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Jurassic World Renaissance a ouvert ses portes le 28/09/2016
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Where are you know • Maksane

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Ven 7 Oct - 14:39
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where are you know

Ce matin, je n’avais eu aucune envie de me lever, je serais bien resté coucher. Rien à voir avec une flémingite aiguë mais je m’étais levé avec une sacrée migraine comme cela m’arrivait parfois. Je n’avais jamais compris d’où cela venait mais les examens médicaux que j’avais pu passer n’avait rien donné alors bon, dans un sens, c’était positif. Mais de l’autre côté, c’était assez désagréable de se lever et de savoir que la journée allait être pour le moins compliqué. Parce que je savais pertinemment que tant que je ne prendrais pas mes médicaments antimigraineux correctement, j’aurais des migraines. Sauf que voilà, je détestais l’idée de prendre des médicaments. Oui, j’étais vétérinaire et je refusais de me soigner… Mais que voulez-vous, je vivais dans l’utopie que mes migraines finiraient pas disparaître aussi brusquement qu’elles étaient arrivées. Mais quand l’heure fut bien avancée et que les gringos continuaient à jouer des maracas dans ma tête, je dû me rendre à l’évidence qu’il me fallait un médicament. Je m’étais donc levée pour me rendre dans la salle de bain et y prendre mon médicament. Je m’étais ensuite recouchée et rendormis en attendant que le médicament fasse effet. Je n’avais pas à travailler ce matin, c’était pourquoi je me permettais d’être aussi fainéante. Il n’était pas loin de onze heures quand je rouvris les yeux, en pleine forme. Contente que le médicament ait fait effet, je filais sous la douche pour aller faire une petite balade dans les zones sécurisées de l’île. J’évitais de trop m’éloigner de ces zones, on ne savait jamais sur quoi on allait tomber. Une fois prête, je sortis de la chambre que j’avais au sein de l’hôtel. Sortant de ce dernier, je m’arrêtais un instant pour regarder la statue du Loch Ness en souriant. J’étais certainement l’une des rares personnes à croire au monstre du Loch Ness mais je n’en parlais que peu. Je fis un petit tour sur les quelques attractions ouvertes pour voir comment tout se déroulait là-bas. C’était dans mes habitudes de faire un petit tour pour voir si les quelques animaux recapturés se portaient bien. Une fois mon tour fait, je dus me rendre à l’évidence que j’avais faim quand mon ventre émit un son venu tout droit de l’au-delà. Je repris mon véhicule pour retourner à l’hôtel du personnel pour aller manger un morceau. Je m’arrêtais donc au self de l’hôtel, ayant décidé de manger sur le pouce pour pouvoir retourner en vadrouille plus facilement. Je m’apprêtais à manger un morceau quand je vis une tête familière apparaître. Je ne pus retenir un sourire en voyant de qui il s’agissait alors que je me levais pour me diriger vers elle. « Alex. Je suis contente de te revoir. Je ne savais pas que tu étais à nouveau dans l’aventure. » Alexane, je l’avais souvent croisé au sein du bâtiment vétérinaire lors du premier Jurassic World. Mais nous avions réellement discuté pour la première fois autour de l’enclos des raptors. Et depuis, la jeune femme était devenue une amie bien que je la considère plus comme une sœur. Etant fille unique, je n’avais pas eu la chance d’avoir un frère ou une sœur et Alexane avait comblé ce vide.

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Invité
Sam 8 Oct - 20:04
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Where are you know 
Alexane MacKenzy & Maksim Calaghan




Mon retour au parc était finalement plus calme que je l’aurai imaginé, certes tout un programme nous attendait nous autres soignants, mais pour cela il fallait les bâtiments pour les mettre en œuvre et c’est là que tout bloquait, rendant mes journées plus douces en matière de travail vétérinaire et plus usantes en matière de corps. Mon appartement avait souffert aussi durant ces deux années, quelques vitres brisées par le passage d’un ouragan et le fait que personne n’avait pu mettre en sécurité les lieux.

Des volets cassés aussi, mais rien que Charlie et moi ne pourrions réparer. Le plus urgent restait nos postes de travail qui eux aussi avaient eu mal, mais là, pas qu’à cause du temps, les dinosaures avaient plus de dégradé la zone, les odeurs ou le fait que certains étaient venu bouffer les plus petits qui étaient en enclos d’élevage. Il y avait aussi les petits qui avaient poussé et fini par tout exploser pour sortir et manger leurs voisins herbivores, bref les bâtiments vétérinaires avaient eu mal et à ce jour seul deux salles d’examens et trois enclos avaient repris leurs fonctions. Du coup tous partageaient les locaux dans un désordre énorme, là où avant étaient clairement définis les soins par tailles et races.

Une semaine que je me trouvais sur l’ile, j’avais vacciné tour à tour les animaux de la sécurité ou de retour dans les enclos, sans vraiment avoir eu le temps de remettre de l’ordre dans mon bureau qui avait l’air d’une zone de guerre. En somme trois jours que je bossais sur le terrain et pas une fois je n’avais pris le temps de rencontrer les membres de l’équipe en place. J’avais eu vent par mon cousin que Mak était elle aussi de retour et que bientôt nous rejoindraient deux autres vétérinaires, formant ainsi la somme totale des membres soignants d’urgences vétérinaires. Mais je n’avais pas eu le loisir de glisser mon nez vers elle ou vers la liste des nominés. Faut aussi avouer que dans le domaine sociabilité humaine, je n’étais pas la meilleure, autant j’avais de l’apathie pour les clients aimant leurs animaux ou de l’amour pour mes patients autant je ne recherchais pas l’amitié auprès d’autres. Est-ce le fait qu’enfant je trouvais mon bonheur seule et n’avais jamais vraiment eu à copiner pour m’occuper ou le fait qu’aillant grandi loin du monde civilisé j’en gardais des restes. Je ne m’étais jamais réellement questionnée à ce sujet. Faut aussi dire qu’en Afrique, mon statut d’enfant blanc blonde de surcroît, dans des villages où ils n’avaient jamais eu à en croiser avait aussi limité mes interactions. Mais c’est une autre histoire. Mâtinée achevée, je décidai de sortir de mon renfermement et d’aller trouver Mak.

Passant récupérer du matériel, je poussai mon nez hors des réserves, saluant les quelques personnes croisées pour enfin arriver dans un de mes enclos, restant un instant à détailler la cage vide des rapports, finalement je déboucher sur la partie plus haute du toit de l’édifice où par le passé je ne m’aventurais que peu ou rarement, sachant que je n’aimais pas empiéter sur le domaine des autres comme je n’avais jamais apprécié qu’on vienne se glisser dans le miens. Je détaillai les patients de Mak un instant avec une certaine curiosité médicale, avant de constater sur les feuilles de présence que je tombais le jour de repos de la belle.

Mon Matériel sur le dos, je revins à la voiture et me décidai du coup à entrer dans la zone repas la plus convoitée des mammifères du coin en souhaitant vite mettre la main sur le seul bipède qui m’intéressait sur place. Malheureusement il me fallut plusieurs minutes avant de voir son sourire en criant mon nom. Un café en main j’avançai vers elle, ne lançant aucun regard autour de moi et priant surtout de ne pas croiser Max que j’évitais depuis ma dernière rencontre forcée avec lui et le fâcheux constat du trouble qu’il causait en moi.

