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Suite à l'event de la prise d'otage
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effectués après l'event
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ETAT DES LIEUX


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At least, we are together. • Damian

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Mar 18 Sep - 17:45
Damian & Laura« Je suis désolée, Laura. Mais nous n’avons plus le choix. » Les lèvres pincées, le regard de la Masrani lançait des éclairs. Elle avait beau respecter énormément Richard, là, il la décevait. Que le conseil d’administration ait des doutes et les émette, pourquoi pas. Mais lui ? C’était la première fois qu’il venait entailler cette confiance qu’elle avait placé en lui, que son père avait placé en lui. Qu’importait la manière dont il avait lutté si c’était finalement pour laisser faire et que Masrani Corporation vienne mettre les pieds là où elle leur avait demandé de ne pas intervenir. Seulement, voilà, une entreprise sans PDG pour tenir la barre, ça devenait compliqué et le conseil d’administration ne cessait plus de sortir cette fausse excuse, demandant à Laura de rentrer avant de simplement la menacer d’une manière ou d’une autre. Finalement, ils avaient opté pour la stratégie, envoyant l’un des leurs sur place pour faire un compte rendu aux autres, espérant certainement mettre en avant toutes les failles du projet pour le boucler et évincer la Masrani de sa place légitime. Et ces jeux de pouvoir, Laura les détestait. « Inutile de vous épancher dans de fausses excuses, Richard. Si nous en sommes là, c’est que vous avez laissé faire… Et je peux le comprendre. » Elle soupira longuement, observant l’écran de vidéo conférence. De toutes façons, c’était trop tard. Il ne lui annonçait pas que les mesures allaient être mises en place mais bien que tout était déjà en marche, un envoyé de l’entreprise étant déjà en route pour Isla Nublar. « J’ai fait ce que j’ai pu, Laura… D’ailleurs, j’ai choisi moi-même celui qui aurait cette position. » Elle en avait assez entendu. Agacée, sentant la colère monter au fond de sa gorge, elle mit fin à la conversation. « Et je vais aller gentiment l’accueillir moi-même ce qui nécessite au moins un bain chaud. Je vais vous laisser Richard. » Il eut beau essayer de l’interpeler, elle raccrocha d’un doigté parfait sur une touche du clavier. Poussant un long soupir, elle resta un long moment dans la pièce à essayer de se détendre, en vain.

Finalement, elle quitta le centre de contrôle pour rejoindre le Lochness, non sans prévenir la sécurité de l’arrivée potentielle d’un hélicoptère dans les heures à venir et leur demander de la prévenir quand l’avertissement d’une telle arrivée serait donné. Se disant qu’il s’agirait surement d’un de ces vieux grincheux qui trouvait toujours tout à redire, elle demanda à ce que l’on prépare une chambre de manière soignée dans l’hôtel du personnel, loin du bruit potentiel, pas trop de sa suite. Puis, elle fit monter du champagne et quelques petits fours salés dans sa suite, prête à accueillir son hôte de la meilleure des façons. De quoi sonner raison à tous ses employés, elle s’apprêta de la meilleure façon qu’il fallait. Evidemment, elle ne pourrait pas se pavaner dans une telle tenue encore et encore dans les jours à venir mais au moins, il lui fallait marquer le coup pour l’arrivée. Coiffure, maquillage soft, robe et talons, elle avait soudainement tout de la jeune Laura qu’elle était il y avait de ça quelques années maintenant. Mais la superficialité n’était plus que dans l’apparence tant elle avait changé au fond d’elle. Elle avait découvert bien des choses sur cette île mais surtout sur elle-même.

Alors qu’elle observait son reflet dans le miroir, son téléphone sonna et on l’informa qu’un pilote avait demandé l’autorisation d’entrer dans leur espace aérien il y avait quelques minutes. Remerciant son interlocuteur, la jeune femme raccrocha, quittant sa suite pour se diriger vers le centre opérationnel de l’île, conduisant elle-même une voiture mise à disposition des employés pour aller accueillir le riche inquiet qui allait faire son entrée sur l’île. Elle avait laissé à Claire un message l’informant de la situation, lui disant de prévenir les employés pour éviter tout problème qui pourrait être responsable de l’arrêt complet de ce projet… Et du licenciement de tout le monde, par la même occasion. Garant le véhicule sur le parking, Laura s’avança, perchée sur ses échasses de 10 centimètres, une main sur la hanche, dans une pose digne de la mannequin qu’elle fut jadis. S’il fallait le séduire, cet abruti, pour qu’il soit conquis par le projet, alors elle le ferait. L’hélicoptère entra dans son champ de vision au moment où elle atteint le toit du bâtiment. Etrangement, un frisson la parcourut tandis que l’engin s’approchait. Au fond d’elle, si elle n’osait se l’avouer, elle avait la trouille de ces engins désormais.

L’appareil finit par atteindre la plateforme d’atterrissage, provoquant un vent violent qui aurait menacé la meilleure laque au monde d’inutilité parfaite mais, à par son brushing, Laura n’eut rien à déplorer. Plissant les yeux tandis que les pales de l’hélice ralentissaient, elle observa la porte de l’hélico s’ouvrir et un homme en descendit. Un homme qui n’avait rien de vieux. Et rien d’antipathique. Et clairement rien d’étranger à la jeune femme non plus. D’ailleurs, elle n’en crut pas ses yeux. Des années avaient passé depuis la dernière fois qu’elle avait vu Damian et pourtant, ce fut comme s’il n’avait pas changé. Le visage de la jeune femme s’illumina tandis que dans le brouhaha généralisé, elle ne fit que prononcer son prénom qu’il ne pouvait entendre. Les moteurs se turent et ce fut comme si l’instant prit fin, poussant Laura à faire un pas, puis deux, se dirigeant vers lui avant de s’arrêter. Ses yeux noirs le dévisageaient tandis que son sourire ne s’éteignait pas. « Damian… » Son ami. Son roc dans la tempête auquel elle pouvait s’accrocher. Il était là. Ce n’était pas un rêve. Alors elle se laissa aller dans ses bras, comme autrefois, étreinte amicale qui n’avait pas eu lieu depuis bien trop longtemps.
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Mer 19 Sep - 12:07
Damian & Laura“Ne me déçois pas, Damian. L’avenir de la compagnie dépend de ce que tu feras là-bas.”

