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Suite à l'event de la prise d'otage
merci de lire l'annonce globale
pour permettre de comprendre les changements
effectués après l'event
Pour en savoir plus c'est ici:
ETAT DES LIEUX


 ::  :: AREA 4 - LA FORET Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

De taille ou de prix ? |Laura Masrani|

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Sam 3 Nov - 1:06
Julian observa sa montre. Le temps s'égrenait inlassablement, lui rappelant qu'il était compté. Ses nuits tranchées, ses journées à nouveau identiques les unes aux autres avec quelques absences en plus. Parfois, il se perdait dans ses pensées et cherchait le moindre élément accessible afin de s'en détacher. Malgré ces efforts, il n'était pas dupe. Certains de ses coéquipiers avaient remarqué ses états d'âme torturés mais aucun n'avait demandé ce qu'il en était. Peut-être était-ce leur manière de lui montrer qu'ils le respectaient ?
Depuis quelques semaines cependant, l'agent d'intervention s'était mis un coup de pied aux fesses. Il faisait des efforts, il remontait la pente. Pour lui aider, de l'occupation à foison la journée, quelques bières le soir, sans jamais tomber dans l'excès, juste de quoi négocier avec sa solitude dans laquelle il persistait.
Certains soirs, il avait faillit contacter Jericho ou Joshua mais s'était ravisé. Après tout, ce problème ne le concernait que lui, c'était son fardeau et il n'était pas le genre de personne à partager ce qui lui pesait. En réalité, Julian ne partageait rien de trop personnel. Joshua avait réussi à plusieurs reprises à le faire parler, à en apprendre plus sur lui que quiconque, aussi Julian préférait éviter de voir son ami lorsqu'il broyait du noir persuadé qu'il suffirait au brun d'ouvrir les vannes et de le faire flancher.

Il avait reprit sa routine et ses entraînements avec Masrani. Ensemble, ils n'avaient pas reparlé des canoës mais Julian ne pouvait oublier la détresse de la jeune femme, son regard apeuré et la manière dont elle s'était raccroché à lui, comme s'il pouvait la sauver. Le pire, c'était que sur l'instant, il en était aussi persuadé qu'elle. Je vous protégerais avait-il dit...qu'elle connerie...qu'est-ce qui lui était passé par la tête.
Il secoua la tête en tirant son téléphone de sa poche guettant une réponse de l'Indienne.
Le matin même il lui avait donné rendez-vous ici, pour sa surprise, à l'orée de la zone de sécurité, juste devant la forêt. Evidemment, il n'avait pas mentionné ce qu'il comptait faire et s'était arrangé avec l'assistant de Mademoiselle Masrani qu'il avait, sans vraiment le faire exprès, quelque peu tourmenté en lui faisant garder le secret de ne rien révéler. Ainsi, il savait que cette après-midi là, elle n'avait aucune réunion barbante ou rendez-vous.

La vérité dans tout ça, c'était qu'il ignorait toujours pourquoi Masrani souhaitait être capable de se débrouiller en forêt. L'autre vérité, c'était que l'incident des canoës avait prouvé qu'elle en était encore loin, alors qu'elle s’entraînait depuis Février. Après l'absence de Julian qui avait été remarqué, il avait fini par augmenter la difficulté de ses entraînements du moins sur le plan physique.
Aujourd'hui, il s'occuperait du mental.

S'il ne se trompait pas, elle relèverait le défi. Force était de constater qu'il commençait à la connaître un peu et surtout à l'apprécier. Ses convictions l'intriguaient, son sens de l'humour le faisait sourire, voire rire et puis, elle savait user de son charme. Il n'aurait pas été étonné que du haut de sa société, rien ne lui soit refusé. C'était une femme de caractère et de poigne, du genre qui ne se laissait pas marcher sur les pieds, du genre sûre d'elle mais qui possédait toutefois des faiblesses et des peurs qu'elle avait exprimé face à lui. Il se sentait le devoir de l'aider dans sa démarche quelle qu'elle soit. Mais il ne comprenait pas encore pourquoi. Tout à ses réflexions, il leva les yeux au ciel. Putain, c'était ridicule, il valait mieux pour lui qu'il s'en tienne à ce qu'elle lui avait demandé et basta. Une fois qu'elle aurait pu assouvir son désir de lianes et de jungle hostile, chacun reprendrait ses occupations et il n'existerait plus pour elle, tout comme elle n'existerait plus pour lui. La vie sur Isla Nublar reprendrait doucement son cours et dès la construction achevée, il partirait.

Ne pouvant demeurer ainsi à ruminer, il ajusta une dernière fois le matériel et le sac, prévu pour elle. A l'intérieur, une tenue plus confortable pour crapahuter dans la jungle. Même s'ils n'allaient pas loin, elle ne pouvait décemment pas s'y promener en talons aiguilles et en tailleur.
Alors il avait pris soin de lui trouver une tenue adéquate, empruntée à la sécurité. Pantalon, veste, débardeur et chaussures, tout y était. A force de la côtoyer dans sa tenue de sport, il avait fini par connaitre ses mensurations à vue d’œil et rien qu'en y pensant, il se mit à sourire.
Il espérait qu'elle ne s'en formalise pas, cela faisait partit de la surprise qu'il lui avait promis.
Dans son propre sac, il possédait le nécessaire classique de survie ainsi que deux armes. Il avait choisit un petit calibre pour elle pour ne pas la charger. Il doutait qu'elle en fasse usage de toute façon.

Enfin, le bruit de pas familier lui fit relever la tête et lorsqu'il l'aperçut, il ne put s'empêcher de sourire.

- Mademoiselle Masrani
, la salua-t-il. Vous êtes à l'heure, c'est parfait ne perdons pas de temps. Enfilez ça.

Il lui lança alors le sac contenant les affaires qu'il avait préparé et du menton lui désigna une petit bâtiment sur leur droite.


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Lun 12 Nov - 23:15
Son portable avait vibré sur sa table de nuit, la poussant à gémir, plainte annonçant une journée longue et franchement difficile. Le mois de juillet avançait doucement et avec lui, les mauvaises nouvelles. Il avait fallu faire face à la mort de Jason Brown. Laura avait délégué à Claire le rôle de se rendre à ses funérailles, n’étant clairement pas d’humeur pour une telle chose. L’épée de Damoclès qui était au-dessus de sa tête avait vacillé, elle l’avait senti. Quelques financiers s’étaient rétractés, demandant à la jeune femme de puiser un peu plus dans la fortune familiale pour assurer les comptes du redressement du parc et empêcher ainsi le CA de Masrani Corp de la dissuader de poursuivre. Elle dilapiderait tout ce qu’elle avait s’il le fallait, mais le parc verrait le jour et elle en serait la plus grande responsable. Pas eux. Ses yeux s’étaient posés sur son téléphone et, plissés, lui avaient permis de décoder le SMS de son coach sportif. Fronçant les sourcils, elle se demanda ce qui pouvait bien mériter autant de sérieux, autant d’urgence. D’un coup d’œil rapide à son agenda, elle se rendit vite compte qu’elle n’avait aucune excuse pour refuser. A dire vrai, elle aurait aimé trouver quelque chose à redire pour lui poser un lapin digne de ce nom mais elle était bien trop curieuse pour ne pas prêter attention à sa demande.

Alors, la matinée avait passé et elle avait pris le temps de manger. Vêtue d’une chemise blanche et d’un jean passé, comme si ces vêtements n’étaient pas les siens mais plutôt ceux de son frère, elle s’était rendue d’un pas déterminé au point de rendez-vous donné par Julian, empruntant l’une des voiturettes électriques du parc pour se faciliter la vie. Des tennis en toile rendait la conduite plus facile et les lunettes de soleil posées sur son nez lui donnait une allure de bad-girl digne de ce nom. Enfin, dans sa tête… Consultant rapidement sa montre, elle sut qu’elle arriverait pile à l’heure, comme prévu. Elle n’allait pas lui offrir le plaisir d’être en avance non plus, non ? Garant le véhicule à quelques mètres de lui, elle le bloqua avant de le laisser là, les clés encore sur le contact. Qui viendrait voler cela sur une île qui lui appartenait ? Un Raptor ?

