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Désastre et rencontre.

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Jeu 6 Déc - 18:16
Désastre et rencontre
Jules Hunt VS Ingrid Powell

Décembre 2013
Pendant que je refais le noeud des lacets de mes godasses, des grosses et vieilles rangers dont l’épais cuir est un peu usé, mes yeux s’en détournent et regardent l’heure sur ma montre autour de mon poignet droit, ça fait déjà des semaines que j’arrive ici quand le soleil est déjà couché, je veille de 20h jusqu’à l’aube et cette nuit je ne la passe pas avec cette frêle petite blonde qui se tord constamment le cou pour pouvoir regarder dans mes yeux. C’est quoi son prénom déjà ? « Freya » ai-je susurré entre mes dents, je le répète plusieurs fois pour essayer de mieux m’en souvenir mais je n’ai pas la mémoire des prénoms, je mémorise très bien les visages cependant et il y en a un que je n’ai pas encore regardé, celui de la patronne.

J’y pense justement, je souris aussitôt en secouant lentement la tête de gauche à droite et je soupire bruyamment (exagérément aussi) en me relevant. Je m’éloigne du banc derrière moi et je ferme le casier avec mes affaires dedans, encore cinq minutes avant le début de ma garde ai-je compter en regardant tourner les aiguilles derrières le verre rayé de ma montre. Mon bras retombe mollement le long de mon corps et je me retourne, j’irai en avance aujourd’hui parce que la patronne m’attend certainement au tournant, ne dit-on pas que nous n’avons jamais deux fois la chance de faire une fois bonne impression ? La paume de ma main s’écrase sur la porte battante et je la pousse pour passer sous l’encadrement de la porte et sortir de là. L’odeur de mon parfum me suit, discrètement. Je suis passé devant mon reflet dans le miroir sans me regarder, je n’en ai rien à faire de ma tignasse emmêlée ou de mes yeux très bleus avec quelques cernes (pourtant je dors bien et pendant des heures durant la journée, mais c’est à cause des cauchemars, sûrement).

Mon badge pend misérablement autour de mon cou, au bout d’une cordelette de la même couleur que mes yeux, je rentre mon badge dans mon uniforme pour qu’il ne me gêne pas quand je bouge trop, mais pour l’instant je le laisse par-dessus mes vêtements.

Je croise quelques gars, ils me reconnaissent maintenant alors ils secouent lentement la tête en guise de « salut », je leur jette quelques coups d’œil et je hoche lentement la mienne par politesse avant de disparaître dans le centre de contrôle. Je ne sais pas qui sera mon binôme cette nuit, je ne sais pas à quelle heure il ou elle me rejoindra mais je suis le premier sur place, à l’exception du précédent qui se lève de sa chaise à roulette quand il me remarque du coin de l’œil.

- Qu’est-ce que j’ai raté ?

Lui ai-je demandé, il me parle simplement de la journée et de ce qu’il a fait, je l’écoute en regardant quelques écrans et je me retourne pour le regarder seulement quand il s’en va en me disant au revoir, j’ai dit à plus, ou bonne nuit peut-être, je ne sais plus mais qu’importe.

Je tire sur le dossier d’une chaise pour l’amener vers moi mais je ne m’assois pas encore dessus, j’ai baissé les yeux pour lire ce qu’il y a d’écrit sur les papiers qu’il m’a laissés avant de partir.

Il y a des bruits de pas au bout du couloir et ils viennent dans cette direction, ai-je conclu hâtivement en gardant la tête basse mais en levant les yeux, j’écoute, j’ai encore les papiers entre les doigts mais je repose chacun d’eux et mes bras reviennent le long de mon corps, je me retourne et je relève le menton pour avoir un port de tête plus haut.