Merci papa, j’avais vraiment besoin que tu me colles une pression supplémentaire au moment de monter dans l’hélicoptère qui se préparait à m’amener sur une île remplie de trucs capables de m’arracher un bras d’un coup de dents, et encore, pour les plus petits uniquement. Cela dit, j’imaginais sans mal que ce serait là la plus petite de mes préoccupations une fois sur place, je n’étais pas du genre à aller vadrouiller dans la forêt « parce que j’ai besoin de me détendre ». Sérieusement ? Il y a environ un millier de manières de se détendre dans un hôtel de luxe, un bar ou tout autre grand temple de la civilisation moderne, mais certains veulent aller faire un trek où on risque de se faire bouffer tous les cent mètres… Je ne comprendrai jamais ces gens.

Non, le vrai problème, c’était la raison pour laquelle je m’y rendais. Rien que la raison officielle n’était pas des plus réjouissantes : le Conseil d’administration perdait sa confiance en son PDG, et avait décidé d’envoyer un de ses membres pour vérifier que tout se déroulait bien sur le projet encore une fois déterré de Jurassic World, et que notre chère présidente continuait à garder la tête sur terre, et pas uniquement dans le projet familial complètement fou. Sauf qu’évidemment, la présidente en question se trouvait être ma meilleure amie, et qu’on avait pas trouvé mieux que moi pour aller la chaperonner. On aurait pu parler de conflits d’intérêts, mais franchement, à notre niveau, c’est le genre de détails auquel on ne prête plus beaucoup d’attention : j’étais Directeur financier, et pour ça on attendait de moi que je fasse mon travail sans prendre en compte les affinités, et en temps normal je l’aurais fait, mais on parle de Laura, là.

Et puis, il y avait l’autre raison, celle dont on ne parlerait probablement jamais, même avec elle, parce que malgré les manigances et les coups bas, mon père reste mon père. Lui, et quelques autres, voulaient que je trouve l’élément nécessaire à la faire destituer, à prouver au monde qu’elle n’était plus apte à diriger Masrani Corporation, pour qu’on puisse mettre quelqu’un de plus apte à la tête de l’hydre de notre entreprise. Je vous laisse deviner le nom de la personne plus apte ? Un indice, il porte le même nom de famille que moi. Non que je ne comprenne pas mon père, il a tout donné à la corporation, temps, argent, même son fils et il est en train de voir l’héritière de Simon recommencer le même projet qui a tué son père. Au fond, je suis persuadé qu’il pense que même pour Laura, c’est la meilleure chose à faire, elle vivra de la pension et des dividendes qu’elle se verra accorder, et pourra oublier toutes ces lubies à base d’écailles et de trucs sensés être morts depuis des milliers d’années.

Le problème, c’est qu’il ne la connait pas comme moi. Il ne sait pas qu’à travers son parc, Laura essaie de se rapprocher de son père, qui dans le genre bourreau de travail avait réussi à presque oublier qu’il avait un jour été père, et probablement aussi de prouver que tout ce qu’elle avait sacrifié, à commencer par son mariage, ne l’avait pas été pour rien. Laura avait beau jouer à la femme forte, j’avais vu l’effet dévastateur qu’avaient eu tous ces événements sur elle, et je devais être l’une des seules personnes qui comprenait réellement l’importance du projet, pas pour l’entreprise, mais pour elle. Je pourrais aussi ajouter que les autres membres du Conseil sont des vieux conservateurs, et qu’ils ne voient pas les mêmes chiffres que moi : oui, le projet est risqué, oui, les investissements sont énormes, mais si on arrive à ne pas faire tuer tout le monde cette fois… On aura tellement d’argent qu’on pourra créer une religion autour de notre business plan, et peut-être même convaincre le Pape de se convertir.

Si vous avez un tant soit peu suivi ce que je vient de raconter, vous avez du déjà comprendre que j’avais décidé que je ferais ce que je pourrais pour que Laura puisse continuer ses projets, mais la chose ne dépend pas entièrement de moi, aussi alors que le pilote me signalait que nous arrivions en vue d’Isla Nublar, je ressentis une légère tension dans la nuque à l’idée de revoir mon amie après plus de deux ans où nos conversations se limitaient à des appels en vidéoconférence, et souvent entourés des autres membres du conseil. Je la connaissais assez pour savoir qu’elle ne devait pas avoir apprécié la nouvelle du chaperonnage qu’elle allait devoir subir, d’autant plus qu’elle connaissait les conséquences d’un avis négatif, sans en connaître les autres… Et franchement, je n’étais pas certain que notre amitié puisse permettre qu’elle ne m’en veuille pas pour jouer le jeu du conseil, même pour l’aider. Mais j’en restais un membre, et j’avais un travail à faire, même si je pouvais décider de l’orienter comme je le voulais.

L’hélicoptère se posa lentement, et j’ôtai le casque qui me permettais de communiquer avec le pilote pour enfiler mes lunettes de soleil, et lui taper légèrement l’épaule tandis que je quittais le véhicule, comme pour le remercier d’avoir réussi à ne pas se cracher à cause d’un Ptérodactyle ou que sais-je. Laura m’attendait un peu plus loin, visiblement elle n’avait pas changé ses habitudes vestimentaires, et je commençais déjà à chercher la meilleure blague possible concernant sa coiffure complètement gâchée, histoire de désamorcer la situation tendue de voir un ami venu pour la surveiller et inspecter son projet. Mais curieusement, le sourire de la jeune femme s’élargit en me voyant, tandis qu’elle se dirigeait vers moi. Je crus même un instant qu’elle ne savait pas que c’était moi qui venait, mais je doutais fortement que mon père ne se soit pas servi de ça pour la calmer, ou au moins essayer de le faire.

