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Up in the air • Julian & Laura
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Laura Masrani
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⋄ Age du personnage : 28 ans
⋄ Localisation : En plein coeur de Jurassic World
⋄ Métier : PDG honorifique de Masrani Global Corporation, victime préférée d'Eric Green, Digne fille de son père
Info:
 

L’hôtel. Y arriver relevait presque d’un périple aussi intense que les douze travaux menés par Hercule. Perchée sur le dos de Julian Blake, la PDG de Masrani Global Corporation était dans un état qui aurait fait jouir des paparazzis. Après tout, ne cherchaient-ils pas toujours les scandales, ces rapaces ? Pourtant, ici, sur Isla Nublar, la jeune femme n’avait à craindre les ragots colportés par de tels oiseaux de mauvais augure. Les seuls qui pourraient se moquer d’elle étaient ses employés mais… Oseraient-ils seulement le faire ? L’heure n’était pas à se questionner sur ce genre de chose, mais plutôt d’atteindre sa résidence, tout en haut de cet immeuble soudainement colossal.

Entre le action ou vérité lancé avec Julian et le Bière Pong qui venait couler dans ses veines, il devenait difficile pour elle de garder une quelconque lucidité, répondant plus à ses questions machinalement, agissant suivant des instincts qu’elle faisait habituellement taire. La partie relancée, elle lui avait posé cette fameuse question suivie de celle qui correspondait à ses demandes. Heureux ou normal. Elle fronça les sourcils, manquant cruellement de pragmatique avec le degré d’alcool dans son sang. « Bah, les deux… » Elle avait répondu sur un ton penaud, presqu’empli d’une certaine incompréhension devant sa question. Il s’était arrêté net, cherchant à capter son regard avant de lui demander si cela ne dépendait pas du point de vue. Elle fronça les sourcils avant de faire légèrement la moue. « Du mien, vous serez toujours merveilleusement normal… Quant à votre bonheur… Vous n’avez pas répondu à la question ! » Elle lui asséna une petite tape sur l’épaule, comme pour lui faire comprendre qu’il ne saurait s’y dérober.

Ils entrèrent dans le hall de l’hôtel aux allures d’apocalypse zombie au vu de l’heure tardive. Cette pensée la fit frémir doucement et ils s’arrêtèrent devant les ascenseurs. Vous n’êtes pas seule Laura. Cette phrase vacillait entre vérité et mensonge à chaque seconde. Elle n’avait plus la moindre famille. Son grand-père, sa mère… Puis son père. Tous avaient embrassé la mort, la laissant les étreindre pour mieux abandonner parmi les vivants le trésor de leur réussite, leur plus bel héritage. Alors, elle avait beau trouver des épaules sur lesquelles s’appuyer, aucune d’elle ne partageait son sang, aucune d’elle n’avait cette fusion que les Masrani avaient pu partager jadis. Pour toute réponse, elle eut un sourire triste, retrouvant le sol malgré elle, tanguant de nouveau dangereusement, se raccrochant au mur où elle appuya sur le bouton pour appeler l’ascenseur.

Ce dernier ne se fit pas attendre longtemps et dans une sonnette, les portes s’ouvrirent, permettant à Laura d’entrer, suivie de près par Julian. « Allez, venez… J’vous ai promis un verre ! » Puis, n’y tenant plus, ces quelques pas lui rappelant son inconfort. Elle s’appuya contre la paroi de l’élévateur pour retirer une première botte dans un équilibre instable. Puis la seconde. Les portes se refermèrent et elle ricana, un nouveau souvenir se rappelant à elle. « Au College, il nous ait arrivé de faire une soirée dans un ascenseur comme celui-ci. On sautait tellement sur place que l’appareil s’est finalement bloqué entre deux étages et on a juste fini par boire assis dans l’ascenseur en attendant qu’on nous décoince… A la fin, chacun a eu un nombre d’heures de colles inversement proportionnel au montant que nos parents avaient mis sur notre chèque d’admission… J’vous laisse deviner combien de temps j’ai passé sur le banc des punis… » Pouffant à nouveau, elle représenta une bulle avec sa main, tel un indice finement donné au jeune homme.

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Sam 1 Déc - 23:49
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Julian Blake
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Les deux...sérieusement ? Il n'était ni normal, ni particulièrement heureux, même si l'alcool dans son sang tentait à le faire mentir.
Comparé à elle cependant, il se rapprochait du commun des mortels à n'en pas douter et il comprenait ces propos même s'il les trouvaient particulièrement injustes, voire cruels.
Du haut de son podium d'argent et de pouvoir, elle semblait bien loin de la vie quotidienne d'une personne comme lui. Qu'avait-elle dit déjà le concernant ? Qu'il était aussi beau qu'ingrat ? ingrat vis à vis de qui ? D'elle ? Elle croyait réellement qu'il aurait dû être reconnaissant de devoir servir de coach physique à Laura Masrani ?
N'avait-il pas suffisamment donné pour le parc ? Il y risquait sa vie au quotidien, que voulait-elle de plus ? Qu'il lui baise les pieds en lui disant merci ?

Cette vision biaisé le contrariait légèrement, aussi, comme elle lui tapotait l'épaule dans l'attente de sa réponse, il lui offrit un sourire effronté.

- Je vous dirais ça demain matin...lança-t-il sur le ton de la confidence.

Devant l'ascenseur, elle ne répondit rien et se contenta d'appuyer sur le bouton d'appel. Rapidement, ce dernier se présenta dans un bruit de sonnette lorsque les portes s'ouvrirent, larges, prêtes à les engloutir.
Laura entra et il la suivit sans savoir si cela avait un quelconque lien avec la promesse d'un nouveau verre. Il doutait fortement qu'elle aurait de la bière, l'imaginant aisément boire du champagne avec ses amies de la haute société. Entre riches, on voulait ce qui se faisait de mieux n'est-ce pas ? Et qui avaitil de mieux que le champagne pour eux, bu du bout des lèvres entre personnes au portefeuille aussi plein que leur coeur était vide ?

Les portes se refermèrent sur eux. Laura s'appuyait sur le mur pour retirer ses bottes, lui s'était adossé contre la parois à côté, bras croisés sur sa poitrine. Il réfléchissait, enfin essayait. Un monde les séparait, un univers même peut-être. Alors pourquoi s'abaissait-elle a terminer une soirée à boire avec un pauvre type comme lui ? Était-ce pour se moquer ? Pour mieux le ridiculiser après ? Ou bien encore lui rappeler qu'il lui devait du bon temps et qu'il pouvait jeter son ingratitude aux orties ?
Le rire de Laura lui parvint à nouveau, avant qu'elle ne se lance dans le récit d'un souvenir du College. Ces propos confirmèrent ses pensées. Un univers tout entier les séparait, lui qui n'avait pas fait de grandes études et qui s'était engagé dans l'armée après le décès de sa mère, et même s'il avait pu, jamais il n'aurait fait parti du cercle fermé de ceux qui étaient nés avec une cuillère en argent dans la bouche.