De sa démarche assurée, les cheveux noirs tombant sur ses épaules, elle s’avança vers Julian, le toisant derrière ses lunettes. Il semblait aller bien et, au fond d’elle, elle parvint à se rassurer en se disant que c’était tout ce qui comptait. Elle ne lui ferait pas l’affront de lui demander comment cela c’était passé, comment il ressentait les choses, à l’image de leur première rencontre et sa tentative de mieux comprendre l’incident qui avait eu lieu sur cette île plusieurs années auparavant. Gardant le silence, elle le laissa lancer les hostilités. Pas de bonjour ? Bon, en avait-il seulement déjà fait usage ? Attrapant au vol le sac qu’il lui lança, elle fronça les sourcils, lui adressant un regard depuis ses lunettes noires. Ouvrant le sac, elle en observa le contenu, dubitative, avant d’enlever enfin les verres opaques qui masquaient ses yeux noirs. « Euh… C’est pour quoi faire exactement ? Parce que bon, vu ça… » Sortant les chaussures de sécurité qu’elle regardait étrangement, elle poursuivit. « … je me doute qu’on ne va pas se contenter de se remémorer les doux souvenirs que cette balade en canoë a occasionnés… »

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Mar 13 Nov - 13:44
Si Julian fut surpris de la tenue dans laquelle Laura Masrani venait d'arriver, il n'en montra rien. A dire vrai, il préférait la voir dans des habits de cette facture simple, plutôt que dans ses robes trop sophistiquées. Peut-être s'était-il trop habitué à la voir naturelle et sportive ?
Le sac entre ses mains, elle fronça les sourcils, se demandant vraisemblablement ce qu'il contenait. Alors elle finit par baisser ses lunettes noires pour mieux le demander le but de cette manœuvre.
Son message du matin avait été plus que mystérieux, une volonté de sa part. Ne lui avait-il pas promis une surprise ?

Il croisa les bras et inclina légèrement la tête sur le côté, son sourire toujours affiché en coin.

- Non en effet, concéda-t-il à ses propos.

Il marqua une pause pour laisser planer un eu plus le doute. Quelque chose en lui aimait la voir ainsi, réfléchissant et alerte au moindre des mots qui sortiraient de sa bouche.
Levant finalement un doigt pour souligner les nouvelles paroles à venir, il poursuivit :

- Mais cette balade en canoë a soulevé un problème de taille. Vous êtes en excellente forme physique si je m'en réfère à votre course dans la jungle, en revanche, le mental n'était pas à la hauteur. Aujourd'hui nous allons commencer à y remédier.

Lors de leur première rencontre, elle lui avait expliqué vouloir être capable de survivre dans ce milieu hostile. Il doutait franchement qu'elle s'aventure seule dans les zones non sécurisées du parc, mais la chose dont il était certain, c'était qu'elle voulait prendre part à la reconstruction et pas seulement derrière son bureau. Ne l'avait-elle pas surpris en venant volontairement aux canoës ?
Certes, ils avaient frôlé la catastrophe et il avait été inquiet de la perdre, elle, avec sa folle course dans la jungle. Pourtant, cet incident avait eu le mérite de pointer du doigt un aspect intéressant de l'entrainement. Laura pourrait courir et grimper aussi vite que possible, si mentalement elle n'était pas capable d'affronter ses peurs, alors elle serait une proie parfaite pour les reptiles.
Aujourd'hui, il voulait commencer à l'habituer, à lui faire prendre conscience que malgré la dangerosité des lieux, si l'on respectait les créatures encore en liberté, on pouvait tout autant profiter qu'elles, de ce que l'île avait à offrir.
Il s'avança vers elle, posa une main sur son épaule pour la faire se tourner vers la jungle.

- Vous voyez cette frondaison là, qui dépasse un peu droit devant vous ?
demanda-t-il en levant la main pour lui indiquer la position de l'arbre. Je vous enlève à vos obligations pour les deux prochaines heures, c'est là-bas qu'on va.

Là-bas, au milieu de la jungle hostile. Là-bas, à presque deux kilomètres de là où ils se trouvaient présentement. Julian avait déjà fait du repérage depuis plusieurs jours afin de s'assurer qu'ils ne traverseraient pas un territoire appartenant à un carnivore ingérable. Le risque n'était jamais de zéro évidemment, mais on pouvait le limiter en connaissance de cause. La distance n'était pas énorme et lui offrirait le loisir d'observer un peu plus son environnement, quand au point de vu que leur offrirait la hauteur de l'arbre, il préféra ne pas y penser de suite, espérant sincèrement qu'elle apprécierait la vue.
Ignorant toujours tout du projet de la jeune femme, il comptait la familiariser avec la jungle, lui donner confiance en ses capacités et lui faire prendre conscience de ses forces ainsi que de ses faiblesses. Un bon complément à ce qu'elle subissait presque chaque matin en somme.
Ne lui restait qu'à accepter et c'est dans cette attente que Julian se tourna de nouveau face à elle, préférant ignorer qu'il n'y avait pas si longtemps, la distance entre leurs corps s'était réduite à néant face au danger du carnivore. Involontairement, il avait rejeté la prise de conscience qui en avait émané et s'était un peu plus enfoncé dans les abysses de ses émotions abîmées avec la mort de Brown.

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Jeu 15 Nov - 23:00
Elle le dévisagea longuement, interdite. Voilà qu’il lui demandait de revêtir la tenue de Xena la guerrière pour… Quoi, exactement ? Tout lui laissait entendre qu'elle allait devoir affronter un lion, même si la chose lui paraissait grandement insensée. Julian, pourtant, lui avait parlé d'une surprise qu’il avait même jugé de taille. Alors quoi ? Ce sourire en coin ne présageait rien de bon, à moins qu'il ne m’étonne complément, qu'il la prenne de court… Qu'il satisfasse ses attentes les plus grandes. Lui confirmant d'une maigre phrase, il garda le silence encore un instant, la regardant de ces pupilles brillantes. Il aimait la tenir en haleine, avoir ce petit pouvoir sur elle. Laura l'avait compris bien assez tôt et son désir de contrôle incessant ne pouvait que le satisfaire dans ces cas là. Les lèvres légèrement pincées, elle lui adressa un regard désabusé, espérant qu'il mette fin à ce silence le plus rapidement possible. Et elle ne fut pas déçue.

Tous deux gardaient en mémoire cet échec rencontré lors de la ballade en canoës ayant pour but de réviser l'attraction et en faire le point. L'intervention du Suchominus avait été aussi impressionnante que la course effrénée de la jeune Indienne dans la jungle. Il lui accordait au moins cette performance qu'elle accueillit cependant d'une légère grimace. Performance, oui, mais pas sans conséquences. Elle ne pouvait qu'approuver la suite de ses dires. Elle n’était pas prête à réaliser ce genre d’expéditions dans la jungle. Elle n’était pas prête encore à partir à l'assaut de cette volière qu'elle savait là, toute proche. C’était peut-être le plus vexant de toute l'histoire. Mais faute de jeter l’éponge, avoir mis le doigt sur un tel problème avait poussé Julian à réorienter leur entraînement vers autre chose. Vers de la nouveauté.

Quand il points le doigt sur la jungle, elle sentit son cœur s'emballer. Ils allaient aller dans la jungle. Ensemble. Elle resta un instant contemplative, cherchant à se repérer. Combien de kilomètres ? Deux heures ? Ils allaient vadrouille dans la jungle pendant deux heures ? Était-ce seulement possible ? Elle sentit la chaleur m’envahit, coup de fouet la remontant à bloc. Son cerveau venait de s’arrêter et elle posa des yeux ronds sur Julian. « Vous m'emmenez dans la jungle ? » Elle attendait la réponse, cillant un instant. Et alors elle songeait à une remarque faite par son père un jour. Quand on tombe, il faut tout de suite se remettre en selle sans quoi, la peur reste. Julian appliquait ça à la perfection. Laura ne pouvait nier la peur qui l'avait traversée le jour où elle était tombée dans l'eau. Il lui était même arrivé d'en faire quelques cauchemars, la mâchoire de la bête se refermant sur elle avec force. Si elle ne voulait pas rester sur ce traumatisme, mieux valait pour elle rebondir dès maintenant.