Pourtant, c’était comme si j’étais venu uniquement pour lui rendre visite, deux amis qui se retrouvaient après trop longtemps passés éloignés l’un de l’autre. Je lui rendis son étreinte de bon cœur, malgré tout ça j’étais content de la voir, en chair et en os, et d’être ainsi assuré qu’elle allait réellement bien et que ce n’était pas une mise en scène pour éviter d’inquiéter le Conseil. Encore que… Avec Laura, la limite entre le jeu et la réalité était difficilement discernable. Je ris légèrement avant de relâcher mon étreinte pour la regarder dans les yeux, souriant toujours.

« C’est bon de te revoir, Laura, même si j’ai dû faire deux heures d’hélicoptère pour y arriver. Et je dois dire que je ne m’attendais pas à un tel accueil… »

Elargissant un peu mon sourire, je désignai ses cheveux du menton, avant d’ajouter une petite pique sur sa coiffure désormais gâchée :

« Tu aurais dû me dire que vous n’aviez pas de coiffeurs ici, j’aurais fait venir le mien avec moi. Honnêtement, on a pas idée de se laisser aller comme ça, que vont dire tes fans ? »


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Ven 21 Sep - 18:35
Damian & LauraElle n’en croyait pas ses yeux. Damian était là, à Isla Nublar, à Jurassic World. Aussi invraisemblable que cela pouvait paraître, Laura n’avait cure de la raison, trop heureuse de retrouver son ami. La robe claire qu’elle portait volait au rythme du vent provoqué par l’hélicoptère qui, doucement ralentissait la cadence. Se détachant de lui, elle le dévisagea pour retrouver celui avec qui elle avait partagé tant de temps il y a de ça plusieurs années. Elle lut dans ses yeux la surprise d’une telle réaction qui n’aurait jamais eu lieu si la jeune Masrani n’avait pas coupé la parole au père du jeune homme, lui faisant sentir son mépris quant à la venue d’un membre du conseil d’administration de l’entreprise. Manœuvre stratégique ou volontariat du jeune homme, dans tous les cas, elle ne pouvait rester indifférente.

Elle rit doucement quand il souligna cet accueil qui était bien trop pompeux. Et les deux heures d’hélicoptère qu’il avait dû encaisser pour arriver jusque-là. « Tu aurais préféré les 4h de bateau ? » Un léger sourire en coin se dessina sur ses lèvres tandis qu’elle lui assénait une légère tape sur l’épaule, comme pour lui faire comprendre que non, il avait fait le bon choix. Finalement, elle s’écarta doucement de lui, comme pour remettre une distance entre eux plus normal, moins immorale. Après tout, c’était un envoyé de Masrani Corporation qui se trouvait devant elle, pas simplement l’ami de longue date qu’elle avait apprécié jadis. Même s’il souriait, il y avait fort à parier que tout ceci ne durerait pas, que très vite, il parlerait budget, dead-lines et autres rajouissances qu’elle aurait préféré oublier ce jour pour du temps passé à refaire le monde avec une coupe de champagne à la main.

A la remarque sur sa coiffure, elle pinça les lèvres. « Je note donc que, pour la prochaine fois, il vaudra mieux que j’envoie quelqu’un d’autre pour faire le comité d’accueil si la seule chose qui t’inquiète est la viabilité de mon brushing… Ah, et tu aurais vraiment du prendre ton coiffeur… Il n’y en a pas, ici. » Pas encore. Un jour, peut-être, quand les choses seraient relancées et que la grande et belle machine tournerait à plein régime, les divas venus profiter de ces merveilles d’une autre ère auraient peut être quelques caprices qui nécessiteraient un brushing ou un chignon. Mais là, à moins d’un événement particulier, ce n’était ni nécessaire, ni envisageable de nourrir et loger une bouche supplémentaire à l’importance si maigre. Sur sa dernière question moqueuse, pourtant, elle poursuivit. « Mes fans ? Ils ne m’ont pas déclarée morte encore ? » Levant les yeux au ciel pour souligner son mépris face à ces bêtises, elle finit par reprendre le rôle qui était le sien, celui de la Présidente des lieux et de l’entreprise toute entière. « Ton père ne m’avait pas dit qu’il s’agissait de toi… » Tiquant légèrement, elle passa une main dans son épaisse tignasse pour remettre de l’ordre dans tout ça tout en rajoutant. « Enfin, je l’avoue, je ne lui en ai pas laissé le temps… Je pensais qu’il enverrait l’un de ces vieux ronchons qui pense gouverner le monde depuis qu’ils occupent les sièges du conseil d’administration… »

L’hélicoptère s’était tu et déjà, les hommes s’affairaient autour de lui, le réapprovisionnant en carburant. L’un des hommes présents s’avança vers eux, toussotant légèrement. « Mademoiselle Masrani ? Pour les affaires de monsieur Wisner… ? » D’un sourire, elle lui répondit d’une voix posée. « Laissez-les dans l’hélicoptère. Quand vous l’aurez ravitaillé, allez donc le positionner sur le toit du LochNess et demandez au service d’étage de vous indiquer la chambre destinée à… Monsieur Wisner. » Elle eut un regard amusé pour l’intéressé tandis qu’elle utilisait une désignation bien différente de celle dont elle avait l’habitude pour le désigner. Evidemment, cela leur arrivait de garder ce ton plus pompeux pour des réunions, des rencontres mondaines… Ou encore des jeux qu’ils avaient pu avoir parfois. D’un hochement de tête, l’homme approuva et la jeune femme pu de nouveau reposer son regard sur Damian. D’un sourire en coin, elle lui désigna la porte qui menait à l’intérieur d’une main. « Ne restons pas là… Je m’en voudrais de te voir malade que ce soit à cause du climat tropical ou du vent provoqué par l’hélicoptère. » Perchée sur ses talons, elle ouvrit la voie.

