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Suite à l'event de la prise d'otage
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Le temps est le médecin de l'âme | ft. Kara Anderson

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Dim 2 Sep - 17:43

• Presque une année après l'arrivée d'Ingrid•
Le temps est le médecin de l'âme
Kara Anderson & Ingrid Powell

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Absorbée par les pages que j'avais sous les yeux, je ne répondis même pas à mon collègue lorsqu'il termina sa journée. J'étais seule dans les bureaux de la sécurité à éplucher les derniers rapports avant de devoir m'attaquer à celui que j'avais à charge de rédiger. Le plus difficile depuis mon arrivée sur Isla Nublar. Le rapport de la mort de Jason Brown.
Toute la journée, j'avais noyé le poisson comme on dit, en bouclant tous les dossiers que j'avais accumulé sur mon bureau depuis le début de la semaine, voire même ceux des collègues et répondu à l'intégralité de mes mails jusqu'à repousser le plus longtemps possible cette pénible tâche.

Il faut dire que depuis l'incident, me noyer dans le travail avait été mon exutoire et me maintenir occupée était assez efficace pour m'éviter de trop penser. Il n'était d'ailleurs pas rare de me voir rester longtemps après la fermeture, comme ce soir. En fait, tout était bon à prendre pour éviter de rentrer chez moi. Les nuits étaient pour moi synonyme de cauchemars et d'appréhension si bien que mon cycle de sommeil n'avait jamais été aussi accidenté qu'en ce moment. Je ne parvenais plus à trouver le sommeil, revoyant sans cesse l'attaque du Raptor qui avait coûté la vie à notre supérieur. Sous mes yeux, lacération par lacération...ce cri jubilatoire du monstre et ce...ce craquement sinistre des os qui se brisent...
Je secouais la tête et me rendis compte que je venais de lire trois fois le même paragraphe sans en comprendre un mot. Je soupirais et alla me reverser du café, au moins le dixième de la journée et sans doute pas le dernier.
Car le plus difficile restait à faire et je n'étais pas certaine de pouvoir trouver les mots pour revivre ça une énième fois. Je savais que Claire attendait mes écrits et la famille de Brown aussi, sans doute mais l'exercice restait éprouvant.

Portant la tasse jusqu'à moi, je bus une gorgée en m'observant dans la vitre de sécurité, distraite. Assurément, ce visage avait connu des jours meilleurs ne serait-ce que par ces traits tirés et les cercles bleutés sous ce regard vide. Je détournais bien vite la tête et embarquais la cafetière jusqu'à mon poste de travail, m'épargnant d'autres allers et retours par la suite. Alors, j'ouvrais une nouvelle fenêtre sur mon ordinateur et intitula ce document comme le voulait le protocole : "Rapport de mission | Matricule : 00123RAPTOR7 | Émetteur : Brown". La mort dans l'âme je me disais que ça aurait dû être à lui, de rédiger ceci. Mais le fait était que la tâche me revenait désormais car jamais plus, il ne pourrait consigner quoique ce soit. Ne pouvant reculer davantage cette échéance, de peur que les souvenirs ne s'estompent, je commençais alors.

J'écrivais lentement, me faisant violence pour ne rien négliger. Ce qui impliquait des détails douloureux et particulièrement rudes mais que je me devais de mentionner tout de même, par respect pour la famille et pour sa mémoire. Je sentais mes yeux clignoter devant l'écran mais n'y prêtais pas attention et les frottait d'un geste rageur. Je luttais une fois de plus contre le sommeil, de peur de replonger dans cette macabre journée. Je continuais coûte que coûte, buvant mon café froid lorsque les dodelinements de la tête devenaient trop importants. Je risquais un coup d’œil vers l'horloge murale devant moi : 03h20 du matin. Et je n'en étais qu'à la moitié, car il me fallait maintenant expliquer que malgré les gestes assassins de la créature, le parc et l'équipe de Jurassic World ne porteraient pas atteinte à ce Raptor et qu'il resterait au sein de l'île, parmi ses congénères...une erreur selon moi.
La tête dans les mains, je fermais un instant les yeux et courageusement, je poursuivis ma prose. Et au fur et à mesure, sans que je m'en rende compte le sommeil vint finalement me prendre de force et sans pouvoir terminer, je m'endormis. Assise à mon poste de travail, le dos en charpie de part ma mauvaise posture, je m'avachis sur le bureau, la tête sur mon bras et les mains sur mon clavier lumineux...

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Dim 16 Sep - 9:28

LE TEMPS EST

LE MÉDECIN DE L'ÂME

Ingrid & Kara

Cela faisait un certain temps que Kara était dans le parc... depuis le commencement. Il y eut le drame ensuite avec tous les touristes et la perte de contrôle du parc. Puis là, elle avait repris un poste de médecin de trauma pour les éventuelles blessées. Ils y avaient beaucoup de choses à refaire. Ce parc prenait des vies avec une facilité surprenante. Le soldat en avait bien vu des vertes et des pas mures à l'armée. Jamais, elle s'était sentie sous la chaîne alimentaire que depuis qu'elle travaillait dans ce parc. C'était sûr en tout cas. Il y avait eu un incident. Cela avait été tragique dans nos équipes. Impossible de faire quoi ce soit, le raptor s'était bien acharné sur lui. Une erreur, ici, pouvait être la mort. Elle avait la liste des personnes qui avaient été présente ce jour-là. Certains étaient venus lui demander de l'aide même s'il n'avait rien à voir avec l'affaire. Cela faisait aussi parti de son travail.

Kara s'était alors penchée sur une nouvelle mission. Comment évitez l'inévitable ? On se barricade avec des armes par tout ? Cette idée la faisait rire avant d'aller se coucher. Elle allait le lendemain se lever plus tôt pour vérifier si toutes les trousses de survies étaient à jour dans les bâtiments et ensuite dans les voitures. Dû à ses longues journées, le médecin s'endormit sans trop de difficultés avec une nuit sans rêve. Sa main s'abattit sur son réveil, elle se leva avec un automatisme consternant. Il était 5 :30 du matin. Elle s'habilla d'une chemise blanche et d'un pantalon kaki, puis se brossa les dents en coiffant ses cheveux rapidement qui restaient tout de même en bataille. Sa journée allait commencer.