Je suis certain que c’est elle, la démarche est ferme, le bruit qui lézarde les murs du couloir jusqu’ici c’est fort, c’est quelqu’un avec du caractère et je ne reconnais pas l’emprunte de mes coéquipiers, alors ça doit être elle. Est-elle impatiente de me rencontrer, lui a-t-on dressé un portrait de moi à mon avantage ? J’y pense avec un sourire discret qui étire mes lèvres, un brin provoquant à cause de ce petit quelque chose que j’ai dans les yeux. Et je souris pendant que j’y pense parce que je n’ai pas caché mon mécontentement quand on m’a dit que le chef était une femme, je pense que les nouvelles vont vite, j’ai envie de voir si elle prendra le taureau par les cornes et si elle a autant de couilles qu’un mec pour gérer une équipe et un gars comme moi.

La porte s’ouvre à nouveau, nous y voilà.
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Dim 9 Déc - 3:24

• A son retour sur l'île après sa sortie d’hôpital  •
Désastre et rencontre
Jules Hunt & Ingrid Powell

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Maussade, j'observais l'état de mes bandages dans le miroir avant de poser les deux mains sur le rebord du lavabo. J'ouvris le robinet et passais une main rafraîchissante sur ce visage cerné et fatigué qui était devenu le mien. Les choses commençaient à évoluer positivement, j'arrivais à me mouvoir un peu plus sereinement et parfois même sans soutien. Mais cela prenait trop de temps, j'en avais assez.
Je frissonnais, moi qui venait d'enlever ma chemise en souffrant de la chaleur. N'y tenant plus, j'étais rentrée dans mes appartements après mon service, délaissant le rapport que j'étais alors en train de rédiger. Une nouvelle migraine avait fait son apparition, me forçant à réduire la lumière de mon écran au minimum jusqu'à abandonner complètement. Je devais bien avouer qu'après un mois enchaînée à mon lit d’hôpital, la tendance était encore à dévêtir Pierre pour habiller Paul. Les élancements dus à ma blessure par balle se faisaient moins vifs mais tout un tas d'autres symptômes étaient à déplorer. Insomnies, nausées, migraines récurrentes...maux que j'avais vu apparaître lorsque l'on décida de stopper les anesthésiques. Force était de constater que je ne pouvais m'en passer.

J'observais la petite boîte de comprimés d'un œil torve.
Si j'avais pu prendre un peu de repos durant l'après-midi, la journée n'était pas terminée pour autant. En effet, je devais rencontrer la nouvelle recrue, Hunt, qui était arrivé lors de ma convalescence. La moindre des choses était qu'il puisse rencontrer celle à qui il allait faire ses rapports de services. Cela ne m'enchantait guère. Pour les raisons évoquées ci-dessus évidemment, mais aussi parce que j'avais entendu dire que ses sentiments à mon égard n'avaient pas été des plus élogieux. Un jeunot misogyne qu'il faudrait mater avant de pouvoir en tirer quelque chose. Visiblement, l'armée ne faisait pas que des miracles avec les gaillards de sa trempe et les esprits pouvaient encore se révéler aussi pauvres qu'étroits... J'avalais alors deux capsules avec une gorgée d'eau. Cela ne serait pas de trop. Pour les nerfs, pour la forme, pour l'image. Je regretterai demain.
Me redressant avec une grimace de douleur, je reboutonnais le chemisier alors ouvert jusqu'au dernier bouton pour rendre invisible ce handicap médical temporaire. Puisque pour cet agent, j'étais d'emblée cataloguée comme étant le sexe faible, il était inutile d'ajouter à cette idée reçue. Du reste, je conservais l'uniforme assigné à la sécurité, couleur navy. Les cheveux tirés à quatre épingles et le moindre pli lissé, mon reflet se faisait plus strict. Plus autoritaire. J'allais en avoir besoin, assurément.

Il était dix-neuf heures lorsque je quittais l'hôtel pour me rendre -pour la troisième fois de la journée- au centre de contrôle. Grant s'était proposé pour m'y amener et j'acceptais son offre même si je savais que le trajet serait une fois de plus consacré à la critique fournie et non-constructive de son ex-femme. Cette contre-indication de pouvoir conduire me pesait presque autant que son discours et je passais l’entièreté du trajet la nuque sur l'appuie-tête et les yeux fermés, en émettant de petits grognements d'approbation à intervalle régulier.
J'avais laissé ma béquille, qui assurément compromettait mon image, au Loch Ness. Ce fut donc Grant qui me servit de marchepied pour descendre du véhicule. Quelques syllabes de remerciement et je le laissais là, dans le noir qui étreignait Isla Nublar. J'allais d'abord à mon bureau, au bout du bâtiment. J'avais encore le temps car comme toujours, j'avais anticipé.

