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Thinking out loud | JEREMY

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Dim 4 Déc - 18:52
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La journée s'étirait en longueur. Manquant de données, Keaweaheulu avait du donner ses échantillons aux équipes qui se chargeaient des analyses moléculaires, et les résultats ne lui seraient pas fournis avant plusieurs jours. Elle avait passé une bonne partie de la journée à mettre au point des méthodes d'incubation avec quelques soigneurs et un vétérinaire, mais pour le moment, regarder un œuf immobile derrière une vitre teintée n'avait rien de passionnant.
En plus, dès qu'il éclorait, il donnerait vie à un bébé dinosaure déjà plein de dents et d'agressivité. Et là, l'espagnole s'en éloignerait le plus possible. Des fois que.

La fin de sa journée avait été partagée entre des essais de recombinaisons d'ADN pas toujours très concluantes et... du rangement. En pensant -en même temps, comment ne pas y penser- à son collègue Jeremy, qui l'avait aidée à ranger l'intégralité de son laboratoire moins d'une semaine plus tôt.
Elle était plutôt fière, d'ailleurs. Maintenant que le plus gros avait été fait, elle faisait un énorme effort pour garder son bureau en ordre. Et jusqu'ici, elle y parvenait plutôt bien. Comme quoi, même elle était capable de rester ordonnée. Pourvu qu'on ne lui donne pas plus d'une dizaine de papiers par jour.

Ayant fini son rangement, elle se décida à partir. Le laboratoire était vide, il devait être pratiquement 22 heures passées, mais elle était arrivée tard ce matin-là et finissait finalement une journée normale en sortant si tard. Les couloirs étaient déserts, la lumière éteinte, et la seule chose qui éclairait encore un peu était le luminaire blafard de son propre laboratoire.
Elle se débarrassa de sa blouse, et enfila son blazer blanc par-dessus sa chemise en soie, avant de sortir de son espace de travail. Au moment d'éteindre, elle remarqua qu'une autre lueur, un peu plus loin, éclairait délicatement le couloir commun. Curieuse, elle appuya sur l'interrupteur, ferma la porte de verre, et se dirigea vers l'autre laborantin travaille-tard qui devait être à l'origine de ce laboratoire éclairé.

Finalement, elle ne fut pas vraiment surprise de distinguer la silhouette impeccable de Jeremy, qui était de dos. Elle s'approcha de la porte, laissée ouverte, et ne pris même pas la peine de toquer, sachant que le bruit de ses pas l'avait certainement déjà averti de sa présence.
Je dois vous avouer que je ne suis même pas étonnée de vous trouver encore là. Bonsoir, Jeremy.
Elle accrocha un délicat sourire à son visage, finalement contente d'avoir cédé à l'élan de la tentation et d'être allée découvrir la lumière au bout du couloir. La curiosité, chez elle, était autant son principale défaut que sa meilleure qualité.
En parlant de curiosité, elle se fendit d'un sourire encore plus grand en profitant de cette rencontre impromptue pour mettre les choses au point.
Cela m'arrange bien, au demeurant, vous avez laissé ma question sans réponse la semaine dernière...
Elle appuya son épaule contre la porte du laboratoire, les yeux pétillants, véritablement heureuse de pouvoir terminer cette journée sans fin par une entrevue avec une personne qu'elle appréciait.
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Dim 4 Déc - 19:56



Il était tard. Vraiment tard. La nuit était tombée depuis longtemps déjà. Dans le parc, tout était calme, à l'exception d'un ou deux grondement de dinosaure au loin et du petit vacarme de quelques créatures nocturnes. Mais bien à l'abri, dans les laboratoires de l'île, l'obscurité et le silence régnait, comme dans la majeure partie des bâtiments désormais. Les seules sources de vie et de lumières se trouvaient surtout dans les hôtels où le personnel du parc logeait. Certains étaient probablement déjà couché, d'autres sûrement devant une émission de tv ou à d'autres occupations de leur soirée. Ce n'était pas le cas de Jeremy. Cloîtré à son bureau, le jeune homme finalisait le travail de la journée. Tout autour de lui était éteint, mise à part un ou deux appareils destinés à travailler toute la nuit mais ne faisant absolument aucun bruit. Seule la lampe de son bureau lui permettait encore de voir clair. Dans ce genre d'ambiance, il avait la sensation d'être seul au monde. Cela ne le dérangeait pas plus que ça à vrai dire. Ce calme était bien reposant. Cette absence de personne était paisible. Il pouvait travailler en paix, à sa manière, comme il voulait, sans qu'on lui demande quoi que ce soit. Il était souvent le dernier à quitter les lieux. Il aimait tellement travailler dans son laboratoire. Il ne rentrait chez lui que pour manger et se coucher, pour y revenir le lendemain et y repasser sa journée. Il prenait son travail très au sérieux et ne faisait certainement pas ça pour avoir des heures supplémentaire sur son salaire. Il s'en moquait bien.

Ce soir, il voulait s'avancer dans les nombreuses analyses qu'il devait effectué. Il était justement en train de travailler sur le sang d'un edmontosaure qu'il avait, il y a quelque jour, étudier avec le docteur Calaghan. Ce dinosaure était assez fragile au niveau de la santé et il avait été convenu qu'il soit suivit très régulièrement avec notamment des prises de sang afin de s'assurer que son état se portait bien et qu'il ne fasse pas une rechute. Il avait mis un tube de sang dans la centrifugeuse et avait patienter la fin de l'opération en s'occupant d'un peu de paperasse et d'informatique pour mettre ses dossiers à jour. Jeremy tenait toujours à avoir un dossier sur l'ordinateur et un dossier papier soigneusement rangé dans ses tiroirs. Un petit bip sonore signala alors au scientifique que la centrifugeuse avait terminé. Se levant de son bureau, il s'empressa de récupérer le tube à essai pour y prélevé le plasma séparé du reste du sang à l'aide d'une pipette qu'il mit dans un autre conteneur. Il était en train de disposer le reste dans l'analyseur automatique lorsqu'il entendit des bruits de pas dans le couloir. Tiens ? Il n'était pas tout seul finalement ? C'était assez surprenant. Il jeta un oeil à sa montre. Plus que vingt-deux heures ? Il n'avait pas vu le temps passé ! Enfin, il mit tout de même l'appareil en marche pour démarrer les analyses tandis qu'il remarqua l'approche des pas qui finirent pas s'arrêter.

Je dois vous avouer que je ne suis même pas étonnée de vous trouver encore là. Bonsoir, Jeremy.

Jeremy eut un petit mouvement de sursaut. Il n'avait pas été vraiment surpris par la présence même, puisqu'il l'avait entendu arrivé, mais ne pensait pas que celle-ci allait lui adresser la parole, plus encore lorsqu'il reconnu une voix familière. Il fit aussitôt volte-face, dos à l'analyseur au travail, face à sa jeune collègue et probablement dernière personne avec lui à encore fréquenter le laboratoire à cette heure-ci.

- M-Mademoiselle Alvaro, fit-il, quelque peu pris au dépourvu, bonsoir.

L'étonnement de cette présence passée, le jeune homme attrapa un sourire au vol avant d'ajouter :

- J'avais quelques détails à terminer avant de partir. Vous en revanche...C'est bien la première fois que je vous vois aussi tardivement.