La jeune femme avait déjà revu, depuis qu'elle était là, l'infirmerie et tout était tenu à jour grâce à ses collègues. Elle allait d'abord aller dans la salle de sécurité, puis leur véhicule avant de passer à un contrôle des kits de secours de l'administration. Ses pensées étaient encore embrumées. Quand elle s'aperçut qu'Ingrid Powell était en train de dormir. Elle alla chercher deux tasses de café. Une fois les tasses sur la table et hors de danger, la femme médecin posa délicatement sa main sur son épaule.

« Bonjour, il est temps de vous réveiller. » murmura-t-elle avec douceur.

Elle était prête à réagir à une situation. Après tout s'endormir sur son clavier d'ordinateur, ce n'est pas très bon signe. Cela lui indiquait une perte de sommeil et certains de ses collègues étaient venus lui rapporter qu'elle n'avait pas très bonne mine en ce moment. Elle n'était jamais passé à l'infirmerie faire un check-up. Il fallait vraiment qu'elle l'aie à l'œil.



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Dim 16 Sep - 23:52

• Presque une année après l'arrivée d'Ingrid•
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Kara Anderson & Ingrid Powell

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Pour la énième fois, je me retrouvais dans la forêt, Freya sur mes talons.
Brown nous avait répartit en deux équipes aussi distinctes que déséquilibrées. Nous n'étions que deux, contre cinq et pourtant c'est notre duo qui trouva la raptor en premier. Elle nous attendait, tapie dans les fourrées et profita de notre proximité pour se montrer, toutes griffes dehors. Comme toutes les nuits, je vis Freya tomber au sol de surprise et sa flèche hypodermique se perdre au loin. Je lâchais un faible soupir autant inconscient que réel et les gestes du dinosaure devinrent flous et imprécis.
Je me débattais avec je-ne-sais-quoi, c'était à chaque fois le même combat. Puis subitement, je me retrouvais agenouillée devant Brown, inerte et couvert de sang. Je devais de déclarer son décès sur la fréquence du centre de contrôle et je ne pouvais détacher mon regard de cet homme rendu méconnaissable. Et d'ailleurs, où était la créature responsable de cette scène ? Un frisson me parcouru, quand soudain, je sentis une pression sur mon épaule. Ce devait être elle !
Ni une ni deux, je plaquais ma propre main sur celle qui demeurait posée sur moi et me saisis du bras inconnu qui la prolongeait pour le comprimer sur le bureau afin de l'empêcher de bouger.

Mais qu'est-ce que... ? Je m'étais attendu à faire une prise au reptile assassin et voilà que... Encore quelque peu déboussolée par ce réveil inopiné, je fixais la chemise blanche quelques secondes avant de relâcher mon étreinte, déconfite.

• “Pardonnez-moi, je suis confuse. J'ai dû... j'ai dû m'assoupir quelques instants.” fis-je, incertaine. Certes, ce n'était pas une raison pour déboîter les épaules des inconnus. Je crois que je suis à cran...
Je levais les yeux vers la jeune femme qui me faisait face. Je ne l'avais encore jamais vue, mais j'avais bien une petite idée de qui elle pouvait être. D'ailleurs, cela expliquait pourquoi nous n'avions pas encore fait connaissance. Je fuyais son service autant que possible.
Toutes mes idées étant de nouveau en place, je lui tendis une main que je souhaitais un peu plus avenante que notre premier contact :

• “Ingrid Powell, enchantée. Bien que jusqu'ici ça n'ait pas vraiment sauté aux yeux.” saluais-je sur un ton d'excuse. J'observais sa main aux phalanges rougies et j’espérais qu'elle puisse tout de même s'en servir pour me rendre cette poignée de bienvenue.
Je ne doutais pas qu'elle sache qui je suis, étant donné que j'avais soigneusement évité ses rappels de consultations et ses mails. Les clients récalcitrants, on s'en souvient toujours.

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Mer 17 Oct - 23:06

LE TEMPS EST

LE MÉDECIN DE L'ÂME

Ingrid & Kara


Il fallait qu’elle apprenne à réveiller plus facilement les employés. La prochaine fois, elle devait peut-être apprendre à réveiller avec un long bâton pour avoir une marge de sécurité. Cela fut sa pensée quand Madame Powell la neutralisa assez brusquement. Quand elle se rendit compte de la situation, elle fut heureuse de pouvoir reprendre possession de ses gestes. Sa main lui faisait légèrement mal. Cependant, cela n’était pas trop grave comparé à ce qu’elle avait traversé. Après tout, c’était quand même un soldat. Il fallait qu’elle supporte une « petite » prise d’autodéfense. Elle détailla cette rebelle qui avait refusé plus d’une fois de venir. C’était une bonne chose au final qu’elle puisse l’avoir en face d’elle. Un sourire bienveillant se dessina sur ses lèvres quand elle entendit les excuses de la dame de fer. Kara tendit sa main pour lui serrer la sienne.

« Kara Anderson. La prochaine fois, je pourrai vous réveiller avec un verre d’eau pour me venger. » Dit-elle en rigolant.

Sa blague lui vendait du rêve. Kara avait toujours adoré l’humour. C’était une arme qu’elle utilisait avec une facilité surprenante. Cela dépendait des gens. Soit il était fan, soit… Ben il subissait sans voir le choix. Elle pensait à un ancien collègue qui se tapait souvent le front quand elle sortait des bêtises pareilles. Kara lui avait dit d’arrêter pour éviter de devenir plus « con » qu’il ne l’était déjà. À force de se taper la tête, on finit bien par perdre des neurones. Cela était une autre histoire. La jeune femme continua directement à la fin de la blague pour parler un tout petit peu sérieusement.

