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Jurassic World Renaissance a ouvert ses portes le 28/09/2016
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C'est grâce à l'absence qu'on remarque l'importance de la présence

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Sam 23 Déc - 23:20
grâce à l'absence
Elle s’était sortie du vide pour se perdre dans le néant. Tel un fantôme, un ectoplasme, sans essence propre, elle se dirigeait vers sa chambre. Elle n’avait que peu écouté l’hôtelier quand il lui avait indiqué le numéro ; tout ce qu’elle avait été capable de retenir, c’était qu’ils ne l’avaient pas fait déménager. Elle n’était vraisemblablement pas partie suffisamment longtemps pour que le Parc réussisse à lui trouver un remplaçant.
Et pourtant, un mois, c’était long. Bien trop long quand, tel la brune espagnole, on le passait à tenter de faire une piètre introspective sur soi-même. Toutes ses réflexions n’avaient menées qu’à des impasses. La jeune femme semblait avoir perdu toute confiance en soi, elle n’avait été que l’ombre d’elle-même pendant ces longues semaines, ces longs jours. Rarement de sortie, encore plus rarement loquace, elle n’avait jamais réussi à mentir suffisamment sur son état pour rassurer sa mère.

Pourtant, l’espoir semblait être permis. Ses prunelles noisette semblaient reprendre vie depuis son atterrissage sur l’île. Situation assez comique par ailleurs, vu qu’un an auparavant elle la craignait comme la peste. Mais il semblait que Kiwi avait mûri. En tous cas, en ce qui concernait son jugement sur cette île hostile.
Car ses récentes épreuves ne l’avaient pas forgée tant elles l’avaient anéantie. Toucher son rêve du doigt, être trompée à nouveau… et tromper. Pour la première fois de sa vie, l’espagnole avait été lâche, menteuse. Elle s’était menti à elle-même en estimant qu’elle quittait le Parc pour une bonne raison.

Elle avait abusé de la confiance de Jeremy. Et elle s’était voilé la face quand elle avait songé qu’une lettre et un mot d’adieu suffiraient à l’oublier. Dieu, comme elle s’était trompé. Durant sa longue réflexion sur elle-même, elle avait trouvé un rocher auquel toujours se rattraper. Sans grande surprise, ç’avait été le scientifique américain. Même si, à l’heure actuelle, elle doutait que ce dernier soit ravi à l’idée d’être comparé à un simple amas de minéraux…
Pour tromper le temps, la jeune femme passa les premières minutes dans sa non-nouvelle chambre à prendre une douche, pour se débarrasser de l’odeur de l’avion qui lui collait à la peau. Un pull en laine trop grand et un jean lui permirent de rester au chaud. Ironiquement au vu du climat tropical de l’île, la demoiselle avait froid. Mais elle était suffisamment lucide pour savoir que son corps tentait de trouver toutes les excuses possibles pour la retarder. Pour la faire rester plus que nécessaire dans cette chambre où elle était protégée du monde extérieur.

Prise d’un excès de courage qui ne lui ressemblait décidément pas, la brunette sortit de son appartement, oubliant au passage la clé à l’intérieur. Mais, toute obnubilée par la frayeur froide qui l’habitait, elle n’eut pas vraiment la tête à s’en préoccuper. D’un pas rompu autant par l’habitude que la fausse détermination dont elle faisait preuve, elle monta à l’étage supérieur, et s’arrêta devant une porte qu’il aurait fallu carrément enlever pour qu’elle puisse un jour l’oublier.
Son précédent courage s’évanouit dès que ses pieds ne furent plus en mouvement. Et sa détermination en fit autant. Interdite, quasi-immobile, elle trouva néanmoins la force de… reculer. Pleine de doutes, de questions, auxquelles elle n’avait aucun soupçon de réponse.

Voudrait-il la voir ? Serait-il heureux ? Enervé ? L’avait-il oubliée ? Vivait-il au moins toujours ici ? Dans le brouillard le plus total, elle ne se rendit presque pas compte qu’elle avait frappé timidement à la porte. Après quelques secondes d’un silence pesant, qu’elle ne sut pas comment interpréter - absence ou indifférence ? - l’espagnole se permit un léger « Jeremy ? » qui avait pour but inavouable de l’annoncer. A moins qu’il ait oublié jusqu’au son de sa voix, ce qui aurait tout à fait pardonnable vu ce qu’elle lui avait infligé. Vu ce qu’elle leur avait infligé.

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Mar 26 Déc - 16:45




Il mit l'eau à bouillir, le regard aussi vitreux que la fenêtre de sa chambre d'hôtel derrière ses verres de lunettes. Le temps avait continué de passer, inlassablement. Pourtant, les jours étaient tous pareils et n'avaient plus aucune saveur. Oui, il avait reprit le travail, oui, il avait un peu récupéré de son coeur pourtant toujours en miette depuis le départ de sa bien-aimée Kiwi. Ivy avait su se montrer présente et patiente et le fait d'être désormais la seule à lui donner un peu d'attention l'avait aidé à quitter un peu le gouffre dans lequel il avait sombré. Mais pas totalement. Elle avait ramassé les débris de son coeur à la pelle et la balayette, mais rien n'avait pu les réparer et Jeremy n'avait pu se résoudre à les jeter à la poubelle. Il ne le pourrait sans doute jamais. Alors allait-il continuer à ronger son frein comme une âme en peine ? Cela commençait à faire long. On y voyait les cernes sous ses yeux et son teint encore plus blafard que d'ordinaire. Son moral creusait le sol avec une pelle rouillée et il n'éprouvait plus de plaisir à faire son travail qu'il aimait tant. Il l'avait reprit grâce au soutien d'Ivy uniquement. Et les autres scientifiques du labo, ceux qui avaient toujours eu plaisir à le blâmer et à l'humilier, s'en donnait à coeur joie depuis son retour. Le seul avantage, c'était que Jeremy était bien trop morose pour y prêter attention.

Immobile devant ses plaques de cuissons sur lesquelles était posée la bouilloire, le jeune homme ne fut sortit de ses sinistres pensées que par le sifflement de celle-ci. Il agrippa la anse et se servit un thé sans plus de conviction. Puisqu'il avait reprit le travail, il ne traînait plus jour et nuit en robe de chambre comme au début de sa dépression. Il avait récupéré son niveau du côté de ça, bien que cela contrastait atrocement avec la mine de mort vivant qu'il se traînait en échange. Il bu une gorgée. C'était du Ceylan. L'eau chaude lui brûlait la gorge. Mais il semblerait que toute douleur physique était incomparable aux psychologiques. C'était sa première peine d'amour de toute sa vie. Il ne pensait jamais le connaître, ce sentiment qui brisait tant de gens. Pourtant les autres avaient toujours l'air de mieux s'en sortir que lui. C'était le fait qu'il n'avait pas l'habitude de ce genre de sentiment, de relation. L'amour. Il avait toujours cru que ce bonheur lui serait à jamais refusé. Mais il se pourrait bien que ce soit effectivement le cas, car sitôt offert, il avait disparu, le laissant qu'un poignard dans sa poitrine.