S’il y avait un endroit qui fascinait toujours autant les visiteurs importants, c’était la salle de contrôle principale, celle où, jadis, on pouvait observer l’évolution de toutes les espèces autant que les visiteurs dans le parc. Elle était marquante, inspirante et, bien qu’elle servait plus à traquer les espèces encore présentes et libres sur le parc, elle demeurait le cœur de la chose pour Laura et c’était important que Damian la voit, à son sens. S’arrêtant au fond, là d’où on pouvait admirer toute la pièce depuis une barrière en métal, elle s’appuya sur cette dernière, laissant parler l’aura de sa silhouette aux épaules encore assez fragiles mais qui se voulait déjà plus responsable. « Bienvenue en plein cœur de mon héritage, Damian… »
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Jeu 27 Sep - 15:52
Damian & LauraRien n’avait changé, mais ce n’était que des apparences, et Laura le savait aussi bien que moi. Je n’étais pas là pour une visite de courtoisie, à vrai dire je n’étais même pas là pour la raison qu’on lui avait donnée, et si j’avais cru que je pourrais facilement passer outre, maintenant que j’y étais, il me semblait que ce serait autrement plus compliqué qu’il n’y paraissait. Elle répondait toujours avec le même ton aux piques que je pouvais lui lancer, mais je sentais bien que ce n’était plus la même chose, il y avait cette ombre au tableau des années passées ensemble, celle qui devait lui dire que je n’étais là que pour une chose : faire fermer sa seule connexion à son défunt père. Il ne pouvait pas y avoir d’autres raisons, après tout, sans quoi elle aurait probablement ri elle-même de sa blague concernant l’absence de coiffeurs sur l’île, non ? L’alternative était que ce n’était pas une plaisanterie, mais mieux valait ne pas y penser… Je me contentai donc de sourire en coin, pensant effectivement aux quelques blogs et articles s’inquiétant de la santé de Laura Masrani, et de la raison pour laquelle le mannequin aimé de tant de gens était allée s’isoler sur une île remplie de dinosaures. Les spéculations sur le sujet étaient parfois tellement abracadabrantes que je devais bien avouer avoir passé plusieurs heures à éplucher les meilleures théories, j’avais même rassemblé les meilleures pour lui exposer, mais je me demandai si j’en aurais seulement l’occasion.

Mon sourire s’élargit un peu plus, jusqu’à devenir un rire à peine étouffé quand Laura avoua qu’elle n’avait pas laissé l’occasion à mon père de lui annoncer qu’il m’avait envoyé moi, et j’imaginai facilement comment la conversation avait dû se terminer. Et comme elle avait cru avoir affaire à l’un des éternels présents du conseil, il était fort probable qu’il découvre d’autres surprises plus tard dans la journée… Laura n’était pas du genre à se laisser faire, et elle avait probablement fait en sorte que son invité se noie derrière les petites attentions, pour faire en sorte que la sienne ne s’attarde pas sur ce qu’il était supposé faire ici. Tactique de base quand on veut s’attirer les bonnes grâces de quelqu’un qui a le pouvoir de détruire ce que vous avez construit : faire en sorte qu’il soit trop occupé à décider s’il veut son champagne dans sa chambre ou au bar. La plupart du temps, ça marche, mais là… Laura ne réaliserait probablement jamais la chance qu’elle avait eue quand mon père a décidé que je serais le meilleur pour le job qu’il avait en tête.

« Et bien, j’espère au moins que c’est une bonne surprise ? Je ne voudrais pas que tu déçue de ne pas avoir à entretenir un des merveilleux piliers éternels de notre organisation. »

A vrai dire, je n’étais pas vraiment juste avec eux, certains étaient plutôt sympathiques, une fois qu’ils n’étaient pas coincés dans leur travail et qu’ils avaient bu un ou deux verres, mais Laura n’avait jamais vraiment eu cette occasion, sans compter que la plupart de ceux que je connaissais réellement étaient du coté de mon père dans ses projets, tous ses projets. Et voilà, tout commençait à mener à cette trahison planifiée et avortée, et je commençais à me dire que ne rien dire serait peut-être plus compliqué que je le pensais. Heureusement, quand on siège au conseil d’administration d’une multinationale, on apprend à cacher ses états d’âme, sans compter l’interruption de l’employé demandant à sa patronne où il pourrait poser mes affaires. J’en profitai pour vérifier mes mails sur mon portable -on apprend vite à le faire dès que l’occasion se présente, quand un mail en question peut rapporter ou couter un demi-million de dollars rien qu’en ne le lisant pas à temps- pour me rendre compte que non, cette île n’avait pas de réseau. Le cauchemar continuait donc un peu plus, après les dinosaures tueurs, la coupure du lien avec la civilisation. Je grimaçai, ne notant qu’à peine que Laura en avait terminé et m’invitait à entrer, non sans faire preuve d’un humour sans doute inspiré par la tête que j’avais tirée. Je levais brièvement les yeux au ciel, précisant les choses avec une certaine ironie :

« Oui, je suis certain que le climat ou le vent sont les choses les plus dangereuses que je trouverai ici. Je vous suis donc, mademoiselle Masrani. »

J’en profitai pour esquisser une révérence un peu exagérée, retrouvant mon éternel sourire tandis que je l’accompagnai à l’intérieur, jusqu’à découvrir la salle de contrôle de l’île, avec ses centaines d’écrans, visiblement en bien meilleur état que sur les photos que j’avais pu voir et qui dataient des premiers rapports après que Laura ait décidé de repeupler les lieux avec autre chose que des sang froids. Je notai intérieurement que je pourrais dire dans mon premier rapport que les choses s’étaient significativement améliorées du point de vue logistique, mieux, je pourrais le dire sans penser que je mentais.

« Je vois que tu as bien travaillé… C’est plutôt impressionnant, félicitations. »

Un léger silence s’installa, durant lequel j’observai l’endroit avec un intérêt qui n’était presque pas feint, mais je sentais qu’il y avait un abcès à crever, et le plus vite possible, je n’avais aucune intention de laisser cette mission, quelle qu’elle puisse être réellement. Je poussai un soupir, avant de me tourner vers me meilleure amie, l’air beaucoup plus sérieux.