« Je vois que vous avez un peu de mal à dormir. Des cauchemars ? Cela m’arrivait quand j’étais à l’armée suite à de mauvaises passes. C’est vrai que notre travail n’est pas facile. Surtout quand on fréquente des lézards géants qui n’hésitent pas à vous manger tout cru. Vous voulez en parler ? »

La jeune femme s’assit légèrement contre le bureau de Madame Powell. Elle massa légèrement sa main pour soulager un peu la douleur et faire deux trois étirements. Cela devrait aller. Elle irait plus doucement du coup. Après tout, elle pourrait embêter les infirmières. Son sourire était toujours là.



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Jeu 18 Oct - 23:39

• Presque une année après l'arrivée d'Ingrid•
Le temps est le médecin de l'âme
Kara Anderson & Ingrid Powell

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Contre toute attente, elle me rendit la poignée de main, signe que je ne la lui avais pas trop amochée. D'ailleurs, la médecin souriait ce qui pour moi était synonyme d'un pardon informulé. Elle s'essaya même à un brin d'humour ce qui, je devais bien l'avouer n'était pas mon fort. C'est pourquoi il me fallu quelques secondes pour me rendre compte que sa phrase n'était pas à prendre au sérieux. Car c'était mal ma connaître que de s'imaginer que je pourrai en rire. Celui qui oserait essayer n'était pas encore né !
Alors, je me contentais d'un simple signe de tête. Je savais très bien qui elle était, mais il aurait été impoli de le lui faire remarquer.

Je la suivis des yeux lorsqu'elle prit ses aises sur mon bureau pour y poser son postérieur. Dans un soucis de sociabilité et pour ne pas gâter encore plus cette rencontre, je retint la phrase piquante que je m'apprêtais à lancer. Ce n'était pas les sièges qui manquaient, les choses étaient décidément bien faites pour ceux qui souhaitaient entretenir une conversation civilisée.
Et puis, je n'aimais pas le sentiment d'infériorité que sa posture m'évoquait. Etant toujours assise dans mon fauteuil, elle s'en retrouvait plus haute que moi et j'étais obligée de lever le menton pour lui parler.

Néanmoins, le dos droit et les mains sur mon bureau, je l'écoutais lorsqu'elle prit de nouveau la parole et petit à petit, une expression atterrée et scandalisée se peignit sur mon visage. Je la dévisageais, pour voir si elle mesurais l'impact de ses propos. Un gros lézard qui vous mange tout cru ? Vraiment ? Est-ce qu'elle réalisait que je venais de perdre un proche, un ami ? Quel manque de tact de le voir ainsi comparé à un vulgaire quatre-heure sans importance ! Peut-être que j'étais finalement encore en train de rêver...oui, ce ne pouvait être que ça. On ne pouvait pas dire quelque chose de semblable et de surcroît, arborer un sourire si éclatant.  

• “Non, je n'y tiens pas vraiment. Si j'avais souhaité discuter, je me serai évidemment présentée au poste de secours.” fis-je, froidement et pour couper court.
Je venais de faire mon jugement sur Anderson et j'ai bien peur que ce dernier ne lui soit pas favorable.

Alors, je croisais les mains devant moi, passant d'une conversation à une autre comme un simple battement de cils.
• “Que puis-je faire pour vous, Miss Anderson ? J'imagine que la raison de votre présence -à l'origine- ne consistait pas à me servir de réveil-matin...” demandais-je, plus poliment. D'un clic, je savais mon rapport inachevé et mis l'écran en veille afin que Kara ne puisse pas regarder par-dessus mon épaule.

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Ven 19 Oct - 23:11

LE TEMPS EST

LE MÉDECIN DE L'ÂME

Ingrid & Kara


Bon la jeune femme ne manquait pas de tact. Cela faisait maintenant depuis des années qu’elle était là. Elle avait perdu des amis à cause de cet hybride génétique… Un monstre créait par l’homme. Après tout, elle avait bien compris en travaillant là qu’elle devait s’habituer à être le canari fasse à un chat. Cela était une vérité sans faille. Elle sentait dans sa posture et dans son comportement qu’elle se refermait. Elle avait fini si facilement dans un lit d’hôpital à cause d’un stégosaure. La mort avait toujours été sous ses yeux depuis le début de sa carrière de médecin. Comme disait Einstein, tout était une question de relativité. Kara savait ce que c’était le désespoir, La terreur de ne pas se sentir en sécurité et les cauchemars qui rendait vit à vos pires craintes. Le cerveau humain était vraiment fascinant. Elle regardait la cheffe de sécurité. Vu la réponse de celle-ci. Elle prit une chaise pour la mettre à côté d’elle. Elle ne lâcherait pas l’affaire. Il fallait bien affronter des fois les craintes des personnes, voir le deuil. Ses collègues s’inquiétaient. Sa mine n’était pas des plus éclatante. Elle s’assit sur la chaise en croisant les jambes.

«  Je suis venue à la base pour les trousses de secours et la vérification du matériel médical. Mais maintenant que je vous vois. Je vais juste prendre un peu de temps avec vous. » Répondit-elle avec une voix douce et posée.

Elle la regardait pour essayer de comprendre ce qu’il se passait. Elle ne voulait pas passer en dessus de ces supérieurs. En faite, si, elle était quand même un médecin et son but étaient de prendre soin de l’équipe de Jurassic World pour qu’il soit performant sur le terrain et dans leur tête.

« Je tenais juste à vous dire que je ne suis pas votre ennemie. Je sais que vous évitez le poste de secours. Je suis au courant de ce qu’il s’est passé avec la mission et votre rôle dedans. Certain soldat en guerre peut avoir de traumatisme suite à cela. J’ai déjà été à votre place lors de l’incident. J’ai perdu des collègues. La vie est fragile ici. Je veux juste vous dire en toute vérité que vous avez sale mine. Vos collègues s’inquiètent. Le fait de vous retrouver devant votre bureau confirme que vous devez surement compenser avec le travail et ainsi vous isoler des gens. » Elle marqua une pause. « Si vous avez besoin d’une amie pour parler, je suis là. Je sais que cela n’est pas facile et je suis vraiment désolée de ce qui vous êtes arrivés. » Termina-t-elle.

