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L’inquiétude présente est moindre que l’horreur imaginaire • Ingrid & Marry

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Lun 27 Aoû - 22:40
L’inquiétude présente est moindre que l’horreur imaginaire
Ingrid ξ Marry



Lance Booker avait dû se trouver bien désarçonné par l'évanouissement de la jeune fille. Toujours est-il qu'il ne l'avait pas laissé en proie au soleil caniculaire ou aux vautours mais l'avait chevaleresquement portée jusqu'au poste de secours où on avait dès lors pris soin d'elle. Le soucis, c'est que tout juste arrivée sur l'île, son dossier médical n'était pas encore arrivé entre les mains du personnel soignant. Aussi, on avait demandé à l'agent de sécurité d'où sortait cette gamine et qui il fallait prévenir de l'incident. La surprise s'était inscrite sur quelques visage au nom d'Ingrid Powell mais puisqu'il en était ainsi on ne fit pas d'histoire et on la prévint que la jeune fille se trouvait à l'infirmerie, elle avait visiblement perdu connaissance. Examinée comme il faut en attendant le retour de la mère adoptive de Marry, on avait déjà bandé son poignet, la laissant revenir à elle tranquillement à l'arrivée de sa tutrice.

Marry reprit connaissance un peu plus d'une heure plus tard. Sa tête était encore lourde alors qu'elle ouvrit les yeux pour regarder autour d'elle, tentant de reprendre conscience du mon de qui l'entourait. Son regard bleuté se posa alors sur Ingrid. Elle se mordit la langue alors que les récents événements lui revenait à l'esprit et détourna le regard en se mordant la langue inférieur plutôt nerveusement. Elle semblait être sur un brancard, on avait du l'amener à... l'hopital ?

Il s'écoula encore un petit moment - durant lequel elle resta immobile - avant qu'elle ne murmure d'une voix qui lui sembla enrouée autant que sa bouche lui sembla pâteuse :

- Je suis désolée de vous avoir inquiétée et faite déranger.

Car bien sûr que si elle se trouvait là, à son chevet, c'était parce qu'on l'avait dérangée pour la prévenir et qu'elle s'était inquiétée pour elle. Et si elle décidait qu'elle était trop fragile pour vivre avec elle ici ? Et si elle la renvoyait au foyer ? Sa gorge se serra et elle sentit son estomac faire un noeuds dans son ventre alors que les mots de Lance Booker lui revenait en mémoire, même si il s'en était excusé et avait dit avoir parlé sur le coup de la colère. C'est pour cela que pour la première fois depuis bien longtemps, elle laissa couler ses larmes, trop secouée et n'ayant pas encore suffisamment reprit contenance pour parvenir à les retenir. Se roulant en boule de côté dans le lit, tournant le dos à sa mère adoptive en murmurant longtemps :

- Je suis désolée... Je suis désolée... Je suis désolée...

Entre ses sanglots, tous ces mots étaient entrecoupés et mis à mal mais elle semblait totalement effondrée, c'était bien là la seule certitude que l'on pouvait avoir. Elle ne voulait pas retourner au foyer. Sentir à nouveau le rejet du monde entier. Car oui, Ingrid très vite l'avait faite se sentir désirée. Était-ce pour cette raison que les mots du Baby-Sittor lui avait fait autant de peine ? Sans aucun doute.