Alors, elle sourit. Un sourire franc, empli d'une certaine reconnaissance, de cette envie de se surpasser. Prenant le sac avec elle, elle se dirigea vers le petit bâtiment qu'il lui avait indiqué, trouvant rapidement un coin tranquille où, sans ménagement, elle se déshabilla pour mieux enfiler les affaires qu'il lui avait préparé. Elle ne fut pas bien longue, prenant soin de ranger ses affaires personnelles dans le sac pour ne pas les perdre. Le hissant sur son épaule, elle ressortit du bâtiment en s'attachant les cheveux d'un chignon fait à la va-vite, mèches rebelles qui lui donnait un air de sauvageonne prête à en découdre avec la pire bestiole de l’univers. Son sourire toujours plaqué sur ses lèvres, elle se dirigea vers la voiturette, jetant à la va-vite le sac sur le siège passager avant de revenir vers Julian. Elle réajusta le T-Shirt qu’il avait préparé pour elle avant de décréter. « Je suis prête. » Puis, relevant le regard vers les arbres indiqués, elle fronça les sourcils. « Vous auriez peut-être dû prévoir trois heures, en revanche… » Cela lui semblait si loin… Et que croiseraient-ils seulement sur le chemin ?

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Ven 16 Nov - 11:20
Laura demeura contemplative et l'espace d'un instant, Julian se demanda si elle n'était pas en état de stupeur. Elle ne bougeait plus, le regard rivé sur les frondaisons. Il fut tenté de tapoter son front et de lui demander s'il y avait quelqu'un la dedans. Allô allô ?
Allait-elle s'enfuir en courant ? Le doute l'habita un moment.
Enfin, elle demanda s'il comptait l'emmener dans la jungle, comme si elle n'y croyait pas, comme si c'était tout bonnement impossible.
Il ne lui répondit pas, se contentant de la regarder, les sourcils légèrement relevés avant de croiser les bras sur sa poitrine.

Alors, lentement, comme si l'idée avait juste mis plus de temps à arriver à destination, les lèvres de la jeune femme s'étirèrent en un large sourire, franc. Il en fut soulagé.
Dire qu'il savait que cela lui ferait plaisir aurait été mentir. En réalité, il l'espérait car en dehors de sa volonté d'être capable de connaître et de traverser ce milieu hostile, il ignorait toujours tout de ses projets.
Ce qu'il savait en revanche, c'était qu'elle aimait s'imposer des challenges sinon pourquoi se coltiner un entrainement quotidien ou presque, pourquoi s'aventurer dans le nettoyage de la rivière en canoë ?
Il était là pour lui donner ce qu'elle souhaitait et ce qu'elle souhaitait c'était ça : l'aider à relever ce challenge.

Sans perdre plus de temps, elle regagna le petit bâtiment pour se changer. Lorsqu'elle réapparut, il fut satisfait de voir qu'il ne s'était pas trompé de taille de vêtement. En même temps, ce n'était pas comme s'il l'observait quasiment tous les jours depuis des mois. Les yeux fermés, il aurait été capable de la retrouver parmi mille.
Elle venait tout juste de relever ses cheveux en une coiffure mal dégrossie et il sourit malgré lui. Elle était bien plus jolie comme ça, sans toute cette façade de vêtements hors de prix et cette attitude de princesse.
Elle souriait toujours et il détourna le regard, à quoi devait-il ressembler lui en la dévisageant de la sorte ?
Il préféra s'occuper de leurs armes, vérifiant le bon fonctionnement de celles-ci. Laura revint et lui indiqua être prête. Il rit à sa remarque sur le temps. Cette fille en voulait toujours plus. Deux heures dans la jungle c'était déjà énorme à son niveau et même si l'arbre qu'il avait indiqué semblait loin, en réalité il y avait moins de deux kilomètres. La jungle avait cette capacité de donner l'illusion de grandeur et de distance impressionnante.

- Deux heures seront suffisantes, assura-t-il. Prenez ça.

Alors il lui tendit le glock déjà chargé plus un chargeur supplémentaire. On ne savait jamais.
Il rangea le sien dans son étui accroché à son harnais, plaça son sac à dos et ajusta les sangles. Puis, il s'assura que de son côté, tout était bien en place.

- Éteignez votre téléphone.


C'était un ordre, il ne souhaitait pas se faire repérer à cause d'une sonnerie intempestive. Pendant qu'elle s’exécutait, il sortit son boitier GPS et l'alluma, demandant à la machine de lui montrer tous les signaux actifs en temps réel.
La jungle semblait calme, en dehors de ce qui semblait être un groupe de compsognathus. Il faudrait être vigilant, bien que petits, ces microraptors pouvaient se révéler particulièrement pénible à semer. Tel une meute de chien, plus ils s'excitaient et plus il devenaient dangereux.

- On y va alors, lâcha l'agent avec un sourire confiant.

Il s'avança vers la barrière et le portail, saisit le code d'accès et déverrouilla la porte. Dans un bruit métallique, cette dernière s'ouvrit les laissant faire face à la jungle qui s'étendait devant eux, infinie et sombre.
Comme à son habitude, il marqua un temps d'arrêt pour savourer cet instant. Dès que Laura fut passée à son tour, il referma derrière elle, observant les traits de la jeune femme. Que pourrait-il y lire ? De l'appréhension ? De la peur peut-être ? Ou bien cette espèce d'excitation propre à la découverte...
Quelques chose lui disait qu'il n'était pas au bout de ses surprises avec elle.
Ce qui en un sens n'était pas si mal, lui aussi en avait à revendre.

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Lun 19 Nov - 17:21
A ce léger rire qu’il lui offrit, elle haussa les sourcils, comme essayant de savoir en quoi ce qu’elle avait dit pouvait être drôle. Sa question était on ne peut plus sérieuse et elle s’inquiétait vraiment du temps qu’ils pourraient mettre à arriver aussi loin, là-bas, tout au bout de la jungle… Non pas qu’elle ait le moindre rendez-vous de prévu, merci son assistant, mais elle avait soudainement l’impression qu’il la surestimait dans ses capacités… Pourtant, il ne tarda pas à assurer sa position, d’une simple confirmation avant de lui tendre une arme, l’incitant à la prendre. Avec mille précautions, elle s’en saisit, constatant par le poids qu’il était chargé. Elle avait eu un bon professeur pour ce genre de chose, après tout. Attrapant l’arme dans son étui, elle remonta légèrement son T-Shirt pour mieux fixer la chose à sa taille. Rangeant également le chargeur à l’endroit indiqué pour celui-ci, elle finit par réajuster le vêtement, relevant ses yeux noirs sur lui, comme pour attendre la suite des ordres.

Un deuxième sac à dos avait été prévu pour elle et, sans attendre d’information à ce sujet, elle le plaça sur son dos, imitant Julian dans ce qui était des réglages, cherchant à ce qu’il soit confortable pour elle. Puis, un ordre simple fut à nouveau donné. Elle sourit doucement, sortant son téléphone de sa poche, le dégainant avec un semblant de fierté. « J’ai mieux que ça… » Se redirigeant vers la voiturette, elle jeta le téléphone sans faire plus attention que ça aux côtés de son sac. Puis, guillerette, elle revint vers lui d’un pas allant, excitée comme une puce à l’idée, enfin, de mettre les pieds dans ce terrain hostile tout en se sachant parfaitement en sécurité. Pourtant, quand d’une phrase, il déverrouilla la porte, elle sentit une boule se former au creux de son ventre. Tout cet enthousiasme avait, jusque-là, dissimulé cette peur terrassante de ne pas être à la hauteur, encore, de ne pas savoir garder son calme et se montrer capable d’affronter ce milieu.

Mais la porte s’ouvrit, se soulevant doucement de terre, laissant les yeux de la jeune femme découvrir la jungle, forêt dense dans laquelle il lui semblait dure de progresser. Julian s’avança, face à la jungle. Elle eut, elle, un temps d’arrêt, un instant durant lequel une foule de questions vinrent se bousculer dans sa tête. Et si… Et si…. Les hypothèses entraient en collision, provoquant un véritable big bang cérébral. Mais elle n’en voulait pas, de ces doutes, de cette peur. Il lui fallait la vaincre, l’écraser salement du talon de sa chaussure. Alors, exécutant ce précieux pas en avant, elle finit par rejoindre le jeune homme, souriant un peu plus timidement, bercée par le son de cette porte qui se referme derrière elle. Dans un dernier bruit sourd, elle se verrouilla avant de laisser place au silence. Ou presque.