Au moins, elle avait dit tout ce qu’il y avait à savoir. En aucun cas, elle ne voulait comparer son expérience à la sienne. La doctoresse savait qu’une expérience comme celle-ci pouvait briser plus d’une personne, même les plus dures. Kara avait déjà vécu ce moment. Cela n’avait pas toujours été beau et joli dans sa vie. L’humour était son échappatoire. Elle avait décidé d’être un papillon. La vie était si éphémère. Kara savait qu’elle s’arrêterait un jour. Le tout était de savoir comment. En attendant, elle avait fait un serment pour aider son prochain, un serment qu’elle tiendrait parole.



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Sam 3 Nov - 15:09

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C'est ainsi que je la vis prendre une chaise pour mieux s'installer près de moi.
Je plissais les yeux, suspicieuse. Pour quelqu'un qui ne faisait que vérifier le matériel, il semblait ahurissant de la voir débarquer en m'apportant du café. C'était sûrement prémédité et du coup, cela lui retirait en crédibilité.
Puis, elle me dit vouloir passer du temps avec moi. Mais qu'est-ce qu'il y a, je parlais une langue étrangère ? N'avais-je pas été suffisamment claire quand je disais ne pas vouloir discuter ? Ou alors, elle se moquait de moi. Oui, ce devait être ça : Anderson se payait ma tête. Après tout c'était peut-être une aubaine pour elle d'avoir été l'une des seules à me voir au réveil. Je répondis par un grognement peu encourageant.
Cette femme avait un problème, ou alors je devais avoir quelque chose de fascinant pour qu'elle s'incruste de la sorte. Je me sentais observée, détaillée dans les moindres détails et cela avait quelque chose de déroutant qui me mettait mal à l'aise. Peut-être étais-je trop polie ou simplement trop éreintée pour l'envoyer balader proprement mais quoiqu'il en soit, je la laissais prendre ses aises et transformer mon bureau en salon de thé. Etant donné que je n'avais nullement l'intention de quitter l'endroit, il faudra bien que ce soit elle qui parte en premier.

Comme elle me fixait toujours, j'adoptais la technique de me concentrer sur autre chose pour à tout prix ne pas croiser son regard. Alors, la tasse fumante devint subitement mon principal centre d’intérêt, et je me perdit un instant dans ses volutes en espérant que la médecin décampe par manque d'attention de ma part.
Malheureusement pour moi, elle en avait décidé autrement et se lança dans un discours de Mère-Thérésa. Voilà que maintenant, j'avais droit à une thérapie gratuite ! Quelle chance avais-je là ! Je l'écoutais cependant, il faut croire que je n'avais plus que ça à faire et puis d'une certaine façon, elle avait tout de même fait la démarche de venir jusqu'à moi. Je soupirais quant à son discours et je mis la tête dans les mains en fermant les yeux de lassitude. J'avais esquivé Higgins, la psychologue pour cette raison, j'avais esquivé l'équipe médicale au complet pour cette raison, je m'étais fortement disputée avec Blake pour cette raison. Que pensait-elle, qu'en rajouter une couche supplémentaire allait peut-être fonctionner cette fois ? A force d'enfoncer le clou, le mur se briserait peut-être ?

• “Ecoutez Miss Anderson, Kara...Je vous remercie pour ce que vous essayez de faire et je ne voudrais pas vous sembler impolie. Mais je vous assure que je vais bien et qu'il ne s'agit là que d'une fatigue passagère, rien d'inquiétant en somme. Tout ira bien, c'est juste que tout ceci est encore très récent et que cette nouvelle a affecté le service tout entier.” mentis-je. Je désignais les monticules de papiers qui s'étendaient devant  moi d'un geste de la main. “Il y a de toutes les façons, des choses beaucoup plus importantes à faire et s’apitoyer sur son sort n'en fait pas partie.”
Enfin, je relevais la tête pour la regarder et je pinçais les lèvres. Elle était gentille et avait un bon fond mais je n'étais pas quelqu'un qui se livrait si facilement. Pour ce faire, il en faudrait plus...beaucoup plus.
• “Si vous cherchiez les trousses médicales, elles se trouvent de ce côté.”

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Dim 4 Nov - 21:06

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Ingrid & Kara


Kara n’était pas du genre à abandonner ou encore à aller plus loin dans les discussions. Cependant, elle savait qu’elle devait pousser pour arriver à ses fins. Elle n’attendait pas à ce qu’elle lui raconte tous ces états d’âmes. Elle n’attendait pas d’elle à ce qu’elle appelle de l’aide. Pourtant, elle était passé par là aussi. Elle avait perdu aussi tous ces amis durant l’attaque avec indominus rex. C’était pour cela qu’elle n’était pas revenue dans la sécurité. En regardant, cet endroit, elle savait pertinemment qu’elle ne reverrait plus ces amis. Ses souvenirs contre les ptérodactyles n’était pas non plus quelque chose qui lui faisait du bien. Les soldats étaient doués pour ranger dans un coin une chose qui pouvait les traumatiser. Elle écouta Ingrid parler sans bouger d’un poil de sa chaise. Elle pouvait faire tout ce qu’elle voulait. Kara n’était pas là pour la nuire et encore moins pour son mal. Tant que Kara n’avait pas la vérité, elle n’allait pas partir. Son sourire fut plus doux et plus compatissant. Elle ne se ferma pas, regardant le tas de feuille qu’elle lui indiquait. Puis, son regard ne lâcha pas le sien. Comment devait-elle procéder ? De manière calme ou forte ? Elle savait qu’elle n’allait pas la braquer. Cela ne servirait à rien. Être calme, cela était peut-être trop passive. Kara réfléchissait un instant avant de lui répondre simplement.

« Je vais voir cela. Merci. »
répondit-elle simplement.

Elle se leva pour aller prendre la trousse en prenant le temps de ranger la chaise. Il fallait lui laisser le temps de procéder aux mensonges qu’elle venait de lui confier et lui faire croire qu’elle avait lâcher prise. Kara allait chercher la trousse durant son voyage. Elle ne put résister de « papoter ».