« T’as pas peur de mourir avec une tel mixture. » Murmurais-je à son oreille en déposant un baiser sur sa joue.

« Carlos te salut. » Je parlais là de mon cousin, sachant qu’il n’y avait que lui à qui je collais des surnoms tous plus cons les uns que les autres depuis toujours.

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Lun 10 Oct - 11:46
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Le parc avait souffert pendant qu’il avait été inoccupé et les tempêtes avaient causées de sérieux dégâts. Mais rien d’irréparable si tout le monde s’y mettait. En tout cas, j’étais bien contente d’être de retour sur l’île et même si le parc manquait de dinosaures, je savais qu’ils étaient tous quelque part où nous pourrions facilement les retrouver. Pour l’instant, étant vétérinaire grands animaux, je n’avais pas beaucoup de travail et cela me permettait de mettre mon nez un peu partout sans pour autant m’éloigner trop de la zone sécurisée. Manquerait plus que je me retrouve face au T-Rex et là, au revoir miss Calaghan. Autant les herbivores n’étaient pas un problème, autant les carnivores il fallait mieux éviter de s’y frotter. Mais une chose était sûre, revenir sur les lieux de Jurassic World avait été une évidence pour moi. Isla Nublar faisait partie intégrale de ma vie, j’y avais vécu à l’époque de Jurassic Park, quand mon père y travaillait et j’avais moi-même travaillé à Jurassic World 1.0 comme je me plaisais à l’appeler parfois. Ce qui me faisait encore plus plaisir, c’était de savoir que quelques personnes du Jurassic World précédent était revenu. Je voulais bien entendu parler d’Alexane. En passant voir les enclos vide, j’avais fait ma curieuse et fouiller un peu dans les quelques papiers qui se trouvaient dans son bureau et j’avais vu son planning, signe qu’elle était revenue. Mais il n’avait pas été facile de la croiser mais je ne perdais pas espoir. Si je savais qu’elle était là, mon amie devait savoir que j’étais moi aussi de retour et ce n’était plus qu’une question de temps pour que l’on se revoie.

Alors que je me trouvais au self de notre hôtel, prête à manger mon maigre repas composé d’un plat à l’allure douteuse et d’un morceau de fromage avec du pain, je vis une tête familière apparaître. Quand je disais que ce n’était qu’une question de temps, Alexane venait justement de se montrer. Ne perdant pas une seconde, j’attirais son attention en souriant. Je ne pus retenir un rire à ce qu’elle me retourna concernant mon repas. « Oh, tu sais, ça se mange, c’est le principal. » Question nourriture, je n’étais pas compliqué sauf quand il s’agissait de légumes verts. Oui, oui, verts. Les légumes rouges genre tomates ou orange genre carottes, aucun soucis. Mais les verts… Jamais vous ne m’en feriez manger. Etrange mais c’était comme ça, la couleur ne me disait rien. En tout cas, j’étais contente de retrouver la jeune femme. Au moins, elle ne c’était pas faite croqué par un dinosaure lors du premier Jurassic World. Je haussais les sourcils en entendant parler de Carlos. « Charlie est sur l’île? S’il y a bien une personne que je ne voyais pas revenir, c’est bien lui. » Charlie, ou Carlos comme Alexane l’avait surnommé, était le cousin de la jeune femme. Mon meilleur ami au passage. Je n’avais jamais pensé que le jeune homme reviendrait sur Isla Nublar un jour. Je fis signe à Alex de me suivre pour retourner m’asseoir à ma table. « Comment vas-tu? »

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Lun 10 Oct - 19:55
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Alexane MacKenzy & Maksim Calaghan




Deux semaines que je jouais les fantômes, je voyageais au gré de mes humeurs, des appels médicaux, j’évitais soigneusement de faire parler de moi. A ce petit jeu, j’avais toujours été une championne, je ne restais pas en place, je voyageais sans aucune logique dans mon travail et tachais de ne jamais me rendre chez des personnes de connaissances communes, jouant à cache-cache avec le petit nouveau du coin et non moins populaire maitre-chien et avec mes connaissances, le seul que j’avais visité était Owen, car sur bien des points je me retrouvais en lui, pas besoin de creuser pour comprendre ce que l’autre avait dans le crâne. J’avais besoin de me faire oublier et surtout d’oublier tout ce qui s’était passé ces derniers temps. Pour se faire j’avais laissé ma blouse dans mon sac et arborai un simple gilet avec la croix vétérinaire me glissant sous la capuche. Jouant les invisibles à ceux et celles qui m’appelaient pour un rien et accourant pour les vrais soucis, évitant avec soin les lieux bondés du parc et la zone de vie du personnel dès que la nuit tombait, je m’armai de ma tenue de jogging et renouvelai la chose dès les premiers rayons de lumière matinaux, profitant de la fraicheur.

Prenant le temps de jouer les touristes, j’avais ainsi traîné mes guêtres aux quatre coins du parc. J’avais pour la première fois de ma vie ici pris le temps de regarder les œuvres du temps et les marques du passé. Découvrant des coins qui m’avaient fortement fait penser à Mak ou encore à d’autres, me disant qu’il serait plus que temps que je les salue dignement et à présent que j’étais là devant elle, je m’en voulais presque d’être aussi incurable. En réalité Mak avait ce petit quelque chose d’incompréhensible pour moi, jamais elle ne se chiffonnait de notre manque de nouvelles, que cela soit l’idiot qui vivait avec moi sur l’ile ou moi, on rivalisait sur l’art de mettre les pieds dans les plats, de briller par nos manquements sociaux. Pour ma part c’est plus un manquement à la vie humaine, aux rapports et interactions avec ceux de la race. Si j’étais capable de toutes sortes d’interactions avec un animal, dès qu’on passait à mes semblables tout se compliquait, ma franchise trop directe, ma douceur d’ours et mon manque de confiance n’aidait jamais. Bien sûr il y a ceux et celles qui ont su dépasser les murs placés par mon inconscient et devenir importants, ceux-ci avaient le droit à un manquement complet de nouvelles et un collier débile à Noël ou aux anniversaires pour marquer un je ne vous ai pas oublié, mais voilà quoi. En sommes les mots c’est pas mon truc, je tiens surement cela de ma vie d’enfant solitaire dans les grands espaces d’Afrique.

Une chose est certaine, c’est que malgré toute ma bonne volonté, je manquais à toutes mes résolutions, c’est pourquoi hors son anniversaire, Noël ou Hanoukka pour le délire, je n’avais pas envoyé de nouvelles, un mail au mieux pour lui parler d’un article. Nos domaines de compétences étaient totalement différents, du coup il était rare que l’une ou l’autre ait à faire équipe sur une opération, enfin si on oubliait son intérêt pour les Raptors et les quelques fois où contre l’avis de mes chefs de l’époque je lui avais demandé son aide. Elle avait su devenir proche d’Owen qui nous couvraient et me donnait même la leçon pour que j’en sache un maximum sur mes patients si convoités, de mon côté je trouvais agréable de pouvoir en parler avec elle qui n’était pas aussi bouchée que les pro-ingen de l’époque. C’est d’ailleurs la base de la naissance de notre amitié et par la suite de l’amitié avec mon cousin. Si un temps j’avais imaginé les coller dans les bras l’un de l’autre, je dû me faire à l’idée que ces ceux-là étaient copains comme cochons, surtout sur le plan parental de ma vie où tour à tour il aimait se jouer du rôle de fratrie à celui d’empêcheur de faire des folies.