Il bu à nouveau. L'arôme du Ceylan ne lui fit rien. Oui des jours et des jours étaient passés. Pourtant il ne parvenait pas à s'en remettre. C'était comme si elle était morte à ses yeux. Disparue. Partie. Plus encore que cela, c'était un choix de sa part à elle. Ce qu'elle avait trouvé à l'extérieur en avait-il vraiment valu le coup de l'abandonner en retour ? C'était ainsi qu'elle le voyait lui ? Une vie à délaissé si on trouvait mieux ailleurs ? L'amour n'était-il pas source d'engagement ? Une confiance mutuelle ? Une fidélité à toute épreuve ? Jeremy soupira. Qu'espérait-il ? Il ne savait strictement rien de l'amour. Pourquoi se poser pareilles questions ? L'amour n'était visiblement rien de tout ça. Et il ne savait toujours pas, finalement ce que c'était. Il pensait l'avoir appris avec Kiwi. Aurait-il eu tort ? Il avait trop espérer ? N'avait-il finalement pas le droit d'aimer ou d'être aimé ? Voici ainsi le genre de pensées, le genre de question qui l'assaillait jour et nuit.

Debout dans ce coin cuisine aménagé, tasse fumante en main, il n'était qu'une coquille vide dont l'âme s'était tout bonnement éteinte. Il ne lui aurait fallu que quelques secondes pour cela. Le temps que les yeux du scientifique ne parcoure ce petit mot qui lui avait été destiné. Se faisant, il avait senti son monde s'effondrer inéluctablement. Kiwi était la détentrice de sa vie. Le fil conducteur de son existence. Autrefois, Jeremy n'avait pas eu besoin d'elle pour faire briller la lueur dans son regard. Mais il avait goûté à l'amour et telle une drogue, son manque l'avait plongé dans les ténèbres. Jamais plus il ne pourrait retrouver seul cette petite lueur. D'un geste lent, il redressa ses lunettes sur son nez, posant la tasse sur le rebord du meuble mais la gardant bien au chaud au creux de sa main.

Tout à coup, il entendit frapper à sa porte. Il ne réagit pas vraiment. Son visage se tourna à peine vers le salon qui donnait sur la porte d'entrée, mais il ignora bien vite ce qu'il venait d'entendre. C'est alors qu'une fois apparu de l'autre côté de la porte, prononçant son prénom. Jeremy mit à nouveau un peu de temps pour réagir. Immobile encore pendant une ou deux secondes un peu près, ses yeux s'écarquillèrent doucement derrière ses lunettes. Cette voix...Il pivota son visage vers la porte de l'autre côté de la pièce. Non, ce n'était tout simplement pas possible. Son esprit devait sans aucun doute lui jouer des tours. Avec la fatigue et tout le reste, ça ne serait pas étonnant et même lui se demandait quand est-ce qu'il se mettrait à entendre des voix, croyant au retour de Kiwi. Non, c'était probablement Ivy qui venait de l'appeler et que lui avait sûrement mal entendu. Mais si c'était bel et bien Ivy, elle n'allait sûrement pas le lâcher d'aussitôt. Il soupira et abandonna sa tasse avant de s'avancer sans se presser vers la porte.

Il l'ouvrit et ce qu'il vit le figea sur place et lui coupa le souffle alors qu'il étouffa une exclamation comme s'il venait d'apercevoir un fantôme. Serait-ce finalement ses yeux qui se mirent à défaillir à leur tour ? Ou bien son cerveau de génie commencerait enfin à lui faire voir tout ce qu'il désirait voir, quitte à lui offrir mille et une illusion ? Si tel était le cas, alors l'illusion était parfaite. C'était bien cette soyeuse chevelure qui pensait autour de son cou, encadrant son doux visage et son regard pétillant. Il en redécouvrit ses lèvres pulpeuse, les traits de sa silhouette, sa petite taille et sa peau délicate. Il s'écoula un temps incalculable sous un silence étrange durant lequel le jeune scientifique restait ainsi avec sa porte ouverte devant elle. Au bout d'un moment, il se rendit compte que l'hallucination ne disparaissait pas. Voilà ce qui le mit sur la voie et le poussa à réagir. D'une main, il se frotta les yeux, par dessous ses lunettes. Mais elle était toujours là, à sa place, devant lui.

- K...

Il déglutit.

- K...K-Kiwi...?

Son coeur avait loupé un battement. Il restait pétrifié. Foudroyé même. Sa lèvre trembla légèrement alors qu'il se refusait presque encore à croire à un nouveau miracle dans sa vie.



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Mar 26 Déc - 21:27

grâce à l'absence
Elle eut un instant peur qu’il ne lui ouvre pas la porte. Et elle aurait pu citer une bonne dizaine de raisons pour lesquelles Jeremy n’aurait pas souhaité déverrouiller sa porte. Après tout, elle l’avait abandonné, elle lui avait menti, elle avait bafoué sa confiance, et elle revenait aujourd’hui demander pardon, comme si rien ne s’était passé. Et Kiwi avait toutes les peines du monde à imaginer une seule bonne raison de lui ouvrir cette porte.
Si elle avait été à sa place… elle n’aurait certainement pas ouvert. Comme lorsqu’elle avait ignoré les appels de son ex-fiancé après leur rupture. Comme lorsqu’elle n’avait pas ouvert sa porte au meilleur ami de son frère après sa mort. Comme elle n’avait jamais voulu raconter ce qu’il s’était passé à sa mère, qui pourtant mourrait d’envie de l’aider. L’espagnole avait un don pour rester prostrée et livrée à elle-même dans les moments difficiles. Et le fait que Jeremy soit pareil ne l’aurait pas nécessairement étonnée.

Tendant l’oreille, la brunette entendit néanmoins du mouvement dans l’appartement. Au moins était-il présent, et l’avait-il entendue. Elle poussa un premier soupir de soulagement. Elle savait désormais que si elle n’obtenait aucune réponse de la part du scientifique, c’était qu’il ne voulait plus entendre parler d’elle. Elle serait définitivement fixée. Même si elle n’espérait bien évidemment pas qu’ils doivent en arriver à de tels extrêmes. Elle avait des excuses à lui faire, certes. Mais c’était mieux si elle pouvait les lui présenter. Ce serait nettement plus facile pour avancer sur le chemin du pardon, quand même.
Enfin, la porte s’ouvrit sur Jeremy. L’espagnole retint son souffle ; elle fut certainement aussi surprise que lui, même si elle s’était quasi-préparée pour cette confrontation. Quasi, parce qu’elle était intimement persuadée du fait qu’il n’y ait pas de bon moyen de se préparer pour ce genre de choses.

Un silence pesant s’attarda sur leur bien étrange couple. La jeune femme ne voulait pas prendre la parole, de peur de s’imposer alors qu’elle était fautive, et donc en position de faiblesse. Elle ne voulait pas brusquer le très sensible scientifique, elle avait trop peur qu’il réagisse… mal. Alors, elle resta silencieuse, supportant sans mot dire le regard pour le moins surpris de son… compagnon ? Avait-elle le droit de se montrer égoïste au point de se considérer toujours comme telle ? Elle était sûre que non. Et pourtant, dans toute sa faiblesse de femme amoureuse, elle ne pouvait s’en empêcher.
Elle se garda bien de baisser le regard. Presque sûre d’elle, seul son menton légèrement tremblant était caractéristique de son trouble. Impossible de le cacher, cependant, alors elle abandonna l’idée d’y arriver, et se contenta d’observer Jeremy exprimer le sien, autrement plus visible. Avec raison.