Il avait l'habitude de tout fermer et tout éteindre derrière lui, dernier sortit des lieux. C'était vraiment exceptionnel que d'autres se trouvent encore ici à cette heure. Exceptionnel, mais pas impossible cela dit. Pour être honnête, en entendant les talons, il avait en premier lieu penser à Claire. Peut-être qui sait, la directrice du parc aurait eu quelque chose à lui dire, ou aurait oublié un dossier, ou voulait s'assurer qu'il n'était pas un voleur fouillant le laboratoire. Mais non, c'était bien Kiwi qui se trouvait là devant lui et à en juger par son allure, elle était prête à rentrer chez elle. Son sourire était toujours aussi chaleureux et plaisant à voir. Jeremy ne pouvait rêver meilleure collègue ici même s'ils ne travaillaient pas dans le même domaine.

Cela m'arrange bien, au demeurant, vous avez laissé ma question sans réponse la semaine dernière...

Le sourire de l'homme s'estompa légèrement.

- Votre question sans réponse...Vous dites ?



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Dim 4 Déc - 21:11
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Elle l'avait malgré tout fait sursauter. Il avait tenté de ne pas trop le montrer, mais de là où elle était, elle avait vu son dos se soulever brièvement. Cette manifestation de surprise la fit silencieusement rire. Après tout, il était fait comme tous les autres humains. Un quotient intellectuel exceptionnel et une mémoire d'éléphant en plus. Mais au niveau biologique du terme, cet homme était finalement tout à fait normal.
Cela cassait un peu le mythe. Mais ne le rendait que plus sympathique aux yeux de la jeune femme, qui préférait de loin le voir comme un homme que comme une encyclopédie sur pattes. Ce qui, au vu des conversations malveillantes qu'elle avait surprises pendant la semaine, n'était visiblement pas le cas de tout le monde chez les scientifiques...

Elle fronça les sourcils lorsqu'il l'appela mademoiselle Alvaro. Puis lui fit un léger sourire. Elle n'allait pas s'énerver pour si peu. Et il était tout à fait à même de comprendre le pourquoi du comment elle avait manifesté son -très- léger mécontentement.
J'ai l'avantage de jouir d'une complète autonomie en ce qui concerne mes horaires. Je suis arrivée tard ce matin, j'ai donc fini tard.
Tel qu'elle commençait à le connaître, le scientifique, lui, ne restait certainement pas uniquement pour boucler ses heures, mais bien pour finaliser un travail qui aurait pu aisément être continué le lendemain. Mais elle comprenait cette approche de la science, elle partageait exactement la même.

Elle restait épaulée à la porte, refusant de rentrer dans le laboratoire sans y avoir été invité. Elle détestait que l'on empiète sur son espace de travail, elle ne faisait pas subir la même chose aux autres. Et puis, elle était connue dans l'esprit de Jeremy comme la femme bordélique, il était tout à fait normal qu'il ne l'invite pas à venir mettre le bazar dans ses papiers. Puis, de là où elle était, elle pouvait se vanter de pouvoir regarder le jeune homme dans les yeux sans avoir besoin de lever la tête. Parfois, il était agréable d'oublier sa modeste taille.
Mais elle se permit toutefois un petit pas vers l'intérieur du laboratoire, passant le pas de la porte.
Puis-je ?
Elle faillit un instant le rassurer sur le fait qu'elle ne toucherait à rien, mais elle se ravisa, pensant -à juste titre- qu'il était peu utile de rappeler au jeune homme l'étendue de son défaut le plus criant. Il l'avait déjà vu en action, nl besoin de raviver sa mémoire. Même si l'espagnole était sûre et certaine qu'il n'oubliait jamais rien, et que cet épisode de s'échapperait jamais de ses souvenirs.

Comme elle s'en était doutée, il ne comprit pas du tout son allusion. Elle laissa échapper un petit rire. Il avait une façon de montrer qu'il était mal à l'aise plutôt adorable. Même si cela lui faisait perdre son sourire, ce qui était autrement regrettable.
Avant que nous ne soyons interrompus, vous souhaitiez me poser une question, n'est-ce pas ? Et mon instinct féminin m'a rapidement dit que cette question n'avait rien à voir avec l'emblème de la Nouvelle-Zélande. Ai-je tort ?
Elle accompagna sa demande d'un sourire éclatant. Elle ne voulait pas le braquer, mais elle était clairement déterminée à obtenir sa question. C'était une demoiselle on ne peut plus curieuse, et qui était capable d'oublier toute sa timidité pour obtenir des réponses à ses questions.
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Dim 4 Déc - 21:49



Surprendre Jeremy était une chose relativement aisée. Il était tellement pris dans son travail qu'il suffisait d'un rien pour le faire revenir sur terre trop brusquement. C'était dans sa nature un peu chétive et facilement impressionnable. Il était néanmoins pas mécontent de la revoir, bien qu'elle soit encore à moitié cachée dans la pénombre, mêlé à la noirceur du couloir et à la lueur de la lampe de bureau de la pièce. Il lui sourit agréablement, sachant parfaitement qu'avec elle, les conversations ne seraient que fort sympathique. Elle n'était pas comme les autres, qui l'ignoraient, le traitait comme un larbin ou bien gardait un simple contact poussé sur le sérieux et le professionnalisme. La jeune femme ici présente était bien plus ouverte, plus chaleureuse et appréciable de compagnie. Elle changeait de tous les autres. Dommage qu'elle ne travaillait pas aux analyses avec lui.

La jeune femme n'apprécia guère le fait que le scientifique se soit, une énième fois, trompé sur le bon terme à employer pour la nommer. Il ne s'en rendit compte que trop tard, devant l'air légèrement vexé de sa collègue. Il se pinça légèrement les lèvres, conscient de sa triste erreur en espérant que cela ne soit pas dramatique.

- Mille excuses...corrigea t-il doucement comme s'il venait de commettre l'impardonnable, Kiwi...

Devant le sourire qu'afficha le visage fatigué par la journée de sa jeune collègue, Jeremy comprit néanmoins que la faute était amplement pardonné.

J'ai l'avantage de jouir d'une complète autonomie en ce qui concerne mes horaires. Je suis arrivée tard ce matin, j'ai donc fini tard, expliqua la scientifique.

Jeremy hocha doucement la tête, reprenant également son sourire.

- C'est un avantage à la disposition de tous ici, je crois, répondit-il.

C'est alors qu'un silence muni d'un instant d'immobilité de la part des deux protagonistes pénétra la pièce. Jeremy désirait ardemment et intérieurement la fin de l'analyse sanguine pour pouvoir enfin faire quelque chose de ses dix doigts plutôt que de faire face à ce phénomène hautement désagréable et embarrassant face à sa collègue. Mais ce fut celle-ci qui chassa la situation en s'autorisant un pas dans le laboratoire.

Puis-je ? demanda t-elle en même temps.

Jeremy la regarda, se rendant subitement compte qu'elle n'était pas entré juste parce qu'elle attendait son feu vert depuis tout ce temps. Confus, il répondit aussitôt :

- Oh ? Oh oui bien sûr, je vous en prie !