Posant les yeux sur elle, je réalisai qu’elle m’avait manqué, que son sourire doux n’avait en rien varié, quand elle me somma de m’assoir avec elle, je ne pus m’empêcher de lancer un regard autour de nous un brin méfiante.

« Franchement je ne comprends pas pourquoi tu ne viens pas occuper la dernière chambre du bungalow, tu vas chopper la gale ici avec ces… » Murmurais-je en prenant place. Je déposai ma tasse sur la table et plantai mes yeux dans la baie vitrée à nos côtés, détaillant sans les voir les allées et venues des membres du parc. « N’en veux pas à Charlie, il ne voulait pas revenir, d’ailleurs il tente encore de me convaincre de rentrer sagement à Kaza. »

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Invité
Lun 10 Oct - 23:11
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Pendant les deux années qu’avaient duré la fermeture de Jurassic World, nous n’avions que très peu échangé Alexane et moi. Il fallait dire pour notre défense que nous n’étions pas du genre sociale toutes les deux et qu’il était difficile pour nous de rester en contact. Je ne savais pas où elle avait été pendant la fermeture du parc et si je l’avais su, j’aurais peut-être essayé de la revoir. Mais j’avais eu des contacts avec Alex quand même, nous ne nous étions pas oublié. Anniversaire, Noël et Hanoukka ne passaient pas à la trappe. Enfin, Hanoukka, c’était son délire à elle. La première fois que j’avais reçu son message concernant Hanoukka, je n’avais pu m’empêcher de rire en pleine réserve. Les employés n’avaient pu s’empêcher de me regarder en me demandant ce qu’il m’arrivait mais je m’étais contenté de sourire mystérieusement. Ils avaient l’habitude que je sois secrète et ils n’avaient pas insisté. Pendant les deux années qui venaient de s’écouler, j’étais retourné vivre en Afrique du sud, auprès de ma mère. Elle avait été très contente de me voir revenir et je savais qu’elle tremblait et priait tous les soirs pour que je m’en sorte vivante une nouvelle fois si le parc venait à déraper à nouveau. Ma mère était incroyablement croyante. Je m’étais toujours demandé comment mes parents faisaient pour s’entendre entre ma mère la croyante et mon père l’athée… Enfin, ils ne parlaient jamais religion, ceci pouvait expliquer cela. Je tenais plutôt de mon père pour ce genre de chose, autant vous le dire directement.

Mais malgré tout, j’étais contente de pouvoir la retrouver ici, à Jurassic World. Je lui fis signe alors de s’asseoir en face de moi, qu’elle puisse boire son café pendant que je mangeais tout en discutant. Je levais un court instant les yeux au ciel quand elle me parla de la dernière chambre du bungalow et de la gale. Combien de fois m’avait-elle parlé de cette fameuse chambre? J’avais arrêté de compter je crois bien. « Tu sais très bien qu’on risquerait de finir en vieux Hermite tous les trois, à rester entre nous. Mais si ça peut te faire plaisir, je vais y réfléchir, ça te va? » Je ne pus m’empêcher de sourire. Au moins, en disant cela, elle allait arrêter de m’en parler et peut-être, je dis bien peut-être, je réfléchirais sérieusement à sa proposition. En même temps, ce n’était pas si mal de n’être que tous les trois, entre personnes asociales. Mais en même temps, vive la non intimité. Dans un bungalow, les murs sont aussi fins qu’un papier de cigarette. Bon, j’exagérais un petit peu mais vous m’avez compris. Tout cela pour dire que je ne voulais pas être au courant de la vie sexuelle d’Alexane ou de Charlie. Je ne me faisais aucun soucis pour la mienne, j’avais un tel caractère que rares étaient les hommes qui avaient osé m’approcher pour me demander de sortir avec eux. Je n’avais pas encore trouvé la bonne personne, c’est tout. Tout en mangeant du bout des lèvres mon plat, j’écoutais la jeune blonde en face de moi me dire que Charlie n’avait aucune envie de se retrouver ici. « Et tu as réussi à le trainer ici? Je te tire mon chapeau ‘Lex, t’es trop forte. » Parce que Charlie n’était pas quelqu’un qui faisait les choses qu’il n’avait pas envie de faire. Mais il avait sûrement eu envie de garder un œil sur sa cousine, cela pouvait se comprendre quand on voyait les situations dans lesquels elle pouvait se fourrer parfois.

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Mar 11 Oct - 2:46
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Alexane MacKenzy & Maksim Calaghan




Les souvenirs sont fourbes, ils s’invitent avec un son, une parole, ils nous reviennent en tête aussi simplement qu’une chanson qui nous reste de longue heure dans la bouche. Parfois, ces souvenirs comme les chansons dites entêtantes sont agréables, nous placent dans une certaine bonne humeur, et parfois ils sont simplement pénibles, voire insupportables.  J’étais là, assise à cette table et la voix qui venait de se soulever dans le fond de la salle me fit aussitôt me redresser. Je tentais alors de trouver son propriétaire, me mouvant le plus naturellement possible, me tournent et finalement me redressant à la recherche de ce son muet à présent, détaillant en vain les parages. Si par le passé l’intimité de cette cantine n’était qu’utopie, à présent il relevait d’un miracle.

Si on croisait le haut d’une touffe de poils collés sur la tête d’un géant. De grandes colonnes consolidaient le plafond, des palissades de bois fleuris, de fleurs tropicales en plastique entrelaçaient les tables. Chaque recoin était ainsi isolé d’un autre, offrant à chacun la nouvelle possibilité de partager un moment sans les regards curieux. N’y tenant plus je sortais de notre coin et m’approchai de l’entrée que j’avais passé quelques minutes plus tôt, mais choux blanc, rien. Poussant un long soupire, je revins à pas traînant vers la table de Mak, lançant quelques œillades sur les tables visibles de mon parcours.

A mesure de mon avancée, un sourire se glissa sur mes lèvres tandis que je me foutais de moi et de mon imagination. Comment aurait-il pu être là ? C’était simplement impossible. J’avais surement dû prendre cette voix pour la sienne à cause de l’accent ricain. Me replaçant à ma chaise, je récupérai ma tasse pour avaler quelques gorgées brûlantes de mon aroma espresso.

« Désolée, j’étais certaine d’avoir reconnu la voix d’un fantôme. Tu sais, de celles que tu entends alors qu’il est simplement impossible que la personne soit sur cette île. »

Je reposai ma tasse et détaillai son repas. « C’est bon ton… truc enfin… » je fronçai les sourcils un instant. « C’est quoi au juste ? »

Changer de sujet, ne pas parler de Jaz, de ma semi rupture, ou plutôt de ma séparation sans discussion qui avait doucement conduit à une rupture silencieuse. Les mois avaient coulé, le temps nous avait conduits à une certaine gêne, j’avais souvent songé à l’appeler mais que dire ? Salut c’est moi, je suis désolée de mon silence, j’étais pas mal prise à t’évité car… car quoi au juste ? Car rien, je n’en avais rien fait comme je n’avais jamais pris le combinée pour Mak ou pour mes aînés, ou même pour Charlie. Non, je me contentais de vivre le jour présent pleinement et de me coucher pour continuer au lendemain avec une nouvelle aventure.