Il se sentit diminué, humilié qu'elle soit si contente de n'avoir pas eu d'heure de colle grâce à l'argent de son père, d'avoir flotté au dessus de toute le monde et même du système éducatif. Le complexe du pauvre le rabaissait sans qu'il ne puisse lutter. Alors il eut envie de lui prouver qu'il valait quelque chose, quitte à faire voler en éclat ses valeurs et ses interdits.
Décroisant ses bras, il s'avança vers elle d'un air sérieux et s’appuya sur la paroi juste au dessus de son épaule. Bien qu'elle soit grande de taille, il la dominait aisément. Plantant son regard dans le sien et ployant véritablement vers son visage, ce fut son tour de lui révéler un souvenir d'une voix basse.

- C'est marrant... le dernier souvenir que je possède concernant un ascenseur est une furieuse partie de jambes en l'air en attendant le dépanneur et le plus drôle dans tout ça, c'est que je n'ai même pas eu besoin de payer !

Il aurait pu sceller ses paroles d'un baiser volé juste pour lui montrer qu'on ne pouvait pas tout contrôler avec l'argent. Après tout, ils étaient si proches physiquement à ce moment là que c'en était indécent, mais les portes s'ouvrirent à nouveau dans un bruit de sonnette et Julian se redressa tandis qu'un sourire moqueur s'imprimait de nouveau sur ses lèvres.

- Nous sommes arrivés à votre forteresse, Princesse. Après vous...


Alors d'un geste du bras, il s'inclina volontairement comme un courtisan d'un autre siècle. Quelque part au fond de lui, il savait qu'elle avait éveillé avec ses propos autant qu'avec l'alcool, une facette de sa personnalité qu'il s'évertuait à tenir à distance sur l'île : Celle du connard insensible qui prenait ce qu'il voulait sans même se soucier du lendemain.

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Dim 2 Déc - 12:07
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Laura Masrani
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Demain matin. Comme si cette nuit pouvait avoir un lendemain. Elle était bien trop mal pour envisager cette possibilité. Dans quel état serait-elle seulement ? N’y pense pas. Faire abstraction du pire pour se concentrer sur le meilleur. N’était-ce pas le but même de cette soirée ? C’était en tout cas dans cette optique là qu’elle monta dans l’ascenseur. Se déchausser lui fit le plus grand bien et se remémorer les souvenirs d’une vie envolée autant que volée était autrement plaisante. L’argent avait résolu bon nombre de ses problèmes quand la seule chose qui l’obsédait était de faire scandale, de faire fléchir ce père absent, le pousser à s’intéresser à elle. Ce genre d’histoire n’était qu’une parmi beaucoup trop et elle n’en avait pas honte, bien qu’elle sût pertinemment qu’il n’y avait aucune gloire à récolter de ce genre de procédé. Comme elle aurait préféré être punie comme tous les autres. Comme elle aurait préféré aller dans une école classique comme la grande majorité du monde. Mais non. Laura avait eu droit à traitement de faveur sur traitement de faveur, devant paraître devant tous, devant supporter ses pairs qui, pour la plupart étaient les pires des requins. Combien de jeunes hommes s’étaient vanté, à l’époque, d’avoir su tirer une épingle plus forte dans un jeu biaisé ? L’honneur n’est que scandale étouffé dans les mondes de paillettes et Laura ne dérogeait pas à cette règle, sexualisant son statut social autant que d’autres l’auraient fait à sa place.

Le souvenir, lui était léger pourtant et bien que sa voix fût emplie d’ironie, elle sentit que Julian ne la prit pas de cette manière. Il décroisa les bras alors qu’elle relevait les yeux sur elle, s’avançant trop rapidement pour qu’elle puisse envisager ne serait-ce que de le repousser. D’un geste ferme, il plaqua sa paume au-dessus de son épaule, bloquant son corps du sien. Ses pupilles se relevèrent pour trouver les siennes, une lueur étrange et illisible pour elle gravée dedans. Il était là, tout contre elle, la dominant de sa hauteur. Et il lui raconta comment il avait pu s’envoyer en l’air dans un ascenseur avec… Attendez, quoi ? Julian Blake s’est déjà payé des filles ? Il l’attaquait sur son terrain, venant pointer cette richesse abondante qui justifiait à Laura sa réputation de neige quand la sienne semblait soudainement bien noire, irrécupérable. Déglutissant avec difficulté, Laura ne bougea pas, le laissant là, contre elle, le dos plaqué contre la paroi de l’ascenseur, la poitrine étrangement proche du torse du jeune homme.

Sauvée par le gong. La tension palpable entre eux deux redescendit avec la sonnerie de l’élévateur qui annonçait l’arrivée à l’étage. Julian s’écarta d’elle, lui permettant de baisser les yeux, reprenant son souffle. S’inclinant dans une révérence grotesque, la gratifiant d’un surnom qui ne lui plut guère, même dans son état. Princesse. « Fermez-la. » Et elle sortit de la boîte métallique sans même se préoccuper de ramasser ses chaussures qui passeraient certainement la nuit à monter… Et descendre. Au moins, certaines feraient des va-et-vients… « Et ramenez-vous ! J’n’ai qu’une parole ! Si je dis que e vous offre un verre, je le fais. » Et là, elle ne tolérerai aucun refus. S’avançant en zigzaguant dans le couloir, elle finit par mettre la main sur la poignée de la porte. Et soudain, elle se rappela de l’autre facteur qui les avait amenés ici. « Je choisis action, monsieur Blake ! » Se plaquant dos à la porte de sa suite, elle glissa alors ses mains dans ses poches à la recherche de son badge magnétique.

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Dim 2 Déc - 23:50
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Julian Blake
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Fermez la.
Julian ricana ouvertement tandis qu'elle passait devant lui sans un regard. Il ignorait ce qu'il lui avait tant déplu, l'anecdote ou le surnom ?
L'anecdote n'avait eu pour but que de la provoquer sur sa richesse qu'elle mettait en avant, comme un dû égoïste et injuste. Lui n'avait jamais eu besoin d'argent pour passer du bon temps, ni même pour esquiver des sanctions. Et des sanctions, il en avait connu dans l'Armée, au début du moins. Après il avait fait mine de s'être calmé. La seule conviction qu'il possédait en temps normal, c'était que l'argent contribuait au bonheur, mais aux yeux de Laura, il lui semblait plutôt que l'argent était le bonheur. Cette attitude qu'il jugeait détestable et qui lui donnait encore de la provoquer toujours plus, d'agir comme l'enfoiré juste pour la faire souffrir.
Après tout, elle avait exigé qu'il l’entraîne pour faire elle-seule savait quoi. De son poste, il devait ajouter coach personnel pour Mademoiselle et juste fermer sa gueule voire même l'en remercier.

