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Unexpected friendships are the best ones || Alexane MacKenzy & Owen Grady

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Invité
Dim 16 Oct - 20:00
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Unexpected Friendships Are The Best Ones 
Alexane MacKenzy & Owen Grady




Vous savez ce qu’il y a de plus particulier dans ce monde ? On fait face à trois sortes de gens, ceux qui vous déballent leurs misères, leur vie et dont vous vous contre-foutez, vous vous en fichez et ils se fichent à leur tour que vous les écoutiez ou non, ils déballent leurs bobos et souvenirs comme si cela allait forcément vous changer quelque chose, vous donner une leçon de courage ou encore faire naître de l’admiration et pourtant, ce récit de survie vous évoque juste une banalité commune a beaucoup d’autres vies, vous n’en êtes cependant pas amusé, juste détaché, votre propre vécu, celui de vos proches vous a rendu froid à la compassion pour les inconnus.

Viennent ensuite ceux qui ont tout vécu, perdu dix tatas Monique, savent tout faire et qui vous serviront des moments de survie tels qu’on pourrait les prendre pour des demi-dieux tellement ils reviennent de loin ou encore tellement ils sont épatant, pourtant quand on gratte la croûte, la surface, on réaliste que dessous il n’y a rien que Mac Giver et une majorette de bac à sable. Et enfin viennent les casse pieds, les plus chiants de tous, ceux qui comptent pour vous, ceux pour qui vous décrocheriez la lune, ceux qui vous ont fait verser des larmes, qui ont leur nom gravé en vous et qui ne sont pas foutus de répondre à la moindre question, qui vous regardent avec tant de tendresse ou de détresse qu’ils vous désarment, vous tentez alors une approche et vous faites face en une seconde entière à une personne totalement différente, froide, fermée ou au regard éteint, à l’expression anéantie ou dure comme une de ces statues de marbre qui vous détaille et vous fait froid dans le dos. Charlie, Owen ou encore Jaz sont de ses casses pieds royaux qui ne vous serviront que des banalités sans fondement et ne vous diront pas comment ils vont ou encore quoi que ce soit de leur foutu passé qui les a rendus aussi insupportables que des belettes en rut dans un champ de poils à gratter…

Mais Owen lui était un de ces chieurs impossibles à vraiment classifier dans mon petit classement, il comprenait trop de points contradictoires et pire, avec le temps cette bourrique avait fini par compter autant qu’un membre de ma famille. Je ne le réalisai que là en le détaillant avec sa connerie sur l’épaule, en réalisant que sur toute l’île aux monstres pas toujours mignons, je n’avais pris le temps de venir voir que lui, j’avais même pris la peine de faire de la bonne veille mécanique pour cela. Lui avouerais-je un jour à quel point il comptait dans mon petit monde ? J’en doute, je n’ai jamais vraiment su garder autour de moi les gens importants, je n’ai jamais su leur dire un simple je tiens à toi. Non au lieu de cela je réalisais l’inverse, je m’enfuyais en courant par peur de voir leur perte frapper à ma porte, de voir dans leurs yeux une lueur de déception.

J’eus un frisson en réalisant que toute ma vie était faite de ce genre de contradictions débiles, je pouvais me coller face à un carnivore près à manger n’importe qui, pire j’étais capable de tout pour une personne importante, mais totalement paralysée quand il s’agissait de leur vouer leur importance et une lâche finie en imaginant que jamais aucun ne tiendrait à moi comme moi je tenais à eux, j’avais d’ailleurs pris de nombreux vols pour une destination lointaine, armée du sentiment que je rendais simplement service à mon entourage en ne me trouvant plus là sous leurs nez à leur faire faire des nuits blanches à l’idée que je me sois encore perdue dans une aventure des plus dangereuses pour ma peau.

Silencieuse au possible je l’écoutais, plantant mes iris sur lui qui rentrait dans son logement incertain de mes préférences en matière de protection, un bref sourire sur mes traits je me mis à détailler une nouvelle fois le décor et rivai finalement mes yeux sur ma bouteille qui balançait comme un navire pris dans la tourmente.

« Le maître-chien ? Il se pourrait que son dossier soit passé devant mes yeux et que l'on se soit déjà croisé. »

Ok je n’en tirerai pas grand-chose, en même temps, je connaissais bien Owen et sa discrétion en matière de dossier, mais j’étais sure aussi que si danger il y avait ma simple question donnerait un avertissement du genre, tiens-toi bien.

« Pourquoi cet intérêt, tu as succombé aux charmes canins ? Dois-je être jaloux ? »

Me relevant d’un bon je posai ma bouteille pour venir mettre la table avec lui, poussant au centre de la table la lampe à huile.

« Jamais personne ne remplacera le fantasme que je me fais de t’avoir à moi nu dans une rivière voyons, non je m’interrogeais simplement sur lui, car depuis la visite médicale, j’ai la sensation de le croiser partout, pire quand je le croise pas c’est son chien qui vient me cherchais. Et tu imagines bien que je ne vais pas en parler à mon cousin, il serait le premier à me marier et limite à me pousser à rencontrer ce type. »

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Lun 17 Oct - 0:35
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Unexpected friendships are the best ones

- Alexane MacKenzy & Owen Grady -


...
Très loin des considérations de son invitée, Owen orchestrait son petit rôle d'homme de maison. Prévoyant la suite du programme il amassa de quoi manger sans sombrer dans l'âge de pierre: assiettes et couverts atterrirent donc sur la table basse avant de garder quelques plats pour récupérer la viande qui ne tarderait pas à offrir le meilleur de ses qualités gustatives. Tout cela était effectué avec un air où planait un soupçon d'amusement car il n'y avait pas que l'odeur de grillade dans l'air, non il y avait aussi autre chose qui avait de quoi faire sourire notre homme qui s'intriguait de l'intérêt que la demoiselle manifestait pour un nouveau minois. Cherchant à confirmer son impression, Owen interrogea la miss sur la naissance d'une honteuse concurrence.

« Jamais personne ne remplacera le fantasme que je me fais de t’avoir à moi nu dans une rivière voyons, non je m’interrogeais simplement sur lui, car depuis la visite médicale, j’ai la sensation de le croiser partout, pire quand je le croise pas c’est son chien qui vient me chercher. Et tu imagines bien que je ne vais pas en parler à mon cousin, il serait le premier à me marier et limite à me pousser à rencontrer ce type. » Owen ne chercha même pas à retenir le rire qui s'échappait de ses lèvres. Il avait donc flairé juste et n'en était pas peu fier car ses connaissances en matière de psychologie féminine semblaient un peu rouillées actuellement.

« Parce que tu n'as rencontré que son chien ? » L’espace d'un instant il avait tenté d'imaginer Charlie en marieur et avait cessé le processus en ce disant que ce genre de job n'était guère pour lui, trop d'implication et de fanfreluche. Non il était mieux à rire et à retourner ses steaks, c'était plus dans ses cordes. Et d'ailleurs cette activité touchait à sa fin car son œil d'expert observait là les signes d'une cuisson parfaite. « Enfin je ne vois pas le problème, si tu penses encore à lui à huit heure du soir et que tu n'arrêtes pas de le croiser il suffit de lui parler. » Non parce que ce n'était pas la peine de tourner en rond dans la méfiance, du moins c'était son avis sans doute un peu trop masculin, loin des considérations féminines qui leur faisaient prendre des chemins de traverse. Et avec cette histoire il était l'heure de manger ! Décision qui secoua Owen qui s'employa à récupérer la première partie des grillades qu'il déposa sur son assiette avant de filer la déposer sur la table qui avait été ordonnée par les soins de la demoiselle. « Mademoiselle est servi. » Sourire satisfait de circonstance, Owen déposa sa précieuse cargaison avant de filer chercher le reste en changeant sa bouée d'épaule. Quelques instants plus tard il revenait avec la deuxième et dernière fournée qu'il déposa tout en ramenant le reste de sa bouteille avant de s'affaler sur son fauteuil pour observer le buffet qui se présentait. « Moi qui envisageait d'entamer un sac de cacahuètes rassis pour célébrer cette belle soirée... Tu as bien fait de venir. » Cette arrivée le faisait monter en gamme tout de même et il était bien loin de s'en plaindre. Au-delà de cela, il avait enfin la sensation de passer une soirée comme il se le devait, loin du clivage d'appartement qu'il vivait avec Claire et qui lui faisait passer des tête-à-tête avec la télévision.