« T’as vu qui jusqu’à présent ? Enfin, qui de l’ancien parc ? » demandai-je, tentant encore de me voiler la face.


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Mar 11 Oct - 18:04
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Soudain, je fus étonnée de voir Alexane tourner la tête avant de se lever et de s’éloigner. Je haussais un sourcil, me demandant quelle mouche avait pu piquer mon amie. Elle n’avait jamais agi ainsi avant et cela me faisait étrange. Mais je décidais de ne pas la suivre. Ce qu’elle était partie faire ne me regardait pas et j’étais bien décidé à ne pas lui demander ce qui lui avait pris. Si elle voulait m’en parler, elle le ferait d’elle-même alors autant attendre qu’elle le fasse. Et si elle ne le faisait pas, je respecterais sa décision parce que, une fois encore, ce qu’elle faisait ne me regardait pas. Alors que j’étais occupé à manger, je reçu soudain un sms de Nuada, ma meilleure amie restée sur le continent américain. Lisant ce dernier, je levais les yeux au ciel en voyant qu’elle parlait de son ex, me demandant si j’avais eu de ces nouvelles. Je préférais ne pas lui répondre parce qu’après tout, je ne portais pas beaucoup son ex dans mon cœur et je ne voulais pas qu’elle le découvre. J’avais rencontré plusieurs fois Nuada et son ex et j’avais fait semblant de l’apprécier pour lui faire plaisir et je ne voulais pas qu’elle soit blessée en découvrant que je lui avais menti. Je soupirais avant de voir Alexane revenir. Je rangeais mon téléphone tout en me remettant à manger mon morceau de fromage avec mon pain. J’eus un sourire quand elle s’excusa alors que je haussais les épaules. « Tu n’as pas à t’excuser. Je vois parfaitement de quoi tu veux parler. » Cela m’était déjà arrivé. En me promenant dans les locaux, j’avais déjà cru apercevoir l’ex de Nuada alors qu’il était tout simplement impossible qu’il se trouve sur Isla Nublar. Tout simplement parce que je ne voyais pas ce qu’un ancien soldat comme lui pourrait trouver à faire sur une île pleine de dinosaures.

Alexane me demanda alors ce qu’était mon plat et s’il était bon. Je baissais un temps les yeux sur le plat que j’avais à peine touché en souriant en coin avant de reporter mon regard sur mon amie. « C’était censé être un steak haché avec des poivrons rouges… Le steak est trop cuit et les poivrons non strictement aucun goût si cela peut répondre à ta question. » Ce n’étais pas spécialement mauvais mais ce n’était pas non plus spécialement bon. A l’époque du premier parc, je ne mangeais jamais au self de l’hôtel du personnel et je m’emmenais toujours à manger dans ma chambre, profitant des stands de nourriture que l’on pouvait retrouver sur l’île. Et je n’avais qu’une hâte, que les dits stands ambulants rouvrent et que je retrouve une alimentation riche en graisse. Pour être honnête, mon métabolisme était tellement sympas avec moi que je pouvais manger tout et n’importe quoi sans prendre un gramme. Cela avait parfois le don d’énerver les quelques personnes qui me voyaient manger. Alexane me demanda ensuite qui j’avais revu de l’ancien par cet je reportais mon regard sur elle. « Jusqu’à présent, je n’ai vu que toi… » Je savais que rares étaient les personnes à être revenu mais je savais par exemple qu’Owen était présent sur l’île. Je n’avais cependant jamais réellement pris le temps de lui rendre visite pour le revoir. Mon téléphone vibra à nouveau et je soupirais en voyant qu’il s’agissait à nouveau de ma meilleure amie. « Tu te souviens que je t’avais parlé de ma meilleure amie, Nuada? Tu ne devineras jamais ce qu’elle avait prévue de faire si je n’étais pas revenu à Jurassic World… » J’avais parfaitement compris pourquoi elle me faisait rencontrer tous ses amis masculins.

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Lun 17 Oct - 5:18
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Alexane MacKenzy & Maksim Calaghan




Je faisais danser mon café encore perdue entre les possibilités et impossibilités que Jaz soit ici dans le parc, écoutant les explications sur son repas. Lançant quelques regards vers l’extérieur et déplorant la teinte des vitres qui donnaient la sensation d’un temps gris, là où j’avais abandonné un temps clair et ensoleillé. Me laissant glisser sur mon assise, je me mis à sourire aux propos de la meilleure amie qui voulait jouer les marieuses, à croire que de nos jours atteindre vingt-huit printemps et n’avoir personne nous plaçait tout de suite dans les pas normaux.

« Ben écoute comme Charlie ? Tu sais qu’il m’a fait rencontrer un type à mon retour de l’île, et j’ai bêtement craqué pour le vilain et mystérieux militaire, son plan avait plus que fonctionné, j’ai passé une année à roucouler entre mon travail et lui avant de finalement reprendre le pas sur mon côté sauvage et tout foutre en l’air royalement, je crois que je suis condamnée à ne pas me reproduire, pas plus que je suis faite pour comprendre mes semblables masculins, bien que parfois, je t’avoue qu’il me manque ce crétin et que je suis certaine que tu l’aurais adoré, avec son côté tellement bavard… » Ok pour le coté bavard, c’est du sarcasme, mais bon, elle devait bien s’en douter venant de moi.

« Bref, tu as su mieux t’en sortir que moi, du coup, car si je n’avais pas eu un appel de mon frère me disant que ma mère était malade et qu’une place à la réserve serait bien pour que je sois là où je n’ai jamais été pour eux, j’aurai surement fini par lui demander sa main. » Moi et les conventions ? J’en avais autant qu’une gamine des savanes courant les pourtours du campement là où elle aurait dû rester sagement en sécurité. Je portai mon gobelet fumant à mes lèvres, cachant un sourire fataliste et avalai quelques nouvelles gorgées de mon nectar royal.

« Le plus drôle, c’est que c’est lui que je jurais d’avoir entendu tout à l’heure alors que c’était purement impossible, je ne l’imaginais pas du tout avoir changé d’emploi, chez lui c'est armée de père et mère en fils, je faisais même tache dans le décor. Bref alors dit-moi tout, comment t'a survécu à des noces blanches arrangées par ta super pote, si je me rappelle bien, elle est du genre à ne pas facilement lâcher l’affaire ? » Je terminai mon café et lançai un nouveau regard vers l’extérieur.