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Mar 28 Aoû - 2:32

• Plus d'un an après l'arrivée d'Ingrid •
L’inquiétude présente est moindre que

l'horreur imaginaire
Marry Addison & Ingrid Powell

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J'appuyais d'un coup brusque sur la pédale de frein et le contenu du coffre de ma Jeep dégringola sur mes sièges arrières. Je saisis le talkie-walkie, jusque là posé sur son socle dans l'habitacle et appuya sur le bouton de réponse :
• "Je vous demande pardon ? Comment est-ce arrivé ? J'arrive tout de suite, prévenez-moi si quelque chose venait à changer d'ici là. Terminé." D'un geste rude, j'effectuais un chaotique demi-tour, indifférentes aux profondes traces de pneu que je venais de laisser derrière moi. Depuis l'incident avec le Mosasaure, je n'avais pas pris la peine de réclamer un nouveau téléphone personnel : après tout, qui allais-je appeler ? Mais maintenant que ma fille avait débarqué et chamboulé ma vie, il fallait que je ré-étudie la question. Elle ne pouvait décemment pas m'appeler sur ce combiné professionnel, tel un colonel des forces terrestres.
Négligeant et enfreignant quelques règles du code de la route, j'atteignis en un temps record l'infirmerie, dans laquelle on venait de m'apprendre que Marry avait élu domicile. Inconsciente. Que s'était-il donc passé dans les bureaux de la comptabilité pour qu'elle en soit arrivée là ? Montant les escaliers quatre à quatre, je trouvais bientôt l'infirmier que j'avais eu en liaison précédemment et le harcelais déjà de questions avait qu'il n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche. Je guettais ses réponses, analysant chacun de ses mots pour tenter de débusquer le moindre détails qu'il aurait souhaité me dissimuler. Plus ou moins aimablement, je lui refilais ma veste et mes armes de service dans les bras avant de m'engouffrer dans la chambre en ignorant ses remarques d'un geste de la main.

Je n'avais jamais mis les pieds à l'infirmerie, en plus d'un an de service. On aurait pu penser que ça relevait de l'exploit, mais la vérité était que je préférais me soigner seule quand mon état le nécessitait. Depuis la séparation avec Peter, je n'accordais plus ma confiance aux bonnes paroles de la médecine. C'est à cause de leur discours que j'en étais là et que j'avais éprouvé cette longue peine.
Angoissée, je levais la tête et aperçu la frêle silhouette de Marry, allongée sur la lit près de la fenêtre. Je m'y précipitais et comme on me l'avait annoncé, elle était encore bel et bien inanimée. Je m'inquiétais de la pâleur de ses traits, et passais furtivement la main sur le bandage de son poignet.

Je soupirais, imperceptiblement. Déjà, en l'espace de 24H, j'éprouvais des regrets et je ne pouvais m'empêcher de penser à l'épée de Damoclès au-dessus de ma tête. Quelle mère voyait son enfant ainsi mal, seulement une journée après l'avoir rencontré ? Délicatement, je repoussais une mèche de ses cheveux lisses pour la placer derrière son oreille. On m'avait assuré là que ce n'était qu'un choc passager, et que l'adolescente s'en remettrait rapidement. Je passais une main sur ma figure et m'assis sur le bord de son lit.
Assurément, je n'excellais pas dans mes nouvelles responsabilités. C'était même un échec tout ce qu'il y avait de plus cuisant. Déjà là, je n'avais pas été présente pour elle. Peut-être le pensait-elle également ? Oh, elle aurait raison de me condamner...
Je pensais la préserver mais le fait est que, en dépit de mes efforts, quelque chose avait tout de même réussi à l'atteindre au point de la faire s'effondrer. Je sentais les larmes monter sous le poids de la culpabilité, mais je réussis tant bien que mal à les contenir en me forçant à regarder ailleurs.

Je la veillais ainsi depuis un long moment, mais étrangement je n'en tirais aucune impatience ou lassitude. Moi qui d'ordinaire ne supportait pas l'attente - sous toutes ses formes. Tout ce qui m'importait, c'était son rétablissement, ou le moindre signe qui montrerait une amélioration. Je n'avais pas bougé d'un centimètre, suivant du regard ce même infirmier qui était venu prendre sa tension et ses autres mesures, en silence. Plus le temps passait et plus l'inquiétude grandissait en moi. Je crois bien que c'était la première fois que cela m'arrivait.
Alors, je tournais brusquement la tête lorsque j'entendis sa voix et me penchais légèrement vers elle pour comprendre le sens de sa phrase. Sa voix était si faible. Et pour la première fois, je vis ses larmes couler le long de ses joues, celles qu'elle s'était gardée de libérer plusieurs fois déjà depuis son arrivée. Avant que je ne puisse les lui effacer, elle se retourna vivement sur le côté et me tourna le dos en répétant sans cesse combien elle était désolée.