Un léger sourire illumina le visage de Kiwi, sourire clairement attendri. Elle ne montrait pas la joie qu’elle éprouvait en le revoyant, elle ne sautillait pas sur place comme sa part de femme amoureuse mourait d’envie de le faire. Stoïque, le visage rendu avenant avec ce simple sourire qui n’était ne serait toujours destiné qu’à Jeremy. Sourire qui s’agrandit légèrement lorsque le scientifique retrouva sa faculté de parole, et que l’espagnole tenta de le rassurer, de la voix la plus douce qui soit « Oui… C’est moi ».
Elle aurait voulu rester encore aussi stoïque. Elle aurait voulu laisser le temps à Jeremy de se remettre, de se faire à l’idée qu’elle se trouvait bien là, devant lui. Mais elle n’y parvint pas. Faible, le cœur sens dessus-dessous d’être venue le retrouver, elle ne put écouter sa raison et, sans se poser une seule question supplémentaire, elle s’avança vers Jeremy pour l’enlacer tendrement. Les bras autour du corps de son compagnon (oui, c’était décidé), la tête posée sur son torse, elle s’attendait à tout. A ce qu’il la repousse, ou à ce qu’il l’enlace en retour. Mais tant qu’à faire, pour l’instant, elle profitait, elle qui avait tant cru le perdre.

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Mar 26 Déc - 21:59




Elle lui sourit. Ce sourire, il le connaissait fort bien. Et il lui apparaissait comme dans un rêve. Peut-être rêvait-il d'ailleurs. Ce serait une bonne explication à tout ça. Parce qu'il n'en voyait pas d'autres à contempler la jeune femme sur le seuil de sa porte. Son doux parfum lui arriva néanmoins à lui, et lui avoua au moins qu'elle n'était pas mirage. Non, elle était miracle. Elle confirma les paroles du jeune homme. Jamais ce dernier n'aurait pensé un jour entendre à nouveau le son de sa voix. Mais ni l'odeur, ni la voix, ni la vue ne semblait être capable de prouver sa réelle présence. Le jeune homme déglutit, interdit, devant cette vision qui s'offrait à lui. Ca donnait presque l'impression d'être la victime d'une atroce farce.

Une preuve semblait nécessaire, ne serait-ce que pour faire réagir le scientifique qui se retrouvait figé devant sa propre porte. Comme une réponse à cette demande silencieuse, Kiwi s'avança vers lui. Jeremy ne bougea pas d'un poil, mais il la suivait des yeux. Il ne pouvait définitivement plus détaché son regard d'elle. C'est alors que Kiwi lui offrit une étreinte. La plus tendre et belle étreinte de toute sa vie. Son corps chaud se colla contre le sien. Ce contact, bien qu'il paraissait si irréel, donnait la preuve de la réalité au laboratin qui en restait davantage scotché. Il sentait les mains de la jeune femme se glisser dans son dos, sa tête si basse contre lui. Il se tarda d'une hésitation, alors qu'un fort soupire s'échappa de sa bouche, avant que lui même ne passe ses bras autour d'elle.

Mais rapidement après, les mains de l'homme se posèrent sur les épaules de la jeune demoiselle et la repoussèrent d'une délicatesse sans pareille. Il la fit reculer de sa personne, mais pas dans le but de la repousser, bien au contraire. Il voulait juste...la regarder encore. De plus près. Que ce visage s’imprègne dans le fond de ses prunelles. Et il l'observa. Comme s'il ne l'avait jamais vu. Intensément. Il détailla tout les traits de son visage, de son sourire. Elle rayonnait. Elle était toujours la même. Pleine de vie. Lui devait paraître bien misérable à côté. Un squelette sortit de terre aurait bien meilleure allure.

- Ooh...fit-il au bout d'un moment, laissant finalement l'émotion l'assaillir.

Il se redressa.

- Ooh Kiwi...
gémit-il doucement, c'est bel et bien vous...

Derrière les verres de ses lunettes, il ne pu empêcher soudainement ses yeux bruns se remplir d'humidité. Cette apparition, ce retour après tout ce temps et tout ce qu'il avait ressenti...C'était de trop. Trop pour ce coeur, pour cette âme, pour cet esprit hypersensible. Et il retenait bien mal ses sanglots. Le retour de Kiwi, c'était comme une résurrection.



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Mar 26 Déc - 22:57
grâce à l'absence
A son plus grand bonheur, Jeremy l’enlaça en retour. La jeune espagnole ne put s’empêcher de pousser un soupir de soulagement, qui ricocha sur la tenue toujours aussi impeccable du scientifique. Il ne la repoussait pas. Dans ses bras, elle retrouvait ce qui lui avait tant manqué. Elle se sentait à sa place. Elle qui errait sans but depuis un long mois, il lui semblait que ses pas s’étaient enfin arrêtés. Elle pouvait se reposer, parce que Jeremy était là.
Mais ce repos fut de courte durée, et bientôt le scientifique la repoussa délicatement. Elle s’écarta légèrement, le regard chargé d’incompréhension, avant de saisir qu’il avait simplement besoin de temps. Elle le lui accorda volontiers, un sourire tremblant sur le visage. Elle était tellement heureuse de le voir. Elle pouvait bien attendre deux minutes avant de lui faire un nouveau câlin.

Elle sentit que son sensible Jeremy était sur le point de craquer. Kiwi hocha à nouveau la tête. Oui, c’était bien elle, si son introspection loupée avait réussi à lui confirmer quelque chose, c’était ça. La tête légèrement penchée sur le côté, comme lorsqu’elle réfléchissait, elle observa ses beaux yeux bruns s’humidifier derrière le verre de ses lunettes. Avec la tendresse nécessaire à ce que son compagnon ne se braque pas, la jeune femme posa la paume sur sa joue, et passa son pouce sous le verre des lunettes pour essuyer les larmes qui menaçaient de couler. Elle les arrêtait avant, la dignité de l’homme était préservée. Plus ou moins. Car son regard restait humide, et la jeune espagnole dut faire appel à toute sa volonté pour ne pas l’imiter.

Elle baissa sa main et attrapa celle de Jeremy, toujours son sourire aux lèvres. Elle tenterait de ne pas s’en départir, même si la suite de la soirée s’avérait moins glorieuse. Après tout, il faudrait qu’elle s’excuse. Elle n’avait jamais été très douée pour les excuses, vu qu’elle préférait fuir d’habitude. En même temps, fuir, c’était nettement plus facile que faire face à ses problèmes. Mais elle devait au moins ça à Jeremy. C’était trop facile de compter sur l’amour du scientifique pour tout lui faire oublier.
Jeremy… Je crois que je vous dois des… explications ?
Tout en parlant, elle jeta un coup d’œil à la chambre derrière le scientifique. Non pas qu’elle ne voulait pas s’expliquer dans le couloir mais… si en fait. Ce qu’elle avait à lui expliquer, à lui avouer, ne concernait que lui, et certainement pas les gardiens qui devaient déjà être bien absorbés par leur histoire muette sur leurs écrans vidéo. Il était d’ailleurs le seul à mériter ces explications.

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Mar 26 Déc - 23:17




La jeune femme hocha la tête devant le bonheur de son homme qui, si grand qu'il était, ne pouvait que sortir en larmes de ses yeux. Oui, il craquait et il n'en avait pas honte. Il n'avait jamais été très doué pour cacher ses sentiments, ce n'était pas aujourd'hui que ça allait commencer. Il avait pleuré le départ de Kiwi, il pleurerait son retour, mais pas avec les mêmes sentiments. Si le départ avait été couvert d'une tristesse sans fin, ce n'était que joie qui illuminait les perles s'échappant de son regard, récupérées de justesse par la jeune femme qui demeurait d'un compréhensif certain. Il soupira au contact de la main de Kiwi sur son visage. Ce contact qu'il croyait désormais rangé dans les tiroirs du passés. Non, le présent était de retour visiblement. Dès cet instant, c'était comme si le temps avait cessé de tourner et que tout ce qu'il avait pu vivre durant des jours de solitudes et de détresse s'était résorber au fond de son coeur. Pourtant, ils étaient toujours là, il les avait vécu et on en discernait encore les conséquences sur sa mine délabrée.