Le surnom allait en ce sens, juste pour se moquer de ses attitudes altières et il se demanda si elle le considérait comme un gueux, prompt à lui manger dans la main.
Toutes ses émotions se contredisaient au fond de lui. L'alcool aidant, il oscillait entre la désirer réellement et s'amuser avec elle, dans l'espérance peut-être d'une souffrance quelconque.

Attrapant les bottes abandonnées, il sortit de l'ascenseur un sourire moqueur imprimé sur les lèvres.
Puis, tout comme elle, il zig-zagua jusqu'à la porte de l'appartement de Mademoiselle.
Elle se faisait pas chier avec son étage pour elle seule. Qu'elle vienne lui parler de solitude après ça, alors qu'elle refusait d'avoir des voisins ?

D'un ton plus agressif, elle lui ordonna de la rejoindre et son sourire s'élargit. Il la préférait comme ça, une fois le masque tombé, une fois qu'elle disait ce qu'elle pensait.
Elle y tenait à son verre, espérait-elle s'endormir plus vite ? A moins qu'elle ne souhaite se mettre la tête à l'envers pour mieux se laisser aller dans les bras d'un quasi inconnu ?
Saisirait-il cette opportunité ?
Une part de lui en avait vraiment envie. Franchement, qui hésiterait autant ? Se taper la boss ? La riche ? Une femme au physique diablement sexy ? Seul un homosexuel pouvait refuser ça, et lui ne l'était clairement pas.
Mais en même temps et malgré les vapeur d'alcool...il songeait encore au "demain" et aux conséquences que cet acte pourrait avoir.

Elle le tira de ses pensées en lui faisant part de son nouveau choix dans le jeu. Action. Provocation tandis que dos à la porte elle lui faisait face. Cherchant sa carte d'accès dans sa poche, lui ne voyait que ce corps plaqué contre la porte dont il pourrait aisément disposer.
Mais tout ceci n'était qu'un jeu n'est-ce pas ? Un jeu auquel il se devait de jouer, un jeu dont le gain allait au delà de la simple coucherie de soirée, un jeu durant lequel pour gagner, il fallait être le dernier à céder.

Très sûr de lui, il ricana de plus belle avant de lui répondre en haussant un sourcil :

- J'ai déjà une action à vous faire faire. Vous en redemandez ? A croire que vous êtes joueuse...


Amusé, il se pencha en avant vers elle et frôlant sa joue de ses cheveux, vint lui murmurer dans le creux de l'oreille après avoir humé le parfum de sa peau :

- Ouvrez la porte.

Alors il partit dans un grand fou rire en se redressant. L'action du siècle à n'en pas douter mais au moins, il était certain qu'il ne serait pas le premier à céder à la tentation d'embraser ses sens. Même si son corps le lui réclamait.

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Mar 4 Déc - 10:57
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Laura Masrani
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Vous en redemandez ? Oh, que oui. Croyait-il réellement qu’elle était si aisément comblée ? Pensait-il qu’elle se contentait d’aussi peu ? Qu’importait le nombre d’actions qu’il pourrait avoir en stock, elle savait qu’il finirait par les mettre en place, poussant le jeu à son apogée, provoquant le début d’une chute inévitable. Laura était ainsi, à jouer jusqu’à ce qu’il n’y at plus de point de non-retour, à tenter le diable pour mieux le devenir. L’alcool ne faisait que rehausser cet aspect de sa personnalité, repoussant ceux qui faisaient d’elle une jeune femme respectable et appréciée. Princesse. Elle n’aimait pas le sobriquet autant qu’il lui collait pourtant mieux à la peau quand elle se mettait dans de tels états, ses penchants et travers revenant au galop car ayant été bien imprégnés dans sa chair au cour d’une adolescence explosive.

Son regard vaseux s’était braqué sur Julian. Il avait récupéré ses chaussures, s’avançant de manière compliquée vers elle. Elle avait envie de rire. De rire à s’en étouffer. Parce que plus rien n’avait d’importance. Parce qu’il n’y avait plus le moindre contrôle à avoir. Là, maintenant, tout de suite, elle pouvait tout envoyer en l’air autant qu’elle le désirait parce qu’elle ne penserait pas aux conséquences. Elle ne devrait que les affronter demain. Dos à la porte, elle eut un sourire en coin. « Joueuse ? Je déteste perdre, monsieur Blake… Et c’est vous qui avez lancé ce jeu… »

Alors il s’approcha d’elle, retrouvant son corps. Après l’avoir bloquée contre ce mur d’ascenseur, il venait de la coincer contre sa porte. Instinctivement, elle ferma les paupières, le laissant faire, se laissant faire. Doucement, il murmura à son oreille… Et elle le rejoignit dans son éclat de rire. Sérieux ? N’y avait-il pas action plus facile que ça ? Il avait reculé, hilare et, heureusement pour elle, son corps était maintenu par la porte sans quoi, elle serait probablement tombée à terre. « Comme il vous plaira, mon cher ! » Secouant légèrement le badge entre ses doigts, elle finit par le glisser dans la serrure spécifique des chambres d’hôtel et tourner la poignée pour mieux pousser la porte. « Abracadabr… AAAAH ! » Faisant un bon en arrière, Laura alla même jusqu’à se placer derrière Julian, regardant l’intérieur de l’appartement comme si elle venait de croiser Satan en personne. « Quelque chose a bougé ! Avec des yeux brillants ! »

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Mer 5 Déc - 13:00
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Julian Blake
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Julian ne se souvenait déjà plus qu'il était à l’initiative du jeu. L'alcool avait parlé pour lui comme il parlait encore à travers le moindre éclat de rire, le moindre murmure prononcé et le moindre geste qu'en temps normal, il n'aurait jamais osé envers elle.
Force était de constater, qu'une sorte de jeu de séduction un peu malsaine était entrain de se mettre en place. Il prenait plaisir à la frôler, à la provoquer, en somme, à jouer.
C'était un de ses mauvais côtés. Avec les femmes, il ne savait pas s'arrêter, cherchant toujours plus, souhaitant se lancer lui-même des défis sur sa capacité à séduire, parfois même, sans conclure. Juste pour le jeu, juste pour le charme.