   
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Invité
Lun 17 Oct - 4:57
Invité



Unexpected Friendships Are The Best Ones 
Alexane MacKenzy & Owen Grady




« Tu sais ce qu’il y a de bien avec toi Grady, c’est que pour toi tout semble se résumer à sa plus simple logique, sauf que si je sais éconduire les gros lourds, je n’ai jamais su avoir le type que je voudrais avoir, la preuve t'es avec Claire et j’ai jamais couché avec toi ailleurs que dans quelques rêves très animés… » Récupérant les couverts, j’avançai son assiette et la mienne des deux steaks et les glissai tour à tour dans chacune.

« Sans oublier que ce n’est pas que j’aime bien le chien autant que le maître, mais il mérite plus qu’un intérêt hormonal. » Sur ces mots, je poussai son assiette vers lui et me levai pour récupérer la bouteille restée à côté du grill et mon sac, plongeant ma main dans le fond pour en sortir un paquet bruyant sous mes doigts de chips barbecue.

« La viande, c’est bien, mais sans un peu de féculents, c’est triste ! » Lançais-je en reprenant place sur ma chaise. J’ouvris le paquet et en sortis une poignée que je plaçai à côté de ma viande, puis déposai le sac sur la table.

« Tu sais Grady, les animaux sont plus simples, ils n'attendent pas de toi un savoir-vivre que tu n’as pas ou une affection plus poussée, juste d’être là où il faut quand il le faut et virer de leur chant de vie quand c’est plus opportun. »

Plantant ma fourchette dans la viande, je me mis au découpage du premier morceau de viande le glissant dans ma bouche avec saveur et limite amoureusement, savourant chaque saveur de la préparation et du feu sur la viande. Plantant mon regard dans celui d’Owen, je levai le pouce en signe de top. Me laissant tomber sur le dos de mon assise.
Je restai un moment silencieux dégustant le morceau juteux sur ma langue et craquant sous mes dents et finalement me redressai.

« Puis je ne suis pas là pour ma propre reproduction, j’ai déjà tenté par le passé et la conclusion est que je suis nulle dans le rôle de la femelle amoureuse et compressive, je vais donc juste passer mon tour et me contenter de t’aider à retrouver une belle demoiselle dans ces montagnes, je suis sûre que toi aussi, l’idée de recroiser Blue avant les autres pour la tenir loin de tout ceci t’est passée dans le crâne, donc on fait ça comment ? » Je me mis à nouveau à découper mon morceau de viande, puis le laissai refroidir jouant avec une chips.

« En mode douceur, on les embrouille, ou en mode offensif, on leur dit d’aller se pondre d’autre raptors ? » Demandais-je pour clore le sujet de mes relations humaines et entrer dans le vif d’un sujet complexe qui nous tenait à cœur et encore plus à lui qu’à moi sur bien des points.



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Invité
Lun 17 Oct - 19:25
Invité
       
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- Alexane MacKenzy & Owen Grady -


...
De la viande, de la vrai, pas celle des plats en sauces qui couraient les menus dans le coin. Non il ne fallait pas grand-chose pour satisfaire notre homme qui avait plus d'affinité avec les plaisirs basiques plutôt que les brillants des sophistiqués. Enfin en deux années Claire avait laissé quelques marques en la matière, apportant probablement un peu plus de niveaux dans certains recoins, mais il demeurait homme à se satisfaire des grillades dont il se laissait servir une fois échoué sur son fauteuil.

« Tu sais ce qu’il y a de bien avec toi Grady, c’est que pour toi tout semble se résumer à sa plus simple logique, sauf que si je sais éconduire les gros lourds, je n’ai jamais su avoir le type que je voudrais avoir, la preuve t'es avec Claire et j’ai jamais couché avec toi ailleurs que dans quelques rêves très animés… » Owen fut perturbé dans son appréciation du geste de la miss, il faut dire qu'il avait besoin d'un peu plus d'attention pour savoir quelle était la teneur de ces propos qui l'intriguèrent aussi bien qu'ils l'amusèrent.

« Il ne fallait pas commencer par m'envoyer balader demoiselle. » Non parce que à l'origine il n'était pas contre assouvir ce prétendu fantasme et ce malgré le fait d'être fraichement envoyé plus loin. Maintenant, au-delà du fait qu'il était engagé et n'était pas homme à mettre à mal une telle chose, Alexane avait passé d'autres barrières qui rendraient peut-être la chose un peu... Étrange. Enfin dans tous les cas cette déclaration semblait amuser Owen qui jaugeait aussi de l'avancement de son service d'un regard.

« Sans oublier que ce n’est pas que j’aime bien le chien autant que le maître, mais il mérite plus qu’un intérêt hormonal. » Il fallait le dire, l'intérêt d'Owen vacilla franchement entre la discussion et son assiette qu'on lui réattribuai. Son sourire était toujours là mais il est vrai que son estomac l'appelait un peu trop franchement à goûter ce qui se présentait là alors que la miss se levait. « La viande, c’est bien, mais sans un peu de féculents, c’est triste ! » Et c'est ainsi que des chips vinrent parfaire le tableau tandis qu'Owen s'attaquait à la première découpe de steak. « Tu sais Grady, les animaux sont plus simples, ils n'attendent pas de toi un savoir-vivre que tu n’as pas ou une affection plus poussée, juste d’être là où il faut quand il le faut et virer de leur chant de vie quand c’est plus opportun. »

« Amen. » Il ne pouvait en effet qu'approuver cette dernière réplique. Il avait toujours eu la sensation que la vie animale était tout de même plus compréhensible, hors des codes et des turpitudes de l'esprit humain. C'était d'autant plus vrai en ce moment avec le champ de mines qu'il traversait avec Claire... Bref il avait de quoi être sur la même longueur d'onde que la miss alors qu'il goûtait enfin à la viande en partageant l'air approbateur de son invitée.

« Puis je ne suis pas là pour ma propre reproduction, j’ai déjà tenté par le passé et la conclusion est que je suis nulle dans le rôle de la femelle amoureuse et compressive, je vais donc juste passer mon tour et me contenter de t’aider à retrouver une belle demoiselle dans ces montagnes, je suis sûre que toi aussi, l’idée de recroiser Blue avant les autres pour la tenir loin de tout ceci t’est passée dans le crâne, donc on fait ça comment ? En mode douceur, on les embrouille, ou en mode offensif, on leur dit d’aller se pondre d’autre raptors ? » Finissant sa nouvelle bouchée, Owen leva un couteau pour signaler que la réponse allait arriver dans quelques instants. Enfin il allait d'abord se débarrasser d'un étonnement sur l’appréciation de la vie sentimentale de la demoiselle avant de revenir au sort de la princesse de l'île.