La lèvre tremblante, les yeux toujours humides, le coeur soudain lourd, Jeremy posa sa main par dessus celle de Kiwi qui était contre sa joue. Pourvu que ce ne soit pas un rêve. Parce qu'il lui était arrivé déjà de rêver du retour de sa bien-aimée, pour ne découvrir qu'un faux espoir à son réveil. Il gardait ses prunelles dans les siennes tandis que Kiwi lui prit la main. Il la laissa faire. Elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait à présent. Le plus important était là. Elle était là. C'était tout ce qui comptait à ses yeux. Des explications ? Oui, sûrement qu'elle lui en devait même si pour le moment, cela paraissait totalement superflue pour le jeune scientifique. Par ailleurs, il ne répondit pas tout de suite. Il déglutit à nouveau avant de lui céder le passage pour qu'elle puisse pénétrer sa chambre d'hôtel toujours dans son intégrité impeccable.

- Je...N-Non pas vraiment...répondit maladroitement le jeune homme qui renifla un coup avant de fermer la porte tout en poursuivant, enfin si...Je...

Une fois le battant refermé, il se tourna à nouveau face à Kiwi. Des explications, disons qu'il en avait déjà un peu eut et ce, grâce au mot qu'elle lui avait laissé avant de partir. Et aussi douloureux était ce mot, Jeremy l'avait encore au fond d'un placard. C'était un mot plutôt bref, qui n'entrait pas dans les détails, mais qui avait été suffisant à l'époque pour faire comprendre à Jeremy de quoi il retournait.

- Je...C'est juste que je vous croyais loin d'ici depuis longtemps et...pour toujours...





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Mar 26 Déc - 23:58
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Oh si elle lui en devait, même s’il ne les estimait pas nécessaires. Il était de notoriété commune qu’il était trop gentil et qu’il pouvait aisément pardonner. Mais Kiwi ne pouvait pas se permettre de laisser passer ça. Elle n’arriverait pas à se le pardonner à elle-même si elle le laissait ainsi passer outre. Elle avait l’impression de l’avoir trahi, trompé. Et ce n’était pas normal de le laisser ainsi dans le flou.
Alors oui, elle lui avait laissé une lettre. Mais il ne savait pas tout. Il ne savait pas qu’on lui avait menti, qu’elle avait passé un mois en Espagne et pas en Angleterre comme prévu. Alors certes, elle se cherchait des excuses. Mais c’était toujours mieux que rien. Mieux que le silence et le déni.

Elle entra dans l’appartement par le passage que lui laissait Jeremy. Toujours aussi propre et bien rangé ; la jeune femme ne put s’empêcher de glousser en pensant au sien, qui voyait ses valises ouvertes de partout, et ses vêtements joncher déjà la plupart des chaises. Elle était bordélique, et elle le vivait bien. Par contre, elle était propre, c’était toujours ça de gagné.
Rien n’avait changé, comme si elle n’était pas partie un mois entier. Comme si encore la veille, elle était venue profiter de la compagnie de son homme qui était suffisamment casanier pour l’accueillir volontiers chez lui. Elle hésita quelques instants à s’asseoir dans le canapé qu’elle connaissait bien, mais en fut complètement découragée lorsqu’elle entendit la phrase suivante du scientifique.

Elle qui se trouvait dos à lui se retourna assez brusquement, sondant le regard toujours humide de Jeremy. Allons bon. Il sous-estimait toujours autant son charme. Et l’amour qu’elle lui portait, qui était bien évidemment capable de lui faire traverser un océan et de la faire revenir sur cette île truffée de machines à tuer qui manquaient à chaque fois de lui causer un infarctus. Mais le dire comme ça aurait peut-être été un peu abrupt, et elle savait par expérience que le scientifique comprenait assez mal les récits trop francs. Que cela vienne d’elle ou d’autres, d’ailleurs.
Avec un petit sourire, elle se rapprocha à nouveau de lui. Les yeux pétillants, elle s’arrêta à quelques centimètres de lui, se tenant bien trop près pour que cela reste une distance normale. Elle posa ses mains sur les hanches de son compagnon et releva la tête vers lui - il était toujours aussi grand.

Vous sous-estimez une fois de plus le pouvoir que vous pouvez exercer sur moi, Jeremy. Pendant ce long mois, la seule chose qui ait réussi à me donner le sourire, c’était de penser à vous. J’ai tenté de croire que je pourrais passer outre et vivre loin. Je n’ai pas honte de vous avouer que ce fut l’une des plus grosses erreurs de ma vie.

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Mer 27 Déc - 0:16




Une fois la porte fermée, et le regard à nouveau posé sur la jeune femme, Jeremy fit quelques pas en sa direction. Elle était libre de choisir où s'asseoir, si elle préférait le canapé, ou le fauteuil, ou même la table basse puisque c'était là un perchoir qu'elle affectionnait tout particulièrement. Jeremy n'avait pas oublié ce genre de manière de la part de Kiwi. D'un autre côté, il n'oubliait jamais rien. Pour sa part, il décida de rester de bout, ici, à quelques pas de celle qu'il aimait et qui l'avait fait tant souffrir durant un mois entier. Chaque seconde qu'il accordait à la regarder, il avait encore un peu de mal à croire qu'elle était vraiment revenu. Ses émotions se bousculaient dans sa tête et lui causait cet effet. Mais dans sa logique profonde, il savait qu'elle était là. Bien là. Pourquoi de bon cette fois-ci ? Oh ? Et si jamais elle n'était que de passage ? Et si jamais elle venait lui donner quelques explications mortelles avant de repartir vivre une autre vie sur le continent ? Un noeud se forma dans son estomac en songeant à cette hypothèse sinistre. Plus que tout, il ne voulait pas y croire mais comme d'ordinaire, il avait tendance à virer à la paranoïa dans ce genre de situation.

Mais Kiwi ne prit place nulle part. Bien au contraire, elle fit demi-tour et retourna vers lui. Toujours immobile, le jeune scientifique la suivait de son regard humide et désemparé. Il attendait visiblement une fatalité. Il attendait les fameuses explications. Il en vint à en avoir subitement peur. Mais c'était vraisemblablement ce qu'il avait dit à Kiwi à l'instant qui venait de faire réagir cette dernière. Toute proche de lui, elle posa ses mains sur les hanches de l'homme. Leur regard à nouveau se croisèrent. Elle parla de pouvoir et avoua qu'elle n'avait pas su être assez forte pour vivre loin de lui. Jeremy l'observait en silence, et toujours planté là entre ses mains. Non, il n'avait effectivement pas conscience d'un quelconque pouvoir. Le seul pouvoir ici était celui que Kiwi avait sur lui. Mais plus que jamais, il ne parvenait pas à comprendre la décision de Kiwi.

- Alors...Pourquoi m'avez-vous abandonné...?