Laura semblait dans un état pire que le sien et leurs rires se mêlèrent à nouveau. L'alcool les mettait sur la même longueur d'ondes. Elle aussi semblait joueuse, pire que ça, elle détestait perdre et il cherchait déjà comment retourner cette information à son avantage.
Agitant le badge d'accès comme une liasse de billet, elle se retourna et ouvrit la porte avant de pousser un hurlement.
Machinalement, elle fit un bond en arrière et vint se placer derrière lui qui observait a scène à la limite du fou rire.
Quelle mouche la piquait ?
Elle lui indiqua alors que quelque chose avait bougé, avec des yeux brillants.
Jaugeant le danger, Julian avança dans la pièce, la botte de Laura toujours dans une main, comme une arme prête à pourfendre la créature qui les observait dans l'ombre. Talon en avant, à aucun moment Julian ne songea qu'ils étaient au dixième étage et que la porte était fermée avant leur arrivé. S'il avait pris le temps d'y réfléchir, il se serait rendu compte que l'horrible monstre était là avant que Laura ne quitte son appartement. Il eut pourtant le sentiment de décuver en une fraction de seconde, son coeur s'activant immédiatement sous le coup de l'émotion, chassant les molécules d'alcool pour mieux les remplacer par une sécrétion d'adrénaline, propre au danger.

Alors, il poussa l'interrupteur du bout des doigts et lorsque la lumière apparut, la créature émit un son :
- Meow ?

Julian demeura interloqué en découvrant le chat qui lui faisait face.
Il battit des cils deux ou trois fois puis se tourna vers Laura et lança :

- Un chat ? Vous aviez oublié que vous aviez un chat ?

Et sur ses propos, il éclata d'un nouveau rire qui manqua de le faire tomber à la renverse. Les larmes aux yeux, il avait un mal fou à apaiser l'éclat qui le secouait violemment. Lâchant les bottes au sol, il ne se calma véritablement qu'à partir du moment où ses yeux se mirent à balayer la pièce.
Clairement, ils n'étaient pas logés à la même enseigne et malgré lui, un "wow" lui échappa. Son appartement à lui semblait tellement triste à côté et surtout si impersonnel. Il n'avait aucune décoration, rien qui ne laissait présager que l'endroit était habité en dehors de quelques vêtements qu'il laissait parfois traîner.



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Mer 5 Déc - 15:37
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Laura Masrani
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Elle avait sauté hors d’atteinte du danger. Enfin, sauté… Tout était relatif vu l’équilibre franchement instable de la jeune femme. Seule sa peur était capable de la tenir debout à présent. Murmurant son trouble à Julian, elle sentit le jeune homme se tendre devant elle. Et pourtant, il ne se défila pas. Et pourtant, il fit face à ce danger, tel un héros venant sauver sa demoiselle en détresse. Et en détresse, elle l’était vraiment, ses pensées biaisées par l’alcool, ses sens étouffés par l’éthanol. S’avançant prudemment, Julian finit par appuyer sur l’interrupteur. Meow. Elle sentit sons sang faire un tour avant de comprendre. Là, non loin de la porte, l’Angora blanc s’avançait vers eux en miaulant. Il y eut un temps d’arrêt et Julian se retourna vers elle. Mais oui, elle avait oublié l’existence de Pankh. Pendant plusieurs secondes. Minutes… Heures ? Il explosa de rire et elle leva les yeux au ciel, s’avancçant vers l’animal qui prit la fuite. « Mais arrêtez, vous lui faites peur ! » En effet, le chat s’échappa dans le loft, espérant trouver une cachette loin de ces sinistres humains et leur état dérangé.

Refermant la porte derrière elle, elle eut un léger sourire quand elle entendit l’exclamation de stupeur de Julian Blake. « C’est pas grand-chose… » Et elle se rendit compte après coup que ces mots là ne la rendraient pas plus appréciable, au contraire. « Enfin je veux dire… Oh puis merde… » Pourquoi devait elle s’excuser d’être ainsi ? D’avoir cette chance ? De pouvoir jouir de ce luxe qu’elle appréciait même si elle savait qu’elle pouvait être simple au milieu d’un décor plus relevé. S’avançant vers la cuisine, elle jeta à terre le chapeau de pirate qu’elle portait ainsi que la ceinture qui tenait son épée. Elle rangerait tout ça demain… Ou après-demain… Ou elle engagerait quelqu’un pour le faire ? Se dirigeant vers la cuisine ouverte, elle ouvrit le frigo. « Qu’est-ce qui pourrait faire plaisir à monsieur Julian Blake ? » Elle sourit en coin, jetant un œil au bar, se saisissant de tomates cerise pour mieux en croquer une. « Ah, et c’est à vous de choisir ! »

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Ven 7 Déc - 14:47
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Julian Blake
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Le rire de Julian le secouait toujours violemment, tellement en réalité que le pauvre matou finit par avoir peur. Du son du rire, de la voix de Laura ou du pied menaçant qui n'arrivait pas à rester en place tellement l'agent tanguait en se tenant le ventre de rire, nul n'aurait pu le dire. Quoiqu'il en fut, la boule de poil blanche s'évapora dans la pièce, comme si elle n'avait jamais été là.
Mieux valait pour lui en effet, qu'il regagne un endroit plus sûr. Qui savait ce dont étaient capables, deux humains bêtement éméchés ?
Les petits yeux luisants n'étaient pas partis loin, caché, il observait depuis sa planque l'étrange jeu qui se déroulait entre sa maîtresse et ce parfait inconnu.

Laura referma la porte, balançant par la même occasion une affirmation peut-être insignifiante à ses yeux, mais qui ne faisait encore qu’accroître la différence sociale entre eux deux. Pas grand chose...c'était plus grand que ce dans quoi Julian avait grandi. Plus luxueux aussi.
Il se contenta de regarder en faisant un tour sur lui même, pas trop vite, mieux valait ne rien risquer.
La tête lui tournait déjà atrocement et il savait déjà que le lendemain matin serait compliqué, voire douloureux. Peut-être même les deux.
Le juron imprévisible de Laura le fit rire de nouveau et il lâcha l'affaire tout à fait. Après tout, ils étaient ivre et cela lui donnait l'opportunité de passer une fin de soirée dans un appartement somptueux. Il n'allait pas s'en priver.
De la vue que la jeune femme lui offrait non plus. Elle jeta chapeau et ceinture à terre et il eu l'affront de se demander si elle allait continuer, un vague sourire en coin affiché sur ses lèvres.

Il se laissa alors tomber mollement sur le canapé, refoulant un soupir de contentement en s'enfonçant dans un confort surhumain. Putain jamais il n'arriverait à se relever de là c'était certain.
Face à son réfrigérateur, Laura demanda ce qui pourrait lui faire plaisir. Oh il avait ben quantité de suggestions à lui proposer, mais se garda bien d'en prononcer aucune.
Alors elle le relança sur leur jeu.

- Ce que Mademoiselle Masrani voudra bien me servir.

S'affalant un peu plus, il écarta les bras pour venir les poser sur le dossier du canapé.