« Tu as un bureau ? Ou un endroit où on peut s'installer sans risque d’être interrompus ? Je crois qu’il y a beaucoup de choses dont on doit parler. »


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Jeu 4 Oct - 17:21
Damian & Laura« A moins que tu ne me sortes un tandoori maison de ta valise, c’est définitivement la plus belle surprise que je pouvais avoir. » Penchant légèrement sa tête sur le côté, la native du continent asiatique sourit à son meilleur ami. Elle l’aurait volontiers étreint une nouvelle fois, lui exprimant sa reconnaissance quant à sa présence, mais les raisons de cette dernière vinrent bien trop vite étendre leur ombre sur un tableau pourtant si beau. D’un geste maîtrisé, elle avait dompté sa crinière, laissant ses longs cheveux noirs venir sur son épaule droite, guidant ainsi Damian à travers le complexe sécurité, non pas sans avoir levé les yeux au ciel avec insolence devant sa grossière révérence. Laura n’était plus la mannequin connue et reconnue à travers le monde. Les gens, autrefois, scandaient son nom, les paparazzis lui avaient mené la vie dure et pourtant, elle avait aimé ça. Drappée de la notoriété du nom de son père, belle à en faire pâlir de jalousie bien des égéries malgré sa silhouette pulpeuse car ethnique selon les codes, elle avait joui de ces plaisirs simples qui étaient de se faire offrir des verres, payer des bijoux à des prix indécents. Damian avait participé à tout cela, riche, beau, faisant courir les jeunes filles après lui comme des chiots au-dessus desquels on agite un morceau de viande… Du moins, c’était ainsi qu’elle l’avait connu, quand ils partageaient les mêmes soirées, le même pensionnat privé.

Cette jeune fille amoureuse de son photographe qui avait fait d’elle une muse était morte le même jour que son père, la façonnant autrement, se servant de son chagrin et de sa peine pour devenir plus forte, plus déterminée et plus ambitieuse. Les robes et les talons hauts n’étaient là que pour la rendre plus vulnérable qu’elle l’était réellement… Bien que, parfois, dans cette jungle, la véritable fragilité de Laura apparaissait aux yeux de tous. Mais si les paparazzis pouvaient bien se demander ce que la jeune et populaire mademoiselle Masrani faisait sur cette île, elle seule pouvait comprendre qu’elle était venue ici pour grandir, pour changer. Déambulant dans le bâtiment, Damian sur ses talons, ils firent une halte dans la salle de contrôle où les écrans affichaient le plan de l’île. Devant le léger compliment de son ami, elle sourit doucement « Et encore, nous avons eu quelques contre-temps qui nous ont retardé… Certaines espèces nous ont donné du fil à retordre… Nous coûtant bien plus que de l’argent. » Son regard se pointa alors sur l’enclos du T-Rex où la balise GPS indiquait avec fierté la position de la bête, bien rentrée à la maison. Mais entre tous les spécimens morts, ceux qui ne portaient plus leur balise et les animaux trop vifs pour être attrapés sans une opération digne de ce nom, il restait beaucoup à faire. Les moyens mis en place étaient démentiels et Laura n’était pas peu fière de voir que ses employés espéraient et comptaient sur le succès de ce parc.

Pourtant, son élan de fierté fut vite soufflé quand le brun lui demanda si elle avait un bureau ou un lieu pour parler en privé. Fronçant doucement les sourcils, elle le dévisagea. Qu’est-ce que tu me caches, Damian… Sans rien dire, elle eut un mouvement de tête lui intimant de le suivre. Se glissant dans l’ascenseur, elle appuya sur le bouton du premier niveau, celui de l’étage administratif. Les portes se fermant sur eux, elle plissa doucement les yeux. « Je crois que j’aurais préféré te voir autrement qu’en oiseau de mauvais augure… » Mais elle n’en dit pas plus, laissant l’engin les conduire à bon port. Entrant dans le couloir, elle prit de nouveau les devants, observant par les baies vitrées les différents employés présents qui dévisageaient le jeune homme avec intérêt. Puis, allant au fond du couloir, elle finit par pousser une large double porte de bois sombre, révélant son grand bureau avec vue sur la jungle. Tout était décoré avec goût, d’une manière bien contemporaine. Les couleurs et le style était épuré et rien ne rappelait la Hit-girl d’autrefois. Seule une photo se trouvait sur le bureau de la jeune femme. Une photo de ses parents.

Prenant place dans le fauteuil de cuir noir, elle invita Damian à faire de même dans celui se trouvait face à elle, dans la même matière mais d’un style bien moins princier. Poussant un long soupir, elle haussa les sourcils. « Laisse-moi deviner… Ils espèrent te voir revenir avec un rapport suffisamment négatif pour me convaincre d’abandonner le projet et de réorienter les priorités de l’entreprise et donc les miennes dans d’autres filliales ? Ca n’a rien d’un scoop… »
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Mer 10 Oct - 12:34
Damian & LauraHochant la tête, j’emboitai le pas à Laura tandis qu’elle se dirigeait vers l’ascenseur. Le moment de vérité arrivait, et même si j’étais certain que je devais la prévenir, je ne pouvais pas m’empêcher de considérer les conséquences de ce que j’avais à lui dire pas seulement pour elle, mais pour notre relation. Si j’avais été quelqu’un de particulièrement croyant, j’aurais probablement déjà fait le rapport entre le rôle que m’avaient confié mon père et ses partisans à celui de Judas, avec la différence notable que je n’avais aucune envie de le faire, et que les sommes en jeu dépassaient largement les trente petits deniers qu’on lui avait offert. Nous étions amis, depuis toujours, et pourtant je devais la trahir, du moins c’était ce qu’ils attendaient de moi, me servir de ce lien et de notre amitié pour saper définitivement les prétentions de l’héritière des Masrani sur la direction du groupe, et mettre enfin un terme à tous les risques que faisaient encourir l’île remplie de monstres du passé. Je serais un héros pour beaucoup, m’avait-on soufflé, mais pour celle qui comptait parmi les plus importantes pour moi, je deviendrais la cause de sa chute, et ça, je ne pouvais pas me le permettre.