A vrai dire, le jeune homme pensait qu'elle passait juste lui souhaiter le bonsoir avant de partir. Mais il semblerait que ça ne soit pas le cas. Si elle restait, ce n'était sûrement pas pour rien. Elle voulait sans doute lui demander quelque chose. Au même moment, les résultats de l'analyse s'affichèrent enfin sur son écran d'ordinateur. La jeune femme lui parla alors d'une chose donc le scientifique ne parvint pas tout de suite à reconnaître de quoi il s'agissait. Il observait sa collègue, un peu décontenancé.

Avant que nous ne soyons interrompus, vous souhaitiez me poser une question, n'est-ce pas ? Et mon instinct féminin m'a rapidement dit que cette question n'avait rien à voir avec l'emblème de la Nouvelle-Zélande. Ai-je tort ?

Oups, elle revenait sur ça ? Jeremy ne pensait pas qu'elle cogiterait là-dessus, qu'elle s'en souviendrait, et même qu'elle devinerait que, effectivement, il en avait pas mal grand chose à faire d'un oiseau qui ne savait pas voler. Quelle honte d'avoir été découvert ! Jeremy fit ainsi mine de s'intéresser à autre chose, les résultats d'analyse sur son écran par exemple, tout en répondant néanmoins nerveusement à sa collègue :

- Absolument pas...Enfin si ! Si c'est bien ça, je...Je voulais simplement m'assurer que vous sachiez cela. D'ailleurs, vous ne m'avez pas répondu non plus, vous le saviez ou bien...? Si ce n'est pas le cas, j'ai été ravi de vous avoir appris autre chose au sujet de votre surnom...



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Lun 5 Déc - 9:33
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Il était vrai qu’elle appréciait tout particulièrement cette liberté de travail. Encore nombre de scientifiques adoptaient des horaires de bureau, à Isla Nublar, certainement par habitude. Même dans les grands laboratoires, on préférait travailler comme tout le monde. Mais Keaweaheulu avait toujours eu le choix de ses horaires de travail. Sa relation avec son ancien patron lui permettait de ne s’expliquer avec personne, et elle en avait outrageusement profité. Il n’y avait aucun mal. Elle n’avait jamais triché sur ses heures, et ne savait même pas comment demander le paiement d’heures supplémentaires.
Et elle était certaine qu’il en était de même pour le scientifique devant elle. Il ne devait pas compter ses heures, tout passionné qu’il était par son métier. Et c’était grâce à des personnes comme ça qu’avance la science, l’espagnole en était intimement convaincue. Les budgets actuellement alloués à la recherche ne permettaient pas de trouver des solutions concrètes aux problèmes du monde. Il fallait des passionnés pour espérer réaliser quoi que ce soit.

Alors qu’elle se permettait de faire quelques pas supplémentaires à l’intérieur du laboratoire inconnu, elle observa Jeremy tripoter des tubes à essai dans une centrifugeuse. Il travaillait aux analyses, c’était donc ça. Elle n’avait pas eu le courage d’aller fouiller dans les fiches récapitulatives du personnel, elle aurait eu la désagréable impression d’être une véritable voyeuse. Et elle n’était pas faite de ce bois-là. Si elle se posait des questions sur quelqu’un, elle allait directement le lui demander. Elle était timide, certes. Mais aussi tout à fait capable d’apprendre à connaître ceux qui en valaient la peine.

Comme elle s’y était attendue, Jeremy nia à nouveau tout en bloc. Allons bon. Il n’était pas bon menteur. Pas menteur du tout, en fait. Il bégayait, baissait les yeux, et faisait mine de s’occuper autre part. Elle connaissait bien ces symptômes. Lorsqu’elle cherchait à cacher quelque chose, elle avait exactement la même réaction. Entre timides et mauvais menteurs, on se comprend. Jeremy ici présent était plutôt facile à comprendre, en tous cas pour Keaweaheulu. Sauf quand il lui parlait d’emblèmes nationaux, elle devait bien l’avouer. Elle était réellement incapable de prévoir ce sur quoi il allait encore s’épancher, tant il semblait capable de la renseigner sur tout et rien.

Elle poussa un discret soupir de frustration. Allons bon. Elle allait passer pour la méchante de service, si elle continuait à le torturer. Mais elle était fermement déterminée. On ne la faisait pas, à la Kiwi. Elle avait trop de secrets pour ne pas déceler lorsque quelqu’un en avait pour elle.
Elle s’avança, s’approcha du jeune scientifique avec un léger sourire. Elle avisa la table bien rangée, avec rien ne dépassant, et décida de s’arrêter à à peine un mètre de son interlocuteur, avant de se hisser pour s’asseoir sur la table. Ah. Au moins, là, elle fait la même taille que lui. Très bon plan, s’asseoir sur la table.
Mais je vous dérange, mon cher Jeremy. Je vous laisse continuer, je vous en prie.
Elle resta silencieuse, l’observant à la dérobée afin de ne pas le troubler davantage. Entre temps, elle détaillait le laboratoire. Comme elle s’y était attendue, il était rangé à la perfection, rutilant de propreté. Elle ne distinguait aucune touche personnelle, cependant. Ce bureau était un peu… inhumain, finalement. Il manquait de chaleur. Certes, un laboratoire se devait d’être toujours bien rangé. Mais même elle, elle avait fait installer un squelette humain en plastique, et l’avait habillé avec un vêtement de clown, souvenir de la mascotte de sa classe lorsqu’elle étudiait à l’université. Cela mettait un peu de vie au milieu du carrelage blanc et des murs de verre.

Voyant qu’il semblait sur le point de terminer ses analyses –de sang, à en croire la couleur- elle se permit de briser le silence de la pièce.
Non, je ne connaissais pas cet autre aspect de mon surnom, qui grâce à vous m’apparaît à chaque fois plus merveilleux. Mais… Jeremy… Ce n’est pas un simple fruit qui vous fait bégayer. Vous êtes toujours si sûr de vous. Non. Je refuse de croire que c’est cette simple question qui a pu vous troubler autant la dernière fois. Vous souhaitez réellement rester aussi mystérieux ?
Elle essayait de se montrer plus douce, moins directe. Mais il était hors de question qu’elle laisse tomber.
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Lun 5 Déc - 12:42



Jeremy poursuivait son travail bien qu'il n'ignorait pas la présence de sa collègue à proximité. Il restait tout ouïe à tout ce qu'elle pouvait dire. Il espérait s'en sortir avec cette réponse qu'il savait lui même loin d'être satisfaisante. Kiwi ne semblait pas du genre à laisser passer quelque chose dont elle était persuadé du contraire. Elle n'était pas dupe. C'était une femme intelligente, à ne pas en douter. Jeremy se rendait de plus en plus compte qu'on ne pouvait la berner facilement, quoi que cela n'était pas véritablement dans ses intentions premières. Au son des talons qui martelaient doucement le sol, le jeune homme pouvait deviner l'approche de la scientifique non loin de lui. Lorsqu'elle fut suffisamment proche, il lui adressa un regard ainsi qu'un petit sourire avant de retourner à ses dossiers informatiques. C'est alors que, contre toute attente, la scientifique s'assit sur la table.

Mais je vous dérange, mon cher Jeremy. Je vous laisse continuer, je vous en prie.

Le jeune homme tourna vivement les yeux vers elle.

- Nullement, assura t-il, vous ne me dérangez jamais !