- Je ne suis pas certain d'être en mesure de réaliser quantité d'action dans mon état, alors je choisis vérité, juste pour m'économiser et réfléchir à vos prochaines actions.

Et sur ses paroles, il lui offrit un sourire moqueur.

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Ven 7 Déc - 21:51
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Laura Masrani
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Qu’il était bon de rire, de vivre autant de cette légèreté. Claire avait eu raison de lui conseiller cette soirée, vraiment… Même si elle le regretterait autant que Laura le lendemain. Mais pour l’heure, entendre Julian rire pour un oui ou pour un non la poussait à le suivre sur cette voie qui promettait une euphorie parfaite. Et pourtant, debout – quoique la notion manquait légèrement d’équilibre – devant son frigo, elle eut encore la présence d’esprit de lui demander ce qu’il lui fallait boire. A sa réponse, elle leva les yeux au ciel avec insolence. Ses yeux tombèrent alors sur les citrons qui se trouvaient là, dans le petit frigo, à côté de l’endroit où elle avait pris les tomates cerises un instant plus tôt. A cette pensée, elle en reprit une autre, se délectant de la fraîcheur du fruit après une soirée aussi festive. Mais les fruits jaunes, eux, lui donnèrent une idée toute autre. Tournant rapidement la tête vers le bar, elle repéra, non pas sans mal, la bouteille de Tequila. Un sourire en coin s’étira alors sur ses lèvres et, toujours dans des mouvements manquant cruellement de contrôle, elle se saisit de la bouteille, des citrons, avant de mettre la main sur le sel, un couteau et deux verres à shooters.

Revenant vers l’agent de sécurité, elle constata à quel point il s’était bien installé dans le luxe qu’elle lui offrait. « Je constate votre aversion pour le confort, en tous cas… » Pouffant à moitié, elle déposa le matériel sur la table basse qui se trouvait juste devant eux avant de se laisser tomber à ses côtés. Dieu que la terre est basse… Un soupir d’aise lui échappa tandis qu’elle s’asseyait en tailleurs sur les coussins moelleux. Se saisissant du couteau, non sans faire attention à la table, et se mit à la tâche, espérant ne pas perdre un doigt dans la bataille. Puis, réfléchissant à une question à donner à Julian, ce fut sans vraiment réfléchir – à cette heure et dans cet état, espériez-vous VRAIMENT une connexion neuronale décente ? – qu’elle se lança. « Hmmm… Si je pouvais vous offrir quelque chose, là, maintenant… Qu’est ce que vous voudriez ? » En théorie, il n’y avait rien qu’elle ne pouvait pas acheter en ce bas monde. Julian lui semblait être quelqu’un aux envies simples, aux besoins façonnés par une éducation aux antipodes de celle qu’elle avait reçu, elle. Alors quoi, lui demanderait-il une voiture ? Un avion ? Dans l’esprit de l’Indienne qui acheva de couper des morceaux de citron, tout n’était qu’argent dans cette question posée. Que voulez-vous que ce soit d’autre ?

Attrapant la bouteille de Tequila, elle en versa dans les deux verres avant de se saisir du pot de sel. « On fait ça ensemble, ou chacun son tour ? » Pourquoi voyez-vous des sous-entendus partout… ?

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Mer 19 Déc - 1:01
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Julian Blake
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Après qu'il lui ait proposé de choisir le menu du reste de la soirée, il la vit, toujours aussi amusé, chercher quels combustibles ils allaient pouvoir tous les deux cramer. Laura ne tardât pas à trouver et revint dans sa direction armée d'une bouteille de tequila, de citrons, de sel, de deux petits verres et d'un couteau. Il comprit immédiatement où elle voulait en venir et pouffa tout autant à sa remarque concernant le confort dont il profitait aisément.
A ce sujet, il ne profitait pas que de cela. En effet, alors qu'elle s'était à son tour laissé tombé dans le canapé après avoir relâché tous les otages sur la table basse, il pu constater, comme elle s'installait en tailleur, que son chemisier lui offrait une vue plongeante sur le contenu de son balcon.

Bien qu'elle fut occupée à couper les citrons en quartier en prenant soin de ne pas abîmer sa table qui devait coûter un bras, il releva rapidement le regard afin qu'elle ne le surprenne pas. Le sourire qu'il affichait resterait longtemps imprimé sur ses lèvres.
Cette femme était incroyable...même avec deux grammes d'alcool dans les veines, elle maniait le couteau avec une dextérité impressionnante.
La question du jeu fusa dans le même temps et Julian haussa un sourcil, relevant mentalement le double sens de ses propos. Elle le mettait au supplice de se taire, vraiment. Que pouvait-elle lui offrir ? Bon sang Masrani...si seulement tu savais.

- Si seulement tu savais...murmura-t-il pour lui-même avant de se rendre compte qu'il avait prononcé ses pensées à voix haute.
Alors sans réfléchir plus, il balança la première idée de chose totalement improbable qu'elle serait bien la seule à pouvoir lui donner.
- Un mégalodon ! s'emporta-t-il en éclatant de rire, rassuré d'avoir trouvé si vite de quoi lui sauver la situation. Un putain de mégalodon !

Pourquoi le parc n'en possédait toujours pas ? Voilà bien une question qu'il pourrait lui poser plus tard. Dans l'immédiat, les shooters attendaient leurs challengers.
Julian poussa le verre destiné à Laura dans sa direction et se saisit de la salière. Il lui fit signe du menton de lui présenter sa main et il versa allègrement les minuscules grains entre le pouce et l'index de celle-ci. Il en fit de même pour lui et leva le verre dans la direction de l'indienne.

- Ensemble, proposa-t-il.

Et sans attendre, il reposa le petit verre sur la table, le boucha avec la paume de sa main libre et frappa le contenant sur la table avant de l'avaler cul sec. Sa langue rencontra ensuite le sel déposé sur sa main et il mordit dans le citron en grimaçant laissant l'amertume du jus envahir sa bouche.
La réaction fut immédiate, le plongeant dans une espèce d'euphorie propre à l'effet incomparable. Depuis combien d'années n'avait-il pas bu pareil breuvage ? Cela lui semblait si loin qu'il n'en avait même plus souvenir.
Le visage de Laura était lui bien réel, et l'expression qu'elle afficha en buvant lui tira un nouvel éclat de rire, plus fort que les précédents. Il avait le vague sentiment qu'elle essayait de jouer dans la cours des grands, probablement plus habituée à des bulles de champagne qu'à de la tequila pure.

Comme il était difficile de reprendre son souffle à présent, ses zygomatiques lui faisaient mal à force pourtant, il ne pouvait s'en empêcher.
Le rire le secouait et il eut toutes les peines du monde à demander :

- A vous. Action ou vérité.