Désarmée face à sa réaction, je me penchais davantage et saisis doucement son poignet valide pour qu'elle m'écoute :
• "Hé lààà... regarde-moi. Marry, ne t'excuse pas."commençais-je, à mi-voix. "Tu n'as rien à te reprocher, ce n'est pas de ta faute..." Je regardais son profil, en attendant qu'elle soit prête à me faire face de nouveau.
• "Si quelqu'un ici doit culpabiliser c'est moi, et crois-bien que je le fais assez pour deux..." Je tirais doucement sur son poignet pour qu'elle se tourne, le visage anxieux et contre toute attente, coupable.

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Mar 28 Aoû - 3:02
L’inquiétude présente est moindre que l’horreur imaginaire
Ingrid ξ Marry



Marry continuait à marmonner de manière quasiment inintelligible combien elle pouvait être navrée de la situation présente qu'elle n'avait pas souhaité et pourtant provoqué. Son front blême se voilant d'une fine pellicule de sueur mais bientôt, une main douce et fraîche vint se poser sur son poignet - celui qui ne lui faisait pas mal -. Une main rassurante qui entoura la sienne crispée alors qu'elle cédait à l'angoisse. Une angoisse qui se heurta à une voix aussi douce et rassurante que l'était cette main qui la tirait de côté. Alors, timidement, sans savoir à quoi s'attendre, elle accepta de se tourner à nouveau vers elle lentement, la regardant sans oser même croiser son regard. Et ce qu'elle vit la désarma bien davantage, ce n'était pas de la colère ou de l'agacement mais un mélange de tendresse et d'inquiétude.

En vérité, elle n'arrivait pas à réfléchir et si sa respiration n'était pas déjà mise à mal par ses sanglots hoquetant, la crise d'angoisse qui les accompagnait n'aidait pas. Alors, c'est sans réfléchir qu'elle se réfugia dans ses bras en passant son bras blessé autour de sa taille, tentant de mettre de l'ordre dans ses idées tourbillonnantes, mais en vérité, ses derniers mots ne furent pas les mieux choisi pour la rassurer. Elle culpabiliser ?

- Je suis une erreur c'est ça ? Je devrais pas être là... ?

Pourtant elle ne voulait certainement pas partir. L'infirmier qui avait été attiré par la soudaine agitation dans la chambre de la jeune fille évanouie observait la scène d'un oeil dubitatif, il aurait aimé pouvoir s'assurer que toute aille bien mais sa patiente était tellement lovée contre sa mère adoptive et dans un tel état qu'il préféra laisser la mère gérer cette crise. Une chose à la fois. Il les laissa donc sans faire un bruit, refermant la porte derrière lui.

Marry s'était serrée un peu plus contre Ingrid, comme pour surtout s'assurer qu'elle ne la repousse pas. Elle ferma les yeux en lovant son visage contre elle, murmurant à nouveau toutes une série de phrases entrecoupées :

- Je ne veux pas partir... Je serais sage, je vous le promet... S'il vous plait...

Oh oui, si elle acceptait de ne pas l'abandonner malgré tout, elle renoncerait à tout rêve d'aventure et se contenterait du poste auquel on l'avait assigné... Elle serait la vaisselle, mettrait la table, ferait son lit le matin. Elle ferait tout ce qu'on pouvait lui demander.

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Mar 28 Aoû - 15:42

• Plus d'un an après l'arrivée d'Ingrid •
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Marry Addison & Ingrid Powell