Ce fut comme si elle n’y avait jamais prêté attention auparavant. Comme si c’était la première fois qu’elle tendait réellement l’oreille pour mieux comprendre cet environnement. Prenant la peine de fermer les paupières, elle essaya d’isoler chaque son pour mieux les comprendre. Mais il y en avait tant… Cris d’oiseaux, pas étouffé d’une grande bête, une branche qui craque… La parole de mère nature avait quelque chose d’enchantant et quand elle rouvrit les yeux, Laura sourit un peu plus, comme conquise, séduite par cette île qui lui appartenait et dont elle ne semblait rien connaître. La peur était toujours là, au fond d’elle, mais le bonheur d’être enfin dans cet environnement était doux et agréable. Se tournant vers Julian, elle rit doucement avant de reprendre la parole, parlant instinctivement moins fort. « Ca fait cet effet là à chaque fois ? »

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Mar 20 Nov - 21:27
Laura avait décidé de se débarrasser de son téléphone mobile. Il n'avait pas relevé, même si l'idée de le conserver en mode "silencieux" lui eut été préférable. En l'état, il était le seul à pouvoir contacter le centre de contrôle au cas où. Il y avait toujours des "au cas où" à ses yeux, on ne jouait pas avec la sécurité. Mais étant donné le sourire qu'affichait Laura en revenant, il fut subitement convaincu qu'entre son talkie et son propre téléphone, ils étaient à l'abris.

Après l'ouverture des portes, Laura s'avança à son niveau. Comme lui, elle stoppa ses pas et il sourit à l'idée qu'elle puisse calquer ses actions sur les siennes. Pourtant lorsqu'il se tourna vers elle et qu'il l'aperçut les yeux clos, il ne put détacher son regard d'elle.
Était-ce la tenue ? Était-ce simplement l'aura qu'elle dégageait ? Il n'aurait su le dire mais en cet instant, il lui sembla qu'elle était à sa place. Une vraie Jane découvrant sa jungle avec un respect non feint. Laura Masrani possédait cette île, cette terre, cette jungle et tous les êtres vivants qui y séjournaient. Pourtant, elle semblait s'inspirer de cette mysticité, de cette nature au caractère quasi divin avec une humilité flagrante.
Cela lui fit plaisir à lui, le simple agent de sécurité qui avait été moqué lorsqu'il avait parlé de respecter cet endroit et un sourire presque tendre s'imprima sur ses traits tandis qu'il l'observait.
Dès qu'elle rouvrit les paupières cependant, il détourna le regard, faisant mine de balayer l'environnement à l’affût du moindre danger.
Le danger pour lui, était pourtant juste à côté.

Sentant le mouvement alors qu'elle se tournait vers lui, il fit de même et accueillit la question avec un nouveau sourire, amusé. Il se pencha alors doucement vers elle et murmura :

- A chaque fois. On ne peut pas se lasser de ça.

Et d'un geste du bras, il balaya l'air pour lui montrer l'étendue de la jungle à la fois belle et hostile. Un territoire qui ne demandait rien mais qu'ils allaient explorer en partie cet après-midi.

Dans un mutisme emprunté à la sécurité, il se mit en marche et durant un moment, seul le bruit de leurs pas écrasant l'humus du sol rythmait leurs trajet. Cette fois-ci il n'était nulle question de machette ou d'ouvrir le chemin. On respectait la tenue de la jungle et l'on se faufilait à travers les lianes et les arbres comme l'étranger qu'on était, en minimisant le trace de son passage. Julian restait concentré sur son écran et vérifiait régulièrement l'attitude de Laura pour s'assurer qu'elle ne panique ni qu'elle n'ait peur.
Après une bon quart d'heure de marche, il se rendit compte que le groupe de compsognathus se dirigeait vers eux. Contrarié, il observa les environs à la recherche d'un promontoire pour éviter se se retrouver nez à nez avec le groupe des petits dinosaures.
Derrière un bosquet, il trouva un énorme tronc renversé et invita Laura à y grimper. Ses entraînements devaient l'y aider. Il se cala accroupit tout en haut, l'aida à accéder à ses cotés et dès qu'ils furent bien installés, il écarta les feuilles devant eux pour leur laisser le champ libre à la découverte du petit groupe qui ne tarderait pas à arriver en contre-bas. D'un doigt sur sa bouche, il fit signe à Laura de se taire et la laissa découvrir les créatures, anticipant déjà l'expression qu'elle afficherait. Ravissement ? Il y avait fort à parier et il voulait voir de ses yeux les traits de la jeune femme changer dès que les dinosaures vaqueraient à leurs occupations à seulement quelques mètres d'eux.
Après ce petit intermède, ils reprendraient la route pour continuer les festivités.
Car le groupe de compsognathus n'étaient qu'un avant goût de cette surprise qu'il lui avait promis.

Au fond de lui, quelque chose lui disait qu'il n'aurait pas le droit à l'erreur. Il la connaissait si mal en réalité. Parfois à travers leurs entraînements, il lui semblaient qu'elle pouvait se comporter comme le commun des mortels, se laisser aller  a la découverte de nouveauté. D'autres fois, il avait le sentiment qu'elle exigerait toujours plus et que rien de ce qu'il pourrait lui offrir ne la satisferait.
Dans ces moments, il tentait de se convaincre que ce n'était que son travail. Elle lui avait demandé de l’entraîner afin d'être apte à connaître la jungle. C'était ce qu'il faisait. Mais depuis les canoës, il devait bien admettre que quelque chose avait changé sauf qu'il ne comprenait toujours pas ce dont il s'agissait.
Une inquiétude naissante à l'idée qu'elle puisse se perdre ou se faire dévorer dans cette jungle qu'elle souhaitait explorer. Il en ignorait toujours la raison et s'il hésitait à la lui demander de nouveau, il espérait en revanche qu'elle ne soit pas suffisamment inconsciente pour agir sans le lui signaler.

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Ven 23 Nov - 13:02
On ne peut pas se lasser de ça. Il semblait en symbiose avec elle tandis que ses yeux noirs le dévisageaient, son sourire s’étirant, laissant échapper une légère exclamation enjouée. C’était de cela que son père lui avait si souvent parlé. Cette Magie qui se dégageait de cet endroit, de ce parc. Elle n’avait jamais pris soin de la ressentir, auparavant, imperméable à cet héritage qu’elle ne pensait pas obtenir avant plusieurs dizaines d’années, qu’elle ne pensait pas avoir à rebâtir de ses propres mains. Les rares fois où Laura étaient venue sur Isla Nublar, à l’époque du parc, c’était pour rester principalement dans les zones purement touristiques, loin des dinosaures, loin de cette nature et de celle qui avait été reproduite pour le bien du réalisme. La jungle, c’est plein de moustiques. Pourquoi voudrais-tu que j’aille me faire piquer de mon plein gré. Ses propres mots lui revenaient en mémoire, violents, la poussant un peu plus dans ses souvenirs…