« Vous savez. Je ne suis pas psychiatre. En tout cas, je n’ai pas été engagé dans ce rôle-là. Contrairement à mon confrère qui attends votre venue. Je peux toujours trouver un arrangement avec lui et prendre votre dossier. » reprit-elle sans la regarder et prenant la trousse de secours pour la mettre sur un bureau non loin d’où elle se trouvait. Cela lui permit de continuer sur la même lancer. « Je sais que vous n’avez pas que de simples fatigues passagères. » finit-elle en la regardant droit dans les yeux en lui acquiesçant un sourire des plus simples. Elle soupira légèrement avant de reprendre en la regardant toujours. « Vous pouvez simplement me dire la vérité et me dire à quel point cela est grave. Je vous promets de vous ennuyer le moins possible et devenir même votre amie. Le mensonge va vous mener nulle part. » Elle reprit plus doucement. « Vous avez eu un mécanisme de défense très excessif. La prise ninja que vous m’avez fait. Je dirais que vous faisiez un cauchemar qui vous empêche de dormir pour la plupart du temps. Donc je veux juste savoir sincèrement si cela va et comment je peux vous aider ? Vous donnez un temps de repos et vous donner des médicaments que vous ne prendrez pas. Cela ne sert à rien du tout. Et je ne suis pas ce genre de médecin. » Kara reprit à la fin de sa phrase le contrôle de la trousse de secours. Tout était en ordre et bien ranger. Elle vérifiait les dates et l’état de la trousse. Cela lui laisserait le temps d’emmagasiner le flux d’informations qu’elle venait de lui donner.




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Lun 5 Nov - 16:45

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Aucune de nous ne semblait vouloir baisser les yeux, mais à ce jeu-là, il n'était pas aisé de me faire de la concurrence. Mon regard azur avait tiré à bout portant plus d'une fois déjà. Finalement elle plia, acquiesça, et alla effectivement à la trousse de secours. Enfin un peu de tranquillité, vas-donc voir ailleurs si j'y suis...besoin d'une amie, non mais vraiment ! Quel âge pensait-elle que j'avais ? Nous n'étions plus dans la cours de récréation et j'étais diplômée depuis assez longtemps pour savoir m'en sortir dans la vie.
Elle s'était mise sur le côté et s'affairait à examiner la caisse de soins. Pour ma part, je fis comme si elle n'était plus là, l’occultant complètement pour rouvrir mon ordinateur et tenter de poursuivre péniblement le travail que j'avais laissé en suspens cette nuit. Mais visiblement, il était plus facile de bercer un raptor que de dire à Anderson de se taire...aussi, je ne pus m'empêcher de fermer les yeux en soupirant et de laisser mes mains retomber sur le clavier lorsque cette dernière reprit la parole.  Cette femme était pire qu'un émetteur longue-distance lorsqu'il s'agissait de vous coller à la peau !
Je sentais ma patience fondre comme neige au soleil et je n'étais pas vraiment d'humeur à mettre de l'eau dans mon vin. Ne voyait-elle pas qu'elle m'ennuyait profondément ? Elle m'ennuyait parce qu'au fond, je savais qu'elle avait raison mais j'étais trop fière pour admettre qu'une aide pouvait être la bienvenue.

• “Visiblement, je n'ai pas été assez claire. Je n'ai pas besoin de votre aide, c'est mal me connaître que de me prendre pour une assistée.” décrétais-je, sévèrement. Je fis une pause, cherchant mes mots pour ne pas être trop brutale dans mes paroles car pour quelqu'un qui disait promettre de ne pas m’ennuyer, c'était raté. Le fait était que j'étais à bout de nerfs et que je peinas à me contrôler. Je perdais régulièrement mon sang-froid ces temps-ci, Blake pouvait en témoigner car notre dernier échange s'était terminé par de la vaisselle cassée. Au sens propre du terme. “Je ne suis pas malade et j'ai peine à croire que votre principale préoccupation soit la qualité de mon sommeil. N'y a-t-il donc aucun autre patient sur cette île ?”
J'étais au comble de l'exaspération. J'avais bien entendu toutes ses remarques mais je n'étais pas prête à en parler, c'était trop frais trop...douloureux. Non, je n'avais d'autre choix que de la renvoyer car je ne voulais pas m'exposer. Powell ne s'exposait jamais. Je devais rester le pilier inflexible...pour l'équipe. Kara vérifiait toujours le contenu médicamenteux mais je savais qu'elle me prêtait une oreille attentive.

• “Pour tout vous dire, la seule façon d'aider serait de nous ramener Jason Brown et cela, je crois que c'est au-dessus de vos compétences n'est-ce pas ? Alors pour l'heure, j'ai juste besoin de solitude.” fis-je d'une voix faible, en terminant presque dans un murmure. Je soupirais une nouvelle fois avant de me pencher sur l'écran, sourde aux protestations de mon corps.

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Lun 5 Nov - 17:56

LE TEMPS EST

LE MÉDECIN DE L'ÂME

Ingrid & Kara


Effectivement, son oreille était des plus attentive. Ingrid réagit comme elle l’avait prédit. Kara n’allait en rien lâcher l’affaire. Après tout, on avait été là pour elle la première fois qu’elle avait perdu un ami avec une balle entre les deux yeux. Des années de médecines gâchaient avec une balle. Une fraction de seconde suffisait. Il suffisait d’appuyer la détente. Le sort était lancé. C’était aussi simple que ça. Ici, on était retourné dans la préhistoire de l’humanité. Il fallait obéir à notre instinct pour survivre. Un dinosaure répondait à un besoin animal : Chasser, Manger et se reproduire. Owen s’était pas un jour gêné de lui dire quand elle était nouvelle. Une mère défendait son enfant. C’était simplement ça avec les dinosaures. Les raptors, c’étaient encore autre chose. Elle avait eu de la chance de ne pas les fréquenter. Il chassait pour le plaisir. Ils étaient des machines à tuer. Si vous aviez un devant vous, c’était juste un l’heure pour le deuxième qui viendrait de côté vous ouvrir le ventre. Extrêmement malin. C’était la seule pensée pour laquelle tout le monde de cette île pourrait se mettre d’accord sur des raptors : des tueurs nés. Son regard ne léchait pas la trousse pendant que Powell l’envoyait sur les roses. Elle attendit qu’elle finisse de parler et qu’elle se calme. C’était normal d’être à cran. Cependant, c’était pour cela que Kara s’inquiétait. Être dans un état pareil, cela pouvait détruire même les plus braves personnes dans ce monde.