Il se remit à ses activités, soupirant silencieusement. Que devait-elle penser de lui à présent ? Elle était probablement la dernière personne au monde capable de le déranger. A la fin des analyses, le jeune homme récupéra les échantillons pour les mettre au frais avant d'en imprimer les résultats qu'il rangea dans un dossier. C'est alors que la jeune femme reprit, rompant ainsi le silence qui n'était troubler que par les gestes du scientifique sur le matériel et les feuilles :

Non, je ne connaissais pas cet autre aspect de mon surnom, qui grâce à vous m’apparaît à chaque fois plus merveilleux. Mais… Jeremy… Ce n’est pas un simple fruit qui vous fait bégayer. Vous êtes toujours si sûr de vous. Non. Je refuse de croire que c’est cette simple question qui a pu vous troubler autant la dernière fois. Vous souhaitez réellement rester aussi mystérieux ?

Toujours si sûr de lui. L'avait-elle remarqué ? Oui, Jeremy était sûr de lui, mais le démontrait avec difficulté, souvent intimidé par les autres qui lui faisaient perdre tout assurance. Jeremy s'arrêta dans sa lancée et se tourna face à la femme perchée sur son bureau. Une fois de plus, elle dévoilait sa ténacité. Durant un temps, il se sentit affreusement honteux de ne pas lui avoir dit directement ce qu'il voulait lui dire, d'autant plus que, vu de loin, c'était une chose tout à fait banale. Mais le jeune homme était souvent bien trop timide pour avoir de l'audace, même pour si peu.

- Euh...Non, non, pas vraiment, enfin...fit-il alors, je vous prie d'excuser mon attitude dissimulée qui vous incommode...Loin de moi a été l'idée de vous affabuler, c'est une certitude. Ceci est loin d'être...approprier en fin de compte. Je me suis un peu emmêler les pinceaux, je l'avoue.

Le scientifique déglutit avant de poursuivre dans sa lancée :

- La vérité étant qu'en fait, je voulais vous demander, lorsque vous en aurez le temps...et l'envie, et la convenance de partager votre espace avec le mien sans toutefois y voir un quelconque besoin de reconnaissance suite à l'aide que j'ai pu apporter dans votre laboratoire...de possiblement partager un moment autour d'un café par exemple...Durant l'une de nos pauses, par exemple, je peux même vous l'offrir si cela peut vous arranger...Ehm par exemple.

Il soupira un peu plus bruyamment cette fois-ci. Voilà, c'était dit. Et lui même ne parvenait pas à croire qu'il avait eut le cran de le dire d'ailleurs. Il partageait jamais ses moments de pauses, il se contentait d'attraper un café au vol avant de repartir immédiatement dans son laboratoire, profitant d'un temps de solitude où ses collègues sont partie bavarder, fumer et profiter de leur court temps de disponible. Jeremy était un peu soulagé néanmoins de s'être débarrassé de ce ridicule fardeau. Mais il n'était pas certain d'avoir été très clair en fait quand à sa demande.






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Lun 5 Déc - 18:24
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Alors qu'elle l'observait -honteusement, il fallait bien le dire, mais il semblait tellement occupé qqu'il ne devait certainement pas remarquer les œillades que lui lançait l'espagnole à répétition- elle remarqua qu'il était on ne peut plus ordonné. Et pas seulement dans le rangement de ses papiers. Tout ce qu'il faisait était... Calculé. Au millimètre près. Il ne faisait aucun mouvement intempestif. Il optimisait aussi bien l'espace que ses forces.
Pour la scientifique qu'était la jeune femme, cela se rapprochait d'un ballet parfaitement orchestré. Elle, elle avait plutôt l'habitude de s'éparpiller, bien qu'à la fin le résultat soit strictement le même. Mais elle était évidemment moins rapide que lui. Il réfléchissait vite, et visiblement était tout à fait capable de transférer cette vélocité à ses mouvements.

Lorsqu'il eut fini, il se tourna vers elle, et elle le regarda intensément, les yeux dans les yeux, afin de l'obliger à ne pas la quitter du regard. Pour autant, il était capable de lui cacher encore une fois ce qu'il avait souhaité lui demander. Bien qu'elle avait l'impression d'avoir été suffisamment convaincante cette fois-ci.
Et elle ne s'était pas trompée. Au milieu de mots inusités depuis des siècles -qui parvenait encore à utiliser le mot "affabuler" à part Jeremy ?- il réussit enfin à lui poser la question qu'elle attendait. Enfin. Qu'elle souhaitait entendre. La question, pas le sujet. N'importe quelle question, y compris de quelle couleur était son pyjama lui aurait convenu, du moment que c'était bien celle que le jeune homme retenait prisonnière depuis une semaine.

Oubliant rapidement les mots trop compliqués pour elle -après tout, l'anglais n'était pas sa langue maternelle, et Jeremy devait avoir appris le dictionnaire par cœur avec sa fantastique mémoire- elle comprit plus ou moins qu'il l'invitait à venir boire un café de temps à autres. Pendant une pause clope. Sans cigarette.
Donc vous me proposez d'aller boire un café ensemble dans un futur plus ou moins proche ?
Cette simple fit apparaître un sourire éclatant, et une délicate rougeur sur les joues de la jeune femme. Elle était tout de même touchée, elle avait entendu dire qu'il était plus que solitaire. C'était flatteur de se dire qu'il lui proposait de passer un peu plus de temps ensemble. Elle, qui était bordélique et qui avait un QI normal.
Elle balança doucement ses jambes dans le vide, comme elle aimait le faire lorsqu'elle était perchée suffisamment haut pour ne plus toucher terre.
Et... Vous aviez... peur ? De me le demander ? Vous pensiez que je pourrais refuser ?
Elle se remémora une nouvelle fois -avec plus ou moins de succès- la tirade du brun, avant de répondre à nouveau à l'une de ses questions implicites.
Et loin de moi l'idée de n'accepter que pour rembourser une quelconque dette. Vous ne pensez pas que je peux tout simplement apprécier l'idée de passer un peu de mon temps en votre compagnie ?
Avait-il tendance à tant se dévaloriser ? Cela n'étonnait pas vraiment Keaweaheulu, car elle avait bien remarqué à quel point le commun des mortels était cruel avec les personnes qui, comme le scientifique, sortaient un peu du lot. Si on ne faisait que le rabaisser au quotidien, il devait effectivement avoir perdu pas mal de sa confiance en lui...
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Lun 5 Déc - 19:24



Jeremy sentait constamment un regard sur lui, et bien qu'il savait parfaitement duquel il s'agissait, ça le mettait un peu mal à l'aise. Il s'enfonça d'avantage dans ce qu'il faisait pour ne plus y penser. Soigneusement, précisément, rapidement et sans bavure, il exécuta une par une les diverses tâches qu'il devait encore accomplir pour pouvoir clore enfin ce travail. Tout dans sa tête était écrit et détaillé sur ce qu'il devait faire, parfaitement bien coordonné au moindre de ses gestes. Un robot dernier cri ne pouvait faire mieux ! Enfin, il ne fallait pas s'y méprendre non plus. Jeremy avait une dextérité incroyable face aux tubes à essais et aux béchers, mais une fois sortit de son domaine fétiche de la science, il pouvait devenir aussi maladroit qu'un faon venant de naître, pire encore lorsqu'il pénétrait dans le domaine des relations humaines.