Laura n’interrompit le silence dont elle avait fait preuve après ma demande qu’une fois que nous fûmes isolés derrière les portes de l’ascenseur, alors qu’elle plissait les yeux dans une mine qui laissait penser qu’elle comprenait très bien que je n’étais pas simplement ici pour vérifier que les choses se passaient conformément aux attentes du conseil d’administration. Oiseau de mauvais augure, c’était un doux euphémisme, que je relevai d’un soupir tout en m’adossant au mur de la cabine, et en évitant soigneusement de croiser son regard à travers une observation passionnée du plafond immaculé de l’endroit. Cette situation ne pouvait que s’envenimer, je le sentais bien maintenant, d’autant plus que je me devais de jouer la chose finement. Prévenir Laura, oui, mais pas n’importe comment, et surtout ne pas sombrer dans l’excès inverse en trahissant mon propre père. Il n’agissait pas par ambition personnelle -enfin au moins pas principalement- mais simplement parce qu’il pensait que c’était la seule solution pour conserver Masrani Corporation dans le rang des entreprises les plus compétitives du monde. Un avis que je ne partageais pas vraiment, parce que rouvrir le parc, s’il était un succès, permettrait probablement de devenir la première entreprise d’entertainment sur le marché, sans parler des bénéfices colossaux qu’on pourrait engranger… Mais pour ça, il fallait aimer les risques, et les actionnaires, et donc le conseil d’administration, n’aimaient pas vraiment les risques.

« Et moi donc, Laura… Ceci dit, il est probable que sans ça, je n’aurais jamais mis les pieds ici, non ? Déjà parce que l’idée de risquer de me faire bouffer si j’ouvre un peu trop la fenêtre de ma chambre d’hotel ne correspond pas vraiment à l’idée de vacances que je me fais, et puis tu as l’air tellement prise dans tes responsabilités qu’il ne te serait jamais venu à l’idée de m’inviter toi-même. »


J’avais prononcé la suite de ma phrase sur le même ton badin que j’employais d’habitude quand je n’étais pas vraiment sérieux, mais au-delà de l’exagération flagrante, ce n’était pas forcément faux. Il y avait aussi probablement une part de reproches à tout ça, après tout nous ne nous étions que très rarement parlé depuis que la jeune femme avait migré sur son île, et tandis que nous arrivions dans son bureau, je me demandai jusqu’à quel point elle avait changé depuis qu’elle y avait posé ses valises. L’endroit n’était pas vraiment ce que j’avais attendu, pas d’extravagances, pas de chichis, un bureau de direction tout ce qu’il y avait de plus classe et sobre, j’aurais pu être dans le bureau de mon père, ou le mien, que la décoration n’aurait pas beaucoup changé. Bravo Simon, dans la mort, tu as réussi à changer ta fille plus que tu n’as jamais pu le faire de ton vivant… C’était fou, les souvenirs pouvaient souvent faire bien plus que les personnes qui les avaient créées, finalement.

Je m’installai dans le siège qu’elle m’offrait d’un geste, relativement habitué à occuper l’autre côté du bureau cependant. Laura poussa ensuite un long soupir, avant d’énoncer l’évidence même, probablement la vérité que lui avait servi mon père, qui n’était pas réellement un mensonge, mais qui était loin d’être toute la vérité. Je la laissai terminer avant de quitter à nouveau mon siège pour me diriger vers le plateau où étaient posées plusieurs carafes contenant de l’alcool, et servit deux verres de whisky sans glace, non seulement parce que c’était meilleur, mais aussi parce qu’il n’y en avait pas, de glace.

« Tu vas avoir besoin de ça, et moi aussi. »
lui dis-je en lui tendant son verre, l’air grave, avant de me rasseoir. Je jouai un instant avec le liquide en le faisant tourner, avant d’en prendre une gorgée, et de me lancer dans ma grande révélation.

« Ils veulent un rapport, oui, mais ils ne m’auraient pas envoyé moi s’il ne s’était agi que de ça. Un expert dans le domaine aurait suffi, et ils auraient facilement pu lui faire écrire un compte rendu orienté dans la direction qu’ils souhaitaient, après tout ce ne serait pas la première fois qu’on fait ce genre de chose… Non, c’est pire que ça Laura, mais avant d’aller plus loin, n’oublie pas que je suis ton ami, et que je suis là pour t’aider, tu dois me faire confiance, si tu veux t’en sortir. »

Je ne souriai plus, et je n’avais plus aucune envie de rire actuellement, j’étais trop conscient de ce que je jouais ici. Ma seule véritable amitié, mon job, ma réputation… La plupart des choses importantes dans ma vie dépendaient de ce que je ferais dans les prochains mois, et j’avais appris à gérer ce genre de pression, mais elles dépendraient aussi de Laura, et de ce qu’elle ferait de ce que j’allais lui dire, et ça, c’était autrement plus terrifiant, surtout quand je n’étais pas certain qu’elle croie ce que je m’apprêtais à lui révéler.

« Il y a des… Membres au conseil qui voudraient plus que revoir les priorités du groupe. Tu es partie longtemps, et le fait que tu ne t’intéresses vraiment qu’à cet endroit a fini de transformer le scepticisme de certains en certitude que tu n’étais pas faite pour diriger l’entreprise. Ces mêmes gens veulent que je leur fournisse des preuves que tu t’es égarée au moins autant que ton père, si pas plus, pour avoir suffisamment d’éléments pour appeler à ce que tu sois déposée de tes responsabilités, et évincée du conseil d’administration. Ils ont pensé qu’en m’envoyant moi, tu ferais moins attention, et que je serais plus apte à voir les faiblesses dans tes actions et ta façon de penser, rapport au fait que je te connais depuis longtemps… J’ai décidé que je ne voulais pas de ça, et je viens pour t’aider, mais il va falloir jouer serré, le moindre faux pas et tout risque de capoter. »

Je repris une gorgée de mon verre, au goût étrangement meilleur maintenant que j’avais déballé ce que j’étais sensé cacher de tous, puis posai à nouveau mon regard dans celui de mon amie, sérieux :

« Tu me fais confiance, n’est-ce pas ? »

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Mer 31 Oct - 18:02
Damian & Laura« Un conseil… N’ouvre pas ta fenêtre. » Elle ne put s’empêcher d’étirer un sourire en coin face à la remarque, esquivant ainsi toute autre réponse qui n’aurait fait que confirmer les dires de Damian. En effet, elle n’avait nullement songé à l’inviter avant l’ouverture providentielle du parc, pensant qu’impliquer quiconque de l’entreprise dans ce milieu ne serait pas utile autant que risquait le bon développement des idées de la jeune femme, de l’élaboration de ce projet. Alors oui, Damian avait raison et ce prétexte était peut-être finalement le seul pour qu’ils puissent se retrouver avant l’heure, pour qu’ils puissent passer un peu de temps ensemble.