« Tu as fini ton super lunch ? Je t’offre un café loin de ce lieu de perdition mentale et tu me dis tout en détails, avant que je me décide moi aussi de tenter de te marier à Charlie en vengeance de mon infortunée relation amoureuse et de son besoin de me materner comme si mon asociabilité me rendait si dangereuse avec moi-même qu’il se cherchait en réalité un remplaçant en titre au rôle d’homme de ma vie. »

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Lun 17 Oct - 21:01
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Tout en terminant mon pseudo repas, je regardais Alexane jouer avec son café avant de s’installer un petit peu plus confortablement sur sa chaise. Je ne pus retenir une impression de surprise sur mon visage quand elle ma fit la confidence qu’elle avait été avec quelqu’un pendant un an. Je me sentais encore plus asociale que la jeune femme pour le coup. Parce que personnellement, à part avoir côtoyé les animaux de la réserve Kruger où mes parents bossaient, je n’avais eu de petits amis. Peut-être une amourette à la fac et encore, je ne savais même plus. Je ne mettais pas une grande importance dans mes relations amoureuses, préférant me concentrer sur mon travail. Mais j’avais déjà trente ans et ma meilleure amie désespérait de me voir trouver chaussure à mon pied comme elle le disait. Je ne pus m’empêcher de sourire en imaginant le jeune homme dont elle me parlait, notamment quand elle aborda son côté bavard. Après, je ne savais pas si je m’en sortais mieux qu’elle. Après tout, il n’y avait rien eu entre l’ex de ma meilleure amie et moi alors qu’elle était restée un an avec son ex. Je relevais les yeux vers elle quand elle m’expliqua que c’était lui qu’elle avait cru entendre tout à l’heure, quand elle m’avait faussé compagnie. Elle me demanda alors de lui expliquer comment j’avais fait pour m’en sortir et je ne pus que rire avant qu’elle ne m’invite à boire un café loin de l’hôtel. Je me levais en secouant la tête. « Alex… Tu ne me marieras jamais avec Charlie. On s’adore trop pour se mettre en couple et tu le sais aussi bien que moi. » Ca avait été les raisons de ma rencontre avec le cousin de ma sœur. Elle avait eu envie de me caser avec Charlie et, manque de chance pour elle, nous n’étions que simplement les meilleurs amis du monde. Copain comme cochon si je pouvais le dire ainsi. J’emmenais donc mon plateau avant de suivre Alex jusqu’à l’endroit où elle voulait m’emmener. On monta toutes les deux dans la jeep avant de prendre la direction où Alexane voulait prendre son café. Je ne savais pas où elle voulait aller pour prendre son café mais je devais avouer que me retrouver loin des autres membres de mon espèce, avec uniquement Alex ne serait pas désagréable.

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Mar 18 Oct - 3:38
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Alexane MacKenzy & Maksim Calaghan




Parfois on s’attache à de petites choses qui nous semblent insignifiantes au quotidien et qui une fois détruites ou parties, laissent un vide irréparable, parfois on ne voit pas à quel point une petite chose peut faire souffrir un tiers. Il arrive évidemment que cela ne soit pas ainsi mais ces rares fois où cela se produit vous savez que rien ne pourra changer cet état de fait. Vous devrez apprendre à vivre avec cet état de fait et vous faire à cela plus ou moins durement. Dans ma vie j’en ai vue des vertes et des pas mûres, j’ai dus apprendre en tombant, je n’en suis jamais arrivée là sans égratignure. Mais je n’ai jamais pensé être un cas unique et chaque coup, chute, ou larme versée m’a appris à devenir plus forte, bien plus dure et plus combative. La gamine qui autrefois pensait la vie comme une journée d’été sans fin sait à présent que l’hiver est aussi là pour être connu. Un jour on est aimé, entouré, les rires sont la musique du quotidien, puis tout s’éclipse, vous vous retournez et vous trouvez dans une maison remplie des cendres du passé, des silences lourds, des moments froids, ou durant des heures, vous vous demandez ce que vous avez fait qui a provoqué une telle situation. Puis peu à peu réalisée que quoi que vous tenterez la porte s’est fermée.  

Le cœur battant qui autrefois trouvait mille échos raisonne dans le vide sans plus trouver de nid rassurant. Vous devez alors avancer, effacer les regrets et vous reconstruire sur les cendres des ruines d’un passé qui peu à peu perd un à un les maigres bonheurs que vous avez touché du doigt. La vie est ainsi, elle vous berce doucement de mille illusions et vous entraîne dans un jeu dont vous n’avez pas conscience. Ma solution fut alors trouvée par mon frère, sans même qu’il sache que par son simple appel, il m’offrait la lâcheté de la fuite de mes actes, de mon incapacité à réparer mes défauts ou tout ce qui causait ma défaite. Avoir entendu sa voix, ou du moins avoir crue l’entendre me rendais à présent trop pensive, et d’une compagnie douteuse pour Mak qui assise à mes côtés, détaillait les chemins de campagne que je me mis à emprunter…

Une nouvelle fois, mes pensées s’envolèrent alors que je faisais gravir à la jeep les derniers kilomètres entre le parc et le sommet de la butte le dominant. Je me retrouvais une nouvelle fois dans cet avion qui m’embarquait pour l’Afrique du sud.

Mon démon d’amour, à l’heure où tu lis ces mots, je suis surement déjà bien loin. Je ne t’oublierais jamais et je te promets qu’on se retrouvera rapidement, et je t’en prie quoi qu’il se passe entre nous depuis quelques semaines, n’oublie pas que même la distance n’effacera pas le fait que tu pourras toujours compter sur moi comme par le passé on a toujours pu compter l’un sur l’autre.  En attendant, sois juste toi, c’est ainsi que je tiens à te garder dans mes souvenirs. …

Pourquoi avais-je écris ceci ? Cet au revoir qui n’avait tenu que quelques mois avant de devenir des adieux non-dit. Tandis que nos appels devenaient totalement inexistants. Avec le recul tout ceci me semblait si ridicule à présent, mais le mal était fait.

Ces mots ne m’avaient visiblement jamais vraiment quitté depuis l’instant où je les avais manuscrit, et voilà qu’à présent sans aucune certitude de le revoir un jour ils défilaient dans ma tête inlassablement, pavant mes pensées durant mon trajet. Me rappelant soudainement que durant mes nombreuses nuits blanches, j’ai essayé de trouver un sens autre à mes écrits, cherchant à part quelques rêveries à les changer, mais réalisant que le passé ne pourrait jamais l’être toutefois. Bien sûr, je savais ce qu’ils signifiaient pour lui. Il devait les avoirs oublié, lancés dans la corbeille de la cuisine, plaçant dans mes mots que seulement quelques lignes pour excuser un départ que je ne voulais en rien et qui m’avait conduit à me rayer du seul endroit où j’avais tenté de construire quelque chose.


« Nous y sommes, viens sortons. »
 
J’avais stoppé la jeep à côté d’une vieille table de pique-nique, sans attendre je me glissai vers le coffre et en sortis le thermos de café et deux gobelets à essai, ainsi que la sacoche où je plaçais le sucre et le lait en poudre et claquai le levant pour déposer le tout sur la table.

« Ne t’inquiète pas la zone est sûre, c’est ici que la sécurité se place pour surveiller le parc… » Je pointai du doigt la route en contre bas. « Et la route des arrivées. »

Ouvrant le thermos, je versai le café dans les deux gobelets et lui tendis le premier. « Alors c’est quoi ton programme pour toi ? » Je poussai un soupire tout en plaçant mes deux sucres et m’installant sur la table qui se mit à grincer horriblement.