Tout était calme dans le poste de contrôle, on aurait pu entendre un galliminus ronfler. J'avais laissé la porte ouverte pour être en mesure d'observer les allées et venues du personnel. Et de Hunt dans le cas présent. Ce dernier daigna pointer son nez à cinq minutes de prendre sa ronde, j'avais entendu la porte battante. Me levant de mon siège je me raidis quelques secondes, une main sur mes côtes. Puis j'inspirais, serrais les dents et traversais le long couloir d'une démarche certaine en faisant claquer mes talons-plats sur le sol. Il était effectivement là, le menton relevé et déjà un petit sourire arrogant au coin des lèvres. Seul. Je notais dans un coin de ma tête que Haver était parti en avance, avant la fin de son service : dans le cas contraire, il aurait été là pour s'assurer que Hunt prenne bien sa relève.
Les mains dans le dos, je me plantais devant la nouvelle recrue qui me dépassait tout de même d'une poignée de centimètres. Peu importe.

• “Agent Hunt, je présume ?” fis-je en guise de salutation. “Ingrid Powell, Responsable de l'équipe de sécurité d'Isla Nublar.” fis-je en lui tendant une main délicate. Les autres formules de politesses comme "ravie" ou "enchantée de faire votre connaissance" étaient absentes et j’enchaînais, sèchement : “Navrée de voir que vous n'ayez que cinq minutes à m'accorder pour ce premier entretien. J'avais espéré discuter plus longuement avant votre prise de poste et ce, sans avoir à fouiller tout le bâtiment...” Je cherchais son regard, les effluves de son parfum se mêlant au mien, plus floral.

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Dim 9 Déc - 15:56
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Jules Hunt VS Ingrid Powell

Décembre 2013
A quoi est-ce que je m’attendais ? Je ne sais pas mais, certainement pas à cela, quand j’étais dans mon régiment a l’armée il y avait cinq femmes éparpillées entre les hommes et trois d’entre elles avaient l’air d’être des mecs, des mâchoires droites et larges, des cheveux courts en vrac, elles n’étaient jamais très grandes mais elles avaient l’air de petits hommes. Peut-être ai-je inconsciemment imaginé voir venir ici une femme comme elles, garçon manqué et avec une voix fluette qui casserait l’allure grossière.

Mes yeux dégringolent, je reluque la patronne de bas en haut, mon regard remonte lentement jusqu’à son visage, deuxième surprise (la première étant qu’il s’agit d’une femme), je perds peu à peu mon sourire narquois mais je suis quand même de bonne humeur. Mes yeux bleus se jettent dans les siens quand elle dit mon nom, je me redresse un peu par habitude (comme à l’armée) pour avoir le dos droit.

- Lui-même. Gardien de nuit à la sécurité.

Ai-je rétorqué quand elle m’interroge sur mon identité, même si elle s’en doute (c’est l’impression qu’elle donne), c’est une déformation professionnelle, à l’armée nous devions dire nos grades quand le commandant hurlait nos noms, l’un après l’autre.
Les habitudes ont la vie dure, je vais perdre celle-ci au fur et à mesure que le temps m’échappe mais d’ici là et en attendant, ça m’a déjà échappé.

Je baisse les yeux quand je remarque quelque chose du coin de l’œil, elle lève la main dans ma direction et sa paume penche légèrement vers le bas, dans le langage (souvent inconscient) corporel c’est une forme de domination, de cette manière elle m’explique silencieusement que c’est elle qui commande, pas moi, même si ma corpulence physique prête à croire que je peux avoir le dessus sur elle. Ça traduit une vraie force de caractère, le savais-t-elle ?
Ma main empoigne fermement la sienne pour lui rendre sa politesse qu’elle me crache du bout des lèvres, alors mon insolence est bien remontée jusqu’à elle pendant son absence ? C’est plus fort que moi, quand mon bras retombe le long de mon corps un sourire étire discrètement mes lèvres, ça creuse une petite fossette au milieu de ma joue gauche.