Malgré la question, ceci n'était, aux yeux de Jeremy, nullement un reproche. C'était une véritable question. Car le départ de Kiwi, il l'avait ressenti comme tel : un abandon. Peut-être n'est-ce pas le cas effectivement. Mais comme à son habitude, Jeremy parlait par sentiments, par ses ressentis qu'il n'avait jamais hésité à faire connaître à la jeune fille depuis que leur relation amoureuse s'était déclarée. Et c'était d'un air dépité qu'il plongeait ses prunelles dans les siennes en attendant une réponse. Il ne fallait pas s'y méprendre, il était toujours aussi heureux de son retour. La revoir venait de lui insuffler de la vie. Mais ce bonheur n'effaçait pas l'incompréhension du jeune homme et ce qu'il avait vécu pendant un mois entier.




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Mer 27 Déc - 0:44
grâce à l'absence
Le visage de la jeune femme se rembrunit quelques instants. Elle qui avait faussement espéré qu’il ne lui en voudrait pas vraiment, qu’il comprendrait avec les maigres informations dans la lettre… Elle avait tout faux. Elle ne tombait pas non plus de bien haut, elle s’était attendue à une réaction de ce type. Mais elle avait espéré… un meilleur dénouement. Là, elle allait devoir passer par les explications dont elle se serait volontiers passée. Après tout, elle s’était fait avoir en beauté, et elle avait été une véritable loque le mois passé. Rien de très glorieux.
Elle tenta de garder son sourire à flots. Un instant, elle fut tentée de lâcher Jeremy et de commencer à faire les 100 pas dans l’appartement, comme elle le faisait habituellement quand elle était contrariée. Mais aujourd’hui, elle préférait nettement rester là. C’était bien plus confortable. Et ça éviterait à Jeremy de penser qu’elle ne souhaitait pas en parler si elle s’écartait quelques instants.

Elle lui devait la vérité après tout. Même si elle n’en était pas fière, même si elle se doutait qu’il ne comprendrait pas vraiment le pourquoi du comment de son geste, car il n’avait pas pour habitude de choisir son travail en fonction de ses sentiments, de ce qu’elle avait d’ores et déjà pu comprendre de lui. Mais tant pis. Il fallait au moins qu’elle essaie.
Ma… lettre n’était pas tout à fait complète. Lorsque je suis arrivée en Angleterre, pleine d’espoir de pouvoir participer à un groupe de recherche sur la maladie qui a tué mon frère… mon ex-fiancé m’attendait. Il m’a menti pour pouvoir me retrouvé, il n’y avait aucun groupe d’étude, aucun travail, et aucun espoir.
La jeune femme poussa un soupir. Presque malgré elle, elle se détacha de son compagnon, et commença, à son grand dam, à marcher dans la pièce, incapable de s’arrêter. Elle retombait dans ses vieux travers, et n’en était pas bien fière. Mais au moins trouva-t-elle le courage de continuer.
Alors je suis partie en Espagne, retrouver ma mère. Pendant ce long mois, je n’ai strictement rien fait de productif. Et je pensais souvent, bien trop souvent, à vous, Jeremy. J’étais bien incapable de penser à une vie loin de vous. Je vous aime.
Elle lui adressa un sourire léger, un peu timide, avant d’arrêter d’errer dans l’appartement pour revenir dans sa direction, et se placer à nouveau face à lui. Il lui semblait s’être déchargée d’un fardeau. Presque au sens propre du terme. Elle se sentait plus légère. Et finalement, elle était heureuse de lui avoir dit. Elle lui devait la vérité. Et dès à présent, il l'avait. A lui de voir s'il serait capable de l'accepter comme excuse à son geste...

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Mer 27 Déc - 1:17




Il regretta instantanément sa question devant la mine assombrie de la jeune femme. Certes, il était curieux et naïf. Mais quitte à ne finalement rien savoir, il se refusait à rendre Kiwi malheureuse. Surtout pas après une pareille absence. Désormais, plus que jamais, le jeune homme avait une peur bleue de la perde à jamais. Mais elle avoua. Elle raconta. Elle expliqua tout ce qu'il devait savoir. Et Jeremy écoutait, et avec une attention malgré tout particulière. Sur l'histoire de la jeune femme, il se sentit atrocement désolé pour elle. A nouveau, il regrettait intérieurement d'avoir exigé ces explications. Il aurait dû bel et bien les refuser lorsqu'elle les lui avait proposé.

C'est avec peine qu'il la suivait des yeux alors qu'elle s'était mise à faire le tour de l'appartement. C'était aussi un truc bien à elle ça, de marcher, de s'occuper le corps pendant qu'elle parlait de chose et d'autres. Depuis le temps, Jeremy avait appris à la connaître sous ces traits évidents. Cela dit, malgré son histoire, cela ne fera pas disparaître le sentiment d'abandon qu'il avait eu durant tout ce temps. Néanmoins, maintenant qu'elle était de retour, il n'avait plus de raison de lui en vouloir pour ça. Par ailleurs, on pouvait difficilement supposait qu'il lui en ai déjà voulu. Jeremy était bien trop gentil pour ça et bien trop amoureux aussi. Il n'avait pas passé un mois en dépression pour se mettre en colère dès le retour de Kiwi.

Il baissa les yeux lorsqu'elle revint vers lui. Son "Je vous aime" venait de lui faire fondre le coeur. Il était plus qu'heureux que ceci soit au moins clair pour tout le monde. Nul bonheur ne pouvait être plus grand que lorsqu'il entendit en cet instant la jeune femme le lui avouer une nouvelle fois.


- Je suis...profondément navré de ce que vous avez traversé alors que vous aviez eu tant d'espoir...finit-il par dire sincèrement, j'ai bien conscience qu'une telle révélation vous incombe, ce n'est pas ce que je voulais...

Il lui pardonnait, sans hésiter.

- Kiwi, au fond, peu m'importait réellement les raisons de votre absence. Cependant, j'avais supposé légitime le fait de m'interroger sur la justification qui faisait que vous étiez parti en songeant au...à ce que vous avez laissé derrière vous...

Il souffla un moment, puis retira ses lunettes un temps pour essayer ses yeux humides avant d'ajouter :

- Mais...Je peux certifier sous tous les angles que je suis véritablement heureux, soulagé même, de votre revirement en ces lieux...Je vous aime aussi Kiwi. J'ai...J'ai été tellement minable à supposer, concevoir, préjuger, imaginer que vous étiez parti sans...une raison valable...

Il marqua un temps de pause durant lequel il se refusa de croiser le regard de Kiwi.

- Elle l'était, sans nulle doute, même si elle se découvrit erronée...J'ai été...trop égoïste. Je me répugne...J'ai vraisemblablement cru que vous ne reviendrez jamais...J'ai...manqué de confiance. Quel misérable que je suis. Si vous saviez.

Finalement, il remit ses lunettes en place avant de regarder à nouveau la jeune femme.

- Moi également, je n'ai eu de cesse de voir mes pensées exister en votre faveur...Elles ont comblé chacune de mes journées sous votre inexistante présence...

Il soupira de désolation.

- Est-ce que...Vous allez demeurer ici définitivement désormais...?

Il ne cachait pas qu'il craignait maintenant un nouveau départ. Peut-être pas maintenant, peut-être pas demain, mais qui sait ce que les années réservaient. Il avait eu honte de sa dépression et malgré tout ne pouvait se résoudre à en vouloir à Kiwi. Il n'en voulait qu'à lui même d'avoir cru qu'elle l'avait volontairement délaissé. Au fond, Kiwi, de son séjour, avait souffert également.