« Mais qui te dit que le mâle recherche obligatoirement amour et compréhension ? » Non parce qu'il n'y avait pas de moule en la matière, c'était du genre unique ce genre de relation ou alors il avait loupé le manuel du parfait amour. Ceci demandé, son esprit se posa sur Blue et son destin solitaire sur cette île. Depuis son retour il tentait de faire traîner les choses dans ce domaine en grappillant du temps pour convaincre les dames de changer de projet, mais même Claire qui devait bien quelques petites choses à la créature ne semblait prête à offrir de l'intérêt à sa suggestion. « Une nouvelle couvée serait prévu, un seul raptor ça n'attire pas le chaland. Mais elles ne veulent pas de sanctuaire pour Blue et préfère l'avoir dans leur nouvelle cage. » Comme si une meute pouvait se reformer ainsi, il avait fallu un bon nombre d'essais avant d'obtenir un groupe équilibré pour que finalement ces efforts disparaissent pour ne laisser que la Beta sans meute et sans Alpha. Elle avait dû s'adapter, après tout elle était la plus dégourdie du lot mais si elle avait trouvé un équilibre il fallait lui offrir l'occasion de le préserver et de ne pas le bousculer à nouveau pour le plaisir du client. « Je crois qu'il faut déjà que l'on sache comment elle s'en est sorti avant de prendre une décision. » L'enthousiasme du repas était retombé même s'il continuait à subvenir à son appétit. Il faut dire qu'ils abordaient là le plus gros point noir qu'il traînait dans le sillage de son retour, pas de quoi donc sauter de joie.

   
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Invité
Mar 18 Oct - 0:37
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Unexpected Friendships Are The Best Ones 
Alexane MacKenzy & Owen Grady




« Et bien on trouvera une solution, on en trouvera toujours Grady, ce n’est pas la première fois que nous ne sommes pas d’accord avec leurs idées ou les méthodes et surement pas la dernière. Quoi qu’il en soit plus tu mordras moins ils t’écouteront, fais le beau, l’âne au besoin, écoute aux portes et pendant ce temps faisons en sorte que la belle soit sous nos regards pour voir la suite. Qui sait ce que donnera l’enclos, peut-être qu’ils seront moins débiles que par le passé, bien que j’en doute… »

Je dégustai ma viande, laissant le temps de bien laisser descendre chaque morceau, si je pouvais avaler un buffle ou dix kilos de bonbons sans prendre un kilo, je le devais surtout au temps que je prenais pour les repas, au plaisir que j’avais de déguster mes plats. Jouant avec ma bouteille de bière, je la portai à mes lèvres et la terminai, la délaissant en observant du coin l’œil Owen.

« Mais ton poste a aujourd’hui plus de poids qu’autrefois et je ne suis plus la stagiaire qui doit apprivoiser les vétos et le dresseur bourru. D’ailleurs en parlant de cela t’es sur que c’est moi qui t’ai envoyé boulé dans mes souvenirs, tu ne me ratais pas non plus au point qu’a un moment j’imaginais la façon la plus drôle de te bâillonner. J’avais même offert une bouteille à Barry contre son aide… mais impossible de le soudoyer, au lieu de cela il m’avait collé une cuite des plus historiques. »

Sur ces mots j’avalai mon dernier morceau de viande rouge et glissai mon bras vers l’autre assiette plus piquante.

« Bon si tu me disais comment tu as occupé tes deux années sans moi ? » Glissant ma fourchette sur le morceau de viande je le découpai doucement, sans y gouter, attentant que le gout de la première viande s’oublie à mes papilles.



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Invité
Mar 18 Oct - 1:49
Invité
       
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- Alexane MacKenzy & Owen Grady -


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S'en était fini du soda, disparu pour ne laisser qu'une nouvelle bouteille vide. Cette constatation laissa Owen brièvement songeur, notre homme jaugeant probablement des opportunités qui s'offraient pour la suite. Opportunité qu'il ne tarda pas à saisir car sa main vint plonger vers le pack de bière pour en sortir une nouvelle qui n'était pas plus fraîche que la première.

« Et bien on trouvera une solution, on en trouvera toujours Grady, ce n’est pas la première fois que nous ne sommes pas d’accord avec leurs idées ou les méthodes et surement pas la dernière. Quoi qu’il en soit plus tu mordras moins ils t’écouteront, fais le beau, l’âne au besoin, écoute aux portes et pendant ce temps faisons en sorte que la belle soit sous nos regards pour voir la suite. Qui sait ce que donnera l’enclos, peut-être qu’ils seront moins débiles que par le passé, bien que j’en doute… » InGen Security n'était plus là, nul doute qu'ils devaient continuer à mener à bien leurs projets tordus dans un autre coin du monde mais ici il n'avait plus de main mise, du moins officiellement. Il n'y aurait donc plus d'expérimentation comme celle des Raptors et il fallait espérer que la bande des blouses blanches n'ait pas d'autres idées comme l'Indominus. Bref ce n'était pas tant l'enclos qui dérangeait en soi Owen, après tout le parc était capable d'offrir un environnement décent entre quatre murs. Non ce qu'il ne voulait pas c'était exposer Blue aux regards du public, même si la miss était un danger ambulant et mortel il lui souhaitait une autre fin de vie qu'animal de zoo. Elle méritait d'être tranquille et de croquer dans le cuisseau de dino qu'elle désirait sans appareils photo et camera braqués sur elle. On ne remettait pas un cobaye en cage après lui avoir fait goûter à la liberté.

« Je n'ai jamais été très doué pour me la fermer. » Constatation effectuée entre deux bouchées qui pouvait être plus ou moins discuté plus qu'il n'était pas non plus un grand bavard. Cependant il n'avait jamais été de ceux qui se taisent lorsqu'on l’exigeait que ce soit à l'armée ou ici, son avis il le donnait peu importe la situation. « Et ce n'est pas l'enclos le problème, lui il sera beau et grand avec tout le confort que peut réclamer une bande de raptors exigeants. Non je n'ai juste pas envie que tout le monde parte de l'île avec la photo de mon raptor dans sa carte mémoire. Protecteur avec une touche d’égoïsme, c'était ce qui se montrait lorsque l'on touchait à sa sphère familiale. Parce que même si la demoiselle pouvait vouloir le bouffer il était bien trop impliqué pour que l'affectif ne s'y mêle pas, d'autant plus qu'elle était la dernière de sa couvée et que les autres avaient rencontré une fin bien trop brutale. Bref, il n'avait peut-être plus que sa beta mais l'alpha était encore prêt à se chamailler pour la vie privée de sa meute.

« Mais ton poste a aujourd’hui plus de poids qu’autrefois et je ne suis plus la stagiaire qui doit apprivoiser les vétos et le dresseur bourru. D’ailleurs en parlant de cela t’es sur que c’est moi qui t’ai envoyé boulé dans mes souvenirs, tu ne me ratais pas non plus au point qu’a un moment j’imaginais la façon la plus drôle de te bâillonner. J’avais même offert une bouteille à Barry contre son aide… mais impossible de le soudoyer, au lieu de cela il m’avait collé une cuite des plus historiques. » Pour le coup, elle l'arracha à ses songes de papa protecteur et lui soutira un léger rire qu'il noya dans une goulée de bière.

« Et j'espère que tu as retenu la leçon: On achète pas un homme avec une bouteille. Il en faut au moins deux. Et puis ton air contrarié ne manquait pas de charme, possible que je l'ai cherché plus d'une fois, cependant ce n'était qu'une marque d'intérêt. » De là à l'envoyer balader... Non dans ses souvenirs il avait pu la provoquer, un certain nombre de fois mais c'était véritablement parce qu'il trouvait ses réactions amusantes. Néanmoins, il n'avait pas pour autant brouillé les pistes: la miss l'avait bel et bien intéressé, ce n'était pas de sa faute si le message était mal parvenu ou trop tard. Dans tous les cas cela semblait encore l'amuser ce soir comme le prouvait le retour de son sourire.

« Bon si tu me disais comment tu as occupé tes deux années sans moi ? » Owen avait repris son grignotage en se délestant brièvement de sa bouteille, il accueillit ainsi l'interrogation de la miss avec un haussement d'épaule qui annonçait la couleur: rien de palpitant n'avait été au menu. Cependant, cela n’ôtait rien au fait que bon nombre de choses arrivées l'avaient pleinement satisfait.