***

« As-tu seulement écouté ce que je viens de dire… ? » Relevant ses yeux de son téléphone, la jeune femme poussa un soupir profond, croisant le regard d’un Simon Masrani désabusé. « Si ce que tu racontais avait de l’intérêt, je me ferais un plaisir de l’écouter. » Les quelques membres du personnel autour d’eux semblaient gênés, regardant le plafond de la large salle de contrôle ou jouant soudainement avec quelques boutons sur un panneau de contrôle. « Laura… » Il semblait dépassé, ce père incompétent qui avait mis bien trop de temps à assumer ses responsabilités, à se soucier de son bien-être, à elle. Elle avait bâti sa propre existence sans lui et savait pertinemment qu’elle pourrait continuer ainsi. Les lèvres pincées, elle lui adressa un regard empli de ces reproches, de ces absences à répétition qu’elle lui renvoyait sans cesse. Simon poussa un long soupir. « Viens avec moi… S’il te plaît. » Il avait rajouté la politesse devant son regard farouchement opposé. Elle n’avait que vingt-trois ans et pourtant, sa vie se retrouvait presque toute tracée, la bague à son doigt récemment acquise témoignant de cela. Mais il ne l’avait pas encore remarquée. Il n’avait fait aucune remarque à ce sujet et lui, lancé dans ses discussions passionnées sur ce maudit parc ne lui avait pas laissé la moindre occasion de lui en parler. Non pas sans une expression fermée, elle suivit son père jusqu’à son bureau où il referma la porte, leur offrant cette intimité familiale nécessaire à ce genre de conversation. « Laura, je t’en prie… J’ai besoin de toi, j’ai besoin que tu m’aides à comprendre comment je peux réparer tout ça… » « Tu ne peux pas. » La décision était sans appel, inébranlable et le PDG de Masrani Global sembla soudain désarçonné. « Je sais que ta mère… » « Je t’interdis de parler de maman. Tu l’as laissée mourir. Tu n’as rien fait pour elle parce que tu n’étais pas là ! » Un abcès trop gros qui menaçait d’exploser. Simon Masrani dévisagea sa fille comme s’il s’agissait d’une étrangère. « Je ne te permets pas de me parler sur ce ton… » « Et que vas-tu faire, hein ? M’envoyer en pension ? Ne t’en fais pas pour ça, bientôt tu pourras m’oublier. Bientôt, même ce nom que je porte ne sera plus un lien entre nous ! » Oops. Au fond d’elle, elle savait qu’elle avait été brutale, qu’elle ne pouvait pas être plus mauvaise fille. Il lui avait pourtant répété, encore et encore que tout ceci, il le faisait pour elle, pour son héritage, pour que le monde entier la respecte. Et la réponse était toujours la même. Je n’en veux pas. Tout ce que Laura avait toujours désiré, c’était son père et lui n’avait fait que paterner une attraction pour touristes plutôt que sa propre enfant, que son propre sang. « Tu vas te marier ? » « Attention, Simon Masrani vient de remporter le jackpot ! » Elle s’énervait, sentait le sang bouillir dans ses veines. « Et ne me fais pas le reproche de ne t’avoir rien dit ! J’ai essayé de le faire entre la conversation sur la nouvelle technologie qui rend les gyrosphères plus rapides et le nouveau monstre que ton laboratoire est en train de créer. » Comme quoi, finalement, elle l’avait peut être écouté plus que de raison… ? « Eh bien… Des félicitations s’imposent alors… » « Oh, je t’en prie, ne fait pas le père aimant qui offre sa bénédiction à son futur gendre. Tu n’as jamais su l’apprécier… » Un nouveau reproche. Une nouvelle plaie de son cœur qu’elle jetait à la figure de son père. « Laura, s’il te plaît… Je comprends ta colère et je ne te demanderai pas de me pardonner… Mais laisse moi organiser tout ça… Nous pourrions le faire ici, sur Isla Nublar… » Mais il s’interrompit devant la mine farouchement agacée de la jeune femme. « Plutôt rester célibataire que de me marier sur une île pleine de monstres. Le jour où j’accepterai quoi que ce soit de cette jungle, qu’on me fasse interner…

***

Elle eut un frisson tandis qu’elle revenait à la réalité. Tant de regrets. Tant de non-dits. Tant d’erreurs qu’elle ne saurait plus rattraper. C’était l’une des dernières vraies conversations qu’elle avait eu avec son père, le reste s’étant fait par téléphone. Interner. Oui, il fallait être fou pour entrer dans une jungle où l’homme n’était plus le plus haut dans la chaîne alimentaire. Ou passionné. Comme Simon l’avait été.

Julian engagea alors cette randonnée dans la jungle et elle le suivit, silencieuse, pensive. Ses sens étaient en alerte et elle se laissa aller à ces instincts, écoutant un cri perçant au loin ou le simple bruit de ses pas sur ce sol si étranger à ce dont elle avait l’habitude. Jouant de son corps, elle esquivait branches, lianes et autres obstacles sur sa route pour mieux se frayer une voie en harmonie avec cette nature qu’elle avait l’impression de déranger. L’appréhension des débuts la quitta plus elle avançait dans la jungle. De temps à autre, elle sentait le regard e Julian se poser sur elle, comme pour vérifier qu’elle allait bien. Elle lui adressa un sourire toujours plus convaincu, satisfaite d’avancer dans la jungle sans finalement avoir la moindre idée d’où elle allait. Soudain, après plusieurs minutes de marche, Julian s’arrêta, cherchant du regard, silencieusement, quelque chose. Lui faisant signe de le suivre, Laura s’exécuta et ce fut en silence qu’elle grimpa avec l’agilité d’un singe sur le tronc. L’intimant au silence, accroupis, ils attendirent. A travers les feuilles, elle regarda la jungle, ne comprenant pas ce qu’il fallait qu’elle voie jusqu’à ce qu’un tout petit dinosaure fasse son apparition. Elle retint une exclamation de surprise, son regard s’éclairant soudain quand d’autres apparurent. Ses lèvres s’ouvrirent, marquant cet état de bonheur sur ses traits. De ses yeux noirs, elle suivait leurs mouvements avec attention, amusée par ces déplacements incessants. Finalement, elle recroisa le regard de Julian, lui adressant ce regard reconnaissant, comme celui d’un enfant découvrant la montagne de cadeaux à son nom un matin de noël. Les Compsognathus finirent par disparaître de son champ de vision et elle attendit plusieurs longues secondes avant de murmurer. « C’était incroyable… Vous avez vu leur taille ! Ils sont si petits… » Tout ce qu’elle connaissait de ces animaux, jusque-là, c’était la visualisation holographique qui ne respectait pas entièrement la réalité. Alors oui, elle en avait vu certains en cage… Mais en les voyant évoluer ainsi en liberté, Laura sentit un pincement au cœur. Ce qu’ils faisaient ici était-il juste, finalement ?

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Sam 24 Nov - 20:49
Les compsognathus n'avaient plus l'attention de l'agent de sécurité. Son regard était fixé sur la jeune femme qui se tenait accroupis à ses cotés. Il attendait, espérait même, qu'elle apprécia ce moment unique. La bouche aux lèvres pleines légèrement rosées, s’entrouvrit lentement de la même manière que ses yeux sombres s'écarquillaient face à l'exposition que la nature leur offrait. Julian observait, amusé, les changements d'expression qui se dessinaient sur les traits de Laura. Une Laura Masrani fascinée, sublimée par cet instant.
Lorsqu'elle croisa son regard, il crut qu'elle allait remarquer à quel point il la regardait, mais il n'y avait que de la reconnaissance dans ses pupilles d'ébène.
Julian en fut soulagé et se morigéna intérieurement, s’astreignant alors à se contenter d'agir de manière strictement professionnelle. Il reporta donc son attention sur les microraptors, jusqu'à ce que ces derniers ne repartent, à la recherche d'un nouveau repas peut-être.

Le silence se fit de nouveau et fut romput seulement quelques minutes plus tard par la jeune femme.
Ses paroles tirèrent un sourire franc à Julian, il se retint cependant d'éclater de rire. En terme de petites créatures, Laura Masrani devait être plus habituée à des chiwawas ou tout autre genre de chien ou de chat miniature que les célébrités arboraient à leur bras.

- Petits oui
, concéda-t-il en se redressant avant de rajuster son fusil à l'épaule. Mais s'ils décidaient de s'en prendre à vous à plusieurs, ils vous rendraient fou. Leurs morsures sont douloureuses, n'oubliez pas qu'il s'agit de créatures carnivores.

Avec leur vivacité et leur petites tailles, ils étaient difficiles à viser. Et puis, malgré le danger, lui-même devait bien avouer qu'ils possédaient un aspect mignon qu'il était difficile d'ignorer.
Il s'était fait mordre une fois, au mollet. L'adorable petit reptile avait voulu goûter. Julian en possédait désormais un souvenir indélébile imprimé sur sa peau.

Il descendit du tronc, sautant au bas de l'obstacle puis se tourna vers Laura pour s'assurer qu'elle n'avait pas besoin d'elle, auquel cas il était prêt à lui tendre la main. Il ne s'inquiétait pas en revanche, persuadé qu'elle avait des choses à prouver, il y avait peu de chance qu'elle use de son aide, préférant certainement y parvenir par elle-même.
C'était tout à son honneur et il espéra simplement ne pas devoir la ramener avec une cheville en moins.

Alors qu'ils reprenaient leur chemin, un morpho vint planer non loin d'eux, bientôt rejoint par un second papillon aux ailes toutes aussi extravagantes. En voletant à travers les troncs et les lianes, ils irradiaient d'une lumière bleu dès qu'un rayon de soleil parvenait à se refléter sur leurs ailes légères.
La jungle possédait son propre biotope et l'écosystème qui en résultait était absolument unique. Ici, chaque être-vivant, qu'il soit végétal ou animal possédait sa place, même les dinosaures rapportés par l'homme.

La randonnée se déroulaient bien et bientôt, comme convenu, le grand arbre s'imposa à eux, majestueux et respectable.
Autours du large tronc, rien d'autre n'avait poussé à moins trois mètres de diamètre, établissant une petite clairière couverte d'humus et de fougères hautes jusqu'aux genoux. C'était comme si la nature elle-même n'avait pas osé s'imposer dans la bulle du vénérable végétal, lui octroyant la place qui lui revenait de droit. Après un instant durant lequel Julian observa avec humilité la construction végétale qui s'élevait à au moins 25 mètres de hauteur, il se tourna vers Laura, une expression de défi dans le regard.