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Au bout d'un moment, elle consentit à cesser de me tourner le dos et je vis son visage emplit de larmes et son corps fluet secoué de sanglots. Pendant que je cherchais son regard, celle-ci fuyait le mien et je me dis alors que mes paroles de réconfort n'avaient eu aucun effet sur elle. Je ne savais pourtant pas quoi lui dire d'autre car...eh bien je n'avais jamais eu à faire à ce genre de situation. Une mère savait comment faire cesser les pleurs de son enfant, depuis le berceau elle l'avait appris. Mais moi comment aurais-je pu faire ? Comment fallait-il faire ? J'agissais en fonction de ce que je pensais être le mieux, ce qui ne voulait pas dire que c'était là la bonne méthode. Peut-être que Marry souhaitait être seule un moment ? Que je la dérangeais à être là et que ça la fatiguerait ?
Je lâchais son poignet, ne préférant pas insister. Car elle ne disait rien et restait là à m'éviter, tête baissée. Mon but n'était pas de la forcer à me parler mais quand bien même elle garderait le silence, elle ne pourrait m'empêcher de me faire du soucis.

Puis brusquement, sans que je n'y sois préparée et puisse y faire face, elle m'agrippa par la taille et se glissa entre mes bras. J'arrêtais subitement de respirer, mon cœur ratant un battement ou deux, et contemplais les yeux écarquillés, le sommet de sa chevelure se poser contre moi. Ainsi pétrifiée, les bras ouverts, je ne savais pas comment réagir. Je n'avais pas prévu une réaction comme celle-là, et si je me doutais que ça pouvait arriver, je ne l'attendais pas si tôt.
Puis, les mots qu'elle prononça me firent l'effet d'un coup de poignard dans le cœur lorsque je réalisais qu'elle avait mal compris mes propos. Intérieurement, je me blâmais de n'avoir pas su choisir les mots qu'il aurait fallu. Je faisait pire que mieux avec cette fille, je le voyais bien. Je fermais les yeux une fraction de seconde, et pinça les lèvres, morte de honte.
Puis je fis ce que l'on attendait de moi, enfin j'imagine : je l'enserrais de mes bras, gauchement. Plus gauchement que jamais à vrai dire. J'avais la désagréable impression de me regarder faire, comme si je voyais la scène du dessus. Il faut dire que s'était là beaucoup d'affection d'un coup et que je n'avais d'autre choix que de la recevoir de plein fouet. Alors, peut-être que c'était un moyen de ne pas me laisser submerger ?

• "Une erreur ? Mais...pourquoi t'es-tu mis ça en tête ? La seule erreur que je vois moi, c'est de ne pas avoir été là pour toi aujourd'hui..."fis-je alors que j'entendis la porte se refermer dans mon dos. Le personnel soignant, sans doute au vu des voix que je distinguais derrière la porte. L'instant était d'une rareté si exceptionnelle qu'il allait sans doute faire le tour de la machine à café : la Dame de Fer abaissait ses barrières, un fait si improbable et qu'il méritait d'être consigné.

Je sentis sa respiration saccadée dans mon cou et Marry resserra son étreinte. Instinctivement, je fis de même et caressais ses cheveux emmêlées rapidement avant d'interrompre mon geste, comme si j'avais soudainement eu peur des représailles. Quelque chose en moi m'incitait à me justifier, à m'excuser de ne pas être comme elle l'aurait voulu. Que de tout ça, je n'en avais pas l'habitude et qu'il ne fallait pas m'en vouloir. Et que toute adulte que j'étais, je continuais de commettre des erreurs, même si j'avais parfois du mal à m'en rendre compte. Et surtout à les assumer.
Mais en grande arrogante que j'étais, je me tus et gardais ces failles pour moi. Je ne pouvais me résoudre à me laisser-aller à ces confidences, ces aveux. J'avais bataillé pour me forger cette carapace et je ne voulais pas la quitter, de peur de la voir s'ébrécher.