« Malheureusement, je ne suis pas Dieu. Je ne peux pas le ramener à la vie et effacer de vos souvenirs ce qu’il s’est passé. » Répondit-elle avec douceur.

Cela ne servait à rien de crier ou encore de lui rentrer dedans. Après tout, cela la mettrait encore plus sur la défensive. Kara savait qu’elle ne quitterait pas cette pièce avant que la conversation fût finie. Il le fallait. Elle le savait au plus profond d’elle. Si elle ne faisait rien, elle n’irait pas voir le psychiatre. Cela deviendrait compliqué pour elle. Apprendre à gérer un sentiment pareil, c’était cela qui fallait faire dans un premier temps. Kara la regarda un instant avant de prendre l’objet suivant et l’examinait.

« Je comprends que vous soyez à bout de nerfs. J’ai été soldat. J’ai toujours rempli les missions qui m’ont été données. Je ne vous ai jamais pris pour une assistée et encore moins par une personne malade. » Reprit-elle dans la même douceur et calme.

Elle la regarda à nouveau tout en lui souriant simplement. Le sourire était des fois le meilleur des remèdes. Kara avait au moins le don de pouvoir sourire simplement et sans que cela soit pris d’une manière hypocrite ou encore de manière à être hautain. Cela n’était en rien le caractère de la jeune femme.

« Je veux juste vous poser une question… Une simple question. Est-ce que vous faîtes des cauchemars par rapport à la mort de Jason Brown ? Je souhaite juste la vérité. Je vois que cela vous tend énormément et que vous dormez mal. Votre équipe est inquiète pour vous. Vous réfugiez dans votre travail n’est pas la solution. Donc je souhaite juste la vérité. » Finit-elle par parler.

C’était simple si elle mentait. Kara devrait mettre ça sur son caractère. Si elle disait la vérité, cela l’aiderait à déjà aller de l’avant. Il fallait accepter les évènements dans un premier temps et savoir qu’on ne pouvait pas sauver tout le monde. La vie est précieuse. C’était aussi simple que cela. Kara ne laisserait pas tomber le cas qu’elle avait devant elle.




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Ven 23 Nov - 13:04

• Presque une année après l'arrivée d'Ingrid •
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Kara Anderson & Ingrid Powell

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Evidemment qu'elle ne pouvait le faire revenir, personne n'en était capable. Ce n'était d'ailleurs pas une question dans le sens où je n'avais pas besoin de commentaire. Sur cette île, on ramenait les dinosaures à la vie, pas la chair à canon que nous étions.
Une partie de moi aurait effectivement souhaité retirer ces récents événements de mon souvenir : c'était la facilité et nous pourrions tous reprendre le cours des choses, là où nous l'avions laissé. Mais cela aurait été faire affront à sa mémoire et ce n'était pas digne de l’héritage qu'il aurait voulu léguer à son équipe. Brown n'aimait pas les faibles, les lâches...

Je décidais de ne pas répondre, pour éviter que la conversation ne s'éternise davantage. J'avais bon espoir qu'à force de parer seule, Anderson finisse par renoncer et qu'elle me laisserait en paix. Elle pouvait toujours tenter le coup, mais elle n'obtiendrait rien de plus que si elle choisissait de s'adresser à l'armoire derrière elle. Cela en dissuaderait plus d'un, n'est-ce pas ?
Elle jacassait encore, et je me remis au travail ne l'écoutant plus que d'une oreille. Puisqu'elle ne savait pas disserter lorsque sa présence devenait un fardeau, il me fallait employer les grands moyens et lui forcer un peu la main. J'avais ce petit rictus lorsqu'elle se venta de son ancien statut de soldat et lorsqu'elle affirma qu'elle n'avait jamais failli à une mission. Pourquoi me disait-elle cela ? Pour que je la congratule ? Pour me faire remarquer que MOI je venais d'échouer ? Que je ne savais pas faire mon travail ? Qu'un médecin pouvait aisément prendre ma place sur l'île ?
Je crois que j'étais en train d'halluciner, comme disent les jeunes. C'est ça, j'étais en pleine démence. J'essayais d'imaginer Anderson ou même Gatling devant la Raptor et définitivement non, cela ne pouvait être envisageable.

Je pinçais toujours les lèvres sans dire un mot. Mes doigts pianotaient sur le clavier dans un concert de cliquetis. Les mots s'ajustaient doucement, mais je me rendis compte que je martyrisait légèrement les touches, bien malgré moi. Je voyais son sourire à la dérobée, ce rictus ineffaçable qu'elle continuait de me donner en pensait que cela m'aiderait à me confier. Je n'étais plus un petit enfant à qui il suffisait de faire une risette pour que tout s'arrange !

• “J'ignorais que j'avais des comptes à rendre au Marchand de sable.” dis-je avec brusquerie. Elle se prenait pour Freud ou quoi ? Personne n'analyserait mes rêves, personnes. Encore moins une nouvelle connaissance comme l'était cette Anderson, aussi sympathique essayait-elle de se faire voir. C'était personnel, c'était intime. Je laissais le silence s'installer. Mais voyant que cela ne suffisait pas à faire partir la sangsue, j'ajoutais : “Vous ne laisserez pas tomber, n'est-ce pas ? Et...quand bien même ces cauchemars seraient exacts, je n'ai pas envie d'en parler.” décrétais-je en fixant délibérément l'écran et en resserrant mes bras autour de moi.