- Maintenant, il va falloir grimper, lança-t-il un sourire insolent imprimé sur le visage. Vous d'abord pour des raisons de sécurité.

Le Ceibo était complètement recouvert d'un figuier étrangleur, qui l'ornait autant qu'il semblait le malmener. En réalité, cette variété épiphyte s'enroulait autour d'un arbre pour accéder plus facilement à la lumière des frondaisons. Une chance pour les deux randonneurs. La manière dont le figuier s'enroulait leur donnait des prises pour poser leurs pieds et pour mieux se hisser jusqu'à en haut, là ou le tronc était suffisamment large pour accueillir deux adultes sans ciller.


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Mer 28 Nov - 18:06
Emerveillée. Son esprit voyageait non plus entre les buildings de Los Angeles, mais entre les arbres de cette jungle, cherchant à imaginer la prochaine rencontrer qu’elle pourrait y faire, qui n’aurait rien à voir avec un millionnaire détestable. Troquer les Prada pour des chaussures de sécurité n’avait rien de détestable, en réalité. Au contraire. Soudainement, elle comprit un peu plus son père et ses désirs loufoques. Soudainement, elle comprit son rêve. Les mots lui échappèrent et sa voix basse trahissait son enthousiasme, son excitation devant la situation. La réponse du Julian ne se fit pas attendre et le sourire de Laura s’élargit un peu plus. Se faire mordre ? Voilà qui devenait aussi peu agréable que les griffes de Pankh. Alors que donnerait l’attaque simultanée de plusieurs chats en même temps ? Rien de bon, c’était certain. Il fallait qu’elle apprenne à ne pas sous-estimer ces êtres-vivants qui sillonnaient son parc si elle ne voulait pas finir avec un doigt en moins… Si ce n’était pas plus.

Le calme retomba et, s’animant à nouveau, Julian lui fit comprendre qu’elle pouvait également retrouver possession de ses mouvements. Prenant garde à ne pas tomber, elle ne lui demanda pas d’aide, se contentant d’y aller par petits pas pour mieux retrouver la terre ferme, souriant en coin pour mieux affirmer ses capacités au-devant de Julian. Elle était capable. Elle n’en doutait plus. Pas tant qu’ils ne croisaient pas un Suchominus, du moins… La randonnée reprit son cours, l’émerveillement grandissant dans le cœur de la jeune femme, la poussant à dévisager arbres, plantes et petits animaux. Quand leur route croisa celle de Morpho, elle se demanda comment avait-elle pu se montrer aussi bête, entêtée. Elle manqua de les suivre, ces deux insectes volants aux couleurs irréelles, captivée par leur beauté, rappelée bien assez vite par la réalité et par le regard curieux de Julian sur elle. Comme tout ceci devait l’amuser, lui qui connaissait au contraire la jungle sur le bout de ses doigts.

Ils marchèrent, encore et encore, n’échangeant que quelques informations directionnelles, se frayant un passage à travers l’épaisse végétation. Finalement, elle ne sut en combien de temps, mais ils attinrent l’arbre assez rapidement, à son goût, comme quoi elle avait réellement tendance à se sous-estimer. Sortant sa gourde de son sac, elle en but quelques gorgées, admirant le merveilleux roi de la forêt, solitaire et puissant dans ce qui s’apparentait à une petite clairière. Elle était fière. Fière de savoir qu’ainsi accompagnée, elle pouvait progresser sans aucune difficulté dans ce terrain hostile. Mieux encore : elle pouvait le trouver magnifique, cet enfer personnel. Rangeant sa gourde dans son sac, son regard se tourna vers Julian qui l’observait avec cet air qui annonçait… Oh non… Quand il lui énonça la couleur du truc, elle ouvrit la bouche, estomaquée. « Vous vous foutez de moi ? » Ses yeux se relevèrent instinctivement, cherchant à voir la cime de cet arbre magnifique, la trouvant soudainement bien trop haute. Mais non. Dans ses yeux, elle comprit qu’il ne déconnait pas le moins du monde. Ce mec est taré… Et puis… Finalement, en y regardant de plus près, elle se rendit compte que le végétal était bien enlacé par un second qui assurait des prises. Dès lors que les branches seraient accessibles alors… Non mais faut être fou ! Fou. Son père l’avait été à ses yeux et la journée tendait à lui prouver que sa folie était beaucoup trop proche du génie pour être ignorée. Alors celui de Julian pouvait-il en être proche à ce point ?

Poussant un long soupir, s’humectant les lèvres, elle finit par poser ses mains sur l’arbre. L’ascension promettait d’être longue et rude et si elle tombait… Non, n’y pense pas. C’est quand on se voit à terre que l’on y finit. Se hissant à l’aide de ses bras, elle entama la montée, prenant soin de respirer profondément sans jamais regarder en bas. Surtout, ne pas regarder en bas… Tirant sur ses bras, poussant sur ses jambes, elle fut surprise de la facilité de l’acte en lui-même, elle qui craignait ne pas avoir la force suffisante pour projeter son corps contre la paroi. Elle resta silencieuse, lâchant quelques grommellements qui trahissaient son inconfort, cherchant de meilleures prises. Une fois, son pied glissa, forçant ses bras à se tendre, la faisant lâcher un cri de surprise. Pas de tapis, Laura. Pas de corde… La simple pensée de se savoir morte suffit à lui donner la force de remonter, puisant dans ses réserves. « Ca va ! Je gère ! » Et finalement, arrivant en haut, elle se hissa sur une branche assez large, poussant un soupir de contentement, laissant son dos aller contre le tronc. « Pfiouh ! Mais quelle idée… » Ce fut en regardant vaguement autour d’elle qu’elle compris. Le panorama était magnifique. Ils étaient au milieu de cette verdure, au-dessus du reste des arbres. La beauté de l’endroit était saisissante et ce fut stupéfaite que Laura entama cette imprégnation du panorama.

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Jeu 29 Nov - 10:29
Julian avait bien fait d'attendre que Laura finisse de boire, sans ça elle se serait certainement étouffée ou aurait tout recraché. A bien y réfléchir, cela aurait pu s'avérer encore plus drôle que ça ne l'était maintenant.

L'expression qu'elle affichait valait tout l'or du monde. Ce mélange de surprise et d'incrédulité aurait pu le faire éclater de rire. C'était sans compter sur ses mots qu'elle laissa s'échapper d'entre ses lèvres ouvertes, les mêmes en réalité qu'il lui avait balancé lors de leur première rencontre.
Il dut le retenir cet éclat et le transformer en un sourire en coin facétieux. La tache était loin d'être aisée. Elle le prenait peut-être pour un fou, mais il était convaincu qu'elle était capable de faire ce qu'il lui demandait. Physiquement, elle était prête après ces mois passés à grimper à la corde, au mur d'escalade, après tous ces exercices qu'il lui avait impitoyablement préparé. Elle avait dû le haïr tant de fois mais aujourd'hui, elle commencerait à voir les résultats de toute cette sueur versée. Mentalement, il devait bien reconnaitre qu'il la testait. Il connaissait déjà sa volonté et sa combativité, mais elle avait été sérieusement mise à mal par l'épisode des canoës. Aujourd'hui, il voulait voir si elle pouvait se dépasser, aller outre sa peur pour mieux admirer l'horizon à venir.

Quelque chose lui disait qu'elle ne le décevrait pas.

Elle poussa un soupir et commença l'ascension. Il ne la débarrassa même pas de son sac à dos, persuadé que ce poids supplémentaire ne l'encombrerait pas. Alors il observa sa montée durant les minutes suivantes, puis s'occupa de faire le guet, comme il l'avait annoncé.

Son regard balayait la jungle, à l'affut du moindre bruit suspect mais tout semblait calme. Alors de temps en temps, il la regardait elle, s'assurant aussi qu'elle s'en sortait. Sans corde ni harnais, elle était livrée à elle-même. Tomber de cette hauteur, c'était potentiellement la mort. Il était temps qu'elle sache ce qu'elle voulait.

Soudain un cri lui fit relever la tête et il observa, inquiet comment Laura Masrani reprenait pied dans son exercice. Elle restait concentrée et bientôt elle disparut en haut, là ou le tronc était suffisamment large pour s'y poser de manière relativement confortable.
Alors il commença lui aussi son ascension. Après de longues minutes, ce fut son tour d'arriver au haut. Laura contemplait déjà le splendide panorama que l'arbre leur offrait, comme il l'avait pressentis. Amusé, il demeura là, simplement à la regarder.