Et pendant qu'elle réfléchissait ou faisait semblant étant donné l'état de leurs cerveaux, il remplit de nouveau les deux verres.




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Mer 19 Déc - 22:01
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Laura Masrani
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Si seulement tu savais. Le murmure fut à peine audible et pourtant, il parvint à ses oreilles sans qu’elle ne puisse lui donner un sens. Affairée à la découpe de son citron, elle s’arrêta un instant, reportant son attention sur lui, son regard retrouvant les traits de son visage… Jusqu’à ce qu’il se réveille, d’un coup. Elle sursauta sous cette excitation nouvelle qu’elle ne comprenait pas, manquant de laisser tomber le couteau. Un mégalodon. Ce gars avait un côté mégalomane, ce n’était plus à prouver. Mais plutôt que de réagir à ses dires, elle réagit à sa propre réaction d’abord. « Mais criez pas comme ça ! Vous m’avez foutu la frousse ! » Et, entraînée par son rire, elle retomba dans ce travers, laissant ses lèvres s’étirer avant que son rire cristallin ne sorte à nouveau de sa gorge. Il n’y avait plus aucun filtre, aucun contrôle. La situation lui échappait entièrement et si, en temps normal, cela aurait dû la faire paniquer, elle découvrait ce sentiment de lâcher prise, cette émotion plaisante qu’il lui offrait. Et ça faisait un bien fou.

Repensant alors à sa réponse, elle pouffa un instant de plus avant de lui répondre. « Allez ! Va pour un mégalodon, j’achète ! Je rajoute ça au cahier es charges et si le conseil d’administration demande des justifications, j’vous envoie défendre l’idée… Après tout, c’est la tienne ! » Et elle lui tira la langue, comme une enfant satisfaite de sa bêtise. L’alcool aidant, ils en arrivaient à abaisser des frontières, à gagner en familiarité l’un avec l’autre. Ce premier tutoiement passa inaperçu pour Laura qui se sentait aussi bien qu’avec des amis… Aussi peu pouvait-elle en avoir. Achevant la découpe du citron, elle reposa le couteau sur la table, demandant alors à son acolyte de soirée quelle était la bonne manière de faire. Il lui déposa un shooter devant elle, avant de l’aider à verser du sel sur sa main. Puis, d’un simple mot, il engagea les hostilités. Laura eut un sourire en coin et, se saisissant à son tour de son verre, imita simplement Julian, enchaînant les gestes avec une dextérité impensable vu son état. Sel. Tequila. Citron. Il y avait eu un certain plaisir à taper du verre sur la table pour mieux laisser le liquide brulant se déverser dans sa gorge, la forçant à fermer les yeux dans une mine qui trahissait son sentiment vis-à-vis de la sensation que ça lui procurer. La chose ne fut d’ailleurs qu’amplifiée lorsqu’elle planta ses dents dans le citron, laissant l’acidité du jus venir lui chatouiller la langue. Elle en eut un frisson qui la fit tressaillir tandis que l’autre, à ses côtés, repartait dans un fou rire.

Il lui fallut quelques secondes pour se remettre de la chose, souriant pourtant largement, essayant de canaliser son corps mais surtout, son esprit qui ne lui appartenait plus. Il lui semblait que l’appartement tout entier était placé sur un bateau tant les images tanguaient autour d’elle. Et finalement, Julian lui posa cette question, tel un refrain animant leur soirée, resservant à boire dans les verres. Elle eut un léger rire avant de répondre. « Mais je pensais que tu avais compris que j’étais une femme d’action ! Et maintenant, il y a plein de choses que l’on peut faire ici ! »

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Jeu 20 Déc - 2:11
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Julian Blake
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Le mégalodon était accepté ! Intérieurement, il jubilait ! Le requin préhistorique avait véritablement sa place dans le parc, il en était persuadé aussi, s'il devait le défendre devant un quelconque conseil d'administration, alors soit ! il partirait en croisades pour cette créature.
C'est tout naturellement hilare qu'il s'enfonça à nouveau dans le canapé alors qu'elle lui tirait la langue, passant aisément sur le tutoiement. Il n'avait pas été suffisamment attentif, il n’avait pas remarqué que les barrières étaient tombées. A ses yeux, elle demeurait toujours la présidente, légèrement éméchée.
Il ne voulait pas lui manquer de respect, ni même la placer à la même hauteur que lui-même. Elle resterait sur ce piédestal sur lequel il la voyait, toujours.
Peu importait les exercices, la sueur, la volonté. Elle était celle que le payait pour ses entraînements, sa supérieure d'une certaine façon.Tout l'alcool du monde ne pouvait pas le lui faire oublier.

Pourtant, ils se trouvaient à présent chez elle, et comme elle le soulignait, il y avait plein de choses qu'ils pouvaient faire ici. En réalité, l'alcool lui soufflait de la faire basculer en arrière, sur le canapé. De l'embrasser avec déraison et de la faire sienne enfin, car il fallait être honnête : il la désirait.

Alors, faisant durer le suspens, faisant durer cet atmosphère entre deux, qui les sortaient tous deux de leurs statut habituel, il se contenta de sourire, l'oeil espiègle avant d'accrocher son regard.
Ses lèvres s'étirèrent en un sourire en coin, sûr de lui.

- Danse pour moi, suggéra-t-il, dans l'attente de l’improbable.

Il ne se souvenait que trop bien, de ce qu'elle lui avait dit à la salle d'entrainement : qu'elle se défoulait en dansant, musique à fond pour mieux lâcher prise. Alors qu'elle s’exécute et qu'elle profite de son action imposée qui finalement lui conviendrait peut-être.
Il but le second verre, s'enfonçant dans cet état qui dépassait sa volonté. Cette euphorie qui lui volait ses souvenir petit à petit.
Il s'en moquait bien, qu'elle danse et que son corps bouge de manière adroite et sensuelle pour le plaisir de ses ses à lui. Puisqu'elle était en demande d'action, alors il lui fournirait des idées;
Et comme si ça ne suffisait pas comme s'il voulait lui donner une garantie sur le reste de la soirée, il poursuivit, d'un ton provocateur :

- Je suis moi aussi un homme d'action.