« En fait c’est vraiment horrible, j’ai vraiment l’impression que je suis hantée, tu vas rire c’est clairement débile, mais j’arrive pas à le décoller de mes pensées là, j’ai été naze en vrai, je me suis tirée il y a un an en parlant de travail, alors que j’ai juste pris la fuite, puis j’ai joué les indisponibles, enfin tu vois le genre, alors est-ce que c’est le fait de revivre avec Carlos qui fait remonter tout cela, la fatigue… enfin désolée je suis la pire des amies, oublie cela parle-moi de tes projets sur L'île, pourquoi t’es revenue ? »

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Mar 18 Oct - 9:31
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Une fois toutes deux dans la jeep, Alex prit les commandes du véhicule et nous étions partis pour nous rendre là où elle en avait envie. Le trajet fut silencieux, chacune dans nos pensées alors que le paysage défilait autour de nous. J’aurais bien aimé savoir pourquoi Alexane était aussi silencieuse d’un coup mais je me disais que si elle voulait en parler, elle le ferait alors je préférais garder mes question pour moi et me concentrer sur le paysage. J’avais toujours aimé Isla Nublar d’aussi loin que je me souvenais. Même à l’époque de Jurassic Park, j’avais aimé me promener sur l’île entouré de mes parents. Je restais persuadé que mon père et ma mère seraient fiers de me voir revenir sur l’île. Malheureusement, je ne pourrais jamais le vérifier cette intuition car mes parents avaient trouvé la mort deux ans avant mon arrivée sur le premier parc. J’eus un sourire triste en me rappelant de mes parents. Ils étaient l’exemple même de ce que je n’étais pas: sociable et heureux. Je ne pouvais pas dire que j’étais malheureuse mais par moment, je me trouvais à envier certaines personnes. Comme j’avais en partie envié le fait qu’Alex ait été en couple. Même si cela n’avait pas duré, elle avait réussi à trouver quelqu’un… Tout ce que j’avais réussi à faire, c’était à me faire détester par la seule personne que ma meilleure amie m’avait présenté. Je me souvenais encore du moment où Nuada m’avait présenté son ancien coup d’un soir. Comme si cela pouvait m’intéresser… Je recherchais une relation sérieuse, pas juste un coup à tirer dans les toilettes et basta. Pourtant, cet homme avait tout pour plaire… Grand, musclé… Je me souvenais avoir eu du mal à déglutir quand il était apparu. Mais si le physique était avantageux, l’homme ne l’était pas lui. Nuada nous avait laissé seul quelques instants et les disputes avaient alors commencé. Nous n’étions pas faits pour nous entendre et c’était tant mieux. Pourtant, je ne pouvais pas nier que je le trouvais craquant et qu’il avait ce petit quelque chose qui faisait qu’il n’était pas comme tous les hommes que j’avais pu rencontrer.

Je ne repris contact avec la réalité que lorsqu’Alex reprit la parole pour nous dire que nous étions arrivés. Je descendis de la voiture et la laissait me servir un café que je pris entre mes mains en la remerciant. Je finis par m’asseoir sur la table de pique-nique, comme je savais si bien le faire: les fesses sur la table et les pieds sur le banc. Je n’étais pas conventionnelle, j’avais grandi dans une réserve et nous nous installions toujours ainsi. Je buvais mon café silencieusement en écoutant Alexane avant de sourire en coin. Elle me parlait de son ex puis me disait d’oublier. Alex me connaissait suffisamment pour savoir que non, je n’allais pas oublier. J’allais attendre le moment propice pour lui en reparler, un moment où elle ne serait pas encore toute chamboulée. Je posais ma tasse de café fumant à côté de moi avant de regarder l’île. Pourquoi étais-je revenu… C’était une excellente question. « Tu sais, ce n’est pas tant un retour ici qu’une fuite de ma vie d’avant. Nuada était persuadé que de me présenter un ex coup d’un soir à elle, j’allais me lâcher… Ca a eu tout l’effet inverse. Je me suis encore plus refermée dans ma coquille et je n’ai réussi qu’à me faire détester. Super la fille, mille points. Crois-moi, je le déteste également. Et je me suis dit que pour couper court à toutes les envies marieuses de ma meilleure amie, je devais fuir. Alors la réouverture du parc ne fut qu’un prétexte. Je n’avais jamais réellement songé à revenir mais quand on m’en a parlé, je me suis dit que c’était exactement ce qu’il me fallait pour fuir Nuada et son ex. Il a beau être top méga canon et avoir des tablettes de chocolat, je ne l’apprécie guère. D’après ce que j’en sais, c’est un ancien marine… Je me souviens plus de grand-chose, j’ai une capacité folle à oublier ce qu’on me dit sur les autres. » Enfin, sauf que là, je me souvenais exactement de tout ce que Nuada m’avait dit. La famille nombreuse, les trafics illégaux, le procès qui l’a conduit à entrer dans les marines… Quand je dis tout, c’est tout et cela me faisait bien flipper. Et puis, il y avait cette étincelle dans mes yeux quand je parlais de lui, ce petit quelque chose qui pouvait laisser croire que je n’étais pas si indifférente que ça aux charmes du jeune homme en question. Une adolescente parlant de son premier amoureux n’aurait pas réagi différemment que moi. Je repris mon café en main en soupirant avant d’en boire une gorgée. « Bon, alors et toi? Pourquoi t’es revenu sur l’île? »

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Mar 18 Oct - 21:28
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« Nous sommes du même bois à croire, la fuite au lieu de dire ce qui nous touche vraiment, faut croire que les hommes sont des animaux trop mystérieux pour nous… » Soupirais-je entre deux gorger.

Mon regard détaillait lentement le parc et l’océan au pied de la route totalement vide de mouvements.  Bien que réduite l’île semblait paradoxalement gigantesque, les monts enneigés touchaient les nuages qui s’attardaient sur les apiques, les lovant de leur duvet, l’océan émeraude taraudait les corniches, alors que dans un silence des plus agréables la nature se jouait d’un spectacle propice à la duperie, d’ici rien ne nous laissait voir les réels dangers qui se cachaient sous la canopée. Rien ne laissait entendre que sous les hautes branches se glissaient des animaux qui n’auraient de plaisir que dans la manière de nous dévorer. J’arquai un sourcil intéressé alors qu’une envolée d’oiseaux s’éleva pour fuir surement un prédateur de passage.

« T’as fait mieux que moi dans tous les cas, moi je n’ai fait que ça fuir, depuis deux ans, j’ai commencé avec mon ex, à la première difficulté, après seulement quelques semaines de doute, puis un an plus tard j’ai fui mon second refuge pour revenir ici… » J’attrapai un simple bâtonnet pour me mettre à jouer avec sur le vieux bois « Tu sais, en bonne contradiction que je suis, j’ai le sentiment justement que je dois finir quelque chose ici… » Jouant avec mon bâtonnet je cherchais mes mots, « En fait, J’en ai marre de fuir depuis toujours, marre de ne pas accomplir ce que je débute, de n’arriver a rien de probant… que cela soit avec mes semblables ou avec cette île. » Finalement je lançai mon bâtonnet dans l’herbe et détaillai la fumée de mon café.

« Mais bon je sais que j’ai bien fait, je me sens tellement plus à ma place avec les animaux, donc commençons par-là, pour le reste, mon incapacité à être humaine avec les humains on verra quand cela se compliquera à nouveau. » Machinalement je me mis à rire, contenant même un fou rire face au côté pitoyable de tout ce que je venais de dire. « C’est trop compliqué tout ça pas vrai ?  Pourquoi faut-il que passé un certain âge on doive aimer ou dépendre d’un autre pour être heureux ? Ça serait plus simple si les normes étaient faites comme je l’entends. » Armée d’un renouveau de rire, je me redressai pour calmer mon hilarité.