C'était le temps des révélations. Jeremy se sentait dans l'impasse. Il ne pouvait plus se cacher, plus fuir et plus mentir. Il le savait désormais qu'il serait immédiatement détecté par cette femme. En même temps, il ne s'était jamais vanté de savoir mentir à la perfection, il n'aimait même pas ça. Il avait agit stupidement et s'en voulait intérieurement. Il regrettait d'avoir pensé que Kiwi tomberait dedans. Est-ce que cela l'aurait arrangé ? Dans un temps, il aurait pu en être soulagé. Mais le fait étant qu'il avait vraiment eu envie de lui dire ce qu'il voulait, sans y parvenir. Mais la scientifique n'avait pas lâcher prise et avait tant insisté que le jeune homme trouva finalement le courage de lui proposer un café, dans un discours loin d'être clair et précis, certes, mais c'était sa façon à lui de s'exprimer quand il ne savait pas vraiment comment s'y prendre, sans parler de sa timidité aussi légendaire que le monstre du Loch Ness qui lui faisait atrocement défaut.

Donc vous me proposez d'aller boire un café ensemble dans un futur plus ou moins proche ? fit la jeune femme désireuse de faire le point.

Jeremy hocha timidement la tête.

- Ceci est précisément ce que j'ai dis, répondit-il sitôt après en redressant ses lunettes sur son nez.

Sa réponse permit à sa jeune collègue d'afficher possiblement son plus beau sourire. Elle semblait aux anges, comblée par cet éclaircissement des faits. Voilà un point qui ne manqua pas de rassurer l'homme face à elle qui prit plaisir à voir ce rayon de soleil illuminer subitement la sinistre salle du laboratoire. Lui aussi, se décida à afficher un petit sourire, néanmoins peu imposant tant il était encore perplexe par rapport à la situation et au fait que même le plus grand des sourires sur Kiwi n'indiquait aucune réponse sur sa demande.

Et... Vous aviez... peur ? De me le demander ? Vous pensiez que je pourrais refuser ?

Le jeune homme réfléchit un très court laps de temps avant d'effectuer un petit haussement d'épaule.

- Aucune éventualité n'était à écarter, répondit-il alors doucement.

Il avait tellement l'habitude d'être remballé, et pas forcément par des femmes et par forcément pour un café. A vrai dire, pour la majorité de son entourage, on espérait son éloignement et son silence dès qu'il commençait à trop parler. On exigeait juste de lui qu'il fasse son travail, point final. Les gens ne s'encombrait pas de personne comme lui, trop étrange à leur yeux, qui leur donnerait la honte devant autrui. Un peu comme des gamins à l'école au final. Jeremy avait toujours été exploité pour son cerveau, depuis tout jeune, puis délaissé après avoir accompli son oeuvre. Jamais il n'oubliera le fait qu'il a été viré d'un grand centre de recherche à cause de collègues trop jaloux qui avaient comploté contre lui afin de provoquer son licenciement. L'être humain pouvait se montrer particulièrement mauvais quand il le voulait. Et pour un individu ayant toute les peines du monde à s'intégrer à la société, c'était une aubaine pour les autres de pouvoir le rabaisser autant que possible quand ils n'avaient pas affaire à son cerveau miraculeux. Dommage que ce même cerveau ne pouvait lui offrir plus de jugeote et de courage.

Et loin de moi l'idée de n'accepter que pour rembourser une quelconque dette. Vous ne pensez pas que je peux tout simplement apprécier l'idée de passer un peu de mon temps en votre compagnie ?

Encore une fois, pour Jeremy, c'était une évidence. Tellement évident qu'il ne parvint pas à répondre. Un silence qui en disait beaucoup trop. Non, jusque là en tout cas, personne n'avait prétendu le fréquenter juste pour sa bonne compagnie. Jeremy n'approchait les autres uniquement dans le cadre de ses activités professionnelles. Cela, en soi, lui convenait malgré tout puisqu'il adorait plus que tout son travail à Jurassic World. Mais par moment, il oubliait cette suffisance. Et quand il tentait d'approcher un peu plus les autres, désireux de faire plaisir ou d'accentuer un peu l'aide qu'il pouvait leur apporter, il était renvoyé dans son travail sans plus d'attention, avec ou sans ménagement.

- Je suppose que si, fit-il finalement.




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Lun 5 Déc - 20:11
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Au moins, elle avait compris la requête. Parce qu'elle aurait été passablement embêtée de comprendre qu'il lui proposait un café alors qu'il lui en demandait juste un. Ou quoi que ce soit d'autre, d'ailleurs. Elle aurait donné l'impression de n'attendre que ça. Et, bien qu'elle n'ait guère de doute quant au fait que l'innocent scientifique n'aurait pas du tout compris cela comme ça, autant éviter. Des fois que toute leur conversation soit filmée par des caméras de sécurité et qu'un gardien soit en train de s'amuser follement de l'autre côté de son écran. Pour ce qu'elle en savait, tous les gardiens pouvaient actuellement en train de parier sur leur compte.
Parce que c'était très courant comme genre de situation dans les films américains. Et elle découvrirait bien vite le lendemain si quelqu'un avait bien pu surprendre leur passionnante conversation.

Lorsqu'il évoque la possibilité qu'elle ait refusé sa proposition, elle éclate de rire. Pas pour se moquer de lui, jamais cette éventualité ne lui traverserait l'esprit. Mais simplement parce que Jeremy est réellement... rafraîchissant. Sa présence est agréable, et sa naïveté latente ne le rend que plus appréciable.
J'avoue que je suis plus chocolat chaud, mais... Vous découvrirez bien vite que, à l'image de vos bonbons, il suffit d'un peu de sucre pour me faire craquer.
Et une bonne compagnie. Mais ça, c'était bien évident sous-entendu dans sa phrase. Car même si le plus infect des individus lui achetait une usine Haribo, jamais elle n'accepterait pour autant de lui accorder plus de quelques secondes de son temps.
Lorsqu'il concéda qu'il aurait été logique de penser que c'était sa propre compagnie qui pouvait pousser l'espagnole à vouloir passer du temps avec lui, elle le gratifia d'une petite moue qui se rapprochait du "Ah bah enfin". Et elle s'empressa de le rassurer immédiatement.
Vous supposez bien, très cher. Votre compagnie m'est définitivement des plus agréables.
Il avait enfin fini de s'affairer sur ses tubes à essai, et la paillasse sur laquelle elle était juchée était à présent vide et propre. Bien évidemment, pas un seul cheveu pas à sa place dans le laboratoire, qui était à l'image même de son propriétaire. Elle décida de descendre de son perchoir, rodée à l'exercice cela se fit heureusement sans heurt.
Ayant retrouvé le plancher des vaches, elle se tourna vers son compagnon du soir.
Il est un peu tard pour boire un café, aussi je remet votre charmante invitation à plus tard. Quant à vous, accepteriez-vous une petite promenade ? Je ne suis pas fatiguée et je risque de tarder à trouver le sommeil, et j'adore profiter de la quiétude du parc la nuit...
C'était un demi-mensonge, en fait. Trouillarde comme elle était, elle ne s'aventurait que rarement toute seule dans l'enceinte du Parc. Voire jamais. Et encore moins au clair de lune, avec la moitié des lampadaires en panne et l'autre moitié diffusant une lumière blafarde qui n'éclairait que partiellement les chemins.
Mais la dernière fois qu'elle avait trouvé quelqu'un pour l'accompagner, en l'occurrence Drew, elle avait apprécié de se promener à l'air frais, loin du bruit constant de la fourmilière que formait le Parc en pleine journée...