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Mer 27 Déc - 2:17
grâce à l'absence
Elle comprenait. Oh que oui, elle comprenait ce sentiment d’abandon, puisqu’elle-même avait nettement eu l’impression de l’abandonner, purement et simplement. Ce n’était pas étonnant que Jeremy ait ressenti cela, d’autant plus que Kiwi savait par expérience qu’il était plutôt… solitaire. Et pas forcément apprécié de la plupart de ses collègues, qui à coup sûr ne l’avaient pas aidé à se sentir mieux. Elle n’osait imaginer ce qu’il avait pu devenir ; elle en avait une vague idée, et l’air fatigué qu’il arborait pouvait la mettre sur la voix.
Elle l’avait privé de sommeil, de joie de vivre, d’envie de vivre, visiblement. Elle était un véritable monstre. Et le pire, dans tout cela, c’était qu’il lui avait fallu plus d’un mois pour s’en rendre compte. Par moments, la très romantique espagnole manquait cruellement de sensibilité. La faute à son pragmatisme poussé à l’extrême, et à son extraordinaire faculté à contourner ses problèmes.

Il se perdait dans des excuses qui n’avaient pas lieu d’être aux yeux de la brunette. Il soupirait, il avait l’air de s’en vouloir de lui avoir reproché cette absence. Mais Kiwi, rompue par l’habitude, se garda bien de le lui faire remarquer. Assez d’auto-apitoiement pour ce soir. Elle assumait totalement le fait d’être la seule responsable dans toute cette histoire. Elle n’aimait pas se l’avouer, mais elle était suffisamment honnête pour le reconnaître face à son compagnon.
Elle failli s’étouffer en entendant la question du scientifique. Allons bon. Déjà, il avait peur qu’elle l’abandonne une fois encore. Elle s’en serait sentie bien incapable, tant cette première séparation l’avait ébranlée. Les avait ébranlés. Il fallait qu’elle cesse à tout prix de tout ramener à elle. Et qu’elle ré-apprenne à penser aux autres. Notamment à cet autre, qui la regardait avec un regard de chien battu, semblant supplier tous les dieux du ciel et de la terre de pouvoir la garder auprès de lui.

Elle se colla à nouveau à lui, posa son front sur son torse, emplit ses poumons de l’odeur caractéristique qu’il portait toujours sur lui. Une logue inspiration, et elle releva la tête vers lui.
Je pense rester ici aussi longtemps que vous y resterez. Je ne vous quitte plus. J’en serai bien incapable, désormais.
Elle émit un petit rire, comme une profonde auto-dérision. En même temps, il valait mieux le prendre comme ça. Tenter de passer à autre chose. Même si l’ombre de cet abandon planerait encore quelques temps au-dessus d’eux, l’espagnole allait tout faire pour l’éloigner le plus rapidement possible. Et la faire oublier, même à son homme qui avait la remarquable faculté de ne rien oublier. Elle se promit de faire oublier cette absence par sa présence. Elle y parviendrait. Coûte que coûte. Même si cela devait lui prendre des années. Après tout, elle avait tout son temps, elle ne comptait pas abandonner Jeremy maintenant.

Elle leva la tête, plongeant ses yeux dans ceux de son compagnon, qui semblaient déjà moins humides. Bon point. Ceux de l’espagnole pétillaient de joie, comme à leur habitude lorsqu’elle se trouvait en présence du scientifique. Et cela faisait plus d’un mois qu’ils n’avaient pas pu pétiller de la sorte.
La voix mutine, un petit sourire aux lèvres, elle s’amusa à demander sans aucune honte «
Puis-je vous réclamer un baiser ? ».

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Mer 27 Déc - 7:20




Est-ce que tout pourra revenir à la normale maintenant que Kiwi était de retour. Elle ne nia en rien les propos du jeune homme, ce qu'il prenait pour le fait qu'il avait raison. Mais Kiwi elle-même semblait vouloir oublier ce qui s'était passé. Elle voulait oublier le mois entier. Mais Jeremy ne pourrait pas oublier. Il ne le pourra jamais. C'était là le plus gros défaut de sa mémoire infaillible. Il ne pouvait oublier les bonnes choses, et il ne pouvait oublier les pires. La moindre trahison devenait fardeau. Il devait vivre avec cela. Heureusement, il ne considérait nullement l'acte de Kiwi comme une trahison. Plus encore, il lui donnait raison à elle et à elle seule. Qu'importait maintenant puisqu'elle était enfin là ? Pour la première fois depuis longtemps, il allait dormir correctement cette nuit, il reprendra son appétit, il retrouvera son goût si prononcé pour le travail et ainsi, sa vie pourra reprendre là où elle s'était arrêtée.

La question de l'homme la surprit au plus haut point. Selon Jeremy pourtant, elle avait toute les raisons d'être posée. Ca ne lui paraissait pas si insensé que ça. Il n'avait jamais pu prévoir que la jeune fille s'en aille du jour au lendemain et bien qu'il y avait peu de chance que cela puisse être prévu à nouveau, il ne pouvait s'empêcher de demander une sorte de garantie à Kiwi. A vrai dire, il n'était pas sûr de supporter à nouveau une pareille épreuve. Il se demandait déjà comment il avait tenu un mois sur ce coup. Oh que non, il ne voulait pas que cela puisse se reproduire. Pourtant, si ça venait à en être le cas, à nouveau il risquerait d'accorder à Kiwi son indulgence illimitée et tout lui pardonner pour en récupérer tous les maux. Tel était ainsi le jeune laborantin. Il ne voulait pas que Kiwi puisse être mal et lui avait tant l'habitude de tout prendre dans la figure, que les causes soient vraies ou non. Que ce soit par la fautes de camarades à l'école, ou de collègues aujourd'hui. Son rôle de souffre-douleur était toujours intact.

Kiwi lui avoua qu'elle ne pouvait plus recommencer une chose pareille à nouveau. La sentant tout contre lui, cette réponse ne pouvait satisfaire le surdoué d'avantage. C'était bien là ce qu'il voulait entendre : qu'elle ne se décide plus comme ça à quitter le parc. De toute manière, en dépit de sa peur des dinosaures, Jeremy était convaincu que la place de la demoiselle était ici. Alors qu'ils n'étaient pas encore ensemble, il lui avait déjà demandé pourquoi elle était ici alors qu'elle avait une peur bleue des reptiles préhistoriques. Tout comme lui, elle avait une passion dans son travail. Il en était venu à être persuadé qu'elle même savait que sa place n'était que sur cette île. Et ce, même si Jeremy n'était pas un guerrier grand et fort pour la protéger des dangers qui y étaient présents. C'était une chose qu'elle avait toujours su et qui ne l'avait jamais empêcher de l'aimer.

Lorsque Kiwi leva la tête, son regard croisa celui que Jeremy avait sécher entre temps. En ce qui le concernait, le mal était déjà passé. Il ne l'oublierait jamais, comme cité précédemment, mais cela ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas le ranger au fond d'un tiroir poussiéreux de son esprit pour ne plus y penser. L'absence de Kiwi avait été réparé. Il ne restait plus qu'à attendre deux ou trois jours pour que les conséquences de la dépression du jeune homme ne disparaisse à son tour, tant elle avait marqué son corps. Il y avait le temps qu'il reprenne les kilos perdus -déjà qu'il n'était pas bien corpulent de base- et le repos égaré, sans parler du travail en retard. Ce dernier point serait sûrement le plus facile à récupérer et empiéterait néanmoins sur les deux autres en retour. Mais comme Kiwi en elle-même, le travail était après tout sa deuxième raison de vivre. Il ne vivait que pour ça, le travail et elle. Et avant elle, il n'y avait eu que le travail. Il s'empressera dès demain à corriger cette horrible erreur d'avoir laissé tomber son poste. C'est Ivy qui sera contente.