Tandis que la tequila emplissait ses sens, anesthésiait sa bouche et son esprit, il se sentait capable de tout.
Son être tout entier se retenait dans l'attente de la voir déambuler, d'un mouvement fluide et suave sur la musique qu'elle lancerait. Julian patientait, avide de découvrir les gestes doucereux, ceux qui n'appartenaient qu'à l'intimité partagée. Le contact d'une main que l'on tient, d'un sein que l'on frôle, d'un caresse sur les reins, d'une souffle caressant. Depuis combien de temps l'observait-il ? Depuis combien de temps fantasmait-il sur ce corps savamment observé ?
Il la désirait tant que cela lui coûtait de le dire, vraiment. Parce qu'ils n'étaient pas du même monde, parce que des années lumières les séparaient, parce qu'elle était a riche et lui le pauvre, parce que rien ne semblait pouvoir les réunir en dehors de cette liberté qui semblait emplir leurs êtres jusqu'à la démesure jusqu'à ce que l'un des deux ne comprenne, qu'il s'agissait d'une erreur de parcours, d'un sentiment surfait, d'une pulsion passagère qui les mènerait à leurs pertes.
Julian ne s'en rendait pas compte, mais il avait déjà sombré.


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Ven 21 Déc - 0:01
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Laura Masrani
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Danse pour moi. Instantanément, elle planta ses incisives dans sa lèvre inférieure, sentant le rouge monter à ses joues. Tout cela dépassait l’entendement et il était évident que dans des circonstances plus normales, rien de tout ceci n’était possible. Mais Laura était une joueuse et elle ne pouvait décemment pas s’incliner sur une telle demande. « Je danse comme un pied… » Fausse excuse quand on savait qu’elle avait expérimenté tout type de danse de salon. Non pas qu’elle essayait de se défiler, loin de là. Mais peut être qu’un peu de fausse modestie était de rigueur étant donné l’état dans lequel elle était. Et pourtant, elle finit par pouffer, le regardant remplir à nouveau les verres. Puis, sans crier garde, il en reprit un, soulignant que lui aussi était un homme d’action. La tension dans l’air grimpait toujours un peu plus dans le loft et elle sourit en coin à cette pensée qu’elle pouvait peut-être perdre définitivement le contrôle.

Un sourire en coin sur les lèvres, elle attrapa son propre verre avant de réitérer le petit rituel. Grimaçant une fois de plus, elle finit par reposer ce verre du courage sur la table. « Tes désirs sont des ordres… » Et alors, elle se leva, s’approchant dans une démarche qui assurait la danse la moins sexy de tous les temps de son enceinte. Jouant du clavier tactile, elle finit par lancer la musique, souriant un peu plus largement car elle ne savait que trop bien ce que cette dernière annonçait. Faisant à nouveau face à son invité du soir, délicatement appuyée sur le meuble sur lequel la station était accrochée, commençant à passer une main dans sa tignasse noire, elle posa son regard corbeau sur lui. « Accroche-toi, Julian Blake… Tu ne verras pas ça deux fois dans ta vie. » Et laissant le rythme l’emporter, elle se mit à remuer ses hanches en rythme, les mains posées sur sa taille et ce corset de cuir qui l’habillait à cette mode d’antan.

Fort heureusement, elle n’était plus perchée sur ses chaussures et garder l’équilibre était le plus gros challenge du moment. Mais, désireuse d’électriser un peu plus la situation, elle synchronisait bras et jambes, remuant son fessier comme une de ces arrivistes sur les dancefloor de boîtes où les riches avaient leurs habitudes. Depuis combien de temps n’avait-elle pas fait ça ? Le college, certainement, années folles où elle aurait été capable de tout pour faire à son père qu’elle existait. Et elle riait, légère de toute cette situation. Elle se donnait à fond, pour lui, pour mieux sombrer dans cette orgie d’excès. Evidemment, elle faisait tout cela depuis l’autre côté de la table basse. Alors lui prit l’idée folle de se rapprocher un peu plus, levant la jambe, escaladant le meuble dont elle prenait tant soin auparavant pour mieux tourner ses hanches, adressant à Julian des regards amusés, guettant ses réactions, essayant de comprendre l’effet qu’elle pouvait lui faire. A moins qu’elle ne soit apparentée davantage à l’hippopotame à cet instant.

Finalement, alors que le deuxième couplet – si on peut appeler ça ainsi – se lançait, elle se laissa aller à genoux, avant de s’avancer à quatre pattes vers Julian. « Alors, monsieur Blake… Le spectacle vous plaît ? » Et finalement, elle brisa la dernière barrière. Posant d’abord une main sur son genou, imitée par sa sœur très rapidement, elle finit par s’avancer vers lui, emportée par l’élan, s’installant à califourchon sur ses cuisses, hilare. « Puisque vous êtes un homme d’action, mon cher… Cet effort rend ma respiration bien compliquée… Je vais avoir besoin d’aide avec mon corset… » Et elle lui adressa une moue digne de l’enfant capricieuse qui sommeillait en elle, le regardant par-dessous ses cils.

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Sam 22 Déc - 23:12
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Julian Blake
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Laura se mordit a lèvre inférieure. Le geste était-il anodin ou bien annonciateur d'un jeu qui lui plaisait ? Julian n'en avait pas la moindre idée, mais son regard resta un moment fixé sur ces lèvres qui portaient encore la couleur d'un rouge à lèvre à peine effacé par les litres de boissons ingurgité.
Bien qu'elle s'excusa de danser comme un pied, il n'en crut pas une miette. A ses yeux, c'était impossible. On ne pouvait être riche, avoir assisté à des soirées mondaines ou même aux beuveries de la fac de luxe en dansant comme un pied. N'était-ce pas ce qu'elle avait énoncé dans l'ascenseur? Il ne le savait plus très bien.
En réalité la tête commençait à lui tourner et son coeur palpitait dans un rythme trop rapide, emporté par le poison courant dans ses veines. Son estomac aussi protestait, à moins qu'il ne s'agisse de son corps tout entier...
Il la contemplait, un éternel sourire en coin affiché sur ses lèvres attendant qu'enfin elle s’exécute, car il savait désormais que Laura Masrani aimait jouer. Le jeu avait déjà commencé depuis longtemps, restait à savoir de quelle manière il se terminerait bien que Julian ne soit plus bien certain des avantages qu'il possédait. Elle but d'un trait sa tequila, lécha le sel et mordit dans le citron avant de lui signifier que ses désirs étaient des ordres. Vraiment ? Mon Dieu, si elle savait...
Pour autant, il rit et l'observa tandis qu'elle se levait pour se diriger vers le matériel audio. Lui était toujours affalé dans le canapé moelleux à souhait. La musique résonna dans l'air ambiant et elle glissa une main das sa tignasse sombre et sauvage, la rendant un peu plu désirable encore.