« Ce procès nous a bouffé pas mal de temps. » A lui moins qu'à Claire, car lui ses interventions avaient été minime et à huis-clos pour préserver les petits secrets des investissements de l'armée, alors que Claire avait passé pas mal de journée à s'escrimer sur cette scène. Une épreuve d'un autre genre qui les avait soudé mais peut-être pas de la manière aussi durable qu'il l'avait imaginé. « Sinon j'ai surtout passé mon temps à grimper sur la montagne pour surveiller que les marcheurs du dimanche ne tombent pas dans les pattes des ours ou mettent le feu dans la forêt. C'était pas trop mal comme vie. » La journée à gambader dans la nature sauvage américaine et retrouver un foyer le soir venu, il souriait encore à cette période qui paraissait bien courte au milieu de sa dizaine d'années de service suivi d'une autre décennie dans les rangs d'InGen. Nul doute qu'il aurait prolongé l'expérience plus longtemps s'il n'avait pas eu à courir après Claire.

   
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Invité
Mar 18 Oct - 4:23
Invité



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Alexane MacKenzy & Owen Grady




Au début de la partie tout est simple, les possibilités multiples et à mesure des coups portés, les pions de l’échiquier tombent, s’effacent, finissant par vous laisser seul face à un plateau qui n’en finit pas de tenter de vous asseoir à ses dessins et quand enfin vous réalisez la duperie, que pour être heureux, il vous faut survivre et rapidement apprendre à aimer les brefs instants de quiétude entre deux coups. Malheureusement rare son ceux capable de cela et la plupart ouvrent les yeux alors qu’il est souvent trop tard, vous pouvez tenter de revenir en arrière mais les autres ont avancé et vous ne comptez plus comme par le passé dans le paysage.  J’ai souvent pensé à ces années d’insouciance, de bonheur simple, à ces moments de tendresse. Ceux offerts par mon père ou par ma mère, au regard doux sur mon visage triste qui par ses combats enfantins et ensuite plus personnels et bien invisibles car moraux, tentait au mieux de me préserver, de m’apprendre à me relever et continuer ma route.

Songent à Owen en haut de ses montagnes rentrant entre deux balade dans son petit foyer avec Claire, je ne pus m’empêcher de me retrouver moi aussi dans le passé, redessinant un bref instant les caresses du premier émoi, imaginé la douceur et les palpitations des premiers baisers échanger avec Jaz et la chaleur douce et sécurisante de mon lit la nuit tombée où dans la maison raisonnaient les sons rassurants de son souffle à mes côtés et ses bras doucement m’entourant quand il me retrouver dans le lit après une soirée de poker dans le salon.

Je l’avoue j’ai moi-même tenté des combats invisibles pour celui que j’avais tant aimée, donnais de mon temps ou de ma force à mon couple, et à ma grande douleur j’aime surement encore à ma façon cela malgré les déceptions, les coups, ma trahison avec mon départ lâche armée du risque probant de les perdre ou simplement ne jamais compter de la même façon. Tout cela a forgé la femme que je suis à présent, sans jamais tuer l’enfant que j’étais.

Dégustant doucement mon assiette, je me décidé à me pencher et prendre à mon tour ma troisième bière me jurant qu’elle serait la dernière ou j’allais devoir dormir sur place et sur le moment je douter que cela enchante Owen de partager son unique lit avec moi, bourrais et trop câline dans ses moments ingérables.

« Et moi qui pensée que tu m’appellerais pour m’annoncer un mini toi en route. » après tout il avait été au top avec les neveux de Claire, cela aurais pu leurs donner des idées…

Il m’arrivait de regarder moi-même, Ashley ou Léo mes propres neveux et nièce, ou simplement des enfants dans la rue, dans un parc ou un bois jouant comme je jouais par le passé sans jamais me douter du monde qui m’entourait en réalité. Ces enfants sont comme moi à s’émerveiller d’un rayon de soleil qui perce entre les feuilles, d’un ciel azuré, strié par le passage un simple oiseau ou d’un avion, qui emporte au loin des voyageurs et qui nous donne parfois l’illusion que nous pouvons encore tout voir et être à leur place sans se douter que certains, le cœur brisé, sont emportés dans ce même voyage et contrains à un départ. Quand je pose mon regard sur le présent, j’y trouve toujours ces ruines, mais aussi la nature qui a repris ses droits, et rend un lieu perdu de vie, beau de renouveau. La vie ne nous attend pas. Nous sommes là et chaque seconde nous nous effaçons un peu plus. Quand j’y pense nous ne naissons que pour mourir, c’est entre ces deux points que tout se joue. Laisserons-nous une trace dans ce monde où serons-nous comme des ruines recouvertes de mousse, de racines et oubli par ceux qui autrefois en composaient les souches de vies ?

Parfois je me rebelle contre tout cela, je m’insurge de mon état présent, de mon manque sociabilité et de mes rêves oubliés. Je réalise que ma vie ne sera jamais un long fleuve tranquille, comme celle des autres, mais un torrent en colère. Que ma naissance n’est plus d’hier et que si je ne vais pas contre les gens bien-pensants, contre mes craintes, mes murs, ma vie je l’aurai vécu qu’à moitié et qu’elle sera alors passée sans rien avoir créé ou fait de valable qu’on retiendra ou qui me fera me dire que j’ai réellement vécu. Parfois j’ouvre les yeux et réalise l’inverse, tout le chemin parcouru et toutes ces portes encore à franchir, mais dans tout cela je réalise une chose, je suis toujours la même gamine rêveuse, chiante à souhait et insoumise, et bien que les années aient marqué ma vie, il m’arrive de croire qu’un jour j’aurai le droit à ma part de bonheur, comme lui. Enfin c’est ce que j’en tiré, quand il m’assurée que sa vie avez était des plus banale.

« Dernière bière pour moi ! Ou je vais me mettre à chanter et t’allumer honteusement avec mon manque de sommeil et de jugeote. » je déposé la fourchette une fois mon assiette finie et mon ventre trop tendu et m’affalais sur mon fauteuil. « D’ailleurs, tu comptes dormir avec ton Dino gonflable, ou c’est juste pour la forme que tu gardes la bouée sur ton épaule ? »

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Invité
Mar 18 Oct - 16:21
Invité
       
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Il avait cru ne pas être le seul à se plaire dans cette nouvelle vie, après tout Claire n'avait guère tiré la tête durant ces années et pourtant elle avait sauté dans les bras de Masrani dès le premier appel. C'était bien que quelque chose n'avait pas tourné rond durant cette période, on ne se précipite pas sur l'île aux dinos lorsque tout va bien dans le meilleur des mondes ailleurs, surtout lorsque l'on n'a pas vraiment d'affinité avec cette faune spécifique. Bref Owen n'avait pas encore digérer cette déconvenue inattendue et fulgurante et il ne risquait pas de le faire de si tôt si la miss s'obstinait à éviter le sujet.

« Et moi qui pensée que tu m’appellerais pour m’annoncer un mini toi en route. » En voilà une idée qui semblait doucement amuser Owen. Ils en avaient entendu parler de cette histoire de gamin, Karen n'en avait pas démordu à chaque rencontre ou presque, à croire que c'était le passage obligé dans toute relation. Soit dit en passant qu'il n'avait peut-être rien contre l'idée mais qu'aujourd'hui il pouvait en rire.

« Heureusement que je ne t'ai pas appelé pour ça, tu imagines un marmot dans un Dino Land en chantier. » Cela aurait donné un retour encore plus inconscient, à moins que c'était peut-être l'ancrage qui avait manqué à Claire pour ne pas sauter les deux pieds dans ce projet... Oui enfin s'il fallait faire un marmot à sa nana pour qu'elle reste c'est qu'il y avait peut-être un problème à la base non ? Cette réflexion avait besoin d'être accompagnée, aussi Owen attrapa sa bière pour en avaler une nouvelle rasade avant de continuer ce repas de grillade.