« Punaise en fait non, car en vérité, je n’ai même pas de normes personnelles, je veux juste pas me prendre le chou et souffrir bêtement avec des concessions. J’ai trop vu mes parents se battre pour survivre à des ambitions incompatibles, puis J’aime trop ma liberté.  .. »

Je me relevai, avalant mon café d’une traite et me mis à explorer l’endroit, détaillant l’herbe trop bien coupée ou la route refaite à neuf qui dénotait avec la table tout droit sortie elle aussi de l’histoire de l’île.

« Je ne vais pas lâcher, tu le sais ça, ok pas Charlie, mais je suis sûre qu’un type du coin pourra te réchauffer entre deux gardes, je te demande pas de l’épouser, mais au moins de t’amuser. » En sommes, fais ce que je dis, pas ce que je fais, voilà une chose que je n’aime pas, mais que je comptais expérimenter sur elle. Après tout si elle arrivait elle à se placer dans un jeu de couple, alors qui sait tout espoir pour moi n’était pas mort ?



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Mer 19 Oct - 11:47
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Je souris tout en hochant la tête, répondant silencieusement à Alex. Il était clair que les hommes étaient de réelles énigmes pour les femmes que nous étions. Je n’avais eu que mon père pour m’apprendre comment était les hommes mais il avait échoué. Je ne les comprenais pas et pire encore, plus je les fuyais, mieux je me portais. Je ne voulais pas être de ce genre de femme à vouloir dépendre de quelqu’un, à avoir toujours besoin de demander son avis pour faire le moindre geste. J’étais farouchement attaché à mon indépendance et devoir dire tout ce que je faisais dans ma journée à quelqu’un, c’était tout bonnement improbable pour moi. J’aimais garder un peu de mystère dans ma vie, ne pas savoir comment ma journée allait se dérouler. Hors, avec un homme, plus de mystère… Il fallait être rentré à telle heure sinon il s’inquiétait, il fallait lui faire à manger… Tout ce que je détestais. Je reportais mon regard sur Alex quand elle reprit la parole. Je ne savais pas si j’avais réellement fait mieux qu’elle. Et puis, notre relation n’était pas basée sur la compétition. Je la regardais jouer avec un bâtonnet avant de le lancer dans l’herbe. Je souris à la jeune femme à mes côtés quand elle se mit à rire. Elle avait raison, tout ceci était bien compliqué et je voyais exactement de quoi elle voulait parler. Les normes n’acceptaient pas que des femmes acceptent de rester seules passé un certain âge. Je n’avais jamais compris comment cela pouvait être possible. Une femme n’avait pas forcément besoin d’un homme pour vivre. Mais c’était les restes de notre société machiste qui voyait les femmes comme des objets qui avaient besoin d’être entretenus parce qu’elles n’étaient pas capable de le faire elles-mêmes. Alors les femmes indépendantes avaient beaucoup de mal à être accepté. Je souris tout en terminant mon gobelet de café. « Tu sais, nous sommes trop indépendantes pour avoir envie de nous attacher, de dépendre de quelqu’un… Parce que c’est ainsi que sont les relations amoureuses pour moi. La dépendance, toujours à prévenir l’autre dès que tu fais un pas… Je déteste cette idée, je crois que je l’ai toujours détesté. Mon père voulait un gendre, il n’en aura certainement jamais. » Posant le gobelet sur la table derrière moi, Alexane reprit la parole, m’arrachant un sourire. J’avais beau être indépendante, j’avais gardé mon âme d’enfants. Je pouvais me révéler romantique quand je le décidais. Mais mon côté romantique se heurtait toujours à mon indépendance, si bien que personne ne savait que je rêvais comme une petite fille: un petit ami, un mariage… J’étais tout aussi paradoxal que ma sœur de cœur. Je ne pus m’empêcher de rire avant de me lever pour faire quelques pas avant de me retourner vers Alex. « Je te souhaite bien du courage. Je n’ai jamais eu de petits copains et crois-moi, c’est pas ici que je vais en trouver un. Tout simplement parce que je suis sur l’île pour bosser, pas pour m’amuser. Et puis, je ne suis pas le genre de femme à faire rêver un homme. Trop farouche, trop… Indépendante et beaucoup trop râleuse. Un homme ne pourra jamais s’attacher à moi. » Je me détournais pour reporter mon regard sur le paysage. Dire que mon caractère ne me gênait pas n’était pas l’entière vérité. Je vivais très bien avec mais je savais qu’il était un vrai frein aux autres relations que je pouvais avoir. Je n’arrivais pas encore à comprendre comment j’étais devenue amie avec Alex ou Charlie. C’était mes deux amis les plus proches sur l’île et je me demandais bien comment ils faisaient pour me supporter. Je soupirais en baissant un court instant la tête. Il y avait des jours où je me demandais comment serait ma vie si je n’avais pas un tel caractère. Qui sait, peut-être serais-je déjà marié avec un enfant… Au lieu de ça, j’étais célibataire depuis ma naissance. Mais je ne changerais de caractère pour rien au monde. C’était ma protection vis-à-vis des blessures que le monde extérieur pouvait infliger. J’avais bien trop vu ma meilleure amie blessée par des relations amoureuses désastreuses. Je reportais mon regard sur Alex en souriant. J’étais bien contente de pouvoir compter sur elle. Nous étions semblables bien qu’ayant des différences. Mais il était clair que j’aurais été perdu si elle n’était pas revenue à Jurassic World. « Toi au moins, tu as eu un mec dans ta vie… Et dans ton lit. J’en serais presque jalouse. » Je souris avant de venir me réinstaller sur la table, me mettant à jouer avec mon gobelet de café vide.

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Mer 19 Oct - 21:30
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Le problème avec les sentiments c’est qu’ils vous contrôlent, vous consument, vous rendent fort et vous brisent... On peut croire illusoirement que nous avons le choix, que notre cerveau est le moteur sur le cœur, mais c’est totalement rêveur. Avez-vous déjà ressentis ce nœud dans votre gorge, la brûlure qui consume vos iris quand les larmes, viles traîtresses décident de vous rendre minable et remontent en vague ? Avez-vous seulement ressentis vos poumons vous brûler, ce creux dans votre ventre ?

Vous êtes-vous laissé à cette déferlante ? Simplement sans lutter ? Sachant que quelque part sans la moindre douceur elle brisera une de vos convictions. Quand j’y songe les sentiments sont comme mère nature, impitoyables dans nos vies, ils nous composent et nous décomposent sans la moindre pitié. Ils s’attachent, ils nous arrachent, ils nous font fuir, ils nous libèrent et finalement nous enchaînent, chaque moment de notre vie est ainsi. Un sourire saura illuminer votre journée, marquer votre mémoire, une larme tout effacer, un mot vous envolera, un geste vous démolira. On n’est que des pions de sentiments bien définis qui nous composent et nous décomposent. Qui pourra prétendre n’avoir jamais connu la peine, la jalousie, la douceur, la rage, qui d’entre vous pourra me lancer la pierre d’avoir aimé, détesté, d’avoir voulu faire mal et d’avoir souffert ?