D'un léger mouvement d'épaule, elle remit son blazer qui avait commencé à tomber, mis à mal par toutes ses gesticulations pour monter et descendre du bureau. Elle en profita également pour ramener la crinière brune qui formait ses cheveux sur son épaule gauche, habitude qu'elle avait prise depuis qu'elle avait décidé de se laisser pousser les cheveux, histoire de changer de la coupe à la garçonne qui l'avait accompagnée pendant toute son enfance.
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Lun 5 Déc - 22:24



Le rire sonore de la jeune fille, bien qu'agréable à l'écoute, perturba d'avantage le scientifique. Se moquait-elle de lui par hasard ? Non, il ne semblerait pas...Ce n'était apparemment pas son genre. Pourquoi tant d'hilarité alors ? Qu'avait-il dit de si drôle ? Bien que le jeune homme était persuadé que l'humour était une chose importante dans la vie d'une personne, il ne reconnaissait pas là la dite qualité.

J'avoue que je suis plus chocolat chaud, mais... Vous découvrirez bien vite que, à l'image de vos bonbons, il suffit d'un peu de sucre pour me faire craquer.

Comprenant ainsi que la jeune femme acceptait sa requête, ou plutôt sa proposition, le scientifique étira un large sourire sur son visage, comblé d'une joie qu'il cherchait à contenir. Ce n'était pas comme si ça lui arrivait tous les jours. Désireux de satisfaire au mieux sa collègue, le jeune homme répliqua aussitôt :

- Chocolat chaud, c'est très bien aussi, je suis ouvert à toutes sortes de saveurs.

Il étira son rictus en un sourire rayonnant, dévoilant une barrière de dents bien blanches et bien alignées, à la hauteur de la perfection en matière de beauté buccale. Pour ainsi dire, ce qu'il préférait lui, c'était le thé. Ca n'apaisait pas à la manière d'un chocolat chaud, mais ça n'excitait pas non plus à la manière d'un café, tout en étant grandement fourni en saveurs raffinées, capable d'être comblée de diverses manières telles que le sucre ou le miel.

Vous supposez bien, très cher. Votre compagnie m'est définitivement des plus agréables.

C'était bien la première fois qu'on lui disait une chose pareille. Toujours rayonnant de joie, l'homme ne pu s'empêcher de répondre avec complicité :

- Ce sentiment est inéluctablement partagé.

Maintenant qu'il avait fini ce qu'il avait à finir, enregistré les résultats sur l'ordinateur, rangé les résultats imprimés dans le dossier concerné qui fut ranger dans un tiroir correctement trier, mit les échantillons dans le frigo, bien étiquetés, sur l'étage du frigo selon la façon dont il triait ses tubes, passer un coup sur les paillasses pour s'assurer de leur propreté, de même pour le matériel d'ailleurs, éteindre tous les appareils qui n'avaient plus de nécessité à être en marche, tel que l'analyseur et l'ordinateur, le jeune homme semblait prêt à enfin quitter son poste de travail aussi impeccable que s'il n'avait jamais été utilisé.

Il est un peu tard pour boire un café, aussi je remet votre charmante invitation à plus tard. Quant à vous, accepteriez-vous une petite promenade ? Je ne suis pas fatiguée et je risque de tarder à trouver le sommeil, et j'adore profiter de la quiétude du parc la nuit...proposa alors la scientifique non loin de lui qui venait de bondir hors de son perchoir.

Le jeune homme se tourna vers elle, à nouveau stupéfait par une telle proposition. Il ne l'avait engagé que pour un café, et elle en vint à ajouter une promenade nocturne sur le champ. Evidemment, rien ne pouvait lui faire plus plaisir. Toujours démonstratif de son enthousiasme nouveau, Jeremy finit par répondre :

- J'en serais ravi ! Je l'accepte, volontiers et avec le plus grand des plaisirs.

Sur ce, le scientifique se débarrassa de sa blouse blanche qui recouvrait le reste de son costume gris très professionnel, veillant à ce que soit abîmée d'aucune façon que ce soit, d'un mauvais pli ou d'une tâche. Ce ne fut pas le cas et il pu la ranger sans saleté sur la conscience. Redressant ses verres contre la racine du nez, il récupéra alors sa veste et éteignit la lampe de son bureau, fermant ainsi la dernière lumière de ce bâtiment. Proposant d'un geste à la jeune fille de quitter la pièce la première, Jeremy lui emboîta le pas avant de fermer la porte à clef et d'accompagner sa jeune collègue jusqu'à la sortie du bâtiment où l'air frais de la nuit vint les frapper doucement.




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Mar 6 Déc - 19:32
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Au moins, il n'avait pas l'air d'être un inconditionnel fan du café. Nombre d'adultes ne juraient que par cette boisson, mais l'espagnole avait toujours eu du mal avec. Bien évidemment, lorsqu'elle avait besoin de rester éveillée, elle s'y mettait aussi. Mais lorsqu'elle souhaitait simplement profiter d'une boisson chaude, le chocolat était son péché mignon. Sa mère était capable de lui en faire de doux et crémeux, avec une pointe de vanille. Elle y avait rapidement pris goût, et c'était certainement la première recette qu'elle ait apprise.
Et cela l'arrangeait bien de ne pas être tombée sur un drogué au café. Bien qu'elle aurait pu s'en douter; Jeremy n'avait rien du comportement sanguin et emporté des hommes mus par une surdose de caféine que l'on pouvait d'ordinaire rencontrer tardivement dans les laboratoires.

Alors qu'elle descendait de la table et lui proposer une promenade, elle vit le visage s'éclairer. Littéralement. Derrière les verres de lunette, les yeux du brun semblaient pétiller. Un tel sentiment de joie étant forcément contagieux, elle se fendit également d'un sourire jusqu'aux oreilles. Elle était heureuse de voir qu'une simple proposition puisse tant ravir son compagnon du soir.
Il n'était finalement pas très difficile de le rendre heureux. Cet homme respirait la joie de vivre, tout simplement. Et cela rassérénait énormément la jeune Kiwi. Elle en avait parfois assez de passer son temps à s'inquiéter à propos de la possibilité de finir en casse-croûte de dinosaure.

Elle se dirigea vers le couloir, laissant Jeremy se débarrasser de sa blouse blanche. Elle dévoila un costume gris, simple mais coupé à la perfection pour correspondre à la physionomie du scientifique. Là où elle avait connu des collègues habitués aux jeans et au Tee-Shirts confortables, cette nouveauté était plutôt agréable.
Fort heureusement pour elle, elle n'était pas en tenue du dimanche, et pouvait tout à fait rivaliser avec l'élégance de son compagnon de marche. Bien qu'elle se doutait qu'ils n'allaient pas croiser grand-monde capable de mener un jugement cohérent sur leurs vêtements. De un, il faisait nuit. De deux, il était tard, et à cette heure-ci, c'était plutôt à l'hôtel que le Parc grouillait de monde.