Elle me tient tête, je peux sentir cette tension qui lui échappe comme les effluves de son parfum boisé qui remontent jusqu’à mon nez, le mien est plus brut et les deux se heurtent pendant que nos corps s’évitent.

Elle a les épaules droites et le menton haut suis-je en train de constater en la scrutant minutieusement du regard, elle s’arme d’un je-ne-sais-quoi pour m’affronter, c’est plus cru qu’un duel de regard ou qu’une bousculade ridicule dans un couloir, elle joue intelligemment, elle est maligne, était-je en train de traduire en la regardant.

- Je peux m’en aller plus tard demain matin après mon service, si vous êtes encore là. Mais si vous n’êtes pas certaine que votre patience durera jusque là, restez avec moi.

Je continue de la bouffer du regard en levant encore la main, mes doigts agrippent l’autre dossier de l’autre chaise et je la traîne vers moi, elle recule sur deux des quatre pieds qu’elle a.

- Après votre immobilisation vous avez peut-être envie de vous asseoir ?

Cela pourrait être simplement et honnêtement bienveillant mais je donne beaucoup trop l’impression d’appuyer sur son point faible, la blessure par balle. Elle avale sûrement des cachetons tous les jours pour se tenir debout en ce moment. Je joue au chat et à la souris, je la cherche, je la titille, je veux savoir jusqu’où va sa patience.

Finalement se provoquer c’est comme apprendre à danser, je ne sais pas sur quel pied danser avec elle pour l’instant alors elle va m’apprendre, elle veut mener la danse ? Emmène-moi pensais-je sans le dire, mais j’apprends vite.

Mes doigts s’écartent du dossier de la chaise et ma main retombe près de ma hanche, j’ai pas décollé mes yeux des siens pour l’instant, sûrement parce que j’aime aussi follement ce que je vois dedans.
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Mar 11 Déc - 23:31

• A son retour sur l'île après sa sortie d’hôpital  •
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Jules Hunt & Ingrid Powell

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Lorsque j'avais fait mon entrée dans la pièce et m'étais plantée face à lui, il avait eu ce regard -indiscret- qu'il avait orienté de telle façon à me dévisager de haut en bas. Ce ne fut que lorsque je prononçais son nom qu'il daigna rediriger son regard à sa juste place, c'est à dire : sur mon visage. Là où habituellement, tous les regards bien éduqués se posent. Bien que l'on m'ait informé de ses opinions à mon égard, cette inquisition m'avait rendue mal à l'aise. Il faut dire que je n'avais plus l'habitude d'être scrutée ainsi. Ou peut-être était-ce ce petit rictus qui avait terni sans pour autant disparaître complètement ? Quoiqu'il en fut, j'étais restée là, le dos droit et sans broncher pour ne pas lui donner raison. Si c'était cela que je devais affronter, je saurais m'en accommoder.

Il s'était redressé pour se présenter, tout fier de ses éperons et sa vanité démesurée transperçant de par le regard altier qu'il me lançait. Quel bon petit soldat bien formaté il avait dû être ! Je haussais un sourcil devant cette attitude singulière, taisant les remarques qui me venaient alors. Peut-être étais-je une femme, mais au moins savais-je me tenir et faire la part des choses pour rompre avec ces absurdités militaires : évidemment que je connaissais son rang, cette précision était aussi inopportune qu'inutile.
Notre poignée de main fut ferme, mais brève.  Je m'étais attendue à ce qu'un jeune fanfaron de son acabit cherche à imposer sa poigne, mais il n'en fut rien. Peut-être avais-je classé cet individu un peu trop hâtivement ?