Ils firent leur entrée dans le bureau de la PDG des lieux, prenant place sur les fauteuils confortables, la jeune femme énonçant la probable raison de la venue de Damian à ce moment précis. Mais au lieu de répondre, il se leva, se dirigeant vers le petit meuble où trônait quelques alcools que Laura n’utilisait qu’en de très rares occasion. Silencieuse, elle l’observa servir deux verres de Whisky, amenant galamment l’un d’eux à la jeune Masrani qui ne le quitta pas de ses yeux noirs, retenant un remerciement quand il énonça la raison de cette manigance. Fronçant les sourcils, Laura prit une profonde inspiration, sa tête se penchant légèrement sur le côté pour mieux écouter ce que son meilleur ami avait à lui dire. Assis, il fit tourner le liquide ambré dans son verre avant de prendre la parole. Un rapport, c’était évident que les grandes instances de Masrani Corporation en voulait un, les vieux hommes de main de son père trop désireux de voir leurs poches gonfler ne l’avaient jamais encouragée à reprendre ce projet, préférant le voir être liquidé entièrement. Mais Damian marquait un point : s’ils n’avaient voulu qu’un recueil de preuves pour l’inciter à lâcher l’affaire, ils auraient envoyé un homme qui leur était attaché pour mieux la descendre elle, pas ce jeune homme qui était, de notoriété publique, son ami. Combien de fois les avait-on vu ensemble dans des soirées mondaines, plus jeunes, combien de fois des rumeurs à leur sujet avaient étalé les magazines people ?

Pire. Etrangement, devant cette annonce qu’il devait faire, elle se tendit et plus encore quand il lui fit remarquer qu’elle devrait lui faire confiance. Pourquoi ? Au nom d’une amitié qui ne tenait plus qu’à un fil auquel tous deux se cramponnaient pourtant avec acharnement ? Elle plissa les yeux, observant la mine sérieuse, pour ne pas dire grave de Damian qui but une gorgée de son verre. Laura, elle, avait laissé le sien sur le bureau, attendant que le couperet ne vienne s’écraser avec force sur sa nuque pour mieux l’abattre. Et finalement, les révélations tombèrent. Le début ne lui apprenait rien, Laura sachant trop bien que certains étaient fermement opposés à ce projet. La suite, elle, lui fit écarquiller les yeux, de stupeur, de colère. Ils veulent m’évincer. Ils souhaitaient lui prendre tout ce qu’il lui restait de son père, tout cet héritage, allant même jusqu’à plaider qu’elle était devenue bien pire que Simon concernant ce parc. Ses yeux noirs se baissèrent instantanément sur la vieille photo de ses parents qui se trouvait sur son bureau, pinçant les lèvres d’un air amer. Comment osaient-ils seulement envisager cela ? Masrani Corporation contenait tout dans son intitulé : un Masrani à la tête de l’entreprise. Eux souhaitaient faire sans. Impensable pour l’Indienne qui prit une profonde inspiration son verre devenant soudainement un bien meilleur compagnon qu’elle ne l’aurait cru.

Se saisissant du contenant, elle le descendit d’une traite, essayant de ressaisir le contrôle de ses pensées qui brûlaient simplement de cette haine à l’égard de ceux qui doutait. Puis, elle quitta son fauteuil, s’éloignant un instant, observant la jungle à travers la large baie vitrée du complexe. Et finalement, devant l’interrogation de Damian, elle ricana doucement. « Ai-je vraiment le choix… ? » C’était mesquin. Evidemment qu’elle lui faisait confiance, évidemment qu’elle savait au fond d’elle qu’elle pouvait compter sur lui quoi qu’il arrive, mais la situation lui faisait perdre pied. Elle soupira longuement, croisant les bras, légèrement déhanchée sur ses talons à observer ce lieu hostile qui manquait de les tuer dès lors qu’ils esquissaient le moindre geste. « Qui… ? » Elle marqua un temps d’arrêt avant de nouveau faire face à Damian. « Quels sont ceux qui veulent me voir quitter le navire ? Ne me dis pas que tu n’en as aucune idée, Damian, je ne te croirais pas… » Elle le dévisagea de ses pupilles noires avant de soupirer longuement. « Qu’est-ce que tu proposes, pour éviter qu’on en arrive là ? Et ne me demande pas de rentrer là-bas, tu sais que je ne peux pas… » La volière était là, visible à travers les arbres, si loin et pourtant si proche, son œil indéniablement attiré par elle.
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Lun 26 Nov - 22:24
Damian & LauraJe me doutais bien que Laura ne me tomberait pas dans les bras après ma révélation sur ce que prévoyait le conseil à propos de son avenir, mais j’avais au moins espéré autre chose. Je n’étais pas du genre à me formaliser pour ce genre de choses d’habitude, mais je venais de lui dire que j’étais en train de m’associer à elle contre un conseil d’administration qui voulait la voir détrônée, risquant par là même ma propre place si nous venions à échouer, et tout ce qu’elle était capable de faire, c’était me ricaner au nez et me dire qu’elle n’acceptait de me faire confiance que parce qu’elle ne semblait pas avoir d’autre choix. Vraiment, si Laura avait été n’importe qui d’autre, j’aurais terminé mon verre -parce que gaspiller un bon whisky est un crime en soi- et je l’aurais laissée là. J’aurais dit à mon père qu’il lui fallait quelqu’un d’autre pour faire son sale boulot, je serais rentré chez moi, et j’aurais repris ma vie comme je l’aimais, avec mon travail, mon confort et la civilisation. Mais c’était Laura, ma seule véritable amie après toute ces années, si quelqu’un méritait que je fasse l’effort de passer au-delà de ses sarcasmes, c’était elle, alors je me contentai de finir mon verre, histoire de passer ma frustration en me brûlant un peu la gorge. Pour le reste, je n’étais plus un petit garçon, et j’avais appris à rester impassible même quand je me sentais insulté, ce n’était pas si difficile finalement, et bien plus productif.