Elle s'engagea dans le couloir et rejoignit la porte principale. Après un étage d'escaliers à descendre, ils étaient dehors, et la jeune femme inspira un bon coup pour profiter de la fraîcheur de l'air de la nuit. Parfois, elle se disait qu'elle avait mal choisi ses études. Elle adorait l'extérieur, et dans la mesure du possible elle travaillait toujours la fenêtre ouverte. Tant pis pour l'air conditionné, il fonctionnait plus, mais elle adorait pouvoir travailler en entendant les bruits de la nature qui résonnaient là-dehors.
Elle se dirigea vers sa droite, où un chemin permettait de ne pas trop s'éloigner des bâtiments tout en profitant de la végétation luxuriante de l'île.
Et sinon, d'où venez-vous, Jeremy ? Vous ne semblez pas avoir d'accent...
Sous-entendu : contrairement à moi. L'espagnole continuait à lire en espagnol, écouter de la musique en espagnol, et il lui arrivait même souvent de rédiger ses rapports dans sa langue maternelle, laissant le soin à l'administration de trouver un traducteur compétent. Elle roulait les r et avait conservé un accent chantant, mêlant régulièrement des mots espagnols à ses paroles anglaises, dans un joyeux charabia parfois incompréhensible, même pour elle.
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Mer 7 Déc - 13:04



Quand on disait que Jeremy se contentait de peu, c'était plus que véridique. Son travail faisait sa vie et les journées comblées par un visage souriant et agréable d'une collègue semblaient ne pas pouvoir le satisfaire plus tant il était déjà au sommet du bonheur. Pour un peu, il devrait s'estimer heureux d'avoir été viré de son ancien poste pour avoir atterrit ici. Bien que truffée de dinosaure dont il avait guère l'habitude de côtoyer, le jeune homme en oubliait tous les détails maintenant qu'il avait su faire la connaissance de sa collègue Ô combien charmante et sympathique. Il avait même trouver le courage de lui proposer un café, c'est pour dire. Le scientifique n'avait pas plus l'habitude de s'offrir une balade dans le parc que d'offrir un café à quelqu'un. Mais l'invitation de la jeune fille ne pouvait être ignorée, encore moins refusée. Cela ne ferait qu'une expérience de plus à découvrir dans sa vie.

Après avoir tout fermé derrière lui, le scientifique accompagna sa collègue jusqu'à l'extérieur du bâtiment, poussant une dernière porte avant de sentir l'air frais sur soir sur son visage. Il décida de laisser libre à la femme de choisir la route à prendre. Après tout, c'était elle qui avait proposé la balade. Longeant un chemin qui contournait les laboratoires, l'homme lui emboîta le pas et se maintenait à la hauteur de sa collègue. Il lui tendit un sourire, sans regret d'avoir accepté de marcher un peu avec elle. Autour d'eux, la végétation tropicale était reine. Et l'hiver n'avait pas sa place. Même en ce mois, la nuit était très agréable, le ciel était dégagé, dévoilant la magnificence des cieux nocturnes parcouru d'une multitude d'étoiles scintillantes. La lune aussi était présente et ses rayons blancs se battaient en duel avec les faisceaux jaunâtre des lampes extérieures qui longeaient les bâtiments.

Et sinon, d'où venez-vous, Jeremy ? Vous ne semblez pas avoir d'accent... demanda soudainement la scientifique.

- Exact, répondit l'homme, les mains dans les poches de sa veste, j'ai grandi à Boston, dans le Massachusetts, au nord-est des Etats-Unis. Et vous, je suppose, enfin je devine vos origines espagnoles, à votre nom de famille et accent, malgré votre prénom Hawaïen, n'est-ce pas ?






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Mer 7 Déc - 19:16
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La nuit était belle. On était loin de la saison des pluies, mais on sentait tout de même la légère humidité de l'air. Keaweaheulu n'était pas experte en botanique, mais elle sentait clairement le délicat parfum des immenses fleurs que le climat tropical permettait d'entretenir. Parfois, elle hésitait même à en cueillir un bouquet pour parfumer son laboratoire, qui bien souvent était saturé de produits chimiques. Mais il fallait tout d'abord qu'elle parvienne à trouver un botaniste parmi l'équipe scientifique.
Juste histoire qu'elle ne s'approche pas trop près de plantes carnivores. Ou qu'elle n'aille pas embaumer son bureau avec des toxines dangereuses. Parce que les fleurs trop jolies, c'était un peu comme les champignons : souvent toxiques.

Elle faisait attention à ses pas, et marchait lentement. Sur ce chemin peu emprunté, la totalité des pavés n'avaient pas été remis en place. Et se tordre la cheville n'était pas dans ses préoccupations de la soirée. D'autant plus que, maigre comme il était, Jeremy semblait bien incapable de porter quoi que ce soit d'un poids conséquent. Et c'était bien ça : elle était un poids conséquent. Pas non plus un mannequin XXL, mais elle n'aurait certainement pas pu poser un orteil dans le moindre défilé.

Comme elle s'en était doutée, Jeremy était bien américain. Bien qu'elle soit bien incapable de placer la ville dont il venait de lui parler sur une carte - elle avait toujours eu de sérieuses lacunes en géographie, elle et l'orientation ça faisait deux, voire même plus- elle avait compris qu'il était né pas très loin de New York, la seule ville qu'elle pouvait placer sur une carte des USA. C'était déjà ça.
Elle sourit à la lune au-dessus d'elle. Oui, bien évidemment, tout en elle respirait l'Espagne. Et bien qu'elle n'ait pas pour habitude de se vanter sur sa personne, elle était fière de cette partie de ses origines.
Usted tiene razón. Ma mère était née à Hawaï, mais elle a suivi mon père lorsqu'elle a rencontré. Et même quand il a quitté la maison, elle n'a pas voulu retourner sur l'île. Elle voulait nous permettre de vivre dans un pays entièrement occidentalisé.
Même si son choix n'avait certainement pas pesé dans la balance du destin. Hawaï ou pas Hawaï, son frère jumeau serait mort de toutes façons. Mais malgré son prénom original, Kiwi se sentait espagnole. Même si elle détestait devoir cela à son père.
Vous avez de la famille ? Des frères, des sœurs ?
Toute cette conversation n'était que somme toute très futile. Mais elle s'en servait honteusement pour apprendre à mieux connaître Jeremy. C'était un homme étrange, mais dans le bon sens du terme. Et elle était extrêmement curieuse de savoir ce qui avait pu former ce jeune homme à réellement utiliser son intelligence, quand tant d'autres gamins gâchaient leurs chances d'être des adultes remarquables quand ils étaient encore jeunes.
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Mer 7 Déc - 22:47



Leçon du jour : tenir une conversation banale, parler de soi. Le genre de leçon qu'un surdoué tel que Jeremy aurait bien du mal à apprendre. Pourtant, il en subissait actuellement les frais. Il ne voulait pas décevoir sa collègue curieuse qui avait si gentiment accepté sa présence. Il voulait plus que tout au monde lui prouver qu'elle n'avait pas eu tord d'avoir voulu se rapprocher de lui. Elle, elle n'avait rien besoin de prouver pour lui. Jeremy savait qui elle était, une fille en qui on pouvait avoir confiance. Le simple fait de marcher à ses côtés le rendait heureux. Pour une fois dans sa vie il avait l'impression d'avoir une réelle et sentimentale importance pour quelqu'un, même s'il ne s'agissait que d'une collègue de travail. C'était déjà énorme pour lui. Il espérait faire durer cette complicité longtemps et fera d'ailleurs tout pour y arriver. Kiwi était devenue, en une semaine à peine, étrangement précieuse à ses yeux. Si seulement il pouvait avoir les mêmes rapports avec les autres membres du personnel. A part Maksim, basé sur un respect mutuel, il n'y avait pas grand monde qui importait au scientifique et pas grand monde pour qui le scientifique importait.