« Dernière bière pour moi ! Ou je vais me mettre à chanter et t’allumer honteusement avec mon manque de sommeil et de jugeote. » La scène décrite ne manqua pas l'occasion de rameuter l'amusement d'Owen qui s'était un peu égaré au fils de sa réflexion.

« On va vraiment devoir te trouver un mec pour que tu puisses faire découvrir ces talents à qui de droit. » Non parce que lui il connaissait déjà la miss dans cet état décrit, enfin peut-être pas le côté allumeuse, quoique il avait pu en être le spectateur dans ses souvenirs... Enfin bref, le fait est que la miss avait besoin de voir du paysage masculin au lieu de se morfondre et de redouter, c'était probablement ce qu'il fallait retenir de cette soirée.

« D’ailleurs, tu comptes dormir avec ton Dino gonflable, ou c’est juste pour la forme que tu gardes la bouée sur ton épaule ? » Owen glissa un regard vers la dite bouée qu'il avait quelque peu oublié sur son épaule et se surprit à de nouveau se dire que la tête de la bestiole était définitivement à oublier avec ce sourire niais.

« Qui sait, je suis sûr qu'il sera plus chaleureux et accueillant que Claire. » Il faut dire que ce n'était pas très compliqué de l'être... Et qu'il s'étonnait d'avoir dit cela tout haut. Il lui fallait pourtant bien plus qu'une bière et demi pour commencer à débloquer, ça venait peut-être d'ailleurs. « Mais je risque plutôt de le laisser monter la garde ici, histoire que mes voisins ne viennent pas trop saccager mes plate-bandes. » Oui parce que l'on pouvait être certain que les Pachys se méfieraient d'un résident aussi souriant et plastifié... Ou pas. Enfin cela ne retirait en rien le fait qu'il pouvait devenir une mascotte intéressante pour le bungalow... « J'espère que tu as eu la décence de te parer d'un tricératops violet à paillettes pour m'accompagner à la prochaine baignade. » Non parce qu'il n'y avait pas de raisons pour qu'il soit le seul propriétaire d'un tel accessoire n'est-ce pas ?

   
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Mer 19 Oct - 1:03
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Alexane MacKenzy & Owen Grady




L’amour, l’amitié, la haine, les relations humaines sont toutes composées d’un sentiment, même le déni ou l’ignorance en font partie. Les degrés sont variables et à tous moment on peut changer une relation en autre chose. Ainsi l’ennemi d’hier devient l’amant ou l’ami, et parfois l’amour. Mais une fois que ce stade-là est arrivé il est rare que l’amour devienne amitié. La raison ? Car dans ce simple sentiment il y a toujours un des deux plus perdant que l’autre dans l’affaire, pas de score égal. Pas de possibilité de changement des faits et le pardon est bien plus impossible. Ce n’est pas la raison qui me poussait à fuir cet état de fait, a présent non, il y en avait milliers, je pouvais vous nommer le coté absurde d’un état amoureux qui poussait à des actes impulsifs débiles et franchement sur c’est l’îles cela était souvent suicidaire. Surtout pour une impulsive avec autant de soucie de dysfonctionnement sentimental. Il y a aussi le fait qu’aimer nous enchaîne à une personne qui ne sera jamais capable de vous aimer de la même façon ou de celle que vous souhaiteriez. Et quand bien même cela se produirait, viendra le temps des non-dit, des doutes et enfin de la mort où l’un restera à pleurer l’autre et à survivre à sa perte, tout est une affaire de temps avant le résultat qu’un plus un égal un.

Oui je sais c’est deux, sauf que vous oubliez déjà ce que je viens de vous expliquer. Quoi qu’il en soit tout est donc une question de sentiment dans les relations. Pour certains, c’est leur propre besoin qui priment, l’envie, le désir, le besoin d’être reconnu. Pour d’autre à l’inverse le besoin de donner, d’apporter ou de partager. Mais voilà que dire de Grady et de nos jeux, nos petites provocations qui n’avaient jamais fait qu’embrasser quelques désirs jamais assouvis ou jouer avec les limites de l’autre ? Certains pourraient prendre cela pour un jeu frustrant ou malsain mais non, en fait il n’en était rien. On pratiquait cela depuis le premier jour, on visait à faire flancher l’autre dans un premier pas, ou une sortie des sentiers battus, mais rapidement on s’en était amusé sans chercher midi à quatorze heure, sans franchir les fameuses limites. Car oui quelque part, on testait clairement nos limites mais voilà, aucun de nous n’avait franchi le cap de sauter littéralement sur l’autre. Nos lèvres n’avaient jamais fait qu’effleurer nos joues dans des jeux de connivences. Nos mains n’avaient jamais fait plus que de simples caresses amicales, aucune zone n’avait jamais été ouvertement interdite à l’autre, mais aucun de nous n’avait poussé à autre chose que de simples accolades, se disant sûrement que cela reviendrait à capituler à l’autre un peu plus de place. Certes je savais parfaitement, et lui aussi, que dans certains moments nos esprits tordus avaient eu l’idée de virer quelques vêtements de trop pour se délecter d’un plaisir simple et primaire entre adultes consentants. Mais cela impliquait de perdre la partie et, aussi joueur et un brin orgueilleux l’un que l’autre, aucun de nous deux n’avait fait ce pas. Pire je l’avais clairement remballé avant que le jeu ne prenne vie, lui donnant une excuse simple à ne pas capituler.

Aujourd’hui si quelques bribes de jeu restaient, les années avait changé la donne. Claire était rentrée dans nos vies d’une façon plus poussée que le rôle de la patronne, de mon côté j’avais passé une année des deux absente de l’ile, en couple, et étais tombée amoureuse pour la première fois. J’y avais perdu des plumes, et lui en avait gagné car il n’avait pas totalement échoué comme moi dans son rôle de conjoint. Avalant la bière en guise de dessert, je me relevai et délaissai la table, détaillant l’étang.

« Je n’ai rien prévu, je comptais bien sur ta participation pour me surprendre le jour venu avec un objet. D’ailleurs, je ne sais pas toi mais j’ai bien l’intention de me réveiller et de plonger dans ton petit bassin. Je ne pense pas que nos poissons préhistoriques puissent y avoir migré vue la profondeur. Tu m’accompagnes ? »  Sur ces mots, j’avalai une nouvelle gorgée et retirai mon haut pour me retrouver en short et soutien-gorge. « On a viré dans trop de trucs solennels, un peu de détente me fera le plus grand bien et ce climat me tue tout autant que les moustiques. » dis-je, ne l’attendant pas et m’éloignant. J’arrivai au bord de l’eau et observai un moment l’état des lieux. Jugeant satisfaisant celui-ci, je laissai tomber mes chaussures et mon short et plongeai. « Punaise, elle est trop bonne tu devrais venir Grady ! »

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Mer 19 Oct - 15:18
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...
Mine de rien son petit estomac commençait à se remplir entre les grillades, les chips et les bouteilles, et la sensation n'était pas désagréable. Ajoutez cela un brin de musique et une compagnie amusante et vous obtiendrez un Owen satisfait de sa fuite nocturne. La conversation s’essouffla naturellement laissant à notre homme de quoi grignoter un peu plus alors que la demoiselle se prélassait dans son fauteuil. Enfin son repos ne dura pas car après l'achèvement de sa bouteille, la miss se releva, attirant par la même occasion le regard curieux de notre hôte.

« Je n’ai rien prévu, je comptais bien sur ta participation pour me surprendre le jour venu avec un objet. D’ailleurs, je ne sais pas toi mais j’ai bien l’intention de me réveiller et de plonger dans ton petit bassin. Je ne pense pas que nos poissons préhistoriques puissent y avoir migré vue la profondeur. Tu m’accompagnes ? » C'était donc à lui de parer au manque d'appareillage de la demoiselle, la chose était notée mais cela ne serait pas forcément évident à concrétiser. Enfin dans l'immédiat ses pensées furent détournées assez rapidement par le déshabillage express d'Alexane qui comptait bien concrétiser ses derniers propos dans l'instant.