Pour le moment, il s'accordait la soirée à profiter du retour de sa compagne. Il prenait son moment pour s'imprégner de son sourire éclatant, et de son regard brillant de mille et une étoile. Elle n'avait pas changé d'un poils et c'était tant mieux. Malgré cette épreuve, elle s'en était plutôt bien sortie. De toute façon, sa joie de vivre ne pourrait que se transmettre sur l'état émotionnel du jeune homme. Elle lui réclama un baiser. C'était également ce qu'il désirait ardemment. Les baisers il savait faire et ce n'était pas parce qu'elle était parti qu'il ne le savait plus. Sa mémoire stockait tout, y comprit ce genre d'apprentissage. Il hocha doucement la tête.

- Assurément, répondit-il alors.

Il se pencha doucement vers elle pour compenser sa petite taille. Son visage s'approcha du sien, il ferma les yeux alors qu'il était si près, se laissant guidé par le souffle chaleureux de la jeune scientifique. Il lui déposa un baiser des plus tendres sur les lèvres. Pas très long, il fallait l'avouer, mais durant ce contact, on y sentait tous les sentiments qu'il voulait y transférer. Son visage se recula un peu tandis qu'il ouvrit à nouveau les yeux. Comme cette sensation divine lui avait manqué. Son coeur commençait déjà à recoller les morceaux brisés qu'il avait eut raison de garder de côté. Il renouvela l'expérience. Cette fois-ci, ses lèvres restèrent plus longtemps accrochées à celle de Kiwi. Il s'emparait de son arôme et de sa chaleur bienfaitrice qui réchauffait cette âme glacée par l'absence.




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Mer 27 Déc - 12:00
grâce à l'absence
Elle se rendait compte à quel point elle était dépendante de Jeremy. Pourquoi cela ne l'avait-il pas frappée plus tôt pendant le mois qui s'était écoulé ? Elle avait trop attendu. Beaucoup trop. Et aujourd'hui, alors qu'elle se retrouvait à nouveau dans les bras de l'homme qu'elle aimait, toute son attitude lui paraissait... enfantine. Une gamine capricieuse, qui avait tenté coûte que coûte de se convaincre elle-même qu'elle était indépendante. Qu'elle n'avait pas besoin d'un homme pour exister. Qu'elle pouvait vivre sans, pourvu que son travail la passionne.
Mais depuis quelques temps, le travail n'était plus qu'accessoire. Ou plutôt, il n'occupait plus une place centrale dans la vie de l'espagnole, autrefois tellement blasée que ses seuls loisirs étaient la nage et faire chanter ses perruches. Heureusement pour elle, elle avait passé son mois en Espagne, proche de la mer, histoire d'essayer d'oublier tout ce qui lui assombrissait l'esprit. En vain, bien évidemment, mais au moins quand elle était dans l'eau, elle se vidait momentanément de toutes ses pensées, même les plus désagréables.

Mais elle était revenue, et si elle n'allait ni arrêter de travailler ni s'interdire d'aller nager, elle allait désormais pouvoir occuper une bonne partie de son temps à le consacrer à son compagnon. C'était ce qu'il devait attendre d'elle, après sa longue absence injustifiée. C'était ce qu'elle lui devait. Et c'était surtout ce dont elle avait envie. Passer du temps avec lui, en profiter. Il illuminait sa vie, avec son sourire, ses remarques surgies d'un autre temps et ses maladresses touchantes. Même si elle était bien trop fière pour le lui avouer à voix haute. Pas maintenant, pas tout de suite. Elle avait encore un faible désir d'indépendance, même si elle savait qu'il ne tarderait pas à être balayé. Jeremy avait l'extraordinaire faculté d'ôter toute volonté à l'espagnole, même s'il ne s'en rendait pas compte.

Au grand bonheur de la brunette, Jeremy accéda à sa requête. Elle qui avait craint qu'il soit encore un peu froid après l'abandon qu'il avait vécu, il n'en était rien. Rassurée, Kiwi s'autorisa à se perdre dans ce baiser. Les yeux fermés, elle profita des lèvres chaudes de son compagnon. Une pause, puis un autre baiser, pendant lequel elle n'eut aucun scrupule pour passer ses bras autour du cou du scientifique et lier ses mains derrière sa nuque. Sur la pointe des pieds, elle ne s'écarta que lorsqu'elle manqua d'air. Son corps le réclamait, et ce fut presque à regrets qu'elle rompit le baiser.
Un sourire niais aux lèvres - elle ne s'en cachait pas - elle posa ses pieds à plat, reprenant sa position nettement plus petite, mais qui lui convenait à merveille. Avec un soupir, elle s'autorisa à se traiter mentalement d'idiote, avant de carrément l'avouer à voix haute.  
Quelle folle ai-je été de m'éloigner de vous...
Il avait un goût de thé qu'elle garda sur ses lèvres. Comme d'habitude, ne put-elle s'empêcher de remarquer. Elle n'avait jamais été très friande de cette boisson chaude, pas assez sucrée et sirupeuse à son goût. Mais elle savait pour sûr que lorsqu'elle se trouvait sur les lèvres de Jeremy, elle l'appréciait nettement plus. Elle rit légèrement à cette pensée, avant de se re-concentrer sur le visage de son compagnon. Elle lâcha son cou pour s'éloigner un peu et partir s'asseoir sur le canapé, ramenant ses genoux contre sa poitrine dans cette position fœtale qu'elle affectionnait. En plus, pour une fois, elle était en jean, elle n'avait même pas besoin de faire attention à sa tenue.

Mis à part vos cernes qui indiquent clairement que vous manquez de sommeil, comment allez-vous ?
Bien que rassurée sur l'état général du scientifique - il était debout, capable de parler, et d'une apparence toujours aussi apprêtée - elle ne pouvait s'empêcher d'être un peu inquiète. Ce manque de sommeil était-il de sa faute ? L'avait-elle affecté au point de toucher à sa santé ?

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Mer 27 Déc - 17:01




Il n'y avait pas, en cet instant, ce plus grand bonheur que les retrouvailles de ces deux bouches amoureuses. Kiwi pouvait réellement se placer au sommet du podium des chanceuses d'avoir pour compagnon un homme aussi indulgent à son comportement. Jeremy n'avait jamais été une personne très rancunière. Sinon il y a longtemps qu'il n'aurait plus supporter toutes les pressions auxquelles il avait droit au boulot. N'importe quel autre homme en aurait sans doute terriblement voulu à Kiwi. N'importe quel autre homme ne lui aurait pas ouvert, ou lui aurait claqué la porte au nez, ou l'aurait engueuler, et finalement plaqué. Les plus extrêmes auraient même eu l'audace d'aller la chercher sur le continent pour faire tout ça eux-même, histoire d'être bien clair à ce sujet et de passer pour les mâles dominants, ceux qui rompaient le couple, et non ceux qui laissaient la femme décider.