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Sam 24 Nov - 23:55

LE TEMPS EST

LE MÉDECIN DE L'ÂME

Ingrid & Kara


Des fois, cela n’était pas simple d’avoir les aveux des patients. Surtout quand il y avait eu un traumatisme… Il fallait que la personne avoue pour se rendre compte qu’il y avait quelques choses qui clochaient. Des fois, ces mêmes personnes simulaient et garder la blessure jusqu’à exploser sans que personne se soit rendu compte de quelques choses. Il fallait juste un peu de temps pour que la blessure se referme. Kara se rendit compte que Powell était dans un état second. Elle l’avait réveillé et avait subi un assaut en mode ninja de sa part. Les armes d’auto-défense de la demoiselle avaient été baissées. Ensuite, elle lui mentait. Crache le morceau Powell ! Vide au moins une fois ton sac et on en parlera plus. C’était une chose plus facile à dire qu’à faire. Elle était têtue tout comme elle. Kara savait et était passé dans le même stade qu’elle. Elle avait perdu tellement d’amis durant le premier parc. Elle s’était vaccinée et encore… Elle suivait Claire Dearing comme personne. C’était une des rares personnes qui savait faire en sorte que tout roule correctement pour la sécurité. C’était juste stupide d’avoir voulu voir plus grand et une créature avec plus de dents pour vous croquer. Donner des cauchemars aux enfants et aux parents était la pire idée qu’elle ait eue. Son regard ne lâchait pas Powell. Peut-être qu’elle avouerait enfin quelques choses… Devait-elle la laisser seule ? Cela ne servait à rien de pousser une personne. Cela ne conduirait qu’à la mettre à dos. Ce n’était pas le but non plus. Il fallait juste une chose pour voir si cela faisait effet. Kara savait que c’était sur le sujet de Brown. Morte récente due par un vélociraptor… C’était de sacrées vermines. Quand elle lui répondit enfin, cela la fit rire. Elle se retenait de rire. C’était vrai que le marchand de sable avait une sacrée quantité de poudre à distribuer à nouveau. Ne pas assez dormir, ce n’était quand même pas bon et créer des erreurs idiotes. Quand elle finit par lui poser la question, elle fit un signe de tête négativement. Elle n’était pas du genre à laisser tomber.

« Ce n’est pas mon genre de laisser tomber. »


C’était vrai. Kara s’était toujours battue pour les autres et qu’il se remette de n’importe quelle blessure. Elle ne pensait rarement à elle. Et quand elle le faisait, c’était avec un cocktail et un bon touriste pour la nuit. C’était simple efficace et sans engagement. Elle avait des personnes qui étaient là. Elle se suffisait toujours du minimum.

« Je sais que je vous agace.. un peu. Cela n’est pas mon but. Je souhaite juste savoir si vous allez bien. Vous me mentez… Un peu beaucoup… Vous m’avez plaqué suite à un cauchemar. Vous m’avez parlé de Brown. Et vous avez des cauchemars. Vos collègues sont inquiets pour vous. Je ne suis pas une ennemie. Le seul conseil que je puisse vous donner, c’est de prendre un peu de temps pour vous et vous occuper de quelques choses qui sont importantes à vos yeux. Le temps de pouvoir respirer et de panser cette plaie qui est encore ouvert. La fatigue baisse notre taux de production de travail et fait en sorte qu’on est moins attentif. On fait plus d’erreurs en ne dormant pas correctement.»

Elle était toujours devant sa trousse de secours dans un bureau en face du sien. Elle ne bougeait plus de peur d’envenimer ou encore de perdre la seule forme de conversation qui allait dans le bon sens. Elle avait avoué avoir des cauchemars. C’était une autre aiguille dans une botte de foin. Elle ne savait pas combien elle allait encore en trouver, mais si cela pouvait déjà aider. Ce n’était pas mal. Kara se demandait si elle avait des enfants, mais elle pourrait toujours essayer de jouer cette carte… Pour l’instant, ce n’était pas le bon moment. Le domptage de Powell était en cours. Un redressement pour qu’elle puisse dormir et se confier à quelqu’un. Il fallait mieux en rire pour l’instant et s’armer de patience.




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Sam 1 Déc - 1:40

• Presque une année après l'arrivée d'Ingrid •
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Kara Anderson & Ingrid Powell

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Pour ma part j'avais eu la chance de bénéficier d'une éducation des plus honorable, comme beaucoup d'entre nous j'imagine. Beaucoup...mais pas Kara Anderson. Ou alors elle en avait reçu une mais elle choisissait d'en faire fit, ce qui relevait alors plus de la malhonnêteté. D'une manière générale, lorsqu'un interlocuteur déclare ne pas avoir envie d'entretenir une conversation -voire même de vous adresser la parole- vous réagissez en conséquence et le laissez tranquille. Sans insister lourdement. Sans vous imposer. C'est ce que les gens censés et bien éduqués font. Mais pas Kara Anderson.
Cette jeune femme c'était comme un aimant, plus j'essayais d'inverser le magnétisme pour la repousser et plus elle s'accrochait à moi. Mais que lui avais-je donc fait pour mériter ça ?

Je regardais les paragraphes de mon écran, bien décidée à éviter ce regard que je sentais poser sur moi seconde après seconde. Dans d'autres circonstances, cela m'aurait même mis mal à l'aise. C'est vrai, j'étais rarement détaillée ainsi !
Sans doute espérait-elle que je craque, mais je n'allais pas lui faciliter la tâche...ah ça non !

Elle me confirma qu'elle n’abandonnerait pas et je levais volontairement les yeux au ciel, loin d'être enchantée par la nouvelle. Je ne pus m'empêcher de penser que si sa seule passion était de tarauder ainsi ses patients -et ses non-patients d'ailleurs car je ne me désignais pas comme tel- il ne valait mieux pas découvrir quel serait son comportement en mission. Sans doute aurais-je d'autres rapports à rédiger. En tout cas, elle semblait avoir un problème avec l'autorité, même si hiérarchiquement je n'étais pas au-dessus. Je comptais uniquement sur le privilège de l'âge.
La médecin commença son discours par "Je sais que je vous agace...un peu." Un peu ? UN PEU ? Elle pouvait remercier ton taux de fatigue élevé, car en d'autres occasion, elle aurait déjà été mise à la porte avec sa maudite trousse encore dans les mains. Puis, elle rembobina sa cassette et me joua encore la carte de "on s'inquiète pour vous, nia-nia" "je ne suis pas une ennemie.." : je ne dormais pas bien c'était un fait, mais je pense qu'en l'écoutant encore davantage je pourrai véritablement tomber dans les bras de Morphée.