« Moi qui croyais que tu allais te mettre à chanter. » C'était ce qui avait été promis non ? Il n'avait pas été question de bain nocturne et pour l'instant l'idée ne semblait pas véritablement emballer Owen qui continuait son repas en observant la demoiselle s'effeuiller en direction de l'étang.

« On a viré dans trop de trucs solennels, un peu de détente me fera le plus grand bien et ce climat me tue tout autant que les moustiques. » Un avis qu'Owen put partagé d'un sourire. La miss disparut ensuite de son champ de vision, l'obligeant à s'escrimer un peu pour saisir sa silhouette qui semblait à présent jauger les eaux. Oscillant entre repas et observation, Owen fini par légèrement bouger son fauteuil lorsque le son du plongeon lui parvint afin de garder un œil sur la demoiselle. Déjà parce que le spectacle ne pouvait pas être désagréable et aussi parce qu'il se demandait l'influence de l'alcool sur les talents de barbotage de la miss, il ne manquerait plus qu'elle s'essaye à la noyade. « Punaise, elle est trop bonne tu devrais venir Grady ! » Déclaration qui lui parvint mais ne sembla pas attiser sa motivation, seul son sourire manifesta un léger regain alors qu'il achevait une nouvelle pièce de viande et se délestait de son assiette après avoir attrapé le reste de chips. Le fait est que notre homme n'avait pas besoin de baignade pour supporter le climat de cet horizon, il s'adaptait aux latitudes qu'il traversait sans grande difficulté, à l'origine s'il s'était établi ici c'était pour la relative fraîcheur qu'apportait l'étendue d'eau, composant avec l'inconvénient de l'attrait des nuisibles volants et piquants qui avaient eux aussi de l'attirance pour cette surface. Il n'avait jamais été véritablement intéressé par l'emploi baignade du lieu, d'autant plus qu'à l'origine il se trouvait en périphérie du golf et qu'il n'aurait pas été bien vu de donner de telles idées à la clientèle... Enfin cela ne l'avait guère empêché de le faire à l'occasion.

Quelques minutes s'écoulèrent ainsi avant qu'Owen ne décide à se lever avec sa bière. Au passage il déposa sa bouée et attrapa deux autres bouteilles avant de se trainer tranquillement jusqu'au ponton qu'il inspecta du pied.

« Je vois que toi non plus tu n'écoutes pas la recommandation légendaire des mamans: Pas de baignade après manger. » Assuré de l'état du bois il échoua sur la chaise qui était restée là malgré les intempéries. Il se délesta des deux bouteilles pleines et sirota tranquillement la troisième avec un sourire. « Ça va mieux ? » Owen n'était de toute évidence toujours pas emballé par la baignade, cela finirait peut-être par venir mais pour l'instant il avait l'air d'être bien sur son ponton avec sa bière et l'horizon qui se dessinait sous l'éclat de la lune.

   
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Jeu 20 Oct - 13:01
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Alexane MacKenzy & Owen Grady




Vous savez ce qu’il y a de plus dur dans une histoire d’amour ? C’est le regard de l’autre, les fuites, les moments où vous vous rendez compte que votre alter-ego souffre et que rien ne soulagerait cela. C’est l’impuissance qu’on ressent dans cet instant, la solitude dans l’union d’un sentiment qui se parle au pluriel et qui se meurt souvent au singulier. Le plus improbable instant de paix repose dans un regard, le plus déchirant dans sa fuite, on dit que les mots blessent, qu’ils sont des armes assassines bien plus dangereuses que nulles autres. Ils se trompent. L’absence de mots est pire, le silence rend l’autre suspicieux et lointain. Si cela ne dure jamais les marques, elles, se gravent et peu à peu où régnait la paix d’un avenir, d’un amour naissant, ne reste qu'un jardin de désolation.

Voilà pourquoi je me refusais à présent l’attachement, pourquoi je me refusais à être asservie à une autre personne qu’elle soit ou non assez égoïste pour ne pas prendre le temps de s’oublier pour le bien de l’autre ou incapable de comprendre qu’en face se décompose inéluctablement la douleur, au point de finir par fuir les maux. Je ne pouvais clairement placer de nom ou de mots sur ce qui se tramait dans l’esprit torturé d’Owen, mais ce qui est sûr c’est qu’entre nous cet état de fait n’était pas d’actualité, il ne connaissait pas mon passé amoureux, bien qu’infime, et cela devait rester ainsi du moins le temps pour moi de mettre de l’ordre dans mes idées et de comprendre où il en était dans les siennes.

Je barbotais depuis moins d’une minute, quand il se pointant armé de trois bouteilles, bien décidée à veiller sur moi et à déguster le moment au sec. Un sourire sur les lèvres et loin de me démonter pour autant je glissai mes mains sur les bords du vieux ponton et me hissai à la force de mes bras, laissant glisser l’eau tiède le long de mon corps et mes sous-vêtements, une fois au sec, je me laissai tomber à côté de lui, ouvrant une de ces munitions, ingurgitai une longue gorgée, m’offrant le luxe de m’allonger quelque peu pour me délecter de la fraîcheur dû à mon petit bain nocturne.

« Je serai toi je viderai rapidement mes poches et ma bouteille, car dans moins d’une minute, j’aurai avalé la mienne et je te prédis que tu seras le nez dans ce lac ». Lançais-je tout en glissant ma main dans mes cheveux que je repoussai en arrière. Je remontai doucement la bière à mes lèvres et lui lançai une nouvelle œillade de défit.

Avalant d’une traite ma part de munitions, je me relevai et m’avançai vers le bord du ponton, pour évaluer la distance.

« Rappelle-moi t’es quoi, un ancien Seal ? Donc l’eau c’est ton élément non ? » Je me tournai pour le détailler et revenir vers lui en glissant mes mains sur les deux accoudoirs de son siège, j’avançai lentement mon visage vers le siens en plantant mes iris dans l’ombre des siennes.

« T’as de beau yeux tu sais, quoi que non c’est quoi déjà le truc ? Ah oui, ta mère est une voleuse, elle a volé toutes les étoiles du ciel pour les placer dans tes iris ? Bon plus sérieusement, la minute est finie, donc... » Je lui fis un petit sourire et me redressai en rigolant. « Tu aurais dû garder ta bouée… »

C’est seulement au bord de l’eau que je repris mon petit laïus. « Le premier sur l’ilot est dispensé de monter la toile de tente dans mon coffre ». Sans attendre je plongeai dans l’eau et m’engouffrai dans les profondeurs noires de l’eau tiède, jouant le plus rapidement possible de brasses en battements de pieds, me propulsant vers le terre-plein de terre, en quête d’une dispense de montage de l’ancêtre de la toile de tente que j’avais trouvé dans la réserve, dans le monde moderne des tentes qui se montaient à présent seules…


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Jeu 20 Oct - 16:35
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...
Un habile déménagement qu'il venait d'effectuer là. Il était arrivé avec ses bouteilles, le ponton ne cédait pas sous son poids ni même la chaise qu'il avait usé par quelques parties de pêche quelques années auparavant, mais la nature avait probablement était plus marquante que son petit postérieur. Bref, l'opération s'était correctement déroulée et il pouvait à présent observer la sirène blonde de cet étang d'Isla Nublar qui baignait dans la clarté de la lune avec un petit fond musical qui se laissait encore entendre d'ici, un charmant tableau donc. Mais la scène ne tarda pas à évoluer car l'appel de la bière fut la plus forte pour Alexane qui grimpa sur le ponton avant de kidnapper une bouteille qu'il avait amené à son intention. Owen se retrouva donc bientôt aux côtés de la demoiselle en sous-vêtements, sort qui ne semblait pas l'indisposer, cela faisait bien longtemps que les femmes avaient le droit de se balader en bikini hors il n'y avait pas grande différence entre cet attirail et celui qui leur servait de sous-vêtements. Et puis il y avait tout de même plastique moins harmonieuse que celle de la miss donc pas de quoi se plaindre à l'horizon.