Il laissa échapper un éclat de rire bref à ses propos. Une fois suffirait amplement si la clou du spectacle se situait à hauteur de ce qu'elle avançait.
Et il ne fut pas déçu. Elle se mouvait malgré l'alcool avec une féminité et une langueur presque exacerbée. Ses hanches, ses bras, ses jambes, la langueur et la suavité qui se dégageait de la jeune femme lui donnait un sex-appel incroyable. En était-elle seulement consciente ? Ou bien était-ce justement l'alcool qui biaisait sa vue à lui ?
Il n'aurait su le dire et très franchement, en l'état actuel des choses, il n'y pensait pas.
Ses mouvements étaient excessivement élancés et sensuels, il ne pouvait dévier son regard, tout en elle l'attirait.
La musique sembla disparaître petit à petit, jusqu'à ce qu'elle ne se décide à enjamber la table basse. Si le spectacle lui plaisait ? Il fallait être gay ou complètement débile pour ne pas l'apprécier. Il ne comprit pas sur le moment où elle voulait en venir et puis, une main vint se placer sur son genoux, suivie rapidement par la seconde. Avant qu'il ne puisse protester, elle était sur lui. Là, simplement comme ça, installée sur ses genoux à califourchon.
Le souffle coupé une fraction de seconde par tant de proximité subite, il tenta comme il le pouvait de garder le contrôle. La réalité en fut pourtant bien plus cruelle. Malgré le désir qu'elle faisait naître en lui, seconde après seconde, l'alcool endormait ses sens et l'handicapait.
Pourtant, la voix de Laura jouait toujours, lui intimant de la débarrasser de son corset. Putain...dans quoi étaient-ils entrain de s'embarquer ?
A ce moment là, il imagina très clairement le lendemain matin, les cheveux défaits et la honte d'avoir partagé une intimité qui n'aurait, en tant normal, jamais pu naître.
Pourtant, face à l'ordre, il ne put que s’exécuter.

- Tes désirs sont des ordres, souffla-t-il à son tour, amusé.
Et malgré l'assurance de sa voix, une autre, inconsciente lui préconisait la méfiance, une autre encore tentait de l'exciter d'avantage. Il ne savait plus où bien se situer, alors, il se laissa guider par son corps. Ce dernier ne le trompait jamais.
Ses bras quittèrent le dossier du canapé et vinrent s'affairer à détacher le morceau de cuir lié.
Malgré son état, le noeud sembla glisser et il retira sans peine le lacet avec une lenteur insolente, comme si chaque centimètre possédait son importance. Après avoir desserré le corset autour de la chemise compressée, il laissa tomber sur le sol la pièce dont elle souhaitait se débarrasser puis se redressa lentement en relevant le visage vers elle.
Ainsi assise sur ses genoux, elle le surplombait de quelques centimètres, faible distance qu'il pouvait aisément franchir.

Ses mains revinrent se poser sur ses hanches, caressantes comme mues par un instinct inné, elles glissèrent sous le tissu de la chemise froissée et rencontrèrent la peau tiède et ambrée. Ce simple contact l’électrifia suffisamment pour qu'il vienne en réclamer plus. Alors dans leurs souffles mêlés à l'odeur de tequila et de citron, ses lèvres frôlèrent les siennes désireuses et à la fois inquiètes, de savoir jusqu'où elles pouvaient aller.

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Jeu 27 Déc - 23:55
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Laura Masrani
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La danse avait le don de faire monter l’allégresse. N’étaient-ce pas les succubes qui dansaient pour faire tomber les hommes dans leurs bras ? Mieux valait pour lui qu’il ne lui demande alors pas de chanter car il y avait fort à parier que Laura ne se situe bien loin des sirènes qui avaient su faire chavirer le cœur des marins… Non, au lieu de cela, ce fut à elle de reprendre le jeu en main, de relancer la partie, poussant le vice toujours un peu plus loin… Ou plus proche d’eux. Lui aurait-elle demandé de la déshabiller que c’aurait été pareil ? Les mots étaient maniés avec un soin beaucoup trop grand pour son état mais sa langue se faisait sûre d’elle, ordonnant les choses, ne laissant le choix à son adversaire que d’abandonner ou de suivre. Et Julian l’avait dit, lui aussi était joueur, lui aussi aimait l’action.

Sa voix fit écho à la sienne, la faisant de nouveau rire tandis que les mains de la jeune femme se logèrent presque machinalement contre la nuque de l’homme qui lui faisait face tandis que les siennes s’affairèrent à cette tâche qu’elle lui avait commandé. Les yeux noirs de Laura regardèrent ses doigts se débattre rapidement avec le lacet qui maintenant le corset de cuir sur son corps. Et elle riait, encore et encore, de cette situation qui lui échappait, de ce jeu qui semblait en devenir un autre, bien moins sain et innocent qu’un simple « action ou vérité » que deux enfants auraient pu s’adresser. La lenteur de chaque geste rendait la sensation plus folle encore et un court instant, Laura sembla réaliser qu’elle était en train de se faire déshabiller par un homme, s’applaudissant presque mentalement d’un tel exploit, elle qui n’avait pas su s’offrir une intimité depuis sa douloureuse rupture de fiançailles… Une ombre qui vint un court instant foncer le tableau mais qui fut balayée en même temps que le corset lui fut ôté. Alors elle rit à nouveau, incontrôlables tremblements qui secouaient son corps, tandis qu’elle se trouvait en chemise blanche, fluide et guère cintrée. Les manches laissaient ses épaules dénudées, menaçant de glisser le long d’un bras à n’importe quel mouvement maintenant que plus rien ne la retenait. Mais elle riait, relevant ses yeux vers lui, croisant son regard.

Electrique. Ses yeux semblaient incapables de se détacher des siens dès lors. Son rire finit par s’éteindre tandis que la musique, doucement, poursuivait son chemin en arrière-plan. Là, un court instant, Laura se retrouva être la jeune femme à qui l’enfance était passée trop vite. Là, elle eut envie qu’il cesse de la dévorer de ce regard clair pour mieux planter ses lèvres dans son cou. Laura désirait que les choses aillent plus loin, qu’il prenne possession de son corps, qu’il la fasse grimper au rideau… Mais trop rapidement, la petite voix se rappela à elle, lui rappelant son incompétence, les conséquences qu’il y aurait à tout ça… Les mains de Julian, pourtant, se firent aventureuses, retrouvant son corps, cherchant sa peau sous le tissu, allant jusqu’à l’effleurer du bout de ses doigts. Un frisson se fit alors sentir dans tout son corps, lui commandant presque de fermer les yeux, de se laisser aller. De s’oublier. Mais quelle excuse aurait-elle alors le lendemain ? La distance entre eux se fit plus maigre, tels deux aimant opposés qui se retrouvaient attirés l’un contre l’autre. Et pourtant…

Pourtant, au moment où leurs lèvres s’effleurèrent, elle sut que si elle cédait maintenant, elle ne pourrait prétendre qu’il s’agissait d’un jeu. Elle sut qu’ils seraient tous deux pleinement responsables. Alors fut-ce pour cela qu’elle se surprit à entendre sa voix ? « Demande moi… C’est la règle… Dis moi ce que je dois faire… »

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Ven 28 Déc - 21:05
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