Alors, je fronçais les sourcils lorsque ma petite Marry me supplia de ne pas la laisser s'en aller. Sous-entendu, de ma vie, de l'île. Je desserrais mes bras enroulés autour d'elle et passais mon pouce sur sa joue pour essuyer une larme :
• "Mais...je ne comprends pas. Où penses-tu devoir aller ?" demandais-je, en observant ses yeux rougis.
J'avais laissé le choix à Marry, de m'appeler comme elle le souhaitait et je ne voyais pas d'inconvénient à ce qu'elle me vouvoie, pour le moment. En fait, je trouvais cette petite barrière transparente rassurante parce que je n'étais pas encore prête pour l'étape suivante. Par ailleurs, j'avais l'habitude car tout le monde ici faisait de même. Excepté Lance Booker peut-être et j'ignorais pourquoi. Cet homme n'avais clairement pas les mêmes principes que le reste du monde, surtout concernant des choses aussi énigmatiques que le respect et la courtoisie. Non pas qu'il soit vulgaire, il était juste...un peu singulier. Alors, je ne relevais pas et je me dis que le jour où certaines choses commenceraient à se tisser entre nous, Marry pourra d'elle-même enlever cette distance supplémentaire.

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Mar 28 Aoû - 23:46
L’inquiétude présente est moindre que l’horreur imaginaire
Ingrid ξ Marry



Marry pleura longuement contre sa mère qui eu des propos bien rassurants à son égard et prit le temps de la réconforter de son mieux avant de l'obliger à se redresser. La jeune fille, éplorée, effondrée et terrifiée à l'idée d'être renvoyée par le premier bateau ou hélicoptère quittant l'île, se laissa faire, la regarda de ses grands yeux bleus rougis de larmes, la laissant essuyer ses joues humides en prêtant une grande attention à ses paroles.

Elle avait semblé particulièrement mal à l'aise dans cette étreinte dont la jeune fille aurait pourtant tant eut besoin en cet instant, toutefois, elle comprenait, elle ne se connaissaient pas encore, et puis, si elle voulait la renvoyer... Pourquoi s'embêter à lui témoigner de l'affection ? Quelque part, elle lui en fut reconnaissante, l'abandon serait plus tolérable.

Quand elle lui demanda où elle pensait devoir se rendre, elle renifla bruyamment, tentant de reprendre un peu contenance en détournant le regard :

- Vous allez sans doute me renvoyer au foyer... Je ne suis pas une fille comme vous l'attendiez... Je le sais... Mais s'il vous plait...

Elle baissa le menton, résignée alors que la porte de rouvrait sur l'infirmier qui lui tendit bientôt un grand verre d'eau fraîche et deux comprimés, d'une vois douce et chaude, il lui expliqua avec aplomb :

- Celui-ci est pour la douleur de ton poignet, tu t'es faite une belle entorse et ça doit te faire mal. Et celui-ci, c'est contre le stress... Tu sembles un peu à fleur de peau, tu veux bien les prendre s'il te plait ?

Son intervention, à la fois posée et professionnelle, ce regard objectif qu'il portait sur la situation sembla apaiser la situation. Marry, occupée à prêter la plus grande des attentions à ses propos ne pleurait plus même si elle avait encore la respiration assez haletante. Elle prit les deux comprimés et les avala à l'aide du verre d'eau avant de le lui rendre. Il sourit, toujours aussi calme, regarda Ingrid en arquant un sourcil, il aurait peut-être du lui apporter un calmant à elle aussi. Il lui demanda alors de se reposer, lui assurant que tout irait bien mais qu'elle devait se détendre avant de faire signe à Ingrid de le suivre quand la jeune fille se fut docilement recouchée. Dans la pièce voisine, il se tourna vers elle :

- Nous n'avons pas encore reçu son dossier médicale, avez vous, Madame Powell, été informée d'une quelconque maladie ou d'un quelconque traitement régulier ?


Il avait prit une fiche pour noter ses réponses au besoin. La respiration de Marry était plus calme et plus profonde dans la pièce voisine, elle allait même peut-être s'endormir.

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Mer 29 Aoû - 16:49

• Plus d'un an après l'arrivée d'Ingrid •
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Marry Addison & Ingrid Powell

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La jeune fille me fixais de ses grands yeux bleus pendant que je m'appliquais à essuyer ses larmes qui coulaient le long de ses jours pâles.
Cependant, j'y décelais quelque chose de...ah comment le décrire...quelque chose de fataliste Comme si elle avait quelque chose sur le cœur, quelque chose à me reprocher. Mais qu'elle je savais pas comment formuler pour m'en faire part. Elle détourna son visage de moi en reniflant et baissa les yeux. Puis les mots -pourtant prononcés sans dureté- survinrent et m'atteignirent en plein cœur.