Jeremy se calait au rythme de sa comparse. Il avait tendance à marcher vite lorsqu'il était seul. Mais là, il suivait les pas de sa collègue avec attention, veillant toujours à ne pas faire un pas de plus qu'elle, ni un de moins. Le sentier laborieux sur lequel ils cheminaient ne le perturbait pas encore de trop. Certaines dalles de pierre ne se trouvaient pas au bon endroit, mais qui sait, ceci sera vite rafistoler avec l'avancement des travaux pour remettre le parc à neuf. Contrairement à Kiwi, qui semblait fasciné par le monde végétal environnant, le jeune homme n'accordait pas énormément d'attention à cette végétation luxuriante dont il avait désormais pris l'habitude de côtoyer lors de ses sorties.

Usted tiene razón. Ma mère était née à Hawaï, mais elle a suivi mon père lorsqu'elle a rencontré. Et même quand il a quitté la maison, elle n'a pas voulu retourner sur l'île. Elle voulait nous permettre de vivre dans un pays entièrement occidentalisé.

Connaissant de nombreuses langues dont l'espagnol, le jeune homme n'eut aucun mal à comprendre les mots de sa collègue avant d'écouter ses explications.

- Ici, vous n'êtes pas vraiment dépaysée au moins, commenta alors le scientifique en levant son regard vers les étoiles.

Quand à lui, il était venu d'Amérique du Nord, jusque sur une île tropicale et bien qu'il s'était facilement adapté, il lui a fallu un peu de temps avant de se dire qu'il n'y aura jamais d'hiver ici, ni même d'automne en fait. Jeremy jurait beaucoup par la théorie et était souvent surpris lorsqu'il fallait passer à la pratique.

Vous avez de la famille ? Des frères, des sœurs ? demanda la jeune femme.

Jeremy s'en voulait un peu qu'il n'y ai qu'elle pour lui poser des questions, dévoilant ainsi toute sa curiosité. Lui ne se voyait pas faire subir un interrogatoire du même genre à cette dernière, surtout qu'il savait déjà beaucoup de chose d'elle en furetant dans les dossiers du personnel. Lui aussi était curieux, mais piochait directement les informations de lui même et sans attendre ! Mais ce désir de Kiwi de vouloir en savoir toujours plus, ça le mettait un peu mal à l'aise. Ce n'était pas tous les jours qu'on lui posait ce genre de question. Elles sortaient du cadre professionnel, des limites qu'on ne franchissait jamais d'ordinaire.

- Hm non, répondit-il alors, je suis fils unique avec des parents restés à Boston ainsi qu'une tante à Colombus dans l'Ohio chez qui j'ai passé le cap de la puberté avant d'entrer en autonomie. J'ai probablement, si ce n'est que certainement, d'autres membres de ma famille sans pour autant les connaître vous voyez ?



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Jeu 8 Déc - 19:17
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Elle hocha les épaules, sans être vraiment certaine que son interlocuteur puisse la voir dans cette pénombre. Certes, le climat chaud lui rappelait sans contestation possible celui de son Espagne natale. Mais là s'arrêtait toute comparaison possible. Tout ici était... tropical. Dans le mauvais sens du terme. Trop grand. Trop vif. Et bien trop dangereux au goût de la tout sauf téméraire scientifique.
J'ai passé ces 6 dernières années aux Etats-Unis. J'avais peut-être un peu perdu l'habitude, mais il est certain que je préfère nettement ce climat.
A New York, où elle avait travaillé ces dernières années, tout était trop humide, trop froid, et trop neigeux en hiver. Elle avait même rêvé de plages de sable blanc en arrivant aux Etats-Unis, c'était dire l'ampleur du manque... Mais au fil des années, alors qu'elle se plongeait dans ses études et son travail, cette impression de manque avait été moins virulente. Et avant son arrivée ici, elle ne s'était plus surprise à chercher le soleil.
Au moins, en quelques mois, elle pouvait espérer retrouver le teint légèrement hâlé qu'elle tenait de sa mère. Même si cela allait jurer affreusement avec le brun de ses cheveux. Tant pis. Ils devaient bien offrir un service de coiffure, sur l'île. Elle aurait toute l'occasion d'aller y faire un tour lorsqu'elle pourrait se passer de fond de teint le matin pour éviter de ressembler à un cachet d'aspirine.

Elle l'écouta parler de sa famille, bien qu'il n'en semblait pas particulièrement proche. Il avait accordé son pas à celui de la jeune femme, et elle appréciait le geste. Elle l'entendit mentionner une tante, et certainement un reste de famille quelque part dans le monde.
Je vois très bien. Je n'ai toujours connu que ma mère.
Son père avait disparu, emportant avec lui toute un morceau de famille. Et du côté maternel, on devait certainement continuer sa vie à Hawaï, sans se soucier un seul instant de la jeune espagnole sans grands-parents, ni oncles, ni tantes. Mais Kiwi ne s'en était jamais formalisée, n'ayant jamais connu de grande famille aimante, elle ne l'avait jamais regrettée.

Avisant un trou béant devant elle, elle se décala vers sa droite, frôlant presque Jeremy. Mais il était hors de question qu'elle pose ses talons n'importe où, sous peine de ne plus réussir à le ressortir du bourbier dans lequel il ne manquerait pas de tomber. Ce fut également le moment que choisit un reptile de taille conséquente pour pousser un cri profond. Qui eut un effet entièrement prévisible sur la jeune femme, plus qu'effrayée par ce genre de sons. D'autant plus qu'il ne semblait pas loin. Ou alors était-ce le contraire ?
Elle était tellement paniquée qu'elle ne parvenait plus à penser clairement. Après avoir effectué un saut de biche unijambiste fort peu élégant et avoir par la présente bousculé Jeremy, elle lâcha un cri strident, complètement effrayée. Allons bon. Qu'est-ce qui pouvait bien hurler comme ça ?

Elle se reprit plus ou moins rapidement, baissant les yeux vers le sol, un peu honteuse d'avoir paniqué pour si peu. Mais elle était un incorrigible froussarde, et se retrouver sur une île truffée de dinosaures carnivores en totale liberté ne l'aidait pas le moins du monde à contrer ce trait de caractère. En jetant un regard à sa main, elle s'aperçut qu'elle tremblait. Elle se força à se tenir les mains pour atténuer le tremblement tout en s'excusant auprès de Jeremy.
Lo siento... Je ne supporte pas ces animaux, ils sont bien trop effrayants pour moi.
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