A la remarque sur son évident manque de motivation, il me proposa deux options, dont celle de rester en sa compagnie. Voilà qui avait le mérite d'être direct. Sinon hasardeux. Son regard ne me lâche pas, vorace. Il me teste. Que pensait-il obtenir avec de telles provocations ? Je ne suis pas de celles qui se détournent devant tant de grossièreté. Je m'en offusque souvent, mais je ne fuis jamais. Aussi, je le regardais tirer la chaise jusqu'à son côté, prétextant vouloir participer à mon bien-être. Ainsi, il avait pris le temps de se renseigner...jusqu'à quel point ? J'avais la désagréable impression que son offre était tout sauf bienveillante et que c'était là encore le reflet de étroitesse concernant ma condition. Une femme était forcément fragile et précaire...n'est ce pas.

• “Ne vous méprenez pas : les chances que je vous attende ici jusqu'au petit matin sont infimes, voire nulles.” j'affichais un fin sourire, tout ce qu'il y avait de plus condescendant. J'esquissais ensuite un pas pour me retrouver à sa droite. Puis, je posais à mon tour la main sur le dossier de la chaise qu'il avait laissé là dans l'espoir que j'y pose mon séant et, je m'y appuyais quelques instants pour profiter de cette frontière invisible qu'elle créait entre nos deux corps. Puis je la poussais jusqu'à toucher le creux de ses genoux et les faire plier. Repassant face à lui, je souriais toujours, impérieuse : “Merci pour votre prévenance, mais ce ne sera pas nécessaire. Mais puisque votre collègue tarde à vous rejoindre, sans doute pouvons-nous profiter de ces quelques instants de fortune...”

Je n'avais pas répondu à sa requête, volontairement. Il fallait qu'il comprenne que tout ne lui était pas acquis, peu importe les attraits qu'il s'évertuait à mettre en avant. C'était maintenant à mon tour de baisser le regard pour m'adresser à lui, et cela me plaisait. Je repris ma position initiale, c'est à dire les mains dans le dos et commençais cet entretien qui s'annonçais -ma foi- quelque peu musclé :
• “Bien...Maintenant, parlez-moi un peu de vous, Monsieur Hunt. Pourquoi avez-vous décidé de briguer ce poste ? Que pensez-vous pouvoir apporter à Isla Nublar ?”

Sans doute ne s'était-il pas attendu à se justifier ce soir. Tant mieux, j'adorais l'inconfort que je lui imposais. Il n'était pas dans mes habitudes de me laisser marcher sur les pieds, particulièrement lorsque l'on se servait de bas moyens comme l'avait fait Hunt à propos de ma forme vacillante. C'était bien une chose dont j'avais horreur : que l'on me mette face à mes faiblesses, si véridiques soient-elles.

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Mer 12 Déc - 12:04
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Jules Hunt VS Ingrid Powell

Décembre 2013
Dès qu’elle sourit je souris aussi mais le mien est plus large, encore, la situation ne me fait pas rire mais elle m’amuse quand même, n’était-ce pas exactement ce que je voulais ? Atteindre les limites de ma supérieure pour comprendre jusqu’où elle veut bien dire oui et quand elle dira non ? Le jeu commence à l’instant où elle me fait (toujours poliment) entendre qu’elle n’est pas à ma disposition, évidemment qu’elle ne l’est pas et le jeu aurait été lassant sinon, je détourne le regard quand la chaise heurte mes deux jambes, mes fesses tombent dessus et mon dos ce vautre contre le dossier, je reste avachis là-dessus mais je tends quand même la main devant moi pour saisir le bord du bureau et m’en approcher en faisant ainsi rouler les roues.
Ça aussi, c’est une forme de domination, elle veut que je lève la tête pour la regarder car en étant plus haute que moi, elle s’impose physiquement. Mon sourire tombe peu à peu de mes lèvres mais je m’amuse toujours comme un môme, elle est en train d’écrire les règles de ce tête à tête au fur et à mesure, ça me plaît.

- Dites-moi je vous en prie, je suis tout à vous Ingrid Powell.