- Vous êtes bien plus jolie dans ce décor, vous savez. La Jungle vous va bien, laissa-t-il alors échapper.

La gêne s'installa immédiatement à travers la chaleur qu'il sentit monter en lui. Putain pourquoi avait-il dit ça ? Il le regretta instantanément et pria pour qu'elle ne lui fasse aucun commentaire. Le mieux aurait été qu'elle l'oublie tout aussi vite. Il détourna le regard et se reconcentra sur son sac à dos dont il se défit, l'air de rien.
L'ouvrant devant ses jambes en s'accroupissant, il fouilla à l'intérieur et reprit :

- Bon, qu'avons-nous là ? Du thé ou du café. J'ignorais ce que vous préfériez alors j'ai pris les deux.


Et comme pour se justifier, il se releva en haussant les épaules, les deux petit thermos dans les mains. De quoi avait-il l'air debout sur la cime de l'arbre, proposant une boisson chaude sous trente degrés à sa PDG ? D'un gros con à n'en pas douter, mais il lui avait promis une surprise de taille. Ne l'était-elle pas ? Qui d'autre que lui aurait eu l'idée d'un après-repas assis en haut d'un ceibo de vingt-cinq mètres de hauteur avec vue sur l'immensité de l'île ? Certainement pas ces investisseurs ou tous ces riches qui gravitaient dans la sphère de la haute société aux cotés de la jeune femme.

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Ven 30 Nov - 14:02
L’euphorie de cette victoire, le soulagement d’avoir réussi sans se rompre le cou. Tremblant des quatre membres, Laura se cramponna aux branches non sans ressentir l’exploit de ce qu’elle venait de faire. Accordant enfin un regard vers le bas, elle se rendit compte de la hauteur qui la séparait du sol, de cette ascension qu’elle avait réalisait en faisant confiance à Julian. Elle s’estimait chanceuse d’être là autant que fière d’avoir réussi à grimper. Se mordillant la lèvre inférieure, elle rit doucement, admirant le panorama, essayant de trouver une position agréable, s’affalant à moitié entre les branches pour mieux ne faire qu’un avec l’immense arbre. Elle n’était plus Laura Masrani, explorant la jungle. Elle eut l’impression totale d’être immergée pleinement en elle, de ne faire plus qu’un avec l’étendue de végétaux. Et c’était merveilleusement plaisant.

L’agent de sécurité ne tarda pas à la rejoindre et elle ne lui adressa qu’un rapide coup d’œil, trop préoccupée à admirer deux oiseaux gigantesques qui s’envolaient au loin, lâchant un cri strident. Il ne reprit son attention que lorsqu’il lui fit… Un compliment ? La jungle vous va bien. Elle lui adressa un regard surpris, retenant tout autant le début de son intervention qui venait souligner sa beauté. Nombre était ceux qui l’avaient déjà pointée du doigts, agents, photographes… Mais aucun ne voyait jamais sous le masque de la jeune femme. Aucun n’avait perçu cette étincelle de vie au fond d’elle qui nourrissait une beauté intérieure autant qu’extérieure. Le seul qui l’avait fait, en réalité, se nommait Simon Masrani. « Hmmm… Je recommanderai une excursion dans la jungle à une ou deux amies mannequin, alors. » Julian était du genre à dissimuler une pique sous un compliment et elle espérait bien lui couper l’herbe – enfin, les branches – sous le pied. Mais elle eut malgré tout un léger sourire. « Faites attention, agent Blake, vous commencez à vous créer des points communs avec le terrible Simon Masrani… »

Mais il avait fui son regard, cherchant quelque chose dans son sac à dos. Quand il lui annonça la couleur, elle fronça les sourcils et ce ne fut que lorsqu’elle découvrit les deux thermos qu’elle cilla. « Attendez… Quoi ? Tout ça pour un thé ? » Devait-elle lui rappeler que, si elle souhaitait en boire un, elle n’avait qu’à claquer des doigts et celui de son choix, qu’importe la provenance loufoque de ce-dernier, arrivait entre ses mains ? Mais c’était si grisant, justement, de pouvoir tout avoir rien qu’en un mouvement de doigts. Où était le plaisir ? Où était l’intérêt ? Là, elle avait le sentiment de l’avoir mérité, ce thé. Alors elle rit doucement, franchement amusée. « Vous êtes décidément trop déroutant pour moi, monsieur Blake ! » Se redressant sur la cime de l’arbre, elle tendit cependant la main, ayant énoncé son choix quelques instants plus tôt malgré elle. Quand elle reçut le précieux sésame, elle dévissa la petite bouteille en inox avant de la tendre vers Julian, l’invitant à trinquer avec elle, riant à nouveau de la situation bien perchée que voilà. Puis, portant le thé à ses lèvres, elle en but une gorgée, son regard se portant à nouveau sur le monde qui l’entourait. Son monde. « Je crois que c’est le meilleur thé de ma vie… » Et qu’importait alors sa provenance, qu’il ait été acheté dans un hypermarché en bas de gamme… Soudainement, plus rien n’avait d’importance si ce n’était ce lieu magique où il lui était permis de profiter des choses pleinement.

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Ven 30 Nov - 23:49
Si Laura Masrani souhaitait amener des amies mannequins dans la jungle, Julian se serait fait une joie de leur servir de guide, jour et nuit s'il le fallait. Il se retint bien de faire un quelconque commentaire et laissa ses fantasmes potentiels de coté. L'énonciation du nom de Simon Masrani lui fit hausser un sourcil. Il ne l'avait croisé que quelques fois en réalité, n'avait même jamais discuté avec lui. Malgré sa richesse et son implication dans le Parc, l'Indien possédait une sorte d'humilité. Il voulait être sur place, il prenait à coeur de mettre les mains à la pâte si l'on pouvait dire cela comme ça.
Simon Masrani souhaitait voir de ses yeux, ce pour quoi il œuvrait. C'était suffisamment respectable aux yeux de l'agent d'intervention pour avoir mérité un minimum d'admiration de sa part. A aucun moment il n'avait assisté à un comportement condescendant ou malveillant. Bien sûr, il ne l'avait pas vu à travers les heures sombres du parc, mais on lui avait raconté, comment Masrani avait décidé de piloter l'hélicoptère seul et comment cette expérience s'était soldée.

Était-ce pour cette raison que Laura souhaitait mieux connaitre la jungle ? Pour mieux marcher sur les traces de son père ? Il espérait qu'elle ne tiendrait pas à tenter le pilotage, pour son propre bien.

Laissant tout ceci derrière lui Julian observa, amusé, la réaction de Laura à l'invitation incongrue qu'il lui proposait. Evidemment, elle ne le prenait pas au sérieux et pourtant, une part d'elle-même semblait avoir très envie qu'il le soit. Elle finit par rire et lui indiqua qu'elle le trouvait déroutant. Décidément déroutant, ce qui signifiait que ce n'était pas la première fois qu'elle le pensait. Pour autant, Julian n'arrivait pas à savoir s'il s'agissait réellement d'un compliment.
Il se contenta de sourire, attendant qu'elle se décide pour sa boisson. A sa grande surprise, elle se redressa et lui tendit le bras. Machinalement, il lui donna le thermos de thé puisqu'il s'agissait de ce qu'elle avait mentionné, mais avant qu'il n'attrape les tasses en métal dans son sac, elle dévissa la bouteille en acier et fit mine de trinquer.
Pour le coup, c'était elle qui le déroutait là, maintenant. Ne souhaitant pas la contrarier, ni même effacer le sourire et le rire qu'elle lui offrait, il dévissa le thermos de café et trinqua comme si de rien n'était.

Il but une gorgée et grimaça dès qu'elle eut le dos tourné. L'amertume de la boisson lui agressait le palais et s'il avait pu cracher il l'aurait fait sans hésiter. Anglais d'origine, il était coutumier du thé et n'avait jamais trouvé un équivalent de goût dans le café dont il aimait pourtant l'odeur.
Alors, sans mot dire, il s'installa assis sur l'une des larges branches reliée au tronc ouvert vers le ciel en coupe comme une main, paume tournée vers l'infinie pour mieux les accueillir. Les frondaisons en parapluie les abritaient du soleil, leur offrant une ombre salvatrice.
Laura observait la vue qui s'étendait devant elle et Julian observait Laura en silence, lui laissant le temps de savourer ce thé qu'elle pensait être le meilleur de sa vie.