Chacun de ces sentiments, de mes épreuves ont fini par composer un ensemble pour me conduire telle que je suis, parfois folle, dure, douce, sensible, fatale et enfantine, oui chaque part de moi décomposée en une simple composition florale. Mon regard perdu dans le vague, mes mouvements m’emportaient loin de cette table, tentaient de me fuir, d’échapper à mes pensées vagabondaient à la recherche de réponses utopistes que je ne trouverai pas dans le ciel ou le paysage qui se dessinait sous la clarté de ce début après-midi. Je pouvais évidemment trouver quelques belles idées pour me sortir de mon état passager et sombre, mais rien de bien assez concret pour, d’un trait, faire de moi une personne joviale prête à n’importe quoi. A croire qu’il nous arrive bien souvent de nous questionner sur tout, sur la vie, sur nous, sur ce que nous faisons de bien, de mal, sur l’avenir, sur nos relations, tout est source à des questions, mais des fois tout vient naturellement, tout coule de source tout simplement. Les mots tombent et les choses se placent, se déplacent et s’installent. Je me suis toujours pensé assez forte et dans le fond, je sais que je le suis, ma logique me dit que je suis née en luttant, a cela rien de particulier toute personne vous dira qu’une naissance est belle, mais est faite de sang, de larmes et de douleur. Le petit plus fut le contexte de la mienne, et si notre mental ne se rappelle de rien, notre cœur lui ne peut en dire autant… Il établit secrètement les fondements de votre vie dès les premières années.

Ces années qui ne remonteront pas dans votre mémoire, dont vous n’avez conscience que par le cadrant de votre âge et du temps écoulé et qui pourtant sont surement les plus importantes de toute votre existence et sont le ciment de votre personne et cela avant même que vous ne disiez un mot, avant que vous n’appreniez à aimer, à voir avec les yeux du cœur, à ouvrir votre âme, on dira ce que l’on veut, mais pour moi nous naissons vierges de tout et c’est la vie dès notre premier cri qui nous forge. La douleur de ce premier mouvement pulmonaire qui ouvre le livre de notre existence et qui n’aura dès lors de cesse de se remplir. Je me suis composée d’une page blanche, devenue nouvelle, essai, roman et enfin saga, un jour alors que les années seront passées je serai une sorte d’encyclopédie sur un vieux meuble, que personne ne voudra ouvrir, pensant n’y trouver qu’ennui et déprimants récits.

« Je reprends à quinze heures, ça tente d’aller rendre une petite visite aux Pachy, ils ne sont pas loin, tout aux plus cinq minutes à pied, durant les quel, tu pourras, à loisir me parler de ton voyage et des avions, je suis sûr que je peux tirer de quoi me changer pas mal les idées à tes dépens. » Je lui tiré la langue tout en plaçant dans un sac le café et en lui tendant les ceinturons des vétos dans le coffre de la jeep pour là ne pas partir sans sécurité.

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Ven 21 Oct - 12:09
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Jouant avec mon gobelet de café vide, le silence s’installa entre Alex et moi. Il existait des situations où nous nous comprenions sans avoir besoin de parler et ce moment en était un. Parler de relation amoureuse n’était pas mon fort étant donné que j’étais une sacrée débutante en la matière. J’étais certes déjà tombée amoureuse mais je n’avais jamais réussi à en parler autour de moi, la peur d’être repoussée certainement. Les hommes ont toujours été plus ou moins une énigme. Je voyais trop souvent ma meilleure amie en larme après une rupture amoureuse pour avoir envie de moi-même sauter le pas. Mais les sentiments ont ce quelque chose d’incontrôlable. Ils s’emparent de vous sans chercher à savoir si vous êtes d’accord et vous laissent bien mal une fois qu’ils s’en vont. Ils vous façonnent, vous construisent et vous laissent après comme une boule de chewing-gum mâché, incapable de vous relever parce que vous n’avez plus aucune forme ou façon de penser. Pour moi, une relation amoureuse ne pouvait être que toxique, à dépendre de l’autre et à toujours devoir lui dire où nous allons, nos moindres faits et gestes. Je ne voulais dépendre de personne, je dépendais de moi et c’était déjà bien assez pour me compliquer la vie. Je ne comprenais pas les personnes qui ne se voyaient pas célibataire et qui n’avait qu’une envie, se retrouver un homme ou une femme dès qu’ils étaient seuls. Qui y avait-il de si intéressant dans une relation amoureuse? Le sexe? Certes mais ne faire que coucher avec une personne, ce n’est pas ce que j’appelais une relation saine. Mais pour le reste, je ne voyais tout simplement pas ce qui était tellement cool dans le fait de devoir toujours être avec la même personne. Attention, je ne cautionnais pas l’infidélité, je suis même quelqu’un de fidèle en amitié. Ce que je n’arrivais pas à comprendre, c’était que l’on accepte d’être lié à jamais avec la même personne toute notre vie. On faisait quoi si on avait envie d’un peu d’indépendance? Je voyais mes parents, ils avaient la chance de pouvoir partir plusieurs jours l’un sans l’autre au sein de la réserve où j’avais grandi mais je ne voyais pas comment cela était possible dans une ville comme Johannesburg ou une toute autre grande ville. Les relations amoureuses avaient ce quelque chose de complètement abstrait pour moi. Peut-être que si j’avais déjà eu un petit ami, j’en saurais d’avantage sur ce qui rend la vie de couple tellement plus cool…

Je repris le contact avec la réalité quand Alex reprit la parole. J’eus un sourire en coin avant de soupirer légèrement face à ce qu’elle me disait. Rire à mes dépends, si seulement elle savait tout ce que je ne lui avais pas dit sur l’ex de ma meilleure amie. Je pris le ceinturon qu’elle me tendait en souriant. Ainsi nous serons plus en sécurité que désarmées au sein de dinosaures qui, même s’ils étaient herbivores, pouvaient se révéler dangereux si un carnivore passait dans le coin et les effrayait. Et je n’avais pas spécialement envie de me faire piétiner par un troupeau de Pachy qui courait dans tous les sens. J’avais envie de vivre même si je n’avais pas toujours une vie simple. Mais j’aimais ma vie. Tout en descendant de notre promontoire, je me surpris à un brin de nostalgie. Je n’avais pas réellement de sujet de nostalgie précis mais je sentais que mon cœur se serrait légèrement. Mon père aurait tellement aimé travailler à Jurassic World, j’en étais persuadé. Lui qui avait été employé du Jurassic Park n’avait jamais vu le nouveau parc, il avait été tué par un éléphant deux ans plus tôt. « Il y a des choses que tu regrettes dans ta vie? A part le fait que ta relation amoureuse se soit soldée par ta fuite je veux dire… Et ne me réponds pas que tu ne regrettes pas ça, je te connais Alex et tu me l’as expliqué en long, en large et en travers. » Celui qui n’avait pas compris qu’Alexane regrettait d’avoir pris la fuite était vraiment dur de la feuille. Même si elle ne me l’avait pas exprimé directement, j’avais cru sentir des regrets dans sa voix quand elle m’avait parlé de son ex. Après, j’étais peut-être totalement à côté de la plaque, ce qui n’était pas impossible. On arriva dans la plaine avec les Pachy et je ne pus retenir un sourire en voyant les dinosaures. Décidément, leur compagnie était parfois bien plus agréable que celle des autres membres de mon espèce. Peut-être parce que c’était des animaux et qu’Alex et moi avions grandi chacune dans une réserve, allez savoir.

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