« Je serai toi je viderai rapidement mes poches et ma bouteille, car dans moins d’une minute, j’aurai avalé la mienne et je te prédis que tu seras le nez dans ce lac. » Owen réceptionna la réplique d'un air amusé avant de se défaire de l'observation de la demoiselle étendue pour observer la rive opposée où les silhouettes des Pachys se dessinaient.

« Pour quelqu'un qui clamait que la précédente bouteille était la dernière ça fait une sacrée descente. » Certes, il avait joué la tentation en traînant dans son sillage autant de recharge mais il n'avait pas non plus lancé la proposition oralement, Alexane était bien assez grande pour opérer ses propres choix n'est-ce pas ? Et pour ce qui était de la "menace" qui planait, elle ne semblait guère effaroucher notre homme qui ne voyait toujours pas naître de motivation à la baignade. Son paysage finit par évoluer car la demoiselle vint se placer au bord du ponton pour jauger elle-même de l'horizon après avoir englouti sa bière.

« Rappelle-moi t’es quoi, un ancien Seal ? Donc l’eau c’est ton élément non ? » Occupé avec sa propre bouteille qu'il achevait, Owen mit un bref instant à analyser cette rhétorique qui fut accompagnée d'un demi-tour vers sa personne.

« Peut-être, mais peut-être aussi que j'en ai assez soupé de cette flotte. » Amusé, il observa Alexane se planter devant son nez en faisant fi des manières élémentaires comme le respect de l'espace vital. Si notre homme se demandait s'il assistait là au résultat de quelques effluves d'alcool il eut sa réponse par la suite.

« T’as de beau yeux tu sais, quoi que non c’est quoi déjà le truc ? Ah oui, ta mère est une voleuse, elle a volé toutes les étoiles du ciel pour les placer dans tes iris ? Bon plus sérieusement, la minute est finie, donc... Tu aurais dû garder ta bouée… » À la suite de ces mots Owen s'attendait à une petite tentative de bousculade, quelque chose, mais non. La sirène se contenta de reprendre la direction de l'eau forte de ses convictions et de sa manipulation qui pourtant ne semblait que mobiliser l'amusement de notre homme qui tenait tranquillement le rôle de spectateur.« Le premier sur l’ilot est dispensé de monter la toile de tente dans mon coffre. » Et la voilà donc repartie dans un gracile plongeon. Toujours amusé, Owen glissa un regard à sa montre pour jauger du temps que la miss prendrait pour son barbotage jusqu'au bout de terre. Il pariait sur une moyenne tout à fait convenable, l'inverse serait décevant de la part de la belle il fallait bien l'avouer. La lune lui permit donc d'observer l'avancée d'Alexane sans même songer à l'appréciation de cette dernière lorsqu'elle s’apercevait que son défi était déjà remporté sans même qu'elle ait besoin de produire cet effort. Lorsqu'il perçut son arrivée à bon port il glissa de nouveau un regard vers sa montre et la salua de la main.

« Tu sais ce que l'ancien sait aussi bien faire ? Monter des tentes. » Owen força un peu la voix pour être certain que ses mots traversent la tranquillité des lieux jusqu'à Alexane. En effet, le montage des tentes était aussi au programme des couteaux suisses qu'étaient les Seal et quitte à choisir ce soir il préférait faire s'élever une toile plutôt que de barboter. Qu'elle revienne un matin pour un petit décrassage musculaire, le soir notre bonhomme se plaisait à la tranquillité cependant voir les autres se dépenser c'était pas mal non plus.
   
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Jeu 20 Oct - 20:28
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Alexane MacKenzy & Owen Grady




Le plaisir de l’eau, la sensation de liberté et l’adrénaline de l’invisible, voilà ce que j’aime le plus dans ma vie. J’ai toujours eu ce besoin, cette sensation de caresser le danger, dans ces instants plus que jamais je me sentais vivante. C’est pourquoi je me fichais totalement des quelques pachys qui profitaient de l’ancien golf, ou des prédateurs qui pourraient vouloir en faire leurs diner. L’eau masquait mon odeur et j’aurai bien le temps de penser à eux une fois sur leurs terrains. Il me fallut trente secondes pour me tenir assise sur le rocher décoratif de l’étang remodelé par les promoteurs du parc. C’est seulement là que je constatai que mon petit défit avait fait choux blanc, monsieur se tenait tranquille sur son île de bois usé surement un sourire sur le visage et fier de son petit tour.

« Tu sais ce que l'ancien sait aussi bien faire ? Monter des tentes. » La distance semblait entre couper ses mots ou est-ce là le fait que les mastodontes et leurs ruminations continue non loin faisaient plus de bruit avec la proximité entre coupant ses dires ?

Quoi qu’il en soit je n’avais pas dit mon dernier mot pour m’amuser ou plutôt fuir toutes mes pensées, un nouveau sourire aux lèvres, je décidai d’en rester là pour l’idée de lui donner un bain avant de dormir dans mon étroite trouvaille et ne pas me jouer avec une fourberie de dernier recours.

« N’empêche que t’es pas drôle Grady… » Dis-je d’un ton faussement boudeur. « Mais je suis certaine que je vais m’éclater à te reluquer pendant que tu monteras ce truc qui nous servira de nid douillet et gonflera le matelas pour pas que je me serve de toi comme anti courbature dorsale. »

Sur ces mots je me glissai doucement dans l’eau, me laissant lentement immerger par la douce tiédeur de l’étang, il me fallut un peu plus de temps pour regagner le ponton et lui voler un bisou sur la joue.

« Mauvais joueur, un défi ça se relève non mais oh ! » Je glissai ma main dans la sienne et récupérai la dernière bière sur le ponton sans l’ouvrir, l’entrainant à ma suite pour aller chercher la dite tente et son matelas.

« Bien que c’est galant de m’avoir laissé gagner. Par contre si tu ronfle, je te prive de café demain matin en punition pour m’avoir privé te voir barboter dans la mare aux canards »

Je détachai ma main de la sienne une fois à côté de la voiture et ouvrir le coffre lui désignant le grand sac en toile kaki.

« Trente Kilos de tissus et de tiges en métal sans notice, comme je n’ai pas vraiment gagné la partie, je vais t’aider avec ce machin, mais tu vas devoir me guider car j’ai plus l’habitude de vivre dans les bois comme une sauvage, et je ne suis jamais allé faire du camping. »

Je le laissai prendre le sac et me contentai de prendre un vieux tee-shirt du parc qu’on offrait à quelques clients pour me revêtir quelque peu.

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Ven 21 Oct - 2:06
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...
Juré impartial, Owen estimait que la demoiselle avait une nage des plus honorable et répondait donc aux attentes que sa silhouette sportive pouvaient laisser avoir. Sans compter qu'il était assez amusé de la voir se dépenser ainsi sous son regard de pacha bien installé, c'était là un divertissement bien venu après ce repas inattendu. A la clarté de la lune il put percevoir que la miss resta quelques instants sur son bout de rocher probablement pour râler sur sa non participation à l'activité post-repas, ou peut-être pour apprécier l'instant qui sait. Mais elle ne tarda tout de même pas à faire le chemin inverse sous le regard d'Owen qui sirotait sa nouvelle bouteille tranquillement. C'est avec un air mi-satisfait, mi-amusé qu'il accueillit le retour de la demoiselle qui vint déposer un baiser humide et frais sur sa joue de bonhomme adepte du moindre effort nocturne.

« Mauvais joueur, un défi ça se relève non mais oh ! » De toute évidence Owen semblait satisfait de son initiative et ne manqua pas de l'afficher sur son visage.