Finalement, elle m'administra son sermon de médecin, suivi de ses conseils pour arranger ma situation. Je la laissais terminer en hochant doucement la tête, puis d'un geste étrangement rapide pour mon état, je fermais mon pc et le mis sous le bras avant de me lever. Je remarquais alors les deux tasses de café qu'elle avait apporté et me dit qu'heureusement qu'elle ne m'avait pas invité à boire car il aurait été possible qu'elle y ait mis une substance pas très orthodoxe pour me rendre plus docile.
Je frottais mes yeux rouge de fatigue et pris le chemin de la sortie :

• “Vous avez raison. Je vais prendre un peu de temps, rentrer chez moi et m'occuper des choses qui sont importantes, à savoir mon travail. Si tant est que je puisse disposer d'un peu de calme et de tranquillité là-bas.” fis-je en guise de remontrance. Elle ne voulait pas partir ? Grand bien lui fasse, j'allais m'en charger à sa place ! J'allais finir ce rapport, avec ou sans son consentement. Au moment d'arriver devant la porte je fis cependant demi-tour et me plantais devant elle. Je ne le dépassais que de quelques centimètres mais cela était suffisant pour la toiser légèrement :“J'ai moi aussi un conseil à vous donner, Miss Anderson : à l'avenir, évitez de dénigrer ma productivité au travail et d'insinuer que je ne remplis pas convenablement les tâches qui me sont confiées.” Il y avais beaucoup de choses pour lesquelles je n'étais pas au point dans ma vie : dans le domaine privé et dans le domaine familial notamment. Ce n'était pas nouveau et j'étais bien au courant de ces lacunes. Mais pour tout ce qui touchait à ma mission, j'estimais remplir les critères qui m'étaient imposés et je ne permettais pas qu'une médecin se pointe au petit matin et s'octroie le droit d'en décider autrement. Tout ça parce qu'elle m'avait surprise en train de 'faire une pause'.

Je lui tournais le dos et quittais la pièce. Est-ce qu'elle me suivait ? Peut-être bien. Je n'en avais aucune idée tant j'étais obnubilée par mes problèmes. Il y avait le rapport sur lequel je pourrais me pencher pour de bon. Et lorsque je l'aurai fini, je pourrais faire une multitude de choses utiles, comme par exemple m’apitoyer sur mon dossier d'adoption encore rejeté, ou repenser à ma dispute avec Blake, ou songer à Mora qui était encore au poste de secours. Cela aussi j'allais devoir le mentionner dans le rapport. Et lorsque j'aurai recorrigé mon rapport j'allais pouvoir penser à beaucoup d'autres choses plus utiles encore...Blake...l'adoption...Brown...Comme quoi, il n'y avait pas de place pour une discussion avec un médecin un peu trop zélée. N'ais-je pas raison ?

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Dim 9 Déc - 18:28

LE TEMPS EST

LE MÉDECIN DE L'ÂME

Ingrid & Kara



Bon déjà pour tout le monde, Kara avait réussi à devenir Colonel au grand désarroi de ses chefs. Elle respectait l’autorité et la hiérarchie directe. Elle s’était fait beaucoup punir pour non-respect à l’autorité. Cependant, elle ne lâchait jamais ses collègues. C’était toujours elle qui pouvait partir tête baissée pour ne pas abandonner un homme sur le terrain. Un grand dirigeant savait des fois détourner l’autorité intelligemment. C’était ce que son père lui avait dit une fois. Depuis, elle le faisait souvent. Kara avait envie de gratter plus sur la carapace de l’agent Ingrid Powell. Elle savait qu’elle trouverait quelque chose et qu’elle pourrait l’aider. Elle lui fit son petit discours pour lui dire qu’elle savait qu’elle l’agaçait un peu. Sa réaction fut ce qu’elle recherchait. Si Powell pouvait tomber dans les bras de Morphée en l’écoutant ! Kara se porterait volontaire pour la border chaque soir. Et oui, elle vous a l’œil maintenant. Le regard de son interlocuteur sur le café lui donna conscience qu’elle les avait complètement oubliés. Oups. Puis, Powell était en train de partir en lui donnant raison. Ce n’était pas vrai ? Il lui fallut un moment avant de la suivre. Quand elle la vit, elle ne put résister à dire avec le plus grand calme.

« Bordel de merde, je sais où vous travaillez vous croyez que me fuir cela va arranger une situation que vous envenimez encore plus toute seule. Je vais encore le dire une fois Powell. Je ne mets pas en doute votre compétence de travail et encore moins tout ce que vous faites. J’essaie juste de vous aider. Vous croyez que n’importe qui plaque une personne qui pose simplement une main sur votre épaule. Des personnes sont venues me dire qu’ils sont inquiets pour vous. J’estime qu’on est une famille sur cette île ! Je peux vous aider que ce soit administrativement ou encore pour vous soulager. Des fois juste parlées, cela fait du bien de vider son sac. Vous êtes un cas. Désolée de le dire comme ça. Mais ne vous obligent à vous éloigner des gens. »

Elle avait envie de partir de la laisse. Cependant, cela ne servirait à rien. Hausser la voix, non plus, elle restait calme. La tête haute, il ne fallait pas être faible ou baisser la tête. Elle ne put s’empêcher.

« Je suis là pour vous Powell. Je ne veux pas que vous vous retrouviez toute seule. Vous comprenez cela. Vous m’avez menti au lieu de me dire directement la vérité. Vous vous cachez et cela ne vous libéra pas de la mort de Brown. Vous êtes dans un parc. Il y a des accidents. Il ne sera pas le premier et ni le dernier. Si je peux vous aider, dites-le-moi. Je ferais le nécessaire pour vous. »

Peut-être en disant les faits, Powell allait réagir ? Kara se préparait à sa réponse.
 



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