Je la laissai un instant à la contemplation de son petit royaume sauvage, en profitant pour remplir mon verre à nouveau, quand elle finit par me poser l’inévitable question, celle qui m’avait trituré l’esprit pendant tout le voyage, non que je ne connaisse pas la réponse, je les connaissais tous, après tout nous nous asseyions tous à la même table lors des réunions éxécutives, sans compter mon propre père. Non, ce qui m’occupait était de savoir si oui ou non je devais lui dire. Une partie de moi me disait que quitte à choisir un camp, autant y aller jusqu’au bout et tout confier à mon amie, mais l’autre, celle qui était plus logique, qui avait fait de moi ce que j’étais, me disait que ce serait là une idiotie sans nom. D’abord, parce que ça ruinerait ma relation avec mon père -soyons clairs, j’avais toujours l’espoir de pouvoir l’empêcher d’arriver à ses fins sans qu’il n’y ait d’autres conséquences que sa frustration, encore qu’elle pourrait être évitée si l’île aux monstres devenait un réel succès financier-, mais aussi parce que ça ne mènerait à rien. On parlait de sa place après tout, Laura était tout à fait capable d’essayer de virer la moitié du conseil si ça pouvait lui éviter d’avoir à abandonner son rêve de se rapprocher de son père même après sa mort, et ce ne pourrait être chose, dans le meilleur des cas la compagnie perdrait énormément de valeur en bourse, dans le pire… Elle ne serait pas la seule à se retrouver sans emplois, mais ils seraient des dizaines de milliers, moi compris. Je baissai les yeux sur mon verre, avant de les relever vers Laura, l’air à moitié désolé, à moitié résolu :

« Ce serait idiot de dire que je ne sais pas de qui il s’agit, oui. Mais ça le serait tout autant de te donner tous les noms. D’abord parce que ce n’est pas nécessaire, et parce que le fait que tu le saches risquerait qu’ils comprennent à tes réactions que tu les as repérés. Et là, je ne pourrai plus rien pour toi, sans parler de ma carrière à moi qui serait complètement foutue. Ces gens-là ont de l’influence et ils sont intelligents, c’est pour ça qu’ils sont là où ils sont. Je veux t’aider, mais je veux aussi m’assurer que l’entreprise ne sera pas mise à mal par cette petite guerre qui se profile entre eux et toi. Le but est de faire en sorte qu’ils n’aient plus de raisons de t’évincer, pas d’éliminer la menace, alors mieux vaut que tu ne saches rien, pour le moment en tout cas. »

Et puis quelle autre solution avais-je ? Je n’imaginais que trop bien la tête qu’elle tirerait si je lui disais que c’était mon père qui dirigeait cette petite fronde, et en plus de ça, étant donné sa réaction première, elle pourrait encore être capable que je jouais la carte de la confiance pour mieux la piéger pour le compte de mon paternel par la suite. Non, je lui dirais peut-être un jour, mais maintenant était loin d’être le bon moment pour le faire. L’autre question, en revanche, méritait d’être posée. Elle ne pouvait pas rentrer, et je le savais ? Pas vraiment, non. D’accord, elle voulait arriver à prouver que le projet de son père était viable, mais elle aurait tout aussi bien pu le mener depuis le siège social de l’entreprise, et beaucoup de problèmes auraient été réglés. Les choses pourraient être beaucoup plus simples si elle n’avait pas décidé de s’exiler sur cette île, et je devais bien avouer que sa décision n’était pas forcément de celles que je comprenais réellement. Ceci dit, mon père n’était pas mort ici, et mon père n’avait pas placé un parc rempli de créatures représentant le paroxysme de l’orgueil humain au-dessus de sa propre descendance, il y avait forcément des choses qui se passaient dans l’esprit de mon amie que je ne pouvais pas comprendre. Et puis, quand il s’agissait d’empêcher les intrigues corporatives d’arriver à leurs fins, il fallait faire comme au poker, et jouer avec les cartes qu’on avait. Elle ne voulait pas quitter l’île, soit, je devrais faire avec, du mieux que je pouvais. C’était à moi de soupirer, avant de lui répondre :

« Je pourrais dire que tu dirigerais aussi bien ton projet depuis le siège social, et que la place de la présidente de Masrani Corporation n’est pas au beau milieu d’une jungle, au sein d’une partie de l’entreprise qui ne fait que nous couter de l’argent, mais si cet argument marchait, nous n’aurions pas à avoir cette conversation, et on pourrait aller passer une soirée comme on ne l'a plus fait depuis longtemps… Alors il faut arriver à leur prouver que ton choix est le bon, et que cet endroit n’est pas qu’un trou noir financier qui finira par nous exploser à la gueule comme il l’a toujours fait. Honnêtement, je sais qu’il a du potentiel, mais même moi je vois les risques que ça encourt, et la plupart des membres du conseil ne voient que ces risques. Il faut leur prouver que le projet mérite d’être mené à bout, et pas uniquement parce que tu veux réussir pour ton père, ou pour prouver que tu peux faire mieux que lui.

Dans un premier temps, je vais leur faire les rapports qu’il demande, en orientant les choses dans notre sens, mais il va falloir que tu sois plus transparente et transigeante, montre leur que tu es ouverte à leur avis, mieux, que tu peux l’écouter. Ça les calmera, le temps qu’on trouve un moyen de régler le problème de façon définitive. »


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