« J'ai cru qu'il fallait choisir entre la baignade et la tente, comme tu semblais tellement enthousiaste à l'idée de barboter... » Non ce n'était même pas des excuses, cela ressemblait plus à une petite trace d'humour qu'il laissa se noyer alors que la demoiselle se mettait en tête de l'entraîner dans sa suite. Docile pour cette fois, Owen se remit sur ses pieds et suivi le mouvement avec sa bouteille.

« Bien que c’est galant de m’avoir laissé gagner. Par contre si tu ronfle, je te prive de café demain matin en punition pour m’avoir privé te voir barboter dans la mare aux canards. » Durant quelques pas il avait laissé son regard se balader sur la silhouette de la miss avant de tranquillement boire une nouvelle gorgée, prouvant ainsi qu'il était aisément capable de faire plusieurs choses à la fois alors qu'un détail pointait dans son esprit pour mobiliser son intérêt.

« Tu veux que je dorme avec toi sous une tente alors que le matelas poussiéreux de mon bungalow me tend les bras ? » Ou alors elle jugeait que si ronflements il y avait ils ne résisteraient pas à la distance et à la paroi de l'ancienne résidence d'Owen... Non quelque chose lui disait que c'était la première option qui était la bonne et cela ne manquait pas de l'amuser parce que quelque chose lui disait que cette idée ne paraîtrait pas aussi heureuse à la demoiselle le jour et la décuve venue. Il retrouva ensuite la liberté lorsqu'ils arrivèrent devant la voiture de la miss qui ne tarda pas à dévoiler le sac de la fameuse tente.

« Trente Kilos de tissus et de tiges en métal sans notice, comme je n’ai pas vraiment gagné la partie, je vais t’aider avec ce machin, mais tu vas devoir me guider car j’ai plus l’habitude de vivre dans les bois comme une sauvage, et je ne suis jamais allée faire du camping. » L'étonnement amusé se posa sur les traits de notre homme à cette dernière déclaration. Voilà une découverte à laquelle il ne s'attendait pas de la part d'Alexane qu'il voyait bien bivouaquer dans la cambrousse à la moindre occasion.

« Vraiment ? Tu n'as jamais planté ta tente pour dormir sous une étendue de toile ? Voilà qui est un manque crucial d'expérience, heureusement que tu as pris les devants pour réparer ça. » Owen jaugea le sac à la recherche d'une prise et c'est en tenant du bout des doigts sa bouteille qu'il saisit le paquet pour le trimballer non loin du feu de camp et du bungalow. Arrivé à destination il se débarrassa sans trop de ménagement du chargement avant de poser sa bouteille en cherchant l'équilibre du verre qui contenait encore de la bière, ceci fait il dégaina sa lampe de poche pour décrypter le contenu du sac plus clairement qu'avec le rougeoiement vacillant du feu de camp ou la clarté de la lune. « Je peux te dispenser d’assistanat si tu veux, après tout tu as gagné le droit de te poser. » C'était elle qui avait barboté dans l'histoire. Owen lui dégagea les toiles encombrantes pour s'attaquer aux tiges qu'il commença à assembler après avoir rangé sa lampe dans son gilet de toutes évidences peu effarouché par l'absence de notice.
   
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Ven 21 Oct - 10:21
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Alcool, moi, la fatigue, le décalage horaire et ma maladresse, voilà un pêle-mêle des plus risqués, surtout quand on sait que je ne suis pas avec des personnes importantes dans ma vie, à croire que je ne serai jamais réellement capable de gérer ma vie personnelle, aussi bien que ma vie professionnelle. C’est des plus frustrants parfois de se dire que dès que je suis hors des sentiers de mon emploi ou on contact des animaux, je perds tous capacité à user de ma langue aussi clairement et franchement que je sais le faire en publique ou dans les domaines moins sentimentaux. Il me suffit d’un grain de sable pour que je me retrouve comme une pauvre débile, pire que les mots fourchent ma langue avant que j’ai eu le temps de réaliser le second sens qu’on peut leur prêter. A bien y songer combien de fois m’étais-je retrouvée à sous-entendre un désir là où il n’y en avait pas et l’inverse là où je brûlais, combien de fois dans ma vie j’avais raté une occasion de me taire ou perdu une occasion de l’ouvrir ?

De trop nombreuses fois certainement, mais malgré cela rien n’y faisait, je restais l’indatable gamine qui ne comprenait pas et se fichait des conventions, faisant sur le moment que ce qui lui semblait dans ses propres normes. J’avais ainsi décidé de dormir sur place, pire de pas dormir seule dans ma tente, mais sagement lovée avec Owen comme bouillotte ou réconfort nocturne d’un voyage trop lointain, dans le passé. Avais-je besoin de me rassurer sur la réalité du fait que lui comme moi étions bien en vie loin des deux années sans se croiser, loin des souvenirs d’amis à jamais perdu, de dinosaures courant les allées du parc en quête de chair humaine, loin des images horribles des caméras des touristes et de ma culpabilité de ne pas avoir été là sur l’île à leurs côtés. Oh bien sur je n’ai jamais eu la prétention profonde de croire que j’aurai survécu ou fait une réelle différence, mais j’avais le tourment constant du peut-être et du si qui refaisait Rome. J’étais hantée depuis quelques mois par d’horribles cauchemars, mes amis perdus me hurlaient leur détresse ou les personnes importantes mourraient à leur place. J’étais épuisée de chercher le repos de ma conscience et en venant ce soir ici en quête d’une rédemption qu’il ne pourrait de toute façon m’offrir, car loin surement d’imaginer mes tourments moraux… un sourire sagement vissé sur mes lèvres, je trouvai là, la conclusion la plus logique au fait que depuis que j’avais mis le pied ici, je repensais à Jaz ou fuyais Max, ou n’avais approché nul autre de mes proches, si ce n’est Owen ce soir.

« Je n’aime pas ces trucs, sur le terrain pour moi cela limite plus la sécurité que cela en donne. Ok c’est pratique quand le temps n’est pas de la partie, mais la nature offre ce qu’il nous faut avec une bonne exploitation du terrain. » Dis-je tout en le suivant a son transport du sac.

« En fait je suis jalouse, là tu portes ça mon un sac de plume, alors que j’aurai dû le traîner comme un cadavre sur toute la longueur, je veux ton corps ! » Oups, non sérieusement j’ai pas dit ça ? « Enfin je veux tes muscles. Ce n’est pas juste, je cours dix kilomètres chaque matin et cinq de plus avant de me coucher, je fais l’escalade, de l’équitation et de la nage depuis toujours et j’ai pas un quart de ta capacité de porter, c’est franchement injuste. » Sur ces mots je me glissai à côté de lui pendant qu’il détaillait le sac armé de sa lampe.

« Je peux te dispenser d’assistanat si tu veux, après tout tu as gagné le droit de te poser. »

Sans attendre il membré la structure de toile de tente d’une main experte et je me penchai pour sortir le petit sac des sardines.

« Quoi et me priver du plaisir de me réchauffer, d’apprendre en te voyant à l’action de près, que dalle Grady.»

Je me dirigeai d’un pas calme vers la table et y déposai le sac de sardines, récupérant une bouteille de soda que je débouchai pour en avaler quelques gorgées. Puis la délaissai à côté du sac géant. Sans attendre je me glissai au sol et tirai le tee-shirt sur mes genoux remontés devant ma poitrine pour me réchauffer et lui tendis deux nouvelles barres en fer pêchés dans le sac.

« Dis voir chef, tu sauverais pas la sombre débile que je suis en lui passant ton magnifique gilet avant que je te supplie de me faire un câlin de bisounours ? » Je lui tendis une nouvelle barre. « Enfin, ce n’est pas que je veux pas d’un câlin, ou que je ne rêve pas de voir tes muscles avec moins de surcouche durant le travail. Mais là, le contre coup de la natation me frigorifie. »

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