Avais-je donc tant échoué ? A peine l'eus-je rencontré que j'avais déjà fait en sorte de la décevoir.
Je me rendais compte que mes mots n'avaient pas eu d'emprise sur elle, aucun d'entre eux. Et le fait était que c'était pourtant là, toutes les certitudes que je pouvais lui offrir car visiblement, je n'étais pas à la hauteur dans les autres domaines de notre relationnel. Si bien qu'elle était persuadée d'une nouvelle séparation prochainement. Comment aurais-je pu la laisser, la rejeter, elle que j'avais tant désiré ? Oh...comme c'était difficile. Je cherchais mes mots :

• "Marry, je..." commençais-je, à mi-voix. Mon regard se posa alors sur le bras vêtu d'une blouse blanche et sur le verre d'eau que l'infirmier tendait à Marry. Je ne terminais pas, quittant le lit car je gênais les soins. Je reculais de quelques pas, pendant que le jeune homme parlait avec ma fille, soudainement mise à l'écart. Je constatais alors qu'à ses côtés, elle ne pleurait plus et réalisais avec tristesse que, même ce parfait inconnu parvenait à la faire se sentir mieux et à l'apaiser. Ce que je n'avais visiblement pas réussi à faire. Ma présence n'avait fait que la rendre mal, à l'ébranler davantage. Je détournais la tête pour regarder par la fenêtre et pris une grande inspiration, accusant le coup.
L'infirmier se redressa et Marry se rallongea sans broncher, plus calme. Le jeune interne me regarda étrangement et me fit comprendre que je devais le suivre. Ce que je fis non sans un dernier regard vers le lit. Une fois dehors, il me questionna et me demanda si je savais quoique ce soit sur les antécédents médicaux de Marry. J'évitais son regard en hochant la tête négativement. Non, je ne savais rien. J'étais sa mère et je ne savais rien. Cette réalité ajouta à ma peine et il me fut difficile de reporter mon attention sur mon interlocuteur. Je glissais un oeil vers la chambre où Marry semblait se détendre. Sans doute sous l'effet des calmants.
• "Avez-vous remarqué quoique ce soit d'anormal ? Des choses que je devrais savoir ? Si vous soupçonnez quelque chose, vous devez me le dire." fis-je aussi autoritaire que je pouvais l'être en cet instant. Pour seule et unique réponse, j'eus droit à l'excuse du temps. Il était encore trop tôt pour le dire, les analyses habituelles étaient en cours.

Sans le remercier, je retournais dans la chambre auprès de adolescente.
Elle somnolait à moitié et n'allait sans doute pas tarder à s'endormir car ses paupières tombaient toutes seules. Avec douceur, je remontais le drap sur elle pour ne pas qu'elle ait froid et les seuls mots que je trouvais à lui dire, furent les plus simples :
• "Je ne veux pas que tu partes..." murmurais-je en l'observant, si chétive. Lissant les couvertures, fidèle à moi-même j'ajoutais en regardant mes mains. "Je vais rester là. Juste à côté. Au cas-où...au cas-où tu aurais besoin de moi." Sans savoir si elle m'avait entendu, ou si son sommeil la rattrapait déjà, je m'asseyais sur le fauteil le plus proche d'elle. Je poussais un soupir et posais ma tête sur le dossier, gardant un œil sur ma petite patiente. Sa respiration était régulière et ses traits semblaient moins tirés.

Peut-être n'aurais-je pas du forcer le destin. La solitude devait être sans doute être la meilleure option pour moi car visiblement, je ne savais pas l'aimer. Malgré toute l'affection que je lui portais déjà, elle ne semblait pas s'en rendre compte car je ne savais pas lui témoigner. Ses paroles tournaient dans ma tête, sans relâche. Elle n'était pas une fille comme je l'attendais...
Je réfléchissais encore et encore, qu'avais-je pu rater pour qu'elle ressente ça ? Je faisais de mon mieux, mais ce n'était pas suffisant. Je serrais les doigts sur l'accoudoir, impuissante. Puis, je me courbais en posais les coudes sur mes genoux et croisais les doigts en regardant le sol devant moi. Je Regardant devant moi sans vraiment rien distinguer, je sentais une larme affluer lentement et peinais à la retenir. Parviendra-t-elle à me laisser du temps ? Voudra-t-elle m'accorder une seconde chance ?