Naturellement, il reprit une gorgée de son thermos, oubliant ce dont il s'agissait et grimaça à nouveau, avant de refermer discrètement le bouchon. Bien qu'il mourut d'envie qu'elle lui parle de ses impressions, il n'osait rompre le silence qui les enveloppait, accompagné simplement du bruissement des feuilles dans le murmure du vent et du cri des animaux, oiseaux comme insectes, pour qui la vie battait son plein.
Il reposa sa bouteille dans son sac qu'il plaça comme un coussin dans son dos et se laissa légèrement aller en arrière bras repliés derrière sa tête dans une posture nonchalante.
Les yeux fermés quelques instants, il savourait lui aussi la paix de l'instant avant de lancer :

- Alors ? La surprise est-elle suffisamment de taille pour Laura Masrani ?

Il imaginait aisément qu'avec sa fortune, elle avait dû voir bien mieux. Du moins, dans un registre différent. Malgré la beauté du moment, il ne fallait pas oublier le danger qui pouvait les cueillir n'importe quand. Les dinosaures volants pouvaient être tout aussi dangereux que ceux au sol, voire plus.
Mais si elle le souhaitait, il pourrait la conduire à nouveau dans la jungle pour qu'elle se familiarise avec cet univers, qu'elle semblait vouloir embrasser.

- On pourrait organiser d'autres randonnées de ce genre si vous êtes partante. Peut-être pas toutes les semaines mais...de temps en temps.


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Mer 5 Déc - 12:46
Pour la première fois de sa vie, Laura considérait l’île dans son entièreté. Elle ne voyait plus la chose comme n’étant qu’un fragment de terre couvert d’arbres, mais bien comme un biotope complexe et d’un autre temps. Les scientifiques ayant construit ce parc étaient des génies, pour sûr. Et aujourd’hui, c’était à leurs héritiers, qu’ils soient de sang ou d’esprit, de reprendre les rênes pour mieux redresser la barre, pour mieux apporter des solutions à tout ceci. Aujourd’hui, c’était à elle de guider tout ce petit monde pour de meilleurs résultats, pour offrir au monde une attraction toujours plus révolutionnaire, un véritable voyage dans le passé. Soufflant doucement dans le petit thermos, elle aida le thé à se réfrigérer lentement afin de ne plus avoir à se brûler la langue, songeant à tout ceci.

Julian captiva à nouveau son attention, la forçant à reposer son regard sur lui. Un large sourire prit place sur ses lèvres tandis qu’elle répondait. « A vous entendre, on dirait que rien ne saurait me faire plaisir… » Elle rit doucement avant de reprendre. « Mais oui. C’est une très belle surprise… Et qui est même bien plus riche qu’une parure de diamants. » Tout ne pouvait se mesurer en argent. Certains présents se mesuraient avec la profondeur des émotions qu’ils dégagent. Cette promenade ainsi que ce moment volé au sommet d’un arbre avaient quelque chose de bien plus profond aux yeux de Laura qu’un bijou excessivement cher. Plus les choses avançaient, moins elle devenait matérialiste, se contentant des petits plaisirs que la vie lui offrait, de temps à autres. Se contentant de vivre dans cet environnement qui avait tout pour lui être hostile mais qui, doucement, lui collait de plus en plus à la peau.

Finalement, alors qu’elle reportait son attention au loin, il reprit la parole et une lueur se mit à briller dans son regard. Une lueur bien trop marquée pour passer inaperçue. L’espoir était là, au fond d’elle, tandis qu’il venait d’émettre la possibilité de l’emmener à nouveau dans la jungle. « Et nous pourrions aller plus loin ? » L’enthousiasme n’était pas feint et, au contraire, beaucoup trop sous-jacent pour être ignoré. Elle s’en rendit compte d’elle-même, un peu trop tard, essayant de reprendre le contrôle tant de ses émotions que de ses expressions. Evidemment, dès qu’il avait eu ces mots, elle n’avait pensé qu’à une seule chose : se rendre à la volière. Était-ce pour cela qu’elle s’empêchait de la chercher du regard depuis plusieurs minutes alors qu’elle savait que, géographiquement, elle ne devait pas être si loin que ça de l’endroit où ils se trouvaient ? Elle ne souhaitait pas que l’agent à ses côtés ne perçoivent son but véritable qu’il trouverait évidemment niais et bercé d’illusions sentimentales. Mais Laura mettrait tout en œuvre pour se rendre là où les Pterodactyles volaient librement, autrefois. Pour retrouver la carcasse de cet hélicoptère de malheur.

Ses doigts se resserrèrent autour du thermos, blanchissant doucement les jointures de ses articulations. Baissant le regard, elle essaya d’échapper à son jugement, de faire disparaître tous ces signes qui l’avaient rendu aussi lisible qu’un livre ouvert. « Je… j’en serais enchantée, dans tous les cas. Ce serait une bonne chose, je crois… » Et elle noya son trouble dans une nouvelle gorgée de thé, espérant que le Earl Grey fasse disparaître tout ce qu’elle avait pu montrer quelques instants auparavant.

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Mer 5 Déc - 15:13
Julian ne doutait pas un seul instant que bien des choses pourraient faire plaisir à Laura Masrani, il doutait en revanche d’avoir la capacité monétaire de les lui offrir. Comme elle riait, il en conclu qu'elle ne lui en voulait plus de l'avoir abandonnée lors de ses entraînements et son propre sourire devint écho au sien. Elle renchérit même en lui indiquant qu'elle préférait cette promenade aux diamants. Il la regarda, un sourcil levé, dubitatif. Sérieusement ?

Elle se détourna de lui à nouveau et il rumina un moment ses paroles. Était-ce l'esprit d'aventure qui parlait ? Cette volonté de se dépasser ou de se familiariser avec son empire ?
A la regarder comme ça, il lui semblait que Laura absorbait l'environnement dans lequel elle évoluait à ce moment précis, comme si elle mesurait toute l'étendue et toute la beauté de l'île dont elle avait hérité.
L'idée qu'elle puisse éprouver quelques remords à l'égard de son père germa soudainement dans son esprit. C'est alors qu'il remarqua ses yeux brillants.
Il inclina doucement la tête s'interrogeant sur l'origine de cet élan d'émotion, lorsque sa voix enthousiasme résonna à nouveau entre eux. Il y avait presque de la précipitation dans son intonation, comme si elle l'espérait trop vivement. Aller plus loin ? Se pouvait-il qu'elle veuille explorer l'île dans sa totalité ? A moins qu'elle ne songe à un endroit précis.

Aidé du thé, elle sembla se calmer tout aussi vite, comme si elle regrettait déjà d'avoir prononcé les paroles précédentes. Julian plissa légèrement les yeux, cherchant à lire en elle ce qu'elle ne disait pas.

- Nous pourrions aller partout, à l'exception du site B bien évidemment.

Il marqua une pause afin d'observer et d'analyser sa réaction.

- A moins que vous ne souhaitiez vous rendre dans un endroit en particulier ?

Vous pouvez me le dire vous savez...
Voilà ce qu'il aurait voulu ajouter, mais sa bouche restât scellée. Il ne voulait pas la forcer à lui faire des confidences et encore moins lui tirer les vers du nez. La confiance, ça marche dans les deux sens. C'était une des premières choses qu'il lui avait appris. Et s'ils en étaient là aujourd'hui, c'était grâce à cette dernière.
Aussi, il se redressa tout à fait puis se remit debout et vint se placer à côté d'elle. Agrippé à l'une des lianes épaisses du figuier étrangleur, son propre regard se tourna vers l'horizon, comme pour lui laisser la pudeur de répondre sans avoir le sentiment d'être jugée.

Il regarda sa montre, seule juge du temps qui passait et qui bientôt, les ramènerait à la réalité qui composait leur quotidien. Après tout, il ne pouvait pas monopoliser Laura Masrani toute l'après-midi. Bientôt, il faudrait repartir et conserver ces souvenirs, au moins jusqu'à la prochaine fois.
Au loin, un groupe d'oiseau s'envola depuis les falaises qui surplombaient la mer. L'envergure des créatures n'avait rien d'exceptionnel et le cri qu'elles relâchèrent indiqua qu'il s'agissait en fait de dimorphodons. Julian les observa un moment, un léger sourire flottant sur les lèvres savourant les probables dernières vingt minutes perchés qu'il passait en compagnie de celle qui, de boulet était devenue un autre type de poids.




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