Ai-je rétorqué quand elle décide de me cuisiner ici et maintenant.

J’étais toujours confortablement vautré sur ma chaise à roulettes mais quand elle me pose cette question, mes sourcils se froncent, c’est vraiment sérieux ? Je décolle mon dos large du siège et je me redresse sur cette foutue chaise dont le pied grince un peu, je ne me lève pas mais je redresse quand même la tête pour continuer de regarder dans les yeux de mon interlocutrice.

- Le service de sécurité était en sous effectif et n’importe quel soldat à qui l’on apprend que le sacrifice de sa vie est moindre pour en sauver plusieurs autres se seraient aussi jetés sur cette offre. Je n’ai pas la prétention d’imaginer ou de m’espérer indispensable à ce parc qui joue avec la vie en se prenant pour Dieu mais j’y jette quand même la mienne, pour celles des autres qui sont là aussi, on m’a conditionné à penser de cette façon.

Je me lève à nouveau en poussant la chaise qui roule un peu plus loin, toute seule, mes bras retombent lentement le long de mon corps, j’ai pas besoin de faire un pas de plus car Ingrid est déjà sous mes yeux. J’incline un peu la tête et je la dévisage à nouveau.

- Ce qui est arrivé le mois dernier était une erreur, ça n’aurait jamais dû se passer et plus nous serons nombreux à ce poste, moins il y a de risque pour que cela se reproduise.

Je baisse les yeux quelques secondes pour laisser mon regard papillonner ailleurs, sur elle. Je regarde la forme impeccable de son chignon, le col de son uniforme qui retombe proprement et minutieusement derrière sa nuque.
Si elle a toujours mal, elle le cache très bien, pensais-je en cherchant n’importe quoi, un frémissement qui pourrait trahir sa douleur, celle dans sa chair.

- On n'évitera pas les erreurs car elles sont humaines mais mon rôle à moi c’est d’éviter qu’il y ait des pertes.

Quelqu’un passe dans le couloir mais ne s’arrête pas, j’ai quand même relevé les yeux pour regarder par-dessus l’épaule d’Ingrid pour surveiller la silhouette qui passe derrière la porte entrouverte et avant qu’elle ne disparaisse à nouveau derrière un autre mur, mes yeux retournent dans ceux de la patronne.

- Et vous ?

Ai-je demandé en m’écartant un peu d’elle, je tourne la tête pour pouvoir regarder à côté de nous, tous les écrans sont là et j’ai oublié de surveiller chacun d’eux en me perdant dans les yeux de ma supérieure.

Je ne remarque rien d’inquiétant en promenant mes yeux clairs d’un ordinateur à l’autre alors je regarde à nouveau Ingrid qui est toujours là.

- En mettant les pieds ici j’ai accepté de mettre ma vie entre vos mains, prouvez-moi que j’ai eu raison de le faire. Dites-moi qui vous êtes Ingrid Powell.
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Hier à 20:18

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Jules Hunt & Ingrid Powell

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Il était là, affaissé sur la chaise à roulettes, et enfin son sourire goguenard avait peu à peu quitté son visage suffisant. Sans doute n'avait-il pas apprécié ce petit revirement de situation mais il n'en avait rien dit. Son seul geste avait été de se rapprocher du bureau et donc...de moi.
Pour autant, je n'avais pas reculé et m'étais contentée d'appuyer le bout de mes doigts sur la surface plane du bureau pour me retenir en soutenant ce regard qui ne me lâchait pas. De nouveau, j'avais haussé le sourcil à sa réplique, ne sachant pas si je devais m'offusquer de ce semblant de familiarité ou si de devais m'en amuser. A cette formulation pleine de sens et de sous-entendu, je décidais de ne pas répondre, souhaitant garder ce masque d'impassibilité qui était maintenant devenu une légende. J'étais, je dois bien l'avouer, légèrement troublée par sa façon de faire. Les rumeurs allaient bon train à son sujet depuis mon retour et je m'étais attendue à rencontrer quelqu'un qui aurait frontalement affiché son mécontentement. Quelqu'un qu'il aurait fallu mater et à qui j'aurai dû tenir tête. Ce n'était pas le cas. Hunt était plus adroit, plus...astucieux.