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Jeu 30 Aoû - 9:05
L’inquiétude présente est moindre que l’horreur imaginaire
Ingrid ξ Marry



L'infirmier avait tenté de la rassurer mais peine perdue, après tout, avoir une voix rassurante n'était pas avoir des propos rassurants et si Marry avait surtout eu besoin de ce premier, sa mère adoptive aurait plutôt au besoin des seconds.

Quand Ingrid était revenue dans la chambre, Marry, épuisée de tant d'émotions et un petit peu shootée par ce comprimé que lui avait donné l'infirmier sentait ses paupières lourdes mais elle la regarda, se laissant bordée tout en lui prêtant une oreille attentive. Elle sourit faiblement en comprenant que non, elle ne comptait pas se séparer d'elle - du moins pour le moment sans doute -. Et lorsqu'elle la vit s'asseoir dans un fauteuil proche, elle se tourna de côté pour lui tendre une main. Ce fut là sa réponse : une main tendue avant que le sommeil ne la gagne. Elle ferma alors les yeux et s'endormit du sommeil du bienheureux, apaisée et sereine.

Un peu plus tard, quand l'infirmier revint, il lui adressa un sourire, il avait les résultats des principaux examens en main et tout allait bien, il n'y avait aucun sujet d'inquiétude à avoir. Marry avait visiblement été sujette à beaucoup de stress et avait fait une crise d'angoisse. Pour prévenir de cela, il recommandait un traitement anti-stress à base de plantes en fond pour prévenir de ce genre d'évènements. Il eut quelques hésitation avant d'ajouter qu'il serait toutefois bien qu'elle revienne au poste de secours d'ici quelques jours pour pouvoir parler de toute cela.

Ce n'était pas qu'Ingrid n'était pas douer pour écouter, ce n'était pas ce qu'il avait voulu dire là, mais comme beaucoup d'enfant, Marry arrivait à un âge où parler à ses parents n'était pas toujours facile et elle ne pouvait tout garder pour elle. Surtout qu'elle semblait en avoir vécu des choses.

Marry dormit ainsi quelques heure, paisiblement, avant de se réveiller à nouveau, plus calmement, ce repos lui avait été bénéfique et elle fut bien heureuse de trouver Ingrid présente à ce moment là. Elle lui sourit pour la rassurer alors qu'elle se redresser, sa main toujours dans la sienne, elle demanda :

-On peut rentrer maintenant s'il te plait... Maman... ?

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Sam 1 Sep - 17:28

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J'étais là, à m'accuser et à déjà nourrir tout ces regrets. Au fil du temps, j'avais fini par construire ces moments de toutes pièces, à les chérir et à les espérer. Et voilà que maintenant, je constatais que j'avais tout gâché et qu'il serait difficile de revenir en arrière et de gommer les impuretés, comme je pouvais le faire dans mes souvenirs les plus idéalistes. Comme cela faisait mal de le constater...