Jeremy avait paru faible aux yeux des autres parce que c'était Kiwi qui était parti, quand bien même rien dans leur relation aurait pu faire aboutir ce résultat. Un homme, un vrai, était censé être capable de garder sa compagne, ou de la jeter de sa propre volonté et non pas se laisser mener par le bout du nez et se terrer dans un trou pour pleurer sur son sort. "Alors Strange, enfin plaqué ? Elle n'a pas mis longtemps à en avoir marre de toi", "tu fais carrément fuir les filles de l'île", ou encore "Sûr que ça arriverait tôt ou tard !" étaient le genre de remarques auxquelles il avait eu droit lorsque la nouvelle du départ de Kiwi avait été annoncé. Pourquoi les humains devaient-ils sans cesse vous offrir une pelle pour que vous creusiez encore plus votre propre tombe ? Au moins le retour de Kiwi allait faire taire ce genre de remarques que Jeremy s'était surpris à ne plus supporter.

Il sentit les bras de la jeune femme lui cerné la nuque et Kiwi faire tous les efforts du monde pour se hisser à la hauteur de son compagnon. Le baiser s'arrêta un peu vite, mais ce n'était pas grave. Kiwi comme Jeremy avaient eu ce qu'ils désiraient depuis un mois. Jeremy se mit à sourire. On ne pouvait trouver ailleurs sur la planète un homme plus heureux que lui en cet instant précis. Et le plaisir était vraisemblablement partagé. Il était bien trop fou d'elle pour lui en vouloir de quoi que ce soit désormais, pour se montrer froid comme elle le craignait. Il avait été gelé pendant un mois. Il avait besoin de sa chaleur. Elle laissa une remarque s'évader de sa gorge. Folle ? C'était une drôle d'expression pour désigner pareille situation. Pour Jeremy, elle avait plutôt été un peu distraite, et naïve. Rien de bien méchant. Encore une fois, il pensait qu'elle avait agit pour de bonnes raisons. Pas pour son bien à lui, certes, mais pour de bonnes raisons à elle. Et elle avait son libre arbitre dans sa vie. Elle avait été en droit de partir. Lui aussi, pouvait s'autoriser ce genre de remarque, se disant quel fou il avait été de croire qu'elle l'avait oublié à jamais.

Le contact corporel fut rompu. Kiwi alla s'asseoir sur le canapé, sous le regard envoûté de Jeremy, qui ne se lassait jamais de l'observer, comme si chaque fois était la dernière. Elle se recroquevilla sur le divan avant d'interroger le jeune homme sur son état. Sa remarque d'ailleurs le mit suffisamment mal à l'aise pour qu'il daigne sortir son tic classique et rehausser d'un geste du doigt ses lunettes sur son nez. Si elle le disait, c'était que ça devait se voir énormément.

- Hm...J'ai conscience que je n'arbore pas...le meilleur de mon apparence, commença-t-il, se grattant légèrement la tempe d'un air gêné.

Mais il devait gratifié le soutien d'Ivy néanmoins. Sans elle, il serait sûrement encore une larve dans son divan, amorphe et probablement à l'agonie sur le long du mois. Et cela, il n'aurait pas du tout, mais alors pas du tout voulu que Kiwi assiste à un tel désastre. Donc la jeune scientifique était plutôt bien tombée d'arriver seulement maintenant et pas il y a quelques semaines. Bien évidemment que son retour aurait également permis à Jeremy de quitter une telle léthargie morbide, mais rien que pour le bon moral de Kiwi, il n'aurait pas apprécier d'un poil qu'elle le voit ainsi.

- Mais...Je me porte correctement,
ajouta t-il finalement en reposant son regard sur sa bien-aimé, et vous ? Est-ce qu'en dépit de votre mésaventure sur le continent, votre état s'en trouve néanmoins appréciable ?

Pour lui, elle avait l'air comme d'habitude, aussi rafraîchissante qu'une fleur s'ouvrant sous un soleil de printemps. Elle avait sûrement profité du temps passé avec sa mère pour se remettre de ses émotions.  




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Sam 6 Jan - 20:14
grâce à l'absence
Il s'était vraisemblablement laissé aller, sa réponse gênée le laissait clairement sous-entendre. Kiwi, essayant de ne pas montrer qu'elle se sentait immensément coupable, ne put s'empêcher de le détailler encore plus précisément. Il avait bien évidemment cet air fatigué sur le visage, qu'elle avait immédiatement remarqué quand il lui avait ouvert la porte. Des cernes, les yeux loin d'être aussi expressifs que d'habitude, autant de petites choses dont la femme amoureuse qu'elle était pouvait aisément se rendre compte. Il ne lui paraissait pas forcément plus maigre, mais en même temps il n'avait jamais été très épais. Et ses vêtements, au tombé et aux plis toujours aussi impeccables, savaient indéniablement le mettre en valeur ; même si par le plus grand des hasard il avait perdu quelques kilos, ce n'était pas l'espagnole qui allait pouvoir le notifier. Pas tant qu'il était habillé de la sorte, en tous cas.

Elle poussa un soupir fort peu discret. Et elle, allait-elle bien ? Elle aurait pu répondre oui, mais ça n'aurait été qu'à moitié vrai. Elle allait très bien, vu qu'elle était retournée auprès de l'homme qu'elle aimait. En soit, elle n'avait pas perdu de poids - elle en avait même pris, la cuisine espagnole à base de riz et de friture de sa mère faisant des miracles. Elle avait repris sa jolie couleur de peau légèrement hâlée à force de passer ses journées sur la plage, où la réverbération aidait forcément au bronzage.

Je suis restée un peu avec ma mère, elle me manquait, et l'Espagne aussi. Mais certainement pas autant que vous avez pu me manquer vous...
Le but n'était pas de le flatter, la brune n'en était pas arrivée à de telles bassesses. C'était la vérité vraie, si elle pouvait le dire ainsi. La seule personne qui avait ainsi occupé ses pensées avant Jeremy avait été son frère. Et si elle s'était habituée à l'absence d'Ipo, elle sentait au fond d'elle qu'elle ne pourrait pas s'habituer à l'absence du scientifique. Un mois n'avait pas aidé ; une année n'aurait certainement pas fait mieux. La culpabilité aurait rongé la faible espagnole ; et l'amour qu'elle ressentait pour cette homme l'aurait faite irrémédiablement revenir vers lui. Sans vraiment savoir pourquoi, elle le savait. Ce n'était pas logique ; mais elle avait rapidement compris qu'avec Jeremy, ça ne le serait jamais complètement.
Leur histoire avait démarré de façon suffisamment originale - une envie de clouer le bec aux collègues médisants - pour que le reste suive cette voie.

Elle s'étira à la manière d'un chat, la tête en arrière et les mains derrière la nuque. Elle n'aimait décidément pas les avions. Trop long, trop immobile, elle supportait suffisamment mal les voyages pour s'empêcher de repartir une fois encore de l'île. Elle passa une main distraite dans ses cheveux, les emmêlant encore plus que nécessaire. Elle ne pouvait se résoudre à se les couper, malheureusement pour le temps qu'elle perdait à les démêler à chaque fois qu'elle devait paraître un tant soit peu apprêtée.
Connaissant vos très agréables collègues, ils ont du savamment jaser après mon départ... Je suis désolée de vous remettre à nouveau au centre des conversations avec mon retour miraculeux, dieu sait que je n'ai aucune affection particulière pour les ragots à notre sujet...

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we know full well there's just time, so is it wrong to dance this line ? If your heart was full of love, could you give it up ? 'Cause what about, what about angels ? They will come, they will go make us special. Don't give me up. How unfair, it's just our luck. Found something real that's out of touch.
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