Mais malgré toute cette astuce, il ne s'était pas attendu à ce rapide interrogatoire. Je le devinais à ce fin trait qui s'était dessiné entre ses sourcils et à position moins négligente qu'il venait d'adopter. Ainsi, j'avais tout de même réussi à le surprendre...je m'en félicitais intérieurement. Il s'était redressé, signe qu'il prenait les choses au sérieux, le bon petit soldat et j'avais baissé le regard pour vriller le sien.
Son discours était tout ce qu'il y avait de plus impersonnel, ou en tout cas, c'était ce qu'il voulait me faire croire.

• “De la bravoure, n'est-ce pas ? Voilà qui est très noble, Monsieur Hunt.” me moquais-je doucement. “Si toutefois, cette offre était si désirable que vous le décrivez, alors comment expliquez-vous ce sous-effectif ? Épargnez-moi l'argument du stéréotype militaire opportuniste ou je vais finir par penser que nous avons recruté le premier venu." Mon rictus avait fondu comme neige au soleil et j'étais tout ce qu'il y avait de plus sérieux. Il allait effectivement devoir me servir autre chose que cette théorie insipide comme quoi ce poste était à la portée de tous. Car il ne l'était pas et beaucoup l'avaient déjà appris à leurs dépends. En d'autres termes, j'attendais mieux que ça. N'avait-il donc aucune qualité à mettre en valeur ?

Il se leva alors tout à fait et sous la surprise de le voir soudainement si proche, je me cambrais légèrement en arrière, provoquant une légère douleur que je contenais en serrant la mâchoire. Je détachais les yeux de ces larges épaules bien bâties qui se dressaient devant moi pour lever la tête à nouveau dans l'espoir d'atteindre son visage. Son parfum me chatouille les narines mais ce dernier semble plus âcre à mesure qu'il déploie la suite de sa tirade.
• “Seriez-vous en train d'insinuer que ces pertes que vous mentionnez, sont le résultat d'un manque de discernement de ma part ?” répliquais-je sévèrement. Aussi utile se croyait-il être, l'avoir maintenant dans nos rangs ne signifiait pas que la population d'Isla Nublar était tirée d'affaire. Jules Hunt n'était pas le Messie envoyé ici pour nous montrer la voie.
Son regard bleu s'était détaché du mien pour m'observer plus avant et il s'était finalement éloigné quelque peu, à mon grand soulagement. Je n'aimais pas cette proximité qu'il avait cru bon de nous tenir et j'en profitais pour enlever cette raideur qui m'avait été imposée. Moins crispée, je suivis son regard lorsqu'il dévia vers les ordinateurs non pour regarder les écrans de contrôle -ce n'était pas mon travail- mais pour l'observer lui : sa haute carrure, cette mâchoire volontaire et ses cheveux épais un peu trop en désordre à mon goût. Et soudain, il me retourna ma propre question, comme s'il se donnait le droit de diriger à son tour cet entretien informel. Je me permis un léger rire, frêle éclat qui ne viendrait pas raviver la douleur de mes côtes meurtries.

• “Soyez sûr que ce n'est pas auprès de vous que je dois faire mes preuves, Monsieur Hunt et qu'il n'est pas dans vos attributions de me donner des ordres. Mais puisque vous semblez finalement si soucieux de votre sort, je vous accorde un seul et unique passe-droit : qu'aimeriez-vous savoir à mon sujet et qui parviendrait à vous rassurer ?" demandais-je encore amusée de son aplomb certain. J'avais bien compris qu'il cherchait à savoir si, après la prise d'otages, il pouvait me faire confiance. Il doutait de moi, de mes compétences et du fait que je sois à la tête de ce service. Il n'était pas le premier, et peut-être pas le dernier. Mais de sa part, je ne prendrais aucune remarque au sérieux tant que les saurais motivées par des allusions machistes.

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