Du coin de l’œil je vis Marry bouger et je tournais la tête pour me rendre compte qu'elle était en train de m'observer. Assurément, ce n'était pas là, la meilleure mine que je pouvais lui montrer. Alors je vis son petit poignet émerger des draps que j'avais plaqué contre elle pour la prévenir du froid. Sa main tendue cherchait la mienne, et je compris au pâle sourire qui étirait ses lèvres qu'elle ne me tenait pas rigueur de ce manque évident d'affection et de chaleur envers elle. Bien qu'affection ne soit pas le mot juste : car s'il y avait bien une personne ici à laquelle je donnais une totale priorité, c'était Marry. Quoiqu'elle ne s'en doutait pas encore.
Je lui rendis son sourire, les yeux encore embuées de larmes refoulées et rapprochais mon fauteuil du lit pour pouvoir mettre ma main dans la sienne. La paume de sa main était chaude et cette marque de tendresse enlaçait et dégelait tant mes doigts que mon cœur précédemment malmené.
Elle ne dit rien, et n'avait pas besoin de le faire. Les mots étaient inutiles ici. J'avais compris par son simple regard que ma seconde chance était là, et je la saisissais autant que cette main tendue. Ses yeux se fermais déjà et elle finit par s'endormir véritablement, desserrant inconsciemment le contact sous l'effet du sommeil. Sa respiration s'était faite plus lourde et je su qu'elle était entrée dans le royaume de Morphée.

Plus tard, l'infirmier revint pour m'annoncer les résultats des analyses. Comme convenu. Je lui lançais immédiatement un regard courroucé et mit l'index de ma main libre sur mes lèvres pour lui intimer de baisser d'un ton. C'était bien la peine de se donner tant de mal pour assoupir quelqu'un si c'était pour revenir fanfaronner juste après ! D'ailleurs, Marry avait légèrement entrouvert les yeux mais mon simple regard avait coupé net le jeune homme.  
Il me rassura cependant en m'informant que rien de grave n'avait été détecté et qu'il ne s'agissait là que d'une situation de stress intense doublé d'une crise émotionnelle. Je hochais la tête lorsqu'il me donna les prescriptions à observer et sembla quelque peu hésitant avant de me demander d'autres visites régulières de Marry. J'étais septique sur ce dernier point, si ma fille émettait le souhait de discuter avec quelqu'un : pourquoi ne s'agirait-ce pas de moi ? Néanmoins, pour son bien, je lui concédais également cette dernière requête. Soit.

Une fois reparti, nous restions seules et ce, durant quelques heures. Sans lâcher la main de Marry, je l'avais veillé, à l'affût de son réveil. Je n'avais jamais eu à le faire pour personne, mais l'inquiétude effacée, le temps semblait désormais passer plus rapidement. De l'autre bras, je m'étais accoudée au petit meuble de chevet et je retenais ma tête, la paume sur ma tempe. Ainsi, je pouvais de temps à autre, me laisser aller à quelques minutes d'assoupissement tout en gardant les yeux sur ma patiente. Hors de questions que cette fois, je la perde du regard et c'était d'ailleurs la promesse que je m'étais formulée durant ces heures d'attente  : jamais plus, elle ne sortira hors de mon champ de vision !

Comme je la sentais s'agiter doucement, je relevais la tête pour quitter cette position. Ma Belle au bois dormant reprenait connaissance. Inquiète, je cherchais le moindre signe alarmant qu'elle aurait pu m'envoyer mais je n'en trouvais pas. Souriant pour me rassurer, elle semblait aller mieux et les couleurs qu'elle avait perdu étaient revenues sur ses joues. Elle se redressa et balança ses jambes hors du lit. Sans doute las d'être restée si longtemps elle me demanda si nous pouvions rentrer. Si nous pouvions rentrer 'Maman'. Elle avait bien dit 'Maman'. Je sentis comme un léger soubresaut dans ma poitrine, moi qui avais tant espéré que ce mot me soit adressé un jour. Une douce chaleur se répandait dans mon corps, alors que je tentais de cacher mon émoi.
A mon grand regret, je ne trouvais pas de surnom approprié à lui retourner, je ne voulais pas qu'en 'appelant "ma fille" ou tout autre mot similaire, elle y voit une marque d'appartenance. Marry n'était pas ma propriété, ce n'était pas un meuble qu'on m'avait livré la veille par bateau. Aussi, je gardais simplement son prénom que je trouvais -de toute manière- très joli :

• "Biens-sûr Marry : rentrons chez nous..." Je l'aidais à descendre et la pris un instant par les épaules pour la serrer fugacement contre moi. "Je vais rester avec toi, jusqu'à ce que tu te remettes totalement." promis-je en quittant la chambre à ses côtés.

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