge. Peut-être que c’était dû justement au fait que j’étais encore jeune, mais après tout, nous avions l’âge que nous avions, alors pourquoi mentir ou être susceptible vis-à-vis de lui ? C’était une chose qu’il m’était difficile de comprendre.Pourtant cette femme n’avait pas l’air si vieille que cela, puisqu’à mon sens elle n’avait même pas l’âge d’être ma mère. J’aurais donc pu ajouter quelque chose au fait qu’elle soit persuadée que je dise cela pour l’unique raison du noir et qu’ainsi je voyais mal ses traits.Pourtant j’avais une bonne vue, même si loin d’être celle d’un chat. J’aurais aussi pu lui dire que nous verrions cela un autre jour en plein jour. Mais il ne m’avait pas semblé croiser cette femme avant ce soir, qu’est-ce qui me certifiait que j’allais la revoir après cette nuit ? Pas grand-chose malheureusement, même si pourtant, nous étions sur une île et que les visages s’apprenaient assez vite.

Puisqu’elle n’avait même pas un jeu de carte dans son sac, il fallait bien trouver un autre moyen pour passer le temps, en attendant d’avoir des nouvelles de quelqu’un, que ce soit Roan, ou un autre technicien… C’est de cette façon que m’était venu l’idée de piocher un mot au hasard dans une lecture et d’en faire découler un souvenir, qu’il soit heureux ou non. Le but dans le fond était de partager quelque chose, peut-être que ce petit jeu allait pouvoir découler sur une conversation intéressante entre elle et moi ? Pas que notre conversation actuelle ne l’était pas, mais j’avais surtout dans l’idée, l’espoir de nous faire oublier l’attente. Le lui racontait alors le souvenir lier à la cigarette que le mot avait fait naître dans mon crâne. Je rigolais à la réponse de la brune. « Je cherchais pas vraiment à la dissimuler tu sais… tout était bon pour le faire chier. » Et c’était encore le cas aujourd’hui. Peut-être même plus que jamais, maintenant que je ne lui devais plus rien, que je ne vivais plus sous son toit et que j’étais indépendante financièrement. C’était à son tour et je l’écoutais attentivement. Je venais même m’asseoir en tailleur, les coudes sur les genoux et je soutenais mon menton de mes deux mains jointent. Si j’étais concentré et sérieuse au début, un sourire avait fini par pointer sur mes lèvres en comprenant que son histoire palpitante dont elle n’en disait pas assez à mon gout, prenait une tournure inattendue et une super opportunité pour elle ! « J’adorerais voir le B… » Je sursautais en même temps qu’Ingrid alors que nous venions d’entendre des coups contre la porte de l’ascenseur. J’observais alors Ingrid collait son oreille contre la paroi pour écouter ce qu’il se passait. J’entendais alors une voix au loin, très loin. Ingrid écarquillait les yeux en se tournant vers moi.Personnellement je fronçais les sourcils n’ayant pas bien compris ce qu’il avait été dit. J’allais demander à la brune si elle avait compris quand elle s’était mise à lui répondre. Aussitôt qu’elle avait répondu, les coups avaient cessé et je continuais de froncer les sourcils, m’étant levé entre temps comme si être de nouveau debout aller faire avancer les choses plus vite. Nous avions parfois des réflexes ridicules…

Le sentiment de soulagement avait très vite disparut puisque nous étions toujours dans le flou, en ne sachant pas ce qu’il se passer là, dehors ! Ingrid répondais à mon impatience en frappant contre la paroi, la faisant résonner de l’intérieur. Le bruit était beaucoup plus dérangeant, ce qui laissait présager que l’homme qui nous venait en aide, n’était peut-être pas si près de nous, que ce que j’avais pu croire de premier abord ! Je m’asseyais de nouveau ; l’espoir s’étant totalement envolé lorsque cette fois j’avais compris un peu plus clairement la voix du technicien nous informant que nous étions bloquées entre deux étages. Après un soupire et un regard vers moi, Ingrid avait finalement repris la parole pour donner des directives à ce Roger. Sortir par le toit ? J’écarquillais à présent les yeux. J’étais une ex championne d’escalade, ce genre de choses ne me faisais pas peur, mais la question qui me venait aussitôt était surtout de savoir a quel étage nous étions et savoir s’il y avait un risque pour que la cabine lâche sous nous, avec le poids au-dessus au lieu de dedans ? Bien que dans le fond s’était ridicule… Puisque le poids restait le même. Peu important qu’il se trouve sur le toit ou dedans. Mais la suite des événements sonnés comme un brin d’aventure et j’adorais cela ! Je me dressais sur mes jambes en voyant le regarde de la femme sur moi, tandis qu’elle remontait ses manches. « T’as déjà fait ça ? » Demandais-je en voyant son air déterminé. Si elle me répondait oui, très clairement cette femme allait devenir mon modèle pour le reste de ma vie !

« D’accord ma p’tite dame, mais va falloir attendre que j’vous décoince à un autre étage, pour vous ouvrir les portes. » Je soupirais, très clairement il n’avait pas compris ce qu’Ingrid lui avait dit… Je fermais alors ma veste a zip jusqu’en haut. Jefixais mon téléphone et me disais que de le laisser dans ma poche kangourou avec les mouvements de grimpe, c’était un risque qu’il retombe dans la cabine. « J’peux le laisser dans ton sac ? Avec la poisse de ce soir c’est un risque qu’il tombe pendant qu’on grimpe là-haut … » Demandais-je en lui montrant mon téléphone après qu’elle ait réexpliquer à Roger. « Tu es à l’aise à la grimpe ? » Demandais-je en gardant en direction de la petite trappe menant au toit. « Je suis une ex-championne d’escalade, si tu veux j’peux porter le sac, ça sera plus facile sans. » Pas que je doutais de ses compétences, mais c’est elle qui avait dit qu’elle avait l’âge d’être ma mère, alors peut-être que …
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Sam 16 Juin - 1:00

• Quelques mois après l'arrivée d'Ingrid •
Captives du noir
Johanna Dearing & Ingrid Powell

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Dès lors que j'eus énoncé le plan d'attaque pour sortir de cette prison d'acier, Johanna se releva d'un bon comme si elle avait toujours attendu un signal comme celui-ci. Alors que je retroussais mes manches afin d'entamer la manœuvre, elle me demanda si j'avais déjà été amenée à faire des choses comme celle-là. Je levais les sourcils en sa direction, essayant de deviner si c'était simplement de la curiosité ou si c'était une question instinctive de survie. Pourtant, elle n'avais pas l'air inquiète, ou du moins ce n'était pas détectable.
Je levais les yeux vers la dalle amovible en calculant silencieusement comment procéder pour la déplacer sans encombre, puis les yeux toujours rivés vers le haut, je répondis :

• "Non pas exactement, c'était un tout autre cas de figure. Mais tout aussi humm...intéressant."

A cet instant, je me revoyais au croisement de Madison-Avenue, à escalader l'escalier de secours pour rattraper un fugitif. Le bougre m'avait tenu en haleine tout du long et s'il ne s'était pas retrouvé coincé sur le toit, sans espoir de sortie, j'aurai certainement essuyé un échec. En y pensant, mon métier ici était parfois similaire : sauf que les spécimens que je poursuis maintenant sont plutôt du genre écailleux. Dans un sens c'était réconfortant.

« D’accord ma p’tite dame, mais va falloir attendre que j’vous décoince à un autre étage, pour vous ouvrir les portes. »
Sans pouvoir me retenir, j'enfouis ma tête dans la paume de ma main en hochant négativement. Je soufflais avec force. Cet homme était encore moins futé que ce que je croyais, et je pensais impossible de pouvoir s'enfoncer encore davantage. De toute l'équipe en place, nous avions sans aucun doute hérité du pire énergumène. Secrètement, j'espérais qu'il soit au moins compétent, et que cela compenserait son attitude de benêt.
Je ne pris pas la peine de répondre, du moins pas de suite car il n'y avait que peu de chance qu'il ait un éclair de génie dans cette situation. En plus, avec la cage qui nous séparait c'était d'autant plus difficile.
Mais j'avais échafaudé un plan d'action et c'est donc avec précaution que je me hissais vers le haut en posant le pied sur la rampe qui servait habituellement d'accoudoir. Je manquais cruellement de prises, aussi je restais collée contre la vitre lisse quelques secondes, cherchant une quelconque interstice du bout des doigts. J'étais concentrée, j'évitais donc de regarder Johanna et je me mis à fixer la petite trappe, jaugeant de la distance. Je laissais encore passer quelques secondes avant de daigner me lancer : il m'était pas possible de prendre de l'élan dans un espace si restreint et je misais donc à 100% sur ma carrure pour atteindre la poignée. Certes ce n'était pas bien impressionnant, je suis plutôt du genre 'fil à linge' mais je profiterai largement de mon mètre soixante-douze, c'était certain !
Alors quand le moment fut venu, je me tendis au maximum et parvins à attraper in-extremis la fameuse trappe, avant de me laisser tomber de nouveau au sol pour la tirer avec moi. Sous le poids, celle-ci s'ouvrit dans un grincement et sur...l'obscurité. Voilà qui n'allait décidément pas être simple !

• "Roger. Oubliez votre idée, nous allons vous rejoindre depuis notre position actuelle. Nous sortirons par le haut de la cage d'ascenseur. Prévoyez juste de quoi nous soutenir!" criais-je par le trou noir, mes mains en porte-voix. J'attendis quelques instants, une réaction de l'extérieur et me tournais finalement vers ma collègue d'infortune.

• "Bien-sûr, tu peux le mettre dans la pochette intérieure pour pas qu'il ne voyage dans le sac." fis-je en ouvrant la fermeture-éclair. On avait tellement eu de mal à nous en servir et à trouver du réseau, qu'il serait dommage de le fracasser sur plusieurs étages !

J'esquissais un sourire lorsqu'elle me dit qu'elle avait été championne de la catégorie. Je ne pouvais espérer meilleure alliée dans ces circonstances ! Je lui tendis alors le sac afin qu'elle le porte sur son dos. J'avais des bases en escalades, j'avais fait quelques formations : en salle et une seule fois sur roche mais j'étais sans doute bien loin d'avoir son niveau. Je lui montrait l'ouverture d'un large mouvement du bras :

• "Un champion passe toujours devant, c'est la règle ! Je t'avoue qu'avec une surface aussi lisse que celle-ci, je me sentirais plus à l'aise si je pouvais suivre tes prises..." Je me baissais pour récupérer la lampe. "Mais comme j'ai horreur d'être inutile, je vais au moins nous assurer d'y voir clair !" "Honnêtement, je ne pense pas que ce Roger y ait pensé" terminais-je pour moi-même.

Une nouvelle fois, je regardais la petite trappe ouverte : grand Dieu, heureusement que je continuais à m'entretenir et à parfaire ma condition physique. Autrement, il m'aurait été difficile de passer par-là sans  laisser quelques calories